Japan defies IWC ruling on ‘scientific whaling’

Tokyo announces new round of culls in the Southern Ocean despite a majority ‘no’ vote at International Whaling Commission

The truth about the peer-reviewed science produced by Japan’s whaling

Japan delegates at IWC 65, Slovenia, September 2014
Japan delegates at IWC 65 in Slovenia. Photograph: IWC

Japan has responded to a non-binding International Whaling Commission (IWC) vote to impose strict limits on its ‘scientific whaling’ programme, by announcing that it will proceed with a new round of culls in the Southern Ocean next year regardless.

The 65th meeting of the world’s whale conservation body voted by 35 to 20 with five abstentions in favour of a resolution by New Zealand, requiring members to put future scientific whaling programmes to the IWC’s scientific committee and the biennial commission itself for guidance.

Had Japan respected the vote, it would have extended until 2016 a one year moratorium that Tokyo declared after the International Court of Justice judged it in breach of IWC rules on scientific whaling.

But Japanese diplomats at the summit in Slovenia said that they would not be bound by the resolution because they took a different interpretation of the ICJ ruling, and would proceed with the new round of research whaling in the Southern Ocean that they had already declared.

“We are disappointed with their announcement,” Gerard Van Bohemen, the leader of the New Zealand delegation told the Guardian. “We thought it important that there was a strong statement agreed about the interpretation and application of the court’s decision but in the end it wasn’t possible to reach consensus on that.”

“We urge Japan to abide by the decision of the IWC and to refrain from launching more hunts outside of the process set up today,” said WWF’s Aimee Leslie. “If Japan truly wants to advance whale conservation as it says it does, then it should not circumvent these new IWC rules.”

Amid heated wrangling between pro- and anti-whaling nations, a beefed-up version of the original resolution was submitted with provisions for whale sanctuaries, added by Chile. Van Bohemen said these were “so inflexible that there was no point in trying to resolve the other harder issues as we were never going to achieve consensus.”

Japan argued that the sanctuaries text went beyond the remit of the ICJ’s ruling, but it’s declared intent to resist any delay to its 2015 whaling programme, would also have prevented it from honouring the original resolution.

Tokyo should now present details of its planned whale cull project later this year, ahead of a meeting of the IWC’s scientific committee which should take place in early 2015.

Later today, the IWC will vote on proposals for the creation of a South Atlantic whale sanctuary, and on Japanese coastal whaling.

Baleines : la pression s'accroît sur le Japon, déterminé à retourner en Antarctique

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

Une baleine au large du Gabon, en juillet 2013.

Les baleines n'auront-elles bénéficié que d'un court répit ? Si leurs habituels chasseurs japonais ont accepté de ne pas se rendre dans l'Antarctique cette saison de chasse 2014-2015 pour la première fois depuis un siècle, leur gouvernement semble cependant bien pressé de les voir reprendre leurs harpons et d'y retourner dès l'année suivante. C'est ce qu’'a exprimé la délégation nippone devant la 65e Commission baleinière internationale (CBI), qui se tenait à Portoroz, en Slovénie, du 15 au 18 septembre.

La CBI n'a toutefois pas cédé à la pression japonaise : elle a adopté des critères plus stricts pour encadrer la chasse scientifique et a de nouveau interdit à l'archipel de pêcher près de ses côtes. Elle a par contre rejeté le projet de création d'un sanctuaire dans l'Atlantique Sud.

En théorie, la majorité des quatre-vingt-huit Etats membres de la CBI veut endiguer le déclin des grands cétacés. C'est précisément ce qui les avait conduits, en 1986, à adopter un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine, n'autorisant cette pêche qu'à des fins scientifiques ou des chasses aborigènes de subsistance pour quelques communautés (Groenland, Sibérie, Alaska notamment). Mais dans les faits, en raison de la complexité des forces en présence, la baleine est devenue un enjeu géostratégique mondial, qui rend sa protection malaisée.

NOUVEAU PROGRAMME DE CHASSE JAPONAIS

Pour Tokyo, ce rendez-vous annuel se présentait a priori sous de mauvais augures après la décision défavorable que lui avait infligée, en mars, le Cour internationale de justice. La plus haute instance judiciaire de l'Organisation des Nations unies l'avait sommé de renoncer à la chasse en Antarctique, estimant qu'il détournait le moratoire en s'accordant le droit de tuer des baleines sous couvert de recherche scientifique, alors que la viande était écoulée sur les marchés. En 2013, au nom de la recherche, les baleiniers japonais ont ainsi harponné quatre cent dix-sept cétacés en Antarctique et cent quinze dans le Pacifique Nord-Ouest.

Lire : 1 645 baleines ont été tuées dans le monde en 2013

Le Japon n'a pas pour autant souhaité faire profil bas devant la soixantaine de pays représentés à Portoroz. Arguant que la Cour ne lui avait pas interdit toute chasse scientifique mais avait seulement condamné son programme de recherche du moment, « Jarpa II », l'archipel nippon a annoncé qu'il soumettrait « d'ici à la fin de l'année » un nouveau programme scientifique pour la saison 2015-2016, « Jarpa III » (Japanese Whale Research Program under Special Permit in the Antarctic). 

CRITÈRES PLUS STRICTS POUR ENCADRER LA CHASSE SCIENTIFIQUE

Mais cette fois, l'intense activité diplomatique nippone n’'a pas suffi à convaincre la CBI. Tokyo compte pourtant des alliés précieux, tels que les pays africains avec lesquels le Japon a signé des accords de pêche ou encore les petits Etats des Caraïbes avec lesquels il entretient d'étroites relations commerciales. Malgré tout, l'obstination des Japonais à vouloir rester actifs dans l’'Antarctique – et d'’une manière générale de maintenir leurs flottes de pêche sur tous les océans du globe –, a suscité des débats animés et de fortes oppositions.

Le chef de la délégation de la Nouvelle-Zélande, Gerard Van Bohemen, est monté au front à Portonoz, demandant que la Commission tienne compte du jugement de la Cour internationale de justice et mette fin aux permis spéciaux. Il a su convaincre l’'assemblée : la CBI a durci les critères pour encadrer la chasse scientifique et a décidé que les données obtenues lors de ces campagnes devaient servir à améliorer la préservation et la gestion des baleines.’’ La CBI a, en outre, appelé à privilégier d'autres moyens que la chasse pour étudier les baleines : biopsie d'individus échoués sur le littoral, suivi par satellite...

Finalement, les organisations non gouvernementales de défense de la nature qui surveillent de près les débats au sein de la CBI ont triomphé sur la difficile question du Japon, mais ont enregistré d’'autres reculades sur d'autres fronts.

QUOTA POUR LE GROENLAND ET FRONDE CONTRE L'ISLANDE

Le Groenland a par exemple été autorisé à recommencer ses campagnes sur ses côtes ouest. La CBI lui a accordé un quota de deux cents baleines par an, essentiellement des rorquals ainsi que dix baleines à bosse. Au grand dam des organisations non gouvernementales, qui craignent qu'une partie de ces prises, accordées au titre de la chasse aborigène et de la consommation locale, ne soit commercialisée.

Parallèlement, l'Islande a annoncé, malgré des protestations, qu'elle entend continuer à capturer des cétacés non seulement pour sa consommation locale mais aussi pour en vendre au Japon, ce qui la place dans l'illégalité vis-à-vis de la CBI. Quant à la Norvège, le pays qui chasse le plus de baleines, elle refuse toujours de se plier au moratoire.

COLLISION AVEC DES BATEAUX

Cependant, la chasse n'est qu'un des nombreux fléaux qui frappent les grands mammifères marins, qui sont aussi massivement victimes de collisions avec des bateaux, de pollutions diverses, d'engins de pêche ou encore des bruits au fond des océans qui les perturbent. Le commissaire monégasque, Frédéric Briand, a proposé que la CBI, qui ne veille concrètement que sur dix-sept espèces – les plus grosses baleines à fanions –– s'adresse aux autres organisations internationales. Elles devraient ensemble partager leurs données, a-t-il plaidé, et s'engager vis-à-vis de l'ensemble des cétacés, qui sont tous de grands migrateurs et réclament donc une attention mondiale. La résolution monégasque a finalement été adoptée malgré l'opposition des Russes, des Mongols, des Islandais et des Norvégiens.

Un bloc adverse se dessine du côté de l'Amérique latine, où les pays présents à la CBI votent désormais comme un seul homme pour toutes les mesures favorables à la conservation des cétacés. Certains voient en effet se développer sur leurs côtes un tourisme lié à l'observation des baleines. Dans ce groupe, le Brésil a proposé la création d'un nouveau sanctuaire dans l'Atlantique Sud, en complément de ceux de l'océan Antarctique et de l'océan Indien. Ce projet repoussé d'année en année, qui concerne une zone où personne ne chasse actuellement, n'a pourtant pas obtenu suffisamment de scrutins favorables.

 

EFS

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