Stop Bloody Money

EFS Shark Business Watch  / Banque des données d'observation du trafic de requins

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Actions Vertes / La Nature à Vendre

075 kalimantan parc tanjung puting camp pondok tanggy orang outan femelle bebeOrang-outans à Kalimantan

Billet par Danièle Favari (Juriste environnementale, veille juridique des Collectifs nationaux, intervenante auprès du Parlement européen et du Cese, auteure)

ANIMAUX - Monétarisées et financiarisées, d'immenses zones naturelles sont transformées en produits boursiers ou fonds spéculatifs. En investissant dans des actions d'espèces en voie d'extinction, de "mouches des sables amoureuses des fleurs", d'"orangs outans" ou encore des infatigables "saumons", tous "empêcheurs de tourner en rond"; les entreprises polluantes et peu scrupuleuses obtiennent des "certificats de bonne conduite" qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes... ou pire, de les exercer en toute bonne conscience. Ainsi est apparue la notion d' "actions vertes" (marécages, cactus, chiens de prairie ou encore lézards), de "capital naturel" et de financiarisation de la nature, selon le précepte que la nature serait en danger parce qu'elle est gratuite. Le prix des produits de consommation courante ou manufacturés; c'est ce que qu'ils coûtent réellement ou ce qu'on est prêt à payer pour se les procurer. La nature est elle une valeur échangeable et faut-il donc y mettre un prix comme sur toute chose pour ne pas la voir se déprécier?

Gratuite, la nature?

C'est le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles aux Etats-Unis (1) -où les colonies ont totalement disparu dans 27 états pour cause de pesticides systémiques- qui a donné une valeur aux écosystèmes pour la pollinisation des récoltes, processus indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs (graines, fruits, racines ou bulbes, feuillages). Les abeilles y participent à 80%. Sans elles, l'homme devrait donc la faire à la main. Sans ces pollinisateurs, dont la valeur a été estimée par l'Inra à 153 milliards d'euros, notre source d'alimentation se limiterait principalement aux seules céréales.

La biodiversité, une forme de "capital naturel"

Le "capital naturel" fait référence à la terre, à l'air, à l'eau, aux organismes vivants ainsi qu'à toutes les formations présentes sur la Terre qui nous procurent des biens et services environnementaux requis pour notre survie et notre bien-être. "Il est le stock qui produit le flux de ressources naturelles: les poissons dans l'océan qui génèrent le flux de pêche allant sur le marché; la forêt sur pied à l'origine du flux d'arbres coupés; les réserves de pétrole dans le sol dont l'exploitation fournit le flux de pétrole à la pompe" (2). Soigneusement conservées dans des bio-banques, dont le chiffre d'affaires dépasse pour certaines les 30 millions de dollars chaque année (3), des actions « serpents jarretière », « truites arc-en-ciel » « éperlan » « longicorne » ou encore « crevettes » permettent aux « clients » de choisir un produit pour compenser la destruction inévitable des espèces par le projet d'aménagement qu'ils envisagent au sein du territoire concerné, les soulageant ainsi de leur responsabilité et leur permettant de se dédouaner de leur absence de culpabilité par un retour sur investissement prometteur.C'est la loi de l'offre et de la demande, celle du marché appliqué aux espèces en danger. C'est ainsi que certaines espèces -plus « lucratives »- pourront subsister tandis que d'autres disparaitront irrémédiablement. La rareté va engendrer une hausse du prix de telle ou telle espèce, non pas en devenir, mais en voie de disparition. Basé sur un système économique où seules les notions de travail et du capital avaient de la valeur, le "capital naturel" représente donc aujourd'hui une tentative de prise en compte par la science économique des apports et des contraintes du milieu naturel sur les activités économiques humaines. Jusqu'ici négligé, il aurait mené à sa perte les ressources naturelles, la dégradation de l'environnement naturel et la perte de services environnementaux. C'est un nouvel espace économique (4) qui intéresse, désormais, banques et investisseurs et permettrait de prendre en compte certains aspects des interactions entre la sphère économique et la sphère écologique ou de rendre visible la valeur intrinsèque de la nature pour l'adapter au système. C'est le principe de la compensation du dommage et de l'impact écologiques sur les espèces ou leur habitat.

La biodiversité, nouvelle opportunité?                                                                                                                                                                                                                                                 Pas vraiment car les Mitigation Banks qui ciblent un milieu naturel prioritaire: les zones humides, sont apparues dès 1970 aux Etats-Unis et c'est en 1991, que furent créés les 1ères banques de la biodiversité. "Ecosystèmes des services", "banques de la biodiversité", "banques de la conservation", tous ces vocables ont pour unique but de dissimuler l'approche économique sur l'écosystème de la biodiversité et la marchandisation de la nature au nom d'une spéculation financière inavouable. Or, la nature n'a pas été produite pour être vendue, ce n'est pas un bien économique, ni un bien en accès libre, ni une connotation marchande, mais un bien commun dont l'Etat Nation doit être le garant. Et « les biens communs ne peuvent être mis sur le marché » (5) . Sommes-nous propriétaires de la nature, des animaux et, d'ailleurs, déplace t-on des populations entières d'espèces d'un endroit à un autre sans dommage collatéral? Ne risque t-on pas de priver les générations futures de leur droit à l'auto-suffisance alimentaire?

Permis de polluer, de détruire tout en ayant bonne conscience.                                                                                                                                                                                                     Ainsi, la forêt de Bornéo -qui abrite l'un des écosystèmes les plus riches en biodiversité- a été achetée par un fonds d'investissement qui la revend aux producteurs d'huile de palme; c'est ainsi que plus de 2/3 de ses arbres ont disparu (6). Les 80.000 hectares restants de la forêt primaire sont la propriété de Malua Bank dont l'approche commerciale cherche à rentabiliser sa valeur écologique par sa conversion en unité monétaire. C'est pourtant le système économique lui-même qui détruit la nature: consommation d'eau, déforestation, destruction des zones humides, réchauffement climatique, empreinte écologique. Déjà, le « jour du dépassement » (7)arrive de plus en plus tôt dès le mois d'août. En 2050, nous aurons alors besoin de 2 planètes ½ pour assouvir nos besoins. Or, conservés in situ, les écosystèmes fournissent des services pour notre préservation: contrôle de l'érosion, capture du carbone, etc... Le marché du carbone a été créé par le "système européen d'échanges des quotas d'émissions de carbone"; c'était le choix de l'Union européenne après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005. Basé sur le système du « cap and trade/compliance » (8) , ce mécanisme économique comprenait deux volets: un plafond d'émissions fixé par le régulateur du marché (la Commission européenne), et un système échange de quotas d'émission (ETS) entre acteurs publics et privés contraints à réduire leurs émissions de CO2. Ce système concernait quelques 15 000 installations industrielles qui étaient soit bénéficiaires à titre gratuit (à concurrence d'un certain plafond), soit acheteurs sous forme d'enchères (9) d'un droit à émettre des gaz à effet de serre. Pour réduire ses émissions, chaque pays industrialisé signataire recevait, en effet, un quota de carbone, il permettait à une entreprise "polluante" A qui n'utilisait pas ses crédits de les revendre à une entreprise B qui dépassait son quota avec, néanmoins, la possibilité d'investir dans des sources d'énergie propre dans un pays moins industrialisé. C'est ainsi que l'entreprise allemande "Global Woods" a saisi cette opportunité et que l'Ouganda est devenue l'une de ses destinations-carbone où elle investit, espérant contribuer à la protection climatique.

De là est née l'idée -avec pour objectif fallacieux de la sauver- d'appliquer un coût à la nature. Et aux écosystèmes: la loi de l'offre et de la demande. C'est surtout la fin de notre planète, telle qu'elle existe aujourd'hui.

 

(1) (en anglais, « Colony Collapse Disorder »: CCD)

(2) Herman Daly (1994, p 30) (Glossaire du CEECEC)

(3) 2,5 à 4 milliards pour l'ensemble des banques référencées

(4) The MATRIX (Innovative Markets and Market like instrument)

(5) Alberto Lucarelli, Politis « hors série » novembre-décembre 2014

(6) Il reste à peine 45 400 km2 de terrain couverts par la végétation sur 364 000 km2 de terrain.

(7) « Overshoot Day »

(8) marché pour protéger la santé humaine et l'environnement par le contrôle de grandes quantités d'émissions à partir d'un programme de plafonnement et d'échanges

(9) Les transactions peuvent se faire sur un marché organisé (une bourse du carbone), ou de gré à gré (Over The Counter), directement entre un acheteur et un vendeur

IFAW Report

REPORT: Wanted – Dead or Alive - Exposing Online Wildlife Trade

The shocking scale of online wildlife trade shows that the internet poses a real threat to wildlife.The shocking scale of online wildlife trade shows that the internet poses a real threat to wildlife.
Today, IFAW releases the report Wanted – Dead or Alive; Exposing Online Wildlife Trade and the scale of the trade is truly staggering.

In just six weeks in early 2014 our skilled investigators found 33,006 live wild animals and their parts and products available for sale on 280 online marketplaces in 16 different countries.

Now I am aware we are in danger of being desensitised to statistics but just stop and think about it – that’s over 33,000 wild animals and their body parts being sold in a scant 42 days, in  a limited few countries.

Take that figure and then imagine how many wild animals suffer for this needless trade across all the countries of the globe every day of the year. If you are like me, you’ll be reeling by the discovery that the World Wide Web puts so many endangered animals at risk from trade.

Our investigators looked specifically at trade in species which are given degrees of protection from over exploitation by the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora (CITES).

They focused on wildlife and their parts and products sold only over online marketplaces in Bahrain, Belarus, Belgium, Canada, China, France, Germany, The Netherlands, Kazakhstan, Kuwait, Poland, Qatar, Russia, Ukraine, the United Arab Emirates, and the United Kingdom.

We also limited our investigations to ‘open source’ websites, those that are freely available and can be accessed by anyone with an internet connection.

 The investigation found 9,482 advertisements of CITES Appendix I and II species which were conservatively estimated to be worth almost 11milllion USD.  

An astonishing 54 per cent of the advertisements were for live wildlife some, or possibly many, of which will be sent by courier to those who purchase them.

Ivory, reptiles and birds were the most widely traded items, with ivory and suspected ivory featuring in almost one-third of all advertisements while reptiles accounted for one-quarter of the items for sale.

Ivory and suspected ivory accounted for 3,047 advertisements with many examples of traders seeking to disguise their items using code words so as to avoid being caught by eBay and other companies that ban online trade in ivory.

My role was to lead the team and I was appalled by the numbers of items reported back to me but it’s learning about the individual advertisements that really hits home.

In addition to ivory and suspected ivory IFAW investigators found many types of turtles and tortoises for sale as well as rhino horn, tiger bone carvings, teeth and claws, live exotic birds including macaws and amazon parrots, live frogs including poison dart frogs, lizards including geckos, live cheetahs and primates including baboons, chimpanzees and marmosets, bear and polar bear parts…the list could go on and on.

Like it or not, much of the online and offline trade in wildlife and their parts is completely legal, but  our investigators had grave concerns that a significant number of ads had been placed by wildlife cybercriminals.

Our concerns were so great, that we submitted the most suspect findings – all 1,192 of them - to enforcement agencies for further investigation.

These suspect items numbered almost 13 per cent of the total number of advertisements we looked at.

In the past IFAW intelligence has led to direct enforcement action being taken and we are confident this shared information will enable enforcers to step up their efforts to deter online wildlife crime.

The shocking scale of online wildlife trade shows that the internet poses a real threat to wildlife at a time when poaching levels are reaching unprecedented levels. IFAW is urging governments, policy makers, law enforcers and online marketplaces to tackle wildlife cybercrime head on.

Governments must ensure they have robust laws in place that specifically tackle the unique challenges of wildlife cybercrime supported by sufficient enforcement capacity, while online marketplaces must commit to strong policies that stop the trade in wildlife and their parts and products, ensuring that these policies are effectively implemented to prevent their platforms being abused by wildlife criminals.

Lastly, consumers must be made aware of the devastating cost of wildlife crime. Online marketplaces can provide an opportunity to improve consumer awareness, as some customers may not be aware that trade in endangered wildlife and their parts and products is regulated by law.

If you don’t buy they won’t die.

We need your help to convince governments and website companies to crackdown on wildlife cybercriminals. Click here to find out what you can do in your country to ensure that wild animals remain on this earth for future generations to enjoy.

--TMS

Learn more about our efforts to combat online wildlife crime, visit our campaign page.

About Tania McCrea-Steele

Tania McCrea-Steele, Campaigns and Enforcement Manager, IFAW UK

Tania McCrea-Steele is the Campaigns and Enforcement Manager for IFAW UK.Tania has been with IFAW since 2004 and currently manages our global campaign to stop online wildlife crime and also...See more »

Illegal hunting and trade

 
Confiscated elephant tusks in Royal Chitwan National Park, Nepal rel=
© WWF-Canon / Mark ATKINSON

Ivory trade continues despite ban

Asian elephants continue to be hunted and killed for their tusks in order to fuel the ivory trade. Here's what's happening.

Asia as a centre for ivory carving
Ivory, from both Asian and African species, has been in much demand. It has been a valued substance for centuries and Asian artists and craftsmen have long been renown for their ability to transform ivory into complex and beautiful objects.

A 1997 TRAFFIC report indicated that, seven years after international trade in ivory was banned, illegal commerce continued in the Far East, with South Korea and Taiwan (China) being major markets.

Besides the demand for ivory, Asian elephants are also hunted for their meat and hide in some regions of Asia.

Asian ivory: back on the market
Most of the illegal ivory appeared to come from African sources, rather than from Asian elephants. However, recent investigations into the ivory trade in India and Myanmar have revealed the re-emergence of Asian ivory in the domestic markets.

Currently the domestic ivory markets in Asia are a bigger threat to wild elephant populations than international trade in ivory.

Only male Asian elephants are tuskers... with dire consequences
However, unlike the case of African elephants, only male Asian elephants carry ivory. Poaching for ivory in Asian elephants has resulted in selective removal of tusked males from many populations across the continent.

Some male Asian elephants do not have tusks, with the proportion of tuskless males in any given Asian elephant population varying from <10 per cent to over > 90 per cent. In some populations where 90 per cent of the males are tuskers (e.g. south India and north-west India), poaching of males has led to a lack of breeding age males in the population.

Selective killing, skewed sex-ratios
This has resulted in females in such population not being able to breed and has led to a significant drop in recruitment of young ones. One example in the Periyar Tiger Reserve in southern India, where the sex ratio is one male is to 120 females, fewer than 30 per cent of the adult females are accompanied by a calf or juvenile under five years of age.

Similarly, the slaughter of tusked bulls elephants in Cambodia for their tusks has resulted in a scenario where the only males caught on camera traps are tuskless males. In contrast, in Rajaji –Corbett National Parks in north-west India, the sex ratio is one male to two females, and more than per cent of adult females are accompanied by calves/juveniles.

Impact of Traditional Chinese medicine
Traditional Chinese medicinal practitioners have for thousands of years prescribed medicines containing derivatives of rhino horns to treat illnesses such as fevers and convulsions and also to prevent strokes and nosebleeds.

Ivory ending up in pills and tablets
Traditional Chinese medicine made from rhino horn is processed into pills, tablets, herbal treatments and tonics and sold worldwide with the main users in China, Vietnam, Singapore, Malaysia, Taiwan (China), South Korea, Hong Kong and wherever Chinese communities live including North America, Australia and Europe.

Ban on rhino horn use flaunted
Even though the use of rhino horn in traditional medicine is banned in most countries, investigations by TRAFFIC and WWF reveal that use of rhino horn in traditional medicine still persists. While steps are being taken to work with the traditional Chinese medicine community to phase out the use of rhino horns from their work, lack of adequate protection and weak law enforcement in many rhino habitats is leading to loss of rhinos at unacceptable rates.

Viet Nam: Guns and undue influences
In Vietnam, hunting of rhinos has been a part of pre-colonial livelihood security; they were hunted for food mainly. Oral history indicates that mechanisms were in place to ensure that limited numbers of rhinos were being hunted for food.

During colonial times, the value of the horn became recognised by local people through interactions with French people. The simultaneous introduction of fire-arms and the wide-spread availability of high-powered guns during and after the American War has not helped the survival of Javan rhinos in Vietnam.

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