News

Le Droit de l'Homme à l'Environnement Sain

Justice liberties citizenship home affairs 1 smaller 1000 667

Le prochain grand combat que Earthforce Fight Squad va entreprendre dès le début de l'année 2019 sera l'inscription du ''Droit de l'Homme à l'Environnement Sain'' à l'article 3 (Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne) de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. La planète ayant considérablement évolué depuis décembre 1948 et vu que son évolution depuis 70 ans va en s'accélérant et menace l'existence même de l'homme et du vivant, il est urgent de modifiet l'article 3 de la déclaration ! 

 

Qu'est-ce que le ''Droit de l'Homme à l'Environnement Sain''

 

Tout le monde a le droit à un environnement sain.  Un environnement sain est considéré comme une condition préalable à la réalisation d'autres droits humains, dont le droit à la vie, à l'alimentation, à la santé et à un niveau de vie suffisant.  Cet aspect est mentionné en partie dans l'énoncé relatif au droit à la santé apparaissant dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC https://www.wipo.int/edocs/trtdocs/fr/un-icesc/trt_un_icesc.pdf), qui signale que tous les États doivent assurer la réalisation du droit à la santé en assurant, entre autres, l’amélioration de tous les aspects de l’hygiène du milieu.  Il a également été reconnu dans divers instruments relatifs aux droits humains, tels que:

le Protocole de San Salvador, ainsi que par l'instauration en 2012 du mandat des Procédures spéciales des Nations Unies concernant les droits humains et l'environnement,

la déclaration de Stockholm de juin 1972 ( durable/files/1/Declaration_finale_conference_stockholm_1972.pdf )

la Convention (n° 169) relative aux peuples indigènes et tribaux de 1989 ( https://www.ilo.org/dyn/normlex/fr/f?p=NORMLEXPUB:12100:0::NO::P12100_INSTRUMENT_ID:312314 )

et plus récemment en France la ''Loi Biodiversité''

( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033016237&categorieLien=id ).

Chacun et chacune devrait pouvoir vivre dans un environnement favorable à sa santé et à son bien-être. Les États devraient prendre des mesures concrètes et progressives, individuellement et en coopération les uns avec les autres, pour élaborer, mettre en œuvre et maintenir des cadres appropriés pour réunir tous les éléments nécessaires à un environnement sain et durable, qui englobe l'ensemble du monde naturel.  Ils devraient, notamment, assurer le contrôle des entreprises et autres acteurs privés dans leurs activités dans le pays et à l'extérieur.

Selon les principes établis du droit international, dont les dispositions du PIDESC, la coopération internationale pour le développement et la réalisation des droits humains est une obligation qui incombe à tous les États. Une telle collaboration et un tel soutien, surtout de la part des États qui sont en mesure d'aider les autres, sont particulièrement importants pour faire face aux impacts transnationaux sur les conditions environnementales, comme les changements climatiques.

Pourquoi la clause est indispensable et indissociable de la Charte des droits élémentaires de l'Homme

1-Considérant que "L'homme a un droit fondamental à la liberté, à l'égalité et à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être. Il a le devoir solennel de protéger et d'améliorer l'environnement pour les générations présentes et futures."  il est absolument indispensable d'ajouter cette clause à l'article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme...

2- Considérant que cette clause devait y figurer depuis que l'environnement planétaire se dégrade exponentiellement et qu'il est urgent d'impliquer les états d'un façon législative et juridique non-discutable et non-négociable à la préservation de la planète...

3- Considérant que la justice internationale à un besoin extrêmement urgent d'un ''outil'' mis à sa disposition pour pouvoir agir en cas de non respect de ce droit fondamental...

En tenant compte de ces 3 points élémentaires nous, Earthforce Fight Squad, une ONG citoyenne de Protection de l'Environnement et du Vivant, exigeons que le

''Droit de l'Homme à l'Environnement Sain'' soit ajouté à l'article 3 de la ''Déclaration Universelle des Droits de l'Homme'' d'un façon urgente et définitive !

Climate march youth ap img 0

07 droit environnement sain petit format

Ecologie libérale ou libérée ?

33057169 2129960457233319 3970101089331576832 n

En finir avec l'écologie libérale sans remettre en cause l’hégémonie du modèle capitaliste, la lutte contre le réchauffement climatique n’est rien d’autre qu’une diversion !

À moins de n’avoir consciemment décidé d’ignorer toute l’actualité environnementale de ces dernières semaines, vous avez probablement entendu parler du dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), paru le 7 octobre et relayé par l’ensemble de la presse française et internationale. Nouvelle mise à jour de l’horloge de l’apocalypse climatique : quand bien même les Accords de Paris (COP21) sont respectés et que la hausse globale de la température d’ici 2100 se limite à 1,5-2°C, nous ferions quand-même mieux de nous préparer a des sacrés catastrophes climatiques avant 2030 à 2050, si nous sommes encore en vie d'ici là. Problème : à peine rendu public, cet n-ième rapport du GIEC est déjà à peu près obsolète puisque le consensus scientifique, au vu des efforts fournis par les États, serait une température minimale de 2°C voire 3°C pour la fin du siècle. Et une fois cette limite franchie, le réchauffement climatique entrerait dans une sorte de pilotage automatique qui rendrait futile toute tentative de régulation par l’homme. En d’autres termes, nous avons déjà franchi le seuil de la catastrophe et à cette vitesse, elle sera bientôt tranquillement dans notre salon.

Alors, puisque le grand public est légitimement en droit de paniquer, la presse internationale et une partie des influenceurs de ce monde ont sorti à peu près simultanément, chacun à sa sauce, leur joker. Des appels à l’action citoyenne, d’abord, dans tous les sens : 700 scientifiques réunis sur la une de Libération début septembre pour exhorter, alerter, supplier ceux qui décident pour nous de faire enfin quelque chose de concret : 200 "personnalités" médiatiques ménées par Aurelien Barrau dans les pages du Monde, la semaine précédente, pour froncer les sourcils et nous expliquer : ''qu'il est temps d’être sérieux" comme si le paternalisme d’Alain Delon et consorts avait le pouvoir de réveiller l’Humanité de cinquante ans de somnambulisme.

Autre option, plus proactive celle-ci : ressortir les petits manuels du bon citoyen écolo, la conscience chauffée à blanc par les appels des célébrités. Celui qui, en faisant pipi dans la douche le matin, en mangeant exclusivement des plantes et en lisant attentivement l’étiquette au supermarché tout en boycottant une telle ou telle marque, se coucherait satisfait, se sachant à son échelle contributeur actif d’un monde meilleur. Et puis, pendant qu’on en était à s’étriper sur Facebook, grâce à l’AFP, pour savoir ce qui polluait le plus entre 7 vols transatlantiques en charter et la naissance d’un enfant, l’oligarchie blanche du YouTube francophone a décidé de s’y mettre aussi. Bingo : sur Facebook, la vidéo "Il est encore temps" chiffre plus de 10 millions de vues, le site lancé conjointement cartonne et le 13 octobre, près de 80 cortèges défilaient en Europe pour sauver la planète, un peu amputés en France ces derniers jours par le mouvement des gilets jaunes, alors que la COP 24 à Katowice en Pologne arrive à grands pas.

Il faut voir, sincèrement, cet aréopage de youtubeurs nous expliquer, tout sourires, que le monde n’est pas (encore) perdu et qu’en s’y mettant, à nous tous, on pourra inverser le cours de la catastrophe. Il faut les écouter nous dire que des pétitions en ligne, le boycott, des marches citoyennes et un bon coup de pression sur la classe politique suffiront, à condition de s’y atteler sérieusement. Il faut se frotter les yeux pour y croire. Et se demander quel degré d’inconscience ou quelle quantité de psychotropes il faut posséder pour y croire réellement, après quarante ans d’action citoyenne aux résultats (quasi) nuls et d’accord internationaux piétinés les uns après les autres. Il suffit d’entendre le collapsologue Pablo Servigne, seul au milieu des youtubeurs, avouer que "c’est déjà catastrophique, mais il n’est pas trop tard pour éviter que ce soit encore pire", pour être envahi d’un sentiment de vide profond. Que diront ces mêmes influenceurs dans cinq, dix, quinze ans, quand rien n’aura bougé d’un iota ? Les rapports du GIEC ne servent plus à rien. Les appels sont muets. On continue, pourtant, à appeler. À quoi, au fait ? Au calme, surtout. À la "prise de conscience", d’accord. À l’action, certes, mais pas n’importe laquelle. Démocratique, hein. Non-violente, toujours. Diligente. Bien élevée. Individuelle. Atomisée, puisqu’il ne reste plus rien de l’esprit des luttes collectives du siècle dernier.

Toute la fable du changement individuel se déroule là, sous nos yeux. Le mythe fondateur de l’écologie libérale, qui voudrait résoudre l’équation de la survie de l’espèce en la réduisant à des habitudes de consommation personnelle. Complet hold-up sémantique, qui nous raconte ad nauseam que "l’homme" est à l’origine du réchauffement climatique, ce qui est en partie vrai concernant la destruction de son environnement – il y a même un mot pour ça, "l’anthropocène" – et que la "bonne volonté" suffira à en sortir. En consommant autrement, mais en continuant à consommer tout de même. Une performance de contorsion sémantique à faire pâlir un champion régional de Limbo. Car ce n’est pas "l’homme" en tant que tel – ou son synonyme, "l'activité humaine" – qui bouffe la planète, c’est le capitalisme qu'il a inventé dans un élan de perversion de son cerveau ultime. Le consommateur, lui, n’y est pour rien. Ce sont un demi-siècle d’empilement agressif des richesses, d’exploitation dérégulée des ressources naturelles, de croissance économique à tout prix et de déréglementation des flux de capitaux et de marchandises qui nous ont menés à cette situation désespérée. Notre consommation est la conséquence de ce modèle, en aucun cas sa cause. Sans remise en cause du capitalisme, aucune amélioration climatique n’est envisageable. Mais on a beau chercher chez les youtubeurs, dans les appels des grands quotidiens ou dans les discours des pasionarias de la science dépolitisée comme l’astrophysicien viral Aurélien Barrau, une critique systémique : pas un mot, pas une réprimande, pas même une tape sur les doigts ! Surtout, évitons le sujet du modèle politique et économique. Dans les conversations autour du climat, le capitalisme, c’est le Lord Voldemort – on ne le nomme pas, par crainte de représailles. Pile au moment où les forces en présence devraient être identifiées avec une résolution parfaite, on préfère nous cajoler avec des histoires de conscience individuelle et de bonnes volontés juxtaposées. Quand il s’agit d’esquiver la remise en cause du capitalisme, les efforts de diversion opérés depuis le début du XXIe siècle sont remarquables. Outre les appels à répétition dans la société civile, qui refilent incessamment le fardeau aux consommateurs, le monde entrepreneurial parle désormais très sérieusement, avec des étoiles dans les yeux, de "consomm’action", ''d'économie verte", de ''consomm'acteurs'', ''d'économie circulaire" et d’autres Subutex du profit. Mieux : à Bruxelles, la capitale de la mondialisation néolibérale, on tient des conférences sur la décroissance – attendez, pardon, on dit "post-croissance", maintenant. Comme si la Commission européenne, frappée d’une épiphanie, allait soudainement renoncer à sa raison d’être économique et œuvrer à faire de l’Union une ZAD géante où régneraient le troc et les pailles en carton recyclé. Comme si les lobbies de l’automobile et des énergies fossiles allaient finalement rattraper leurs décennies de dissimulation et de duperie, au nom de la bonne volonté environnementale. Comme si les intérêts économiques immédiats allaient un jour s’effacer devant l’impératif de survie de l’espèce. Comme si les politiques européennes allaient un jour s’attaquer réellement aux industries polluantes et risquer de perdre quelques points de croissance.

Appelez ça comme vous voulez, la "consommation éthique" reste un oxymore. Votre guacamole, votre quinoa ou votre soja sont des désastres environnementaux. La voiture électrique ? On ne vous propose pas d’arrêter de polluer, mais de polluer différemment. Consciencieusement. Mais n’en déplaise aux penseurs de l’économie verte, l’accroissement des richesses et la sauvegarde des écosystèmes, de l’environnement et de la biodiversité sont mutuellement exclusifs. Le problème ne vient pas du mode de consommation, il vient de la nature de la production illimitée et de la distribution des ressources dans un monde limité. Il suffit, pour s’en convaincre, de relire Naomi Klein qui disait déjà tout cela en 2016. Ou un récent rapport, commandité par les Nations Unies et paru le 31 août, qui conclut à la nécessité de mettre fin au capitalisme pour survivre aux conséquences du désastre environnemental. Nous vivons dans un monde où huit personnes possèdent autant que 50 % de la population mondiale82 % des profits générés en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, selon Oxfam.100 entreprises totalisent 71 % de la pollution planétaire annuelle. Où un tiers de la nourriture créée chaque année – soit 1,3 milliard de tonnes – termine à la poubelle. Un monde dans lequel la majorité des habitants vit avec 2 à 10 dollars par jour, mais parvient quand même à épuiser les ressources planétaires annuelles en huit mois. Le modèle que l’on nous offre, sans alternative possible, est le plus toxique qui soit. En Occident, lutter efficacement contre le réchauffement climatique suppose de renoncer volontairement à des siècles de domination économique et diplomatique sur le reste du monde pour une meilleure gestion des ressources. En attendant, le capitalisme menace l’espèce humaine d’extinction. Voilà ce que ces multiples appels devraient marteler, inexorablement, dans la presse internationale. Voilà le propos que nos youtubeurs nationaux devraient porter, avec le même optimisme viral. Pas sûr, cependant, que tout le monde soit prêt à l’entendre. Pour la première fois, la critique du capitalisme dépasse le simple cadre d’une lutte de classe pour devenir une lutte d’espèce. On ne devrait entendre que ça. Mais non. On marche dans les rues le dimanche après-midi, à l’initiative d’un réseau social, avec de jolies pancartes "make the planet great again". On rentre chez soi, en vélo, manger un bon repas vegan. On signe une pétition Change.org contre le glyphosate. On poste sur Facebook son "geste pour la planète", drapé dans sa vertu, avant de s’endormir satisfait. Satisfait d’avoir protesté, calmement, contre la fin du monde. Satisfait d’avoir fait sa part de colibri, jusqu’au prochain appel.

Théoriquement, en restant positif, les objectifs fixés lors de la COP21 pourraient encore être atteints. D'un point de vue du fonctionnement du climat, il n'est pas totalement impossible de contenir le réchauffement de la planète, même à 2°C, mais ce sera très difficile. Cela demande des transitions sans précédent historique. Cela demanderait d'agir extrêmement vite. Il faudrait que les émissions mondiales de dioxyde de carbone baissent de moitié d'ici 2030. Le rapport montre que les solutions technologiques existent. Il y a des leviers d'action à tous les niveaux de la société, que ce soit du côté des Etats, des collectivités, des entreprises ou des citoyens. Mais on montre également qu'il y a des barrières et la plus énorme de toutes s'appelle le CAPITALISME, sans le nommer. Déjà les deux barbus ZZ TOP , Marx et son pote Engels l'ont bien compris il y a un bail. C'est donc un enjeu de gouvernance, de sorte à permettre que ces solutions soient déployées le plus rapidement possible...aie aie aie pas simple, vous avez bien compris, puisque c'est l’affaire de tous...C'est aujourd'hui une question de volonté de toute l'humanité, pas seulement des états les plus riches ou les plus industrialisés faisant partie des plus gros pollueurs et émetteurs de CO2. Ce qui va mettre notre civilisation d'accord, ce sera son déclin, voire sa disparition en majeure partie, son effondrement. Pour l'instant les effets indicateurs ne sont pas encore assez visibles et perceptibles partout et par tous, quand ce sera le cas, il sera déjà trop tard. Nous nous sommes habitué aux annonces catastrophistes sur la biodiversité mais, en un sens, pour nous, tout va encore bien. La destruction continue des écosystèmes n'a que peu d'impact sur notre quotidien. Près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe en moins de 30 ans ; les campagnes françaises ont perdu un tiers de leurs oiseaux en 15 ans; 60 % des animaux sauvages ont disparu dans le monde depuis 1970; 50 000 km2 de forêts sont rasés chaque année (deux fois la superficie de la Bretagne); 7 % des espèces auraient déjà été éradiquées, nous faisant entrer à une vitesse record dans la 6e extinction de masse de l'histoire de la Terre. Une fois qu'un écosystème s'effondre, on ne peut plus revenir en arrière !!! On peut imaginer que l’humanité s’en sortirait en partie malgré tout en tant qu’espèce, mais les conditions dans lesquelles elle vivrait relèverait juste de la survie. La biodiversité est aujourd’hui notre meilleure assurance vie! Il y a un trop gros décalage entre l’homme et la nature. Le seul contact qu’ont beaucoup de gens avec elle, c’est au mieux un parc municipal, au pire un arbre sur un trottoir. Plus on lui tourne le dos, moins on sera enclin à la protéger, et les messages culpabilisateurs sur la crise de la biodiversité et du climat ne serviront à rien. Si on montre à quel point la machine-écosystème est belle, à quel point nous en sommes dépendants, et surtout à quel point les systèmes écologiques sont inter-connectés, tout le monde aura peut-être envie de les protéger ! On ne pisse pas dans l’eau qu’on va boire! Un autre problème, la croissance de la population humaine, qui ne va pas soudainement s’arrêter à 8 milliards d'individus. Il faut donc imaginer les politiques de conservation à l’échelle des écosystèmes entiers et non plus seulement à celle des espèces et des humains. Tout cela risque d'engendrer des profondes mutations à l'échelle planétaire, des luttes pour les territoires des migrations climatiques de masse et des guerres pour la survie. Car nous entrons déjà en guerre puisque nous avons dix ans à peine et il faudra peut-être prendre des décisions bien plus radicales pour assurer la survie de notre espèce et celle du vivant. Si la culture dominante, notre civilisation post-industrielle, se dirige tranquillement vers son effondrement, si elle détruit les écosystèmes du monde entier, c’est entre autres parce qu’elle ne considère pas le monde naturel et ses équilibres et ses dynamiques comme primordial. Au contraire, ce qu’elle considère comme primordial, c’est elle-même, son propre fonctionnement, sa croissance, son développement, ses industries, etc. C’est précisément parce que la civilisation industrielle est profondément et fondamentalement narcissique, qu’elle ne se soucie que d’elle-même, qu’elle est amenée à détruire tous les autres (les autres espèces et les autres cultures), tout ce qui n’est pas ELLE. Faisons très attention, car considérer l’effondrement de la civilisation industrielle comme la catastrophe, c’est perpétuer le paradigme destructeur qui le précipite, c’est perpétuer le narcissisme qui est au cœur de ses pulsions destructrices. L’effondrement de la civilisation industrielle est peut-être une solution, pas un problème. La santé de la biosphère est ce qu’il y a de plus important. Au-delà de l’aspect empathique élémentaire qui devrait nous pousser à nous soucier des autres, il s’agit également d’une réalité écologique élémentaire. Nous ne pouvons pas vivre sans un écosystème sain. Au fond, la vraie question que pose l’effondrement de la civilisation industrielle, au-delà de sa datation précise, de sa durée ou de sa vitesse, c’est surtout de savoir si nous, en tant qu’individus, allons souffrir ou mourir de manière anticipée. Projetée à l’échelle des sociétés, c’est la question de la pérennité de notre descendance, et même de notre ''culture''. Notre empathie devrait aussi nous soucier d'autres cultures et d'animaux...du vivant dans son ensemble. Si notre monde et mode de vie occidental s'effondre, ce ne sera pas forcément celui des autres peuples, notamment des peuples premiers qui ont su garder un contact étroit avec la nature et qui, bien au contraire, peuvent en tirer un profit conséquent en se débarrassant de ceux qui les soumettent et les exploitent depuis toujours. Les quelques objets que monsieur tout le monde utilise au quotidien le lient à l’exploitation d’une multitude d’individus et d’endroits du monde (endroits constitués d’autres individus non-humains, végétaux, animaux, etc.), dont il ignore à peu près tout, et que de cette ignorance des conséquences réelles de son mode de vie découlent les horreurs les plus diverses et les plus insoupçonnées. Il nous suffirait d’examiner la fabrication d’un téléphone portable, d’une télévision, d’un t-shirt Nike, d’une simple brosse à dent ou encore d’un ballon de foot, d’une voiture ou de n’importe quel objet produit en masse, de n’importe quelle infrastructure industrielle, pour trouver d’innombrables destructions environnementales et asservissements sociaux. Actuellement et dans les années à venir, le développement ''salutaire'' des technologies dites ''renouvelables '' (solaire, éolien, barrages, biomasse, etc.) et des hautes-technologies en général engendre déjà et continuera à engendrer une intensification, un accroissement, des pratiques extractivistes et de l’exploitation des ''ressources naturelles'' en général. Au nom donc, de la ''croissance verte '' et/ou du ''développement durable'', qui correspondent à une aggravation significative de l’impact environnemental de la civilisation industrielle. Entre autres, parce que le solaire et l’éolien industriels requièrent des métaux et minerais rares que l’on trouve en quantité limitée et en certains endroits du globe uniquement. L’extraction, le traitement et l’exploitation de ces matières premières génèrent d’ores et déjà une catastrophe écologique. Les États du monde et leurs dirigeants à la botte des lobbys capitalistes (PDG et politiciens) connaissent ces problèmes écologiques et s’en moquent éperdument – c’était attendu. Les dirigeants étatiques savent que cela risque de créer de nouveaux conflits internationaux. Ils se disent prêts à affronter cette éventualité, ainsi qu’on peut le voir dans un rapport d’office parlementaire publié sur le site du sénat et intitulé '' Les enjeux stratégiques des terres rares et des matières premières stratégiques et critiques ''.

De manière globale, la militarisation du monde va croissante, également à cause des prévisions concernant les migrations humaines massives que les changements climatiques vont engendrer, et des pénuries ou épuisements à venir ou de différentes ressources stratégiques (dont la terre elle-même, dont l’eau, etc.). Les injustices massives vont perdurer et s’accentuer. Plus que jamais, si nous voulons défendre le monde naturel contre les assauts qu’il subit et qu’il subira au cours des décennies à venir, nous avons besoin d’une résistance organisée, qui assume une conflictualité délibérée vis-à-vis de l’État, même si résister, c'est déjà trop tard. Il faudrait commencer par les en empêcher par tous les moyens avant d'entrer en résistance. Les initiatives d’individus du monde riche cherchant à augmenter la résilience de leurs communautés (façon villes en transition) à l’aide de panneaux solaires et d’éoliennes industriels ne feront qu’appuyer l’extractivisme des États et des corporations et l’exploitation d’esclaves modernes à travers le globe et surtout dans les pays pauvres ou émergents. Nous ne savons pas quand un effondrement se produira. Mais nous savons qu’actuellement les choses vont déjà très mal et qu’elles vont empirer, pendant un certain temps. Pour celui qui se bat contre l’agrégat d’exploitations et d’injustices qui compose la civilisation industrielle capitaliste, la perspective de son effondrement n’est qu’un espoir distant. De même que pour celui qui se bat contre l’accumulation des destructions écologiques qui la compose. Pour eux, l’effondrement constitue un évènement attendu avec impatience. Ce qui nous amène là, c’est un consumérisme stupide qui ne rend même pas les gens heureux. À l’origine, les fruits de la croissance étaient l’augmentation du bien-être, la réduction des inégalités, le plein-emploi, la société des loisirs. Aujourd’hui, la croissance est complètement disjointe de ces fins. La croissance nous amène à la ruine, sans plus nous livrer ses fruits. Nous aurons une planète plus difficilement habitable, et tout cela pour, finalement, un leurre ou en tout cas une machine qui désormais s’emballe et n’accroît que les intérêts financiers du capital d’une petite minorité mondiale. La difficulté qu’on a à agir tient à deux raisons. La première raison, c’est que tout notre système capitaliste de production poussant à la consommation crée la catastrophe. C’est systémique. Notre système politico-économique est un système dopé à la croissance et à l'emballement. C’est la totalité du système qui déraille. La deuxième difficulté, c’est que nous sommes vraiment coincés par le temps. Si nous voulions, par exemple, avoir une chance de rester sous les 2°C d’augmentation à la fin du siècle, il faudrait dès maintenant réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 4% par an, alors qu’elles augmentent de 2% environ. C’est énorme. Et ce, tous les ans ! Dans un premier temps, c’est peut-être plus facile, mais ensuite nous commencerons à entrer dans le dur et les changements auront des conséquences plus importantes. C’est le défi et c’est normal que cela soit difficile, puisque le temps nous presse. Donc essayer d'avancer par les petits pas comme le font les décideurs, c’est absurde. Il faudrait considérer que nous sommes dans une économie de guerre. On l’aura quand les manifestations deviendront très sensibles et nous entrerons dans un radicalisme politico-écologique car il n'y aura aucune autre issue. La civilisation dans laquelle nous sommes est déjà extrémiste. Elle nie le vivant et le détruit en masse. Ce n’est pas fantasque de l’affirmer: toute la littérature scientifique démontre que nous détruisons les conditions de vie sur Terre aujourd’hui. Donc cette civilisation est extrémiste. C’est le cœur du système même qui est extrémiste et délirant. Ce système qui, s'il veut se préserver, doit inévitablement changer des règles et quand le politique change les règles, les effets sont massifs. Et seul le politique peut avoir des effets massifs, sauf l'effondrement lui-même, bien sûr. Mais il ne le veut, évidemment, absolument pas ! Les gens sont, la plupart du temps, biberonnés à l’économie néoclassique et à l'addiction qui est le cœur de ce système. Les personnes engagées dans une démarche de résilience et de décroissance n’ont pas le même genre de frustration. Notre modernité a toujours considéré que la Nature n’était rien. C’est un capital naturel que l’on peut détruire indéfiniment et que l’on remplace par du capital technique et de la technologie. Nos dirigeants sont imprégnés de cela, donc nous avons déjà un problème culturel. A cela s’ajoute un problème d’intérêts économiques et privés contre l’intérêt écologique général. Une petite minorité d’entreprises ou de citoyens, environ 10% des gens, émet 50% des gaz à effet de serre, tandis que 50% de la population mondiale n’en émet que 10%, selon encore un rapport d’Oxfam de 2015: cela montre la situation dans laquelle nous sommes. Je pense que nous allons vivre quelque chose de si terrible que cela va franchement guérir l’humanité d’un certain nombre de tendances fâcheuses. En tout cas c’est une des possibilités et peut-être plutôt un espoir. Le même que les peuples premiers, ceux qui souffrent depuis des siècles et sont essorés par le capital. Nous pouvons être très inquiets pour les décennies à venir car nous voyons bien que ça grippe depuis longtemps. Il faudra être très vigilants et surtout intransigeants pour que l’on puisse changer vraiment les choses; si on commence à les changer substantiellement, ce sera plutôt dans la décennie suivante. Or, si tel est le cas, le risque de dérive vers une planète chaude est probable. Et une planète chaude, ce n’est plus qu’un milliard d’humains dessus vers la fin du siècle. Toute la difficulté, c’est qu’il y a une incertitude énorme sur nos marges d’action, sur ce que l’on va réussir à faire dans les dix années à vennir. Et ces dix ans seront totalement décisifs. En écoutant les discours des uns et des autres, des climato-sceptiques comme des climato-convaincus, le constat est alarmant à plus d'un titre et l’impression qui s'en dégage est que l’on ne fera rien ou pas grand chose, en tout cas. Mais nous devons garder la possibilité de faire un maximum pendant ces dix ans et à une échelle globale !!! Appelez cela de l'espoir ou de l’optimisme si vous voulez.

Là où le pessimisme s’impose, c’est que même avec cet espoir, ce sera très difficile. On n’échappera pas à une phase très sombre. Même pour cette partie de l’humanité qui a vécu de façon très simple, mais cependant facile pendant quelques générations et qui ne jure aujourd'hui que par le pouvoir d'achat confondant les fins avec les moyens, la surprise va être assez rude. Les seules pistes qui nous semblent réalistes à exploiter à ce jour pour parvenir à une hypothétique stabilité climatique et une écologie libérée indispensable sont: la décroissance rapide, soutenue et globale et les mouvements citoyens radicaux à l'instar de celui des XR (Extinction Rebellion) ou celui des peuples premiers. Le salut de notre civilisation s'y trouve peut-être...


 


 


 


 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Cette chimie qui tue à petit feu

Les chimistes, ces apprentis sorciers qui manipulent et dominent le monde du vivant tout en générant des profits astronomiques et ayant un pouvoir absolu, sont le fléau de notre civilisation !!!

Tout le monde (ou presque) connait la POP (musique). Mais savez-vous ce que les POP (Polluants Organiques Persistants) ? On en trouve absolument partout et même si certains sont interdits aujourd'hui par diverses conventions internationales, d'autres "persistent" à nous empoisonner. Ces armes chimiques de destruction massive se trouvent dans tout ce que nous utilisons, ce dont nous nous servons, ce que nous mangeons, dans l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons (pollution chimique, poussières domestiques, poussière d'usure de pneus...). Ils sont pratiquement "indestructibles".

Pcb

Un exemple simple: par la phobie du feux et la crainte de l'incendie, l'homme et son cerveau de génie a inventé le RFB (Retardateur de Flamme Bromé = http://www.cancer-environnement.fr/499-Retardateurs-de-flamme.ce.aspx), qui se trouve dans tout ce qui présente un danger de feu. (plastiques, peintures, bois, textiles, etc...). Et dans le RFB, il y a le "B"= Brome (Br)...une substance chimique extrêmement nocive et un poison pour tout le vivant (https://fr.wikipedia.org/wiki/Brome) ! Impossible de s'en débarrasser même en incinérant, car ses particules se répandent dans l'air, détruisent la couche d'ozone et nous les respirons. Presque tous les plastiques en contiennent et les procédés de recyclage, même les plus performants ne garantissent pas son élimination, sauf peut-être la pyrolyse (https://www.letemps.ch/sciences/dechets-plastiques-se-subliment-gaz-oceans-respirent). Alors recycler le plastique, qui nous envahit, envahit les océans* et entre dans la chaine alimentaire (donc dans notre assiette=poissons, lait, viande...), pour en refaire encore du plastique (l'économie circulaire) est-ce vraiment une solution? Le détruire définitivement pour produire de l'énergie ( gaz, carburant, chaleur, vapeur...) tout en utilisant des filtres performants et en générant un minimum de résidus réutilisables, peut-être...si on élimine le Brrrrrr ...

Substances dangereuses la chaine alimentaire

Revenir à la bouteille d'eau en verre consignée (matière stérile réutilisable 50 à 100x) et produite localement (réduction du CO2) éliminerait 60% des plastiques dans les océans et 80% de contaminants chimiques probables se trouvant dans une bouteille d'eau en plastique ( https://www.breizh-info.com/2018/03/19/92302/sante-eau-bouteille-plastique )

*gires océaniques, fragmentation, transport et déplacement d'organismes et de bactéries …

Article complet expliquant les POP ici : http://cervenad.blogspot.com/2016/09/polluants-organiques-persistants-pop.html

 

Are we racing towards Earth’s ‘Hothouse’ tipping point?

Recently, myself and academic colleagues published an analysis exploring the risk of biophysical systems that regulate the state of the planet, crossing critical tipping points. This is important because it could push the planet away from the stable state it has been in since the last Ice Age some 12,000 years ago. 

This research effort was a daunting and complex task. Since the advent of the Anthropocene and the great acceleration of human environmental pressures on Earth, the scientific community is now forced, for the first time, to seek answers to the following existential question - are we as humanity now in a position to destabilize the entire Earth system? The research we just published is an attempt to address this question, by summarizing our current knowledge, setting the stage for further science, and presenting additional scientific support for urgent climate action. 

And, despite complexity and uncertainty, we already know quite a lot. We know that Earth, for the last 1.2 million years, has naturally fluctuated 6-8 times, between Ice Ages lasting 100,000 years and warmer inter-glacial periods, similar to the one we have today. These are the only two natural stable states of our planet in this time.

We also know that we humans have increased the temperature on Earth by a global average of 1 degree Celsius (1.8°F), due to burning of fossil fuels, polluting air, and degrading forests and ecosystems. This is the warmest period on Earth since the last Ice Age, and we are reaching the edge of the warmest temperatures on Earth during inter-glacials. We thus have increasingly strong scientific evidence that we are hitting the ceiling of the warmest conditions on Earth over the past 1 million years. 

Furthermore, we also know the Holocene state we have been in since the last ice age is stable – it has lasted 11,000 years and could have lasted another 50,000. We also have overwhelming evidence that the Holocene is the only state of Earth we know for certain can support our modern world - thanks to its extraordinary stability relative previous states.  

And we also know that before Earth entered the limit cycle between inter-glacial and glacial state during the last 1 million years, Earth has at times been much warmer than now – at least 4-5°C warmer – and that this state lasted millions of years. We call it “Hothouse Earth”. 

Finally, and most importantly, what we also know, is that the only reason global temperatures have not risen even higher than 1°C already, with the increasingly unsustainable exploitation of the biosphere, is Earth’s natural resilience. What explains Earth's trajectory between Ice Age and inter-glacial is not only the physics related to Earth's distance and angle to the sun. It is also biosphere carbon feedbacks, i.e., the capacity and dynamics of the biosphere on Earth to maintain so-called feedback mechanisms.

Negative feedbacks dampen and thereby cool Earth, while positive feedbacks self-reinforce and thereby warm Earth. It is when large systems that regulate the state of the Earth cross tipping points that feedbacks shift -- from self-cooling to self-warming. We know, as a fact, that during the last 200 years, since we embarked on the fossil-fuel driven Industrial revolution, Earth has applied its biophysical processes to buffer and reduce the warming (climate forcing) caused by us humans. Just over the past 50 years, the Earth system has doubled its carbon sinks in oceans and on land, and has sucked up 95 % of heat caused by us in the oceans. A remarkable proof of Earth resilience, and the recognition that Earth's biophysical processes are operating to maintain the Earth system in its Holocene equilibrium state. 

Now, we start seeing signs of cracks in this stable fabric. We are starting to see the first signs of weakening carbon sinks in terrestrial ecosystems, albedo shifts in ice sheets as they darken when melting, worrying trends of methane release from thawing permafrost, forest dieback, and weaker soil carbon sinks. 

We thus have increasingly strong scientific evidence that we can no longer rely on a stable and resilient Earth system dominated by cooling feedbacks. 

It is only in the last 1 million years that Earth has started to oscillate in its natural limit cycle between glacial and inter-glacial states. Among the warm inter-glacials, the Holocene is the most stable with benign conditions for human life. The great acceleration of the human entreprise in the 1950s, with rapid rise of human pressures on Earth, has placed the Earth system in a new geological Epoch, the Anthropocene. Today, we have pushed the planet close to the edge of inter-glacial states on Earth. Rising evidence indicates the risk of crossing a planetary threshold where biosphere feedbacks on Earth shift from dampening and cooling Earth to self-reinforcing and warming Earth, which would put the planet irreversibly on a Hothouse Earth trajectory. There is evidence suggesting that the planetary threshold may be reached already at 2 degrees C global warming caused by human forcing. 

Is Earth at risk of flipping over from being our best friend -- a cooling agent, to becoming a foe -- a self-reinforcing warming agent? And, if this is a true fear, the grand question, of course, is whether there is a third state of the planet we should be concerned about, i.e., that we push Earth across a planetary tipping point taking us irreversibly towards a Hothouse Earth, which will be catastrophic for humanity, and if this is a true risk, where is the tipping point? 

And of course, for our future on Earth. Is there an intermediate stable state of Earth between the mild warmth today, and Hothouse Earth? if there is a planetary tipping point, and if we are approaching it fast, what will be required from us to successfully navigate our world development within a reasonably stable Earth?

The media response to our paper was overwhelming with about 500 articles published. The interest surprised us – several of the authors were on vacation when it was published disrupting their holidays. Perhaps it should not have: by coincidence the paper came out as the northern hemisphere baked in an extraordinary heatwave. Is this a sign of things to come? Yes. 

While there remains much uncertainty, we concluded that we cannot exclude that a hard-wired biophysical tipping point may be crossed as early as at 2°C global warming, caused by us humans. This means that even if the world makes grand efforts to rein in greenhouse gas emissions, compared to the current depressing trajectory of emissions taking us to 3 degrees and beyond just through human action, we cannot rule out the risk of pushing the planet into an irreversible Hothouse Earth pathway. 

This would not mean that the planet would abruptly collapse. What it means is that we have increasing scientific support that at 2°C global warming, we face the risk of pushing the "on-button" kick-starting irreversible tipping points and domino effects that would take us towards a Hothouse Earth. 

We do not know for certain that a planetary threshold resides at 2°C. The rising scientific suspicion that it may be there or in the vicinity is, in itself a warming of the urgent need for planetary precaution. Alarmingly, not only do we not have better precision of where the planetary threshold is, we are not at this point able to quantify the risk of crossing it. But we do know the following…

Under current trajectory, we will reach 2°C global warming within 30-50 years with a high probability of hitting 2°C within two generations. That is very soon. This is the key new insight. This paper provides strong scientific support to the goal of the Paris Climate Agreement -- of holding global warming well below 2°C and aiming for 1.5°C. But it does so from a new scientific standpoint -- that staying well away from 2°C is supported as a way for us to be reasonably sure that Earth remains in its current inter-glacial regime, capable of providing manageable conditions for world development. 

If we cross a planetary tipping point, this would be a point of no return. Yet, the full impact of such a trajectory may not be felt for hundreds, if not thousands, of years.

We identify ten key biophysical systems that contribute in regulating the state of the planet:

1. Thawing permafrost in tundra and seabed methane release
2. Weakening of land and ocean carbon sinks
3. Rainforest dieback (Amazon in focus)
4. Temperate and boreal forest dieback
5. Increased bacterial respiration in oceans
6. Reduced snow- and ice coverage in the Arctic and Antarctica
7. Shifts in the thermohaline circulation in oceans
8. Shifts in the jetstream, high in the atmosphere over the northern hemisphere
9. Shifts in the El Nino Southern Oscillation
10. Shifts in the monsoon systems

We estimate, based on published scientific literature, that the first 5 of these, would, from the knowledge we have today, probably bump up global mean temperature with an additional 0,4-0,5°C, if we humans cause temperature rise to 2°C through burning of fossil-fuels. This biosphere temperature bump, though seemingly small, may be enough to trigger a knock-on effect on other more temperature resistant shifts.  

Hothouse Earth would of course be catastrophic for humanity. We are in an emergency situation. So, what do we need to do? 

1) Our latest analysis provides further support for the Paris Agreement and even more rapid action. Greenhouse gases should peak no later than 2020 and be cut in half or more every decade out to 2050 and beyond – a trajectory we call the Global Carbon Law. The world should wake up to the fact that 2°C may not be only a challenging state in terms of adaptation, but also a threshold triggering an irreversible journey towards a Hothouse Earth.

2) There is a high degree of uncertainty, so we need more research. We cannot give precision on if it is exactly at 2°C and we cannot say the probability of crossing a planetary threshold. Therefore, as researchers we advise precaution.

3) And finally, enhancing Earth resilience is a real priority for humanity and will require integration of ecosystem and climate research and political agendas.

While renewable energy solutions are scaling rapidly, elsewhere progress is nowhere near the scale we require. That is why in September, myself and Christiana Figueres, the former head of the UN’s climate body, will join some of the world’s climate leaders from business, investment and cities in San Francisco for the Global Climate Action Summit. With colleagues we will publish a Global Climate Action Roadmap in advance of the summit to shift gear and move from incremental to exponential action. 

Despite the findings of our research, I remain confident the world can make the just and equitable transition to a sustainable future and that this coming decade will be decisive for our future. 

Last updated August 17, 2018

Un mot du président

19884366 1382429878459246 580804355166373275 n

Nous croyons profondément que nous faisons tous partie d'un mouvement bien plus important, plus profond et plus vaste que ce que chacun parmi nous peut percevoir. Il est non violent, vient du terrain, ne possède pas d'armée ni de forces spéciales. Il n'a pas d'idéologie centrale et un homme n'est pas à sa tête. Ce mouvement anonyme est le plus divers et le plus vaste que le monde ait jamais connu. Le mot même de ''mouvement '' est trop étriqué pour le définir. Personne ne l'a vraiment initié et personne ne le dirige. C'est le mouvement pour la terre, le pouvoir de la terre, Earthforce Fight Squad/Guerriers Pacifistes. Nous sommes des combattants, mais ne sommes pas des éco-terroristes ni des pessimistes ou catastrophistes démobilisés et encore moins des optimistes déconnectés de la réalité. Nous essayons de porter haut une idée juste et réaliste et alerter partout où c'est nécessaire. Ce mouvement concerne un ensemble de plusieurs centaines de mille d'organisations à travers le monde qui sont, comme nous, engagées dans les luttes pour une justice sociale et environnementale. Il rassemble tous les citoyens de la planète qui se sentent concernés. Ce mouvement est partout, il n'a pas de centre, pas de porte-parole, il est dans chaque pays, chaque tribu, chaque culture, chaque ethnie, chacun(e) de nous. C'est la première fois dans l'histoire qu'une tentative de faire émerger une idée d'un mouvement global et non idéologique se présente. Tout au long des siècles, les idéologies telles que les religions, le communisme, le socialisme et le capitalisme ont cherché à prendre le contrôle de nos esprits nous promettant que le salut ne viendrait que de la domination d'un seul système et de sa croissance à l'infini. C'est une utopie, alors que c'est d'un mouvement que le salut pourrait bien venir. Nous les savons en tant qu'activistes, militants, écologistes, biologistes, scientifiques, artistes, intellectuels ou simples citoyens...Notre salut se tient dans la diversité. Ce mouvement est la réponse immunitaire pour résister aux maladies écologiques, à la corruption politique, aux doctrines. C'est désormais à nous de décider qui nous sommes et ce que nous voulons devenir. Il s'agit d'ouvrir des possibilités, de proposer des solutions, l'humanité saura quoi en faire ensuite et les mettre en application...Nous sommes encore aujourd'hui une communauté en plein apprentissage car nous avons oublié, volontairement ou non, tirer des leçons fournies par l'histoire des civilisations, de notre civilisation. Notre rôle est de recueillir les informations, de les organiser d'une manière qui soit utile, de les diffuser à tout un chacun et d'offrir à tous la possibilité de compléter, d'amender, de corriger et d'approfondir les données que vous trouverez sur nos pages. Pour se projeter dans l'avenir, on ne peut que se fonder sur les hypothèses, mais nous estimons que beaucoup d'expériences sont positives, que les solutions existent et nous sommes ouverts à vos commentaires et contributions en la matière. Nous sommes la cause et aussi le remède. Ensemble tout est possible, c'est ensemble que nous sommes plus forts !!!

Jerry J. Pelikan  Président/Fondateur d'Earthforce Fight Squad                                                                                                                                                                                                                                        

 

Ces pneus dont on parle si peu

Ah...le pneu. Le "péneou" comme on dit en Provence. Cet accessoire indispensable à tout ce qui roule ou vole. La pollution engendré par les centaines de milliards de pneus, on évite d'en parler car cela pourrait faire peur et ce n'est pas la peine d'en rajouter vu que nous tous, nous avons au moins deux pneus à la maison. Et pourtant. Un pneu s'use par l'abrasion et en ce faisant, les 6 millions de tonnes annuelles de pneus équipant les véhicules mondiaux se transforment en poussière au fil des coups de freins, et cette poussière finit en bonne partie par être lessivée et gagner l'océan. Au total, toutes ces pollutions reviennent à jeter, par un terrien, un sac plastique dans l'océan chaque semaine (212 g par an). Toute cette poussière composée de micro et nano particules de caoutchouc et des adjuvants qu'il contient ainsi que des particules de goudron est aussi dispersée dans l'atmosphère par le vent et se dépose sur les sols où elle est mélangée à la terre par le travail des lombrics et d'autres petites bêtes, qui l'ingèrent au passage de même que les plantes et tout ce gentil mélange entre ainsi dans la chaine alimentaire. L'autre partie, charrié par la pluie, finit dans les cours d'eau et les océans où elle entre dans la chaine alimentaire à son tour, ingéré par les organismes marins. Entre 15 et 31% de tous les plastiques que l'on trouve dans les océans seraient de la matière première qui ont servi à fabriquer des produits de consommation courante. Avec tout cela, il y a des grandes chances que toute cette chimie finit dans nos assiettes. Comme s'il y en avait déjà pas assez.

L usure des pneus et des vetements synthetiques pollue les oceans width1024

On accuse les produits cosmétiques d'être les grands pourvoyeurs de microplastiques retrouvés dans les océans. Si ça n'est pas faux, le rapport publié par l'UICN (Union internationale de conservation de la nature ) montre qu'ils sont loin d'être les plus importants. Bien loin devant eux se trouvent les vêtements synthétiques et, de façon encore plus contre intuitive, les pneus. Pour aboutir à cette conclusion, l'organisation internationale a laissé de côté les microplastiques fruit de la dégradation des gros déchets qui arrivent en mer. Ils ne se sont penchés que sur ces ''poussières'' de plastiques fabriquées à dessein pour entrer dans la composition de toutes sortes d'objets de la vie courante: produits de beauté, peintures, revêtements, etc... ''Les travaux que nous avons menés nous permettent de conclure qu'entre 15 et 31% de tous les plastiques que l'on trouve dans les océans seraient de la matière première'', précise ainsi le rapport.

Xvmbb68ec52 f852 11e6 9665 bb8b25e8c5d5 805x510

L'importance des déchets plastiques que nous rejetons dans les océans est un problème écologique majeur, dont l'ampleur approcherait 15 millions de tonnes par an selon les estimations hautes. Mais ''le public croit encore trop souvent que ce problème se ramène à une mauvaise collecte des déchets plastiques'', indique le suisse Julien Boucher, premier auteur d'une récente étude de l'UICN consacrée aux microplastiques (fragments de moins de 5 mm) océaniques. Dans les pays développés, cette source de plastique océanique est même plus importante que celle due aux déchets, car ces derniers sont en effet assez bien collectés. ''Pour résoudre ce problème, il va falloir repenser la conception de nos objets'' analyse Julien Boucher, qui souligne l'importance de réfléchir à réduire l'usure et trouver des substituts moins polluants. D'autant que la croissance mondiale fait mécaniquement augmenter cette pollution diffuse, même si la collecte des déchets s'améliore.


18698199 10155137655048280 1766251993599433866 n

A chaque nettoyage organisé par Earthforce FS ou les asso amies, les pneus sont présents.   

Que ce soit dans les fonds marins, sur le littoral ou lors des randonnés dans la nature...

1

22885766 1392674657521014 3709201438998724061 n 1

 

 

Warrior du mois (septembre)

21314545 10213515687347311 3267670589156502124 n

Yolande Olivier "Warrior" du mois. Bravo et merci pour ton engagement !!!

21270936 10213515687827323 2285464479296292098 n

L'immortalité ?

Turritopsis Nutricula, le seul être vivant immortel de la planète !


Meduse bio immortelle

La Turritopsis Nutricula est une espèce de méduse capable de transformer ses cellules de l’état ​​de maturité à l’état d’immaturité, en d’autres termes retour à la jeunesse. Cette méduse mène un cycle régulier de la vie, mais après maturation et accouplement, elle revient à son état initial, ce processus appelé « transdifférenciation » lui permet de reconfigurer ces cellules défaillantes en cellules neuves, d’où son immortalité. Peut-être que ces méduses portent la clé de l’élixir de jouvence. En attendant, préparez vous à une éventuelle invasion mondiale de méduses immortelles.

Les coraux protégés aux Antilles Françaises.

Une avancée pour la protection des coraux en Caraïbes.

 

Rédigé le Dimanche 6 Août 2017 à 18:05 par Eden Plongée
 

1o Sont interdits en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin, et dans les eaux marines sous souveraineté et sous juridiction Française, et en tout temps: La mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel; On entend par mutilation les actions provoquant un colmatage, un étouffement, une abrasion, une fracturation ou une fragmentation, des nécroses, un blanchissement des spécimens.
2o Sont interdits sur tout le territoire national et en tout temps le transport, le colportage, l’utilisation commerciale ou non, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat des spécimens prélevés dans le milieu naturel des territoires mentionnés.

Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
 

POURQUOI LES RÉCIFS CORALLIENS SONT-ILS AUSSI IMPORTANTS ?

Les récifs coralliens tels que nous les connaissons aujourd'hui existent depuis quelques 25 millions d'années. Dans les mers tropicales peu profondes, associés à la dynamique géologique régionale, ils forment petit à petit des récifs frangeants et de véritables barrières absorbant de manière très efficace l’énergie des vagues et concourent à limiter l’érosion côtière. La Guadeloupe, dans le Grand Cul de Sac Marin, possède la barrière de corail la plus longue des Petites Antilles (Approximativement 28 km).
Les coraux représentent le tiers des espèces vivantes des Océans, les scientifiques estiment que plus d’un million d’espèces animales et végétales y sont associés et qu’ils accueillent plus du quart des espèces de toute la vie sous-marine.
 
 
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Autrement dit, les récifs coralliens sont un élément crucial de notre patrimoine naturel et de la diversité biologique de notre planète.
La protection des récifs coralliens présente un second intérêt d’ordre économique, relatif à l’ensemble des activités touristiques, de loisirs mais également commerciales qui s’y déroulent (plongée sous-marine, sports de glisse, bateaux à fond de verre, pêche professionnelle et plus largement fréquentation touristique des hôtels et restaurants en bord de plage).
 
 
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.

Les menaces naturelles, des maladies mystérieuses !

Des phénomènes de blanchissement particulièrement importants ont été constatés ces dernières années.
Des hausses anormales des températures de surface au milieu de l'été constatées par endroits dans toutes les mers et les océans des tropiques ont été suivies de phénomènes de blanchissement à grande échelle et de cas de mortalité massive.
En octobre 2005 un phénomène de blanchissement des coraux d’une ampleur exceptionnelle en Guadeloupe a provoqué une diminution du taux de recouvrement en coraux (43 à 52 %).
 
Mortalité du corail Corne d’Elan (Acropora palmata).
Au début des années 1980, une maladie a décimé une grande partie de cette espèce auparavant florissante en Caraïbes. Aujourd’hui, d’importantes surfaces présentent les squelettes morts recouverts par les algues  (Réserve naturelle de Petite Terre, et zones du Grand Cul de sac marin en Guadeloupe par exemple).
 
 
 
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Aux Antilles, en 1983, une maladie mystérieuse frappa les oursins diadèmes (Diadema antillarum) alors qu’ils peuplaient par milliers les eaux peu profondes. De nos jours, l’espèce s’est raréfiée au point qu’il est parfois difficile d’en trouver.
Comme l’oursin diadème est un herbivore, qui broute les algues, au même titre que certains poissons comme les perroquets ou les chirurgiens, dans certains endroits les algues peuvent se  développer de façon spectaculaire jusqu’à ce que les coraux finissent par être étouffés.
 
 
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Des maladies, virales, bactériennes ou fongicides, s’abattent directement sur les coraux. Ces maladies sont partout présentes : maladie de la ceinture blanche, jaune, rouge, noire. Egalement la maladie des taches foncées, la peste blanche.
Personne n’est capable à ce jour de dire ce qui cause ces maladies. Il est probable que tout un éventail de facteur (stress) rende le corail vulnérable aux maladies.
 
 
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Ces facteurs sont soit d’origine humaine, (surexploitation des ressources récifales, pollution, sédimentation due aux constructions côtières où à la déforestation), soit climatiques (réchauffement, cyclones).
 
 
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
 

UN ARRÊTE POUR LES PROTEGER ?

Suite à cet arrêtée, il va falloir mettre en place des mesures concrètes pour éviter la mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel.
Les travaux de terrassement sur la côte,  qui conduisent à une sur-sédimentation dans le milieu marin, sédiments qui recouvrent les coraux que la plupart des polypes sont incapables d'évacuer. Ils sont visibles il va donc être facile d’effectuer des contrôles pour les interdire.
Mais qu’en est-il de la face cachée de la destruction des coraux, cette destruction qui n’est visible, parfois, que par les plongeurs.
 
 
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
La plupart des dégâts infligés aux récifs sont involontaires. Une conférence internationale de gestionnaires a conclu que l'ignorance est la première cause de destruction des récifs coralliens.
La première est la pêche incontrôlée, qui conduit à la surexploitation - situation où la quantité de poissons capturés est telle que l'équilibre écologique est rompu – les nasses aux mailles trop petites capturent énormément de poissons herbivores qui ne sont pas encore apte à la reproduction et les méthodes de pêche destructrices, comme l'utilisation de filets et casiers posés à même le récif.
 
 
 
La seconde est une sur fréquentation de certains sites touristiques qui a un impact non négligeable sur la faune et la flore : par mutilation involontaire, érosion …
Mais également volontaire lorsqu’on déboise pour aménager un campement, par des feux qu’on y allume ou plus couramment l’abandon de déchets plastiques et autres … Les conséquences sont indirectes pour le corail, il y a pourtant l’érosion non négligeable des zones déboisées qui conduisent à une sédimentation du milieu marin, sans compter les déchets qui partent à la mer et recouvrent ou même détériorent les coraux (plastiques, filets, bouteilles, etc.).
 
 

Des solutions ?

Les solutions existent, certaines sont déjà en place.
Les plongeurs ont bien compris que si le milieu marin n’était pas protégé, c’est toute leur activité qui va en pâtir.
En accord avec le Parc National de Guadeloupe, ils ont élaboré une charte de bonne conduite qui vient en complément de la Charte du plongeur responsable de Longitude 181.
 
 
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Des mouillages ont été installés par certaines communes afin de ne plus dégrader les coraux et les herbiers et parfois par des plongeurs. Un allègement de la pression de plongée sur les îlets (moins 1/3) par le report des activités de formation sur des sites moins fragiles, des pratiques de plongée sans contact avec les fonds et l'utilisation d'autres sites de découvertes aménagés par le Parc.
Dans le Grand Cul de Sac Marin, la plongée bouteille dans le cœur de parc de l’ilet Fajou et purement et simplement interdite. A l'exception du site de « la Pierre aux Anges » en limite du cœur de Parc, dans la passe à Colas, un site fréquenté régulièrement par Eden Plongée.
 
 
 
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Et la pêche en Guadeloupe dans tout ça ?
Là on touche un domaine sensible.
La surexploitation par pêche à vocation alimentaire est généralisée et elle est la moins bien réglementée. L’absence de gestion rationnelle (absence de cantonnement de pêche) est ici endémique par désintérêt de l’état et par ignorance des populations concernées. Le manque de contrôle régulier laisse le champ libre à la pose d’engin non conforme et au non-respect de la pêche d’espèce réglementée.
 
 
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Et nous plongeurs nous ne pouvons que constater :
Non-respect du temps de calage des engins de pêche (durée de présence en mer), absence de marquage en surface des nasses, pose de filets sur le récif et sur des fonds de moins de 5 mètres, filets et nasses abandonnés, braconnage de lambis, d'oursins blancs (chadrons), de langouste (au fusil et à la lanterne de nuit), maillage des nasses trop petit … Et le manque de moyen des autorités pour faire appliquer la réglementation.
A noter que ces infractions sont le plus souvent le fait de pêcheurs non professionnels.
Sur le site du Comité des pêches de Guadeloupe vous trouvez toutes les informations sur les tailles de capture.
 
Espérons que cet arrêté va conduire à terme à une prise de conscience de la fragilité du récif corallien et à la mise en place de solutions concrètes pour sa protection en particulier dans la zone adjacente de la zone de cœur de Parc Nationale de Fajou qui n’est soumise actuellement à aucune réglementation particulière.
 
 
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora palmata: Corne d’élan.
 

LES ESPECES PROTEGEES.

 Famille des Acroporidés
Colonies d’ensembles de branches en forme de ramure cylindrique pour les Corne de Cerf et aplatie pour les Corne d’Elan. Taille de 30 à 250 cm.
Acropora cervicornis: Corne de cerf.
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora prolifera: Corne de cerf diffuse.
 
 
 
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Famille des Merulinidés
Colonies croissant selon plusieurs configurations : en bouquets aux bouts de longues colonnes épaisses, en grands monticules massifs avec feuilles à bordures, en tertre irréguliers incrustés de polype. Diamètre du polype environ 3 mm. Taille de 30 à 300 cm.
Orbicella annularis: Corail étoile massif.
Orbicella faveolata: Corail étoile massif.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
 
 
 
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Famille des Agariciidés
Coraux foliacés en forme de soucoupe ou de fine feuille parfois enroulée en spirale. Poussent entre 20 et 50 m. Taille de 30 à 180 cm.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia lamarcki: Agarice de Lamarck.
Agaricia undata. Agarice à Spires.
 
 
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Famille des Meandrinidés
Colonie formant de nombreuses colonnes cylindriques poussant vers le haut à partir d’une masse de base encroûtante. Taille 1.20 à 3 m.
Dendrogyra cylindrus = Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
 
 
 
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Famille Incertae cedis
Colonies formant des petits bouquets densément ramifiés. Souvent la plus grande partie de la colonie est morte, les polypes vivants seulement à l’extrémité des branches. Taille 2 à 15 cm. Profondeur 1 à 20 M
Cladocora arbuscula : Corail arbuscule.
 
 
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Famille des Mussidés
Coraux charnus avec des colonies en forme d’assiettes aplaties. Taille de 15 à 60 cm.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia danaana: Corail cactus à crêtes basses.
Mycetophyllia ferox: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia lamarckiana: Corail cactus ride.
 
 
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Famille des Oculinidés
Colonies en bouquet densément ramifiés. Branches courtes et tordues portant de nombreux polypes surélevés. La plus grande partie de la colonie est souvent morte. Taille 2 à 30 cm.
Oculina diffusa = Madrepora virginea : Oculine diffuse.
 
 
 
Pour en savoir plus sur les coraux de Guadeloupe, venez participer avec Eden Plongée à un stage de biologie sous-marine. Ces stages on le label Esprit Parc National Guadeloupe.
Et pour connaitre les dates des prochains stages de biologie, n’hésitez pas à nous contacter.
 

Plastic pollution threatens water quality in world’s oceans

308864 103976356381014 56280716 n

Capt. Charles Moore

 

In 2003, we declared war on Iraq after accusing Saddam Hussein of harboring “weapons of mass destruction” (WMD). Our government claimed that it had to keep our country safe. We spent thousands of lives, and billions of dollars on this war about WMD, which turned out not to exist.

In the meantime, day by day another insidious WMD has been growing exponentially in our oceans. Disposable plastic debris is now ubiquitous in the world’s oceans, where it is wreaking havoc on marine life and contaminating our seafood supply, a primary source of protein for billions of our global population.

And the world’s governments stand idly by, ignoring this new WMD that is growing in our oceans.

 

Quoting Capt. Charles Moore, the sea captain who first discovered the Great Pacific Garbage Patch in the north Pacific Ocean, “The world is awash in plastic. We wrap it around the food we eat and virtually every other product that we consume or use. Disposable plastic products pose a threat to all marine life.”

Marine scientists estimate that by 2050 there will be more plastic in our oceans than fish.

That prediction is not so surprising since the amounts of disposable plastic products that we use are in fact staggering. Just here in the U.S.:

We use 100 billion plastic bags every year;

We use 50 billion plastic bottles every year;

We use 500 million plastic straws every day;

We use 25 billion styrofoam coffee cups every year (almost 3 million every hour!);

And 800 trillion microbeads disappear down our drains every day (in addition to all the other plastic “stuff”).

That adds up to the production of 300 million tons of plastic every year, a great part of which ends up in our oceans. It is well known that plastic litter in the ocean can entangle and eventually drown millions of sea creatures. But additionally, after the plastic enters the ocean, it slowly photodegrades and eventually breaks down into tiny pieces so small that often they cannot be seen by the naked eye. Hundreds of species from the smallest fish to the largest blue whale mistake these microplastics for natural food which they ingest but cannot digest, causing a slow and painful death of the marine animal.

Gruesome examples abound and have been reported in the media. As far back as 2002 a dead Minke whale washed up on the coast of Normandy, France, with nearly a ton of plastic in its stomach, including bags from British supermarkets. In 2008, two sperm whales stranded on the California coast and were found to have over 400 pounds of plastic bags in their intestines.

More recently an emaciated whale floated into a small cove in Norway. The whale had to be shot to take it out of its misery. During the necropsy, about 30 large plastic bags were removed from the whale’s organs.

 

Albatross chicks, hatched on the remote Midway Island in the Pacific Ocean, die by the thousands with their stomachs full of disposable plastic that has been fed to them by their parents who mistook the bright colored plastic pieces for food. And these are only some of the reported tragedies. We have no idea how many other creatures die and sink to the bottom of the ocean after a grisly death of starvation or torn flesh.

As yet we do not know how much harm is being done to humans. We do know that the lantern fish, plankton and krill eat immeasurable amounts of plastic particulates and their contaminants. These bait fish are then devoured by larger fish, and are quickly passed along the food chain ultimately ending up on our dinner plates.

So how do we confront these plastic weapons of mass destruction? We must reduce the daily outflow of plastic into our oceans. We can dramatically reduce our use of plastic by refusing to use disposable plastic products and we must recycle whatever residual plastic we continue to use. We can help with beach and ocean clean-ups. But at the end of the day these activities are only Band-aids that are insufficient to solve the problem.

As Capt. Moore stated some years ago, “The reality is that only by preventing disposable plastic products from getting into the ocean in the first place will a measurable reduction in the ocean’s plastic load be accomplished. Until we stop the flow of plastic to the sea, the global threat of this plastic age will only get worse.”

So while our government continues to protect the American people from possible overseas threats it ignores the real threats posed by our own domestic industries who are enabling havoc in our oceans, and exposing unknown numbers of our population to the hazards of plastic pollutants.

In 2017, it is way past time for governments to declare war on plastic before it is too late.

[And until the governments awake, the public may help the cause by joining the new global organization at: www.breakfreefromplastic.org.]

Goffinet McLaren is an environmental activist and author who lives at Pawleys Island.

 

Overshoot Day

Minhbao net mat dan oxy

Le 2 août 2017... c’est comme si notre planète disparaissait sous nos pieds. Notre gourmandise de ressources naturelles, notre soif sans fin pour le gaspillage et les déchets nous conduisent, jusqu’à la fin de l’année, à vivre à crédit. Depuis plus de vingt ans, l’over­shoot day symbolise ce moment à partir duquel nous avons collectivement épuisé le potentiel renouvelable de la planète. Cette date fatidique arrive chaque année plus tôt. Au rythme où nous vivons, il faudrait presque une planète de plus pour satisfaire nos besoins.

« Aujourd’hui, l’humanité est collectivement l’auteure de la disparition des espèces »

Au milieu de l’été, la publication de cet indicateur souligne que malgré notre prise de conscience collective de l’érosion de la biodiversité et du changement climatique, malgré une mobilisation sans précédent de la société, nous ne nous éloignons pas encore du pire. Récemment, des études alarmantes sur l’imminence d’une sixième extinction massive ont été publiées. Il y a 65 millions d’années, l’homme n’était pas responsable de la 5e extinction, celle des dinosaures. Aujourd’hui, l’humanité est collectivement l’auteure de la disparition des espèces.

Une sécheresse inédite

C’est une façon de se rappeler combien notre existence sur la planète Terre est fragile. En France, nous faisons face à une sécheresse inédite depuis plus de trente ans. Les feux de forêt se sont multipliés. Un récent rapport indique que sans action pour limiter le réchauffement de la planète, nous pourrions connaître des pics de chaleur à plus de 50 °C d’ici à la fin du siècle en France.

Et pourtant, certains osent encore prétendre que nous n’y pouvons rien, que rien ne sert de mettre en œuvre l’accord de Paris, que nous avons encore le temps pour changer de modèle agricole, pour sortir des énergies fossiles. Et avec la croissance exponnentielle de la démographie, nous avons plutôt l'impression d'entrer de plus en plus chaque jour dans une urgence absolue.

A réfléchir...

Stigmatisants ?

14671320 10208838702982933 535057640167329774 n

 

Depuis quelques temps les polémiques sont lancés par-ci par-là sur les réseaux sociaux et malgré quelques réactions exprimant un tout et son contraire, à Earthforce FS, on adore !!!

Nous avons les yeux avec lesquels on voit et on constate. Nous avons un cerveau avec lequel on essaie de réfléchir et réagir. Nous avons des mains avec lesquelles on fait. Et nous avons une grande gueule qu'on ouvre quand ça ne va pas et on se fout de ce qu'en pensent les yeux bandés, les oreilles bouchés et les tourne-dos !!! Nous ne sommes pas au pays des Bisounours et tout le monde est loin d'être beau, gentil et propre sur lui. Nous privilégions le dialogue, mais quand les mots n'ont plus d'effet, la provocation devient le seul déclencheur sûr d'une réaction qu'elle soit positive ou négative. Nous aimons d'appuyer là où ça fait mal. Tant pis. C'est souvent le seul moyen de réveiller les somnolents, les laisse-faire, les inertes, les bénis Ouioui, les ''outrés'', les scandalisés et les égocentriques auto-satisfaits. Pour déboucher une oreille, rien de mieux que de souffler dedans très fort avec une trompette. On nous agresse, oui. On nous déteste parfois, mais aussi on nous soutient, assurément. On nous traite de ''stigmatisants'', de ''donneurs de leçons'', parfois même ''d'insultants'' et j'en passe, alors que nos actions ''coup de poing'' sont toujours bien réfléchies et respectueuses. Nous en avons une certaine habitude depuis toutes ces années consacrés à la défense de ceux qui ne possèdent pas de voix, à la protection et au respect de la nature et du vivant. Et s'il faut insulter celui qui ne respecte rien, nous n'allons pas nous en priver car il ne mérite pas notre respect. S'il faut en venir ''aux mains,'' pas de soucis, nous savons nous défendre et savons à notre tour employer la manière forte, mais toujours légale et digne. Forts en gueule, certes, mais aussi forts en action. Nous sommes des combattants sans armes, nous sommes les Guerriers Pacifistes, les Pacifist Warriors. Sans aboyeur, la meute demeure endormie et il est temps de se réveiller. C'est l'intérêt de tous car il y a urgence ...

17201382 10210151237995488 4284355734279125830 n

 

18836029 1344037085631859 6140024043214650357 n

Whale-Killers, No Mercy For Vaquitas

Since 1970, the population of the Animal Kingdom has plummeted by almost 60 percent. Shocking reports multiply as the human-driven Sixth Great Extinction escalates. Nature is now losing species 1,000 to 10,000 times faster than natural rates. Dozens of species are going extinct each day. This week the world watched in disgust as the whale-killing nation of Japan bullied, bribed and including using prostitutes to control the vote at the International Whaling Commission (IWC) meeting in Portorož, Slovenia.

Japan, Iceland and Norway kill whales despite the implementation in 1986 of a global moratorium on commercial whaling. Japan buys Iceland’s whale meat, turning much of it into dog food. Sadly, the 20th century saw humans relentlessly massacre over 2.9 million whales. Furthermore, each year an estimated 300,000 cetaceans (whales, dolphins, porpoises) are indiscriminately slaughtered as by-catch in global fisheries and then haphazardly discarded. This is shameful ecocide condoned by the world’s leaders. Earlier this week, Japan and its paid allies at the IWC meeting, once again, precluded 51 species of cetaceans from being protected in the proposed South Atlantic Whale Sanctuary. In order for the sanctuary to be approved it required 75 percent of the vote from member countries of the IWC. Adding insult to injury, Japan and its IWC allies disdain for cetaceans stooped to an all-time low, blocking a consensus on a resolution to support conservation measures for the critically endangered vaquita porpoise of Mexico’s Gulf of California – there are less than 60 remaining creatures on planet Earth.

Photo credit: vlogvaquita.com
 
The world’s most critically endangered marine mammal is a small porpoise called the vaquita.

The IWC members did recognize the crucial ecological role that all cetaceans perform in maintaining the health of the oceans. The fossil fuel heat stored in the ocean has disrupted cold currents from rising and carrying iron and nitrogen essential to grow phytoplankton, the basis of the entire marine food web. Phytoplankton, along with blue green bacteria, prochlorococcus, provides 7.4 billion people with almost two out of every three breaths of oxygen. The oceans are missing 40% of the phytoplankton because they have absorbed so much heat from humans burning fossil fuels. The cetaceans fertilize the sea with their flocculent fecal plumes. Their feces is rich in iron and nitrogen, helping to re-grow the missing 40% of oxygen-bearing phytoplankton that fossil fuels robbed. The sentient whales, dolphins and porpoises are helping us breathe and fight the climate in crisis.

Protecting the whales amidst the Sixth Great Extinction is of paramount importance to the survival of the human race. That’s why my friends at Sea Shepherd Australia need your help in Operation Nemesis. Sea Shepherd will protect the whales of the Southern Ocean Whale Sanctuary this December from Japanese whale-killers. Japan refuses to abide by the rulings banning whaling in the Antarctic Ocean by the Australian Federal Court and the International Court of Justice at The Hague.

Once again David is taking on Goliath!

Earth Doctor Reese Halter’s upcoming book is “Save Nature Now.”

Rapport Planète Vivante 2016 : deux tiers des populations de vertébrés pourraient disparaitre d’ici 2020

Scott s warren national geographic creative min
 

Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020. C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine.
Pour mesurer l’évolution de milliers de populations d’espèces vertébrées partout dans le monde, le WWF s’appuie sur l’Indice Planète Vivante, indice reconnu de l’état écologique de la planète. Cette année, la Société zoologique de Londres qui le calcule a utilisé les données scientifiques collectées sur 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.
S’il était encore nécessaire de démontrer la responsabilité de l’Homme dans ce déclin de la biodiversité, le Rapport Planète Vivante 2016 s’appuie sur un second indicateur, l’Empreinte écologique, qui mesure l’aptitude de plus en plus limitée de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité.
Le 8 août 2016, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période.
En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met donc elle-même en danger puisque qu’elle dépend de l’état de santé des écosystèmes pour se développer et plus simplement pour survivre. Le Rapport Planète Vivante 2016 met plus particulièrement l’accent sur l’impact de notre système alimentaire, l’un des premiers facteurs de dégradation des habitats et de surexploitation des espèces (surpêche par exemple), de pollution et d’érosion des sols. A elle-seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.
« Les espèces disparaissent à un rythme sans précédent. Et ce phénomène ne concerne pas seulement les espèces emblématiques que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans. Sans les espèces qu’ils abritent, les écosystèmes vont s’effondrer emportant avec eux les services qu’ils nous rendent qu’il s’agisse d’air pur, d’eau ou de nos moyens de subsistance. Nous disposons des outils qui peuvent permettre de résoudre le problème auquel nous sommes confrontés : il faut maintenant les mettre en action sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité. Plus nous irons loin au-delà des limites de la Terre, plus nous compromettrons notre propre avenir. » - Marco Lambertini, directeur général du WWF International
Pour parvenir à un développement économiquement soutenable, il est donc indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer et ce, sur les questions alimentaires comme énergétiques.
« L’Homme détruit le capital naturel sur lequel il est assis et sans lequel toute prospérité est tout simplement impossible. Notre Rapport Planète Vivante montre que l’’effectif des populations de mammifères, de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens a chuté de 58% en l’espace de 40 ans. Nous devons au plus vite passer de cette période de grande régression à une réconciliation de l’Homme avec la nature et donc de l’Homme avec lui-même. » - Pascal Canfin, directeur général du WWF France

http://www.wwf.fr/vous_informer/rapport_planete_vivante_2016/

 

 

Can we trust Japan’s whalers ?

 

Can we trust Japan’s whalers when it comes to the accuracy of whaling data?

 

Japanese whalers butchering a minke whale


WDC

Dr. Philip J. Clapham seems to be on a publishing roll at the moment. A welcome series of papers on whale conservation and the tragedy of whaling have been flowing from his laptop during the last year.

The most recent work we would note is an article by Yulia V. Ivashchenko and Dr. Clapham, who last year published together, ‘What’s the catch? Validity of whaling data for Japanese catches of sperm whales in the North Pacific’, and in 2016 have followed up this paper with Stretching the truth: length data highlight falsification of Japanese sperm whale catch statistics in the Southern Hemisphere. The paper, from the Royal Society, follows up on the authors’ 2015 study which showed extensive dishonesty in Japanese under- and miss-reporting of sperm whale catches in the North Pacific, The paper undertakes “a similar comparative analysis of Japanese and Soviet sperm whale catches from the Southern Hemisphere (SH)” and concludes “that extensive falsification also occurred in Japanese factory fleets in that region.”

By a careful examination of data on whale catches held at the International Whaling Commission (IWC) headquarters, in Cambridge, UK, the authors have compared Soviet and Japanese pelagic sperm whales catches in the Southern Hemisphere between 1960-1975. Firstly I am guessing you may be asking what use is looking at data over half a century old? Well, in fact its crucial and much of the work of the IWC’s Scientific Committee in making population assessments of current whale population sizes relies heavily on historical catch data. With such long-lived fellow creatures, how do we know if a population is recovering if we don’t know what that population looked like a hundred or fifty years ago? The authors used the introduction of the 1972 IWC International Observer Scheme (IOS), which saw non-national observers put on board foreign whaling vessels, as a point in the history of whaling to be able to compare whaling before, and after, the whaling governments relinquished some control the inspection of its activities. That is, they could no longer manage all inspection and compliance activities themselves without the prying eyes of other countries. The introduction of the foreign observers seems to have had a significant impact. 

 

Japanese whalers

Japanese whalers WDC M Votier

 

The recently revealed Russian whaling data is known to be accurate to an acceptable degree as it comes from the actual logs of the whalers and not the falsified accounts submitted to the IWC. The Japanese data on the other hand is the officially sanctioned data as supplied by the Japanese Government to the IWC; data that to the best of my knowledge, the Japanese Government has never withdrawn or sought to amend. As in their research in the North Pacific, the authors’ analysis highlights the implausibility of the length statistics for Japanese takes of sperm whales in the Southern Hemisphere. Clapham and Ivashchenko report that prior to implementation of the International Observer Scheme the Soviet fleet had killed 5536 female sperm whales, of which only 153 (2.8%) were at or above the minimum legal length of 11.6 m. However, some 97.2% of all the sperm whales killed by the Soviets were below the legal length for females to be taken, as authorised by the IWC. In contrast, during the same period, Japan killed 5799 females and reported that 5686 (98.5%) were of legal size, as set out by the IWC. Furthermore they claimed that 88.5% of the entire length distribution reported as being between 11.6 and 12.0 m – a staggering amount of whales falling in this one 40cm distribution. Post the introduction of the IOS it would appear that the proportion of legal sized females declined dramatically from 98.1% (5686 of 5799) to 9.1% (152 of 1665) after 1971. This not so subtle subterfuge seems to have spilled out into the reporting of kills of larger females (the authors take greater than 12 metres) which were recorded as being 22 times more common in the Japanese hunt than were present in the Soviet catches (553 of 5799 versus 24 of 5536, respectively.

"...extensive falsification of length data"

Interestingly this was also not the case after 1972. As the authors state, “Prior to implementation of the IOS, Japanese fleets were supposedly able to catch 37 times the number of legal sized females (s) as the Soviet fleet. The greatly skewed length distribution in the Japanese catch, together with the high frequency of large females, all indicate extensive falsification of length data... Nor can the difference between Soviet and Japanese length distributions be explained by geographical differences, as both whaling operations overlapped in their spatial and temporal hunting effort, and neither country caught more than a few females south of 50 S.”

Effectively, the authors found that the Japanese data became much more consistent with that of the Soviets after international inspections started. The papers imply that the Japanese whalers were using a series of techniques to undermine the IWC regulatory procedures.

“The phenomenon of ‘stretching’, whereby an undersized whale’s reported length was increased, was well known throughout the industry. Stretching was employed to avoid an infraction penalty when an undersized animal’s length was misjudged by a harpooner. However, as in the North Pacific, the SH data clearly reflect more than the occasional accidental take, and indicate that the catches made by Japan prior to the IOS involved the intentional taking of numerous under-sized whales.”

The paper goes onto note, “It is not known whether the Japanese misreporting involved falsifying catch numbers as well as length statistics, or changes in the sex of the catch (as routinely occurred in Soviet reports to IWC as well as in the Japanese coastal fishery. Whatever the case, the Japanese data on length (and possibly also catch numbers) currently in the IWC Catch Database must be regarded as unreliable and should not be used in population assessments. Given the widespread misreporting that is known to have occurred in the North Pacific, and the suspicions raised within the IWC at the time, the SH results are not surprising. Nonetheless, the misreporting by Japan, together with the USSR’s 30-year campaign of illegal whaling, underscores the past failure of the IWC to manage whale stocks and effectively regulate whaling.”

"Japanese data on length... must be regarded as unreliable and should not be used in population assessments"

Despite the impact the foreign observers seem to have had, Clapham also stated in an interview with The Japan Times (17th September 2016), that even after the implementation of the IWC International Observer Scheme, Japan’s whaling interests still tried to usurp the inspectors to maximize their financial returns He goes on to note that genetic analysis of what’s being sold in the Japanese market today indicates that there is whale meat available that you “can’t account for through the whaling we know about”. 

Clapham and Ivashchenko's papers raise a set of serious questions.

1. Firstly, how can Japan be self-issuing quotas for sperm whales when the IWC database is so corrupted, - corrupted by Japan itself?

2. Secondly, how can the rest of the IWC trust a Japanese Government that has not acknowledged the historical corruption in its whaling industry and previous government inspection schemes?

3. Furthermore how can we and the countries that make up the IWC trust a Japanese Government that now claims that its whaling incorporates “extensive management requirements, such as monitoring, compliance and surveillance measures” (IWC/66/16 Discussion Paper Responses to Japan’s questionnaire and a Way Forward). 

In the same paper to be discussed at this year’s IWC Japan asks the question,“How can we overcome the “dysfunction” of the IWC?”. I would suggest that any so-called ‘dysfunction’ in the IWC is a product of the past and current activity of Japan. As a first step, Japan should withdraw all its 'dysfunctional' so-called ‘scientific whaling’ permits, the implementation of which are undermining the authority of the IWC and flies in the face of the decision of the International Court of Justice. Secondly, Japan should acknowledge the findings of Clapham and Ivashchenko and begin an investigation its own whaling records with the aim of producing accurate records to be submitted to the IWC.

Thirdly, Japan must stop seeking to load the IWC with supporters of its whaling through misuse of its overseas aid programme. Subverting democracy is never a welcome attribute in a nation that is seeking to play an increased role on the international stage.

 

Rencontre

Une belle rencontre avec Pierre Lavagne et avec les élèves de la classe seconde (option cinéma) du Lycée Félix Proto des Abymes en Guadeloupe.

Pierre a parlé des baleines et moi technique et Earthforce

12805920 10207094793586288 6633147698535592973 n

12814556 10207094847347632 3145707935415801189 n

 

Predators and mesopredators

A few recent papers in the elasmobranch world have turned some popular assumptions about sharks and rays on their heads.  First and most high-profile was Grubbs et al (2016) dismantling the shark/cownose ray/scallop trophic cascade that not only became so entrenched that it actually ended up in textbooks, it also inspired the “pest control” mentality behind unsustainable hunting and fishing on a long-lived, slow-growing species.  The same week and with considerably less fanfare (though just as significant from a scientific perspective), Frisch et al (2016) found definitive proof that reef sharks, long thought to be apex predators in coral reef ecosystems, are actually mid-level mesopredators occupying more or less the same position in the food web as many of the larger reef fishes like jacks and groupers.  The reason these papers are significant is that they overturn assumptions made about shark and ray ecology that have had pretty significant effects on the policies that manage these species. The problem with those original assumptions is that they were made without actually looking at what was in these animals’ stomachs. Looking at stomach contents is the most direct way of figuring out what an animal has been eating.  If you find a particular prey species in a shark’s stomach, you now have irrefutable proof that the shark has eaten that species at least once.  The original Myers et al. (2007) paper that proposed the shark/cownose ray/scallop relationship did not actually include any stomach content analysis.  Predator-prey relationships between sharks and cownose rays were inferred basically by showing graphs of shark declines and ray increases next to each other and pointing out that some sharks are big apex predators.  Meanwhile the relationship between cownose rays and bay scallops had more robust support, but it was largely based on experiments with ray-proof enclosures around scallop beds and not directly looking at the cownose ray diet.  In fact, as Grubbs et al (2016) point out, the whole paper more or less gets away with just showing graphs of abundance next to each other without much actual analysis, and almost none of the main conclusions of this very well-known paper actually hold up when compared to hard data.  Studies on stomach contents only show a few of the shark species mentioned by Myers et al. (2007) actually eating any rays at all, and an even smaller handful of true observations of cownose rays in shark stomachs (in fact cobia seem to be more significant cownose ray predators than most sharks).  On the other end of the cascade, the most recent analysis of cownose ray stomach contents by Bade et al. (2014) found no traces of commercially-important bivalves like oysters or scallops in the cownose ray diet.  By taking a good, direct look at the cownose ray diet, researchers were able to show that this animal is not the scapegoat for crashing scallop stocks it’s been made out to be.

Apex predators can be important regulators of their ecosystem (this is a key point in shark conservation efforts), but in many cases sharks have been assumed to be apex predators mostly because they’re large and conspicuous.  The assumption that sharks are always apex predators was directly addressed by Frisch et al (2016), who used a combination of stable isotope and stomach content data to figure out the position of various shark species in the coral reef food web.  What they found was that the most common reef sharks (blacktip, whitetip, and silvertip) were actually mesopredators, kind of the “middle management” of the food web.  This gives them the same ecological role as large fish like groupers and jacks, and means that these fish can take over the predatory role of reef sharks in areas with low shark populations.  They did find that larger species like dusky and tiger sharks do seem to have a true apex predator role on the reef, but not all shark species are equal.  Therefore a lot of the ecosystem-regulating services provided by sharks may actually mostly be the work of a relative handful of the largest, highest trophic level species.  That’s not to say that mesopredator sharks are unimportant: they can take over the prey-controlling duties of large fishes in areas where groupers and snappers have been overfished and vice-versa.  But it may actually only be the largest sharks in the area that actually have that irreplaceable top predator role. So why all this effort to define ecological roles for sharks without actually looking at the diet directly?  Well, for one thing, stomach contents can be kind of gross.

Atlantic menhaden lavaged out of a spiny dogfish shark.  Photo by Ben Bangley.

Atlantic menhaden lavaged out of a spiny dogfish shark. Photo by Ben Bangley.

Documenting stomach contents can be a smelly and labor intensive affair, so I can understand why some people would jump at the chance to infer diet by other methods.  Stomach contents analysis also requires physically getting the food out of the stomach, which can be difficult for the larger species.  There is also an assumption that analyzing stomach contents requires sacrificing and cutting open the shark, which is not ideal when your study animal’s populations are declining.These are all fair points, and alternative methods like stable isotope analysis have gotten more popular in recent years.  Stable isotope analysis involves looking at traces of Carbon-13 and Nitrogen-15 in predator tissues, which can be collected non-lethally and can tell you quite a bit about the long-term diet of the shark.  However, stable isotope analysis is not at the point where prey species can be identified, so while it could tell you that a bull shark has a high trophic level and is feeding mostly in estuaries, it couldn’t tell you for sure that the shark’s stomach is full of cownose rays.There are ways of collecting stomach contents non-lethally.  Various forms a gastric lavage, essentially pumping the shark’s stomach, have been successfully used on a variety of species, including some larger sharks.  I have a particular bias towards this method because it’s what I used to collect dogfish stomach contents for my Master’s thesis.  Frisch et al (2016) used a variation of this method collect stomach contents from reef sharks, which are considerably larger than spiny dogfish.  So non-lethal stomach content analysis can be done, if you’re willing to stick a tube down a shark’s throat.

Marine conservation works best when it’s informed by the best available science.  Policy shouldn’t be based on looking at charts in a way that tells a nice story without any hard evidence behind it.  This means that if we want to say things about the role of sharks in the ecosystem, we’d better be ready to get elbow-deep in their puke.  It’s not the most glamorous work, but it’s the best information possible for defining predator-prey relationships.

References

Bade, L. M., C. N. Balakrishnan, E. M. Pilgrim, S. B. McRae, and J. J. Luczkovich. 2014. A genetic technique to identify the diet of cownose rays Rhinoptera bonasus: analysis of shellfish prey items from North Carolina and Virginia. Environmental Biology of Fishes 97: 999-1012. Frisch, A. J., M. Ireland, J. R. Rizzari, O. M. Lonndsdedt, K. A. Magnenat, C. E. Mirbach, and J. A. Hobbs. 2016. Reassessing the trophic role of reef sharks as apex predators on coral reefs. Coral Reefs. DOI. Grubbs, R. D., J. K. Carlson, J. G. Romine, T. H. Curtis, W. D. McElroy, C. T. McCandless, C. F. Cotton, and J. A. Musick. 2016. Critical assessment and ramifications of a purported marine trophic cascade. Scientific Reports 6: 20970. Myers. R. A., J. K. Baum, T. D. Shepherd, S. P. Powers, and C. H. Peterson. 2007. Cascading effects of the loss of apex predatory sharks from a coastal ocean. Science 315: 1846-1850.

Pourquoi les Baleines sont-elles toujours Menacées en 2016 ?

Baleines danger extinction chasse
 

Le 19 février est la Journée Internationale de la baleine. A cette occasion, nous revenons sur une problématique qui anime régulièrement l’actualité environnementale, celle de la chasse à la baleine et de la préservation de ces espèces menacées. La chasse à la baleine est une pratique ancienne : elle était une coutume chez les basques il y a au moins 1000 ans, mais aussi chez les peuples scandinaves. Au Japon c’est également une pratique ancienne puisqu’on en fait mention dès le 8ème siècle. Enfin, chez les Inuits ou les peuples autochtones d’Amérique du Nord, elle faisait partie intégrante de la subsistance de la vie quotidienne puisqu’une grande partie des activités quotidiennes tournaient autour du commerce des peaux, de l’utilisation des graisses, et de la consommation de la viande.

La régulation de la chasse à la baleine

Pour la première fois en 1937, étant donné la surpêche et les difficultés des espèces de baleines à se reproduire, quelques pays vont signer à Londres l’International Agreement for the Regulation of Whaling afin d’encadrer les pêches commerciales. Quelques années plus tard, 15 pays signent la Convention Internationale sur la Régulation de la Chasse à la Baleine. En créant une « Commission Baleinière Internationale », cet accord marque le début de la régulation internationale de la chasse à la baleine. Des quotas sont progressivement mis en place, jusqu’en 1982 où un moratoire sur la chasse commerciale est adopté. Il entre en vigueur en 1986.Certains types de chasses ont toutefois été autorisés par la Commission, notamment la chasse traditionnelle, qui sert de moyen de subsistance aux populations aborigènes (comme les Inuits), et la chasse scientifique.

La chasse à la baleine aujourd’hui : bientôt interdite ?

Quelques pays continuent aujourd’hui de chasser la baleine. C’est le cas notamment du Japon, de l’Islande, et de la Norvège, qui ont longtemps été culturellement attachés à ce type de chasse. Le Japon par exemple, bien qu’ayant accepté le moratoire en 1987, a continué à chasser sous le motif d’une chasse « scientifique ». En effet, la Convention de 1946 autorise la chasse aux cétacés lorsqu’elle sert des fins de recherche et d’étude scientifiques. Toutefois, la Commission n’ayant pas de pouvoir coercitif sur ses Etats membres, elle laisse aux Etats eux-mêmes le rôle de définir leurs quotas de pêche scientifique. Résultat, la pêche scientifique se transforme en pêche commerciale. C’est en tout cas ce qu’a estimé la Cour Internationale de Justice le 31 mars 2014, en condamnant le programme de chasse scientifique JARPA du Japon.Néanmoins, les autres programmes de chasse du Japon sont toujours d’actualité, et le 30 novembre dernier, le pays annonçait la reprise de la chasse et l’envoi de navire baleiniers de recherche dans les eaux de l’océan austral notamment.En Norvège et en Islande, pays qui n’ont pas ratifié le moratoire de 1986, les instances ministérielles nationales fixent elles-mêmes leurs quotas de chasse et continuent de pratiquer cette chasse en vertu de traditions culturelles. Ainsi, la Norvège annonçait en 2014 des quotas de 1286 baleines, bien que moins de la moitié aient été effectivement chassées.Pourtant, aujourd’hui, ni les Norvégiens ni les Islandais ne mangent réellement de viande de baleine. De plus, la viande de baleine serait l’une des plus riches en métaux lourds, donc sa consommation présenterait des risques sanitaires pour l’homme… Leur chasse ne sert pratiquement qu’à alimenter les zones touristiques où ce sont des étrangers qui consomment. Le reste de la viande est envoyée au Japon où elle est plus consommée. Mais le marché est tellement peu lucratif, que les entreprises de ce secteur ont tenté de l’intégrer dans des nourritures pour chien de luxe…

Les baleines encore en danger ?

Jusqu’à aujourd’hui, le moratoire a permis de rétablir certaines espèces de baleines et de maintenir leur population. Par exemple, les baleines à bosse ne sont aujourd’hui plus sur la liste rouge de l’UICN des espèces en danger d’extinction, mais c’est toujours le cas de la baleine bleue d’Atlantique. En revanche, le rorqual commun et le rorqual boréal, qui constituent encore une partie substantielle des animaux chassés dans le monde, sont toujours considérés en danger. De plus, le réchauffement climatique aurait des conséquences très néfastes sur la reproduction et la capacité de survie de ces mammifères marins. C’est notamment à cause de la prolifération des virus et des algues dans des océans aux températures et aux pH modifiés que les baleines seraient menacées.Très récemment, plus de 300 baleines se sont échouées, mortes, sur les plages de la Patagonie chilienne (difficile de savoir exactement les causes de ce phénomène).Si les baleines sont encore aujourd’hui menacées, la situation s’améliore, et les années à venir pourraient voir les efforts internationaux payer et la pêche se réduire et disparaître progressivement. Aujourd’hui, un consensus assez large au niveau mondial s’oppose à la chasse de ce mammifère : les ports européens en bloquent le commerce, l’Australie mène des actions juridiques internationales contre les pays qui chassent dans l’Océan Austral et des ONG, comme Sea Shepherd, se mobilisent quotidiennement pour empêcher les navires « scientifiques » de chasser.

Les requins à la Réunion

Sea Shepherd: "Cap requins viole la réglementation européenne!"

 

Sea Shepherd: "Cap requins viole la réglementation européenne!"
 
15 octobre 2015 un grand requin blanc a été pêché en baie de Saint-Paul. Des analyses sont en cours pour déterminer sa provenance. Dans un communiqué, un collectif d'associations dont Requin Intégration, Sauvegarde des requins et Sea Shepherd réagit et interpelle les autorités sur le non respect des règles européennes. "Nos associations avec leurs avocats travaillent activement aux suites à donner à cette affaire".

"Pour la première fois, un grand requin blanc a été pris à la Réunion. 


Ce requin a été appaté par un pêcheur rémunéré à moins de 300 m de la côte, en baie de Saint-Paul, zone la plus pêchée mais aussi la plus appâtée au monde depuis deux ans sous prétexte de sécurisation.

Le requin blanc est classé vulnérable par l’UICN, inscrit en annexes II CITES et en annexe 1 de la convention de Bonn. Il est protégé même en Afrique du Sud et Australie
.

Sur décision unique du CRPMEM, sans aucune consultation scientifique, sous un motif de sécurité public, qui n’entre pas dans les attributions juridiques du CRPEM, et en violation des prétendus objectifs du programme, l’animal a été tué.
 
Or le Règlement européen 2015/104 du 19 janvier 2015, que le CRPMEM ne peut ignorer, est clair : il y a "obligation de remettre immédiatement à la mer les captures accidentelles de requins", et "il est interdit de pêcher le grand requin blanc dans toutes les eaux". De fait, CAP REQUINS 2 qui est financé par la Région, l’Etat et certaines communes se moque ouvertement du règlement européen. 

Nos associations n’ont pas manqué de signaler la dangerosité du programme d’appâtage CAP REQUINS 2 qui attire des requins sur la côte Ouest de la Réunion.
Il s’agit maintenant de prévenir les autorités que, par ce programme, la France ne respecte pas la réglementation européenne.


On comprend mieux le manque de transparence de CAP REQUINS 2 sur les prises accessoires : encore des espèces interdites à la pêche par règlement européen qui, en matière d’environnement, n’en déplaise au CRPMEM, s’applique à la Réunion.

 
La France et la Réunion se déshonorent avec ce programme de pêche, sans protocole, sans conseil scientifique, sans observateurs assermentés, qui ne respecte pas la législation européenne.
 
Nous demandons aussi que monsieur le préfet, qui avait promis de la transparence, nous explique comment le CRPEM peut se substituer à l’Etat pour imposer sa juteuse conception de la sécurité en violant de plus, les textes européens.

CAP REQUINS 2 accroît la présence des squales dans les eaux réunionnaises mais le CRPEM prétend sécuriser les eaux littorales par une pêche et un appatage dangereux. 


Il refuse par contre une responsabilité qu’il laisse assurer aux maires des communes concernées.


Il bafoue maintenant la règlementation de l’UE, entraînant dans son infraction l’Etat et les autorités régionales
". 
 
Le Collectif des associations : Aspas, Fondation Brigitte Bardot, Longitude 181, Tendua, Requin Intégration, Sauvegarde des requins, Sea Shepherd, Vagues 
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site