Eco

Cette chimie qui tue à petit feu

Les chimistes, ces apprentis sorciers qui manipulent et dominent le monde du vivant tout en générant des profits astronomiques et ayant un pouvoir absolu, sont le fléau de notre civilisation !!!

Tout le monde (ou presque) connait la POP (musique). Mais savez-vous ce que les POP (Polluants Organiques Persistants) ? On en trouve absolument partout et même si certains sont interdits aujourd'hui par diverses conventions internationales, d'autres "persistent" à nous empoisonner. Ces armes chimiques de destruction massive se trouvent dans tout ce que nous utilisons, ce dont nous nous servons, ce que nous mangeons, dans l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons (pollution chimique, poussières domestiques, poussière d'usure de pneus...). Ils sont pratiquement "indestructibles".

Pcb

Un exemple simple: par la phobie du feux et la crainte de l'incendie, l'homme et son cerveau de génie a inventé le RFB (Retardateur de Flamme Bromé = http://www.cancer-environnement.fr/499-Retardateurs-de-flamme.ce.aspx), qui se trouve dans tout ce qui présente un danger de feu. (plastiques, peintures, bois, textiles, etc...). Et dans le RFB, il y a le "B"= Brome (Br)...une substance chimique extrêmement nocive et un poison pour tout le vivant (https://fr.wikipedia.org/wiki/Brome) ! Impossible de s'en débarrasser même en incinérant, car ses particules se répandent dans l'air, détruisent la couche d'ozone et nous les respirons. Presque tous les plastiques en contiennent et les procédés de recyclage, même les plus performants ne garantissent pas son élimination, sauf peut-être la pyrolyse (https://www.letemps.ch/sciences/dechets-plastiques-se-subliment-gaz-oceans-respirent). Alors recycler le plastique, qui nous envahit, envahit les océans* et entre dans la chaine alimentaire (donc dans notre assiette=poissons, lait, viande...), pour en refaire encore du plastique (l'économie circulaire) est-ce vraiment une solution? Le détruire définitivement pour produire de l'énergie ( gaz, carburant, chaleur, vapeur...) tout en utilisant des filtres performants et en générant un minimum de résidus réutilisables, peut-être...si on élimine le Brrrrrr ...

Substances dangereuses la chaine alimentaire

Revenir à la bouteille d'eau en verre consignée (matière stérile réutilisable 50 à 100x) et produite localement (réduction du CO2) éliminerait 60% des plastiques dans les océans et 80% de contaminants chimiques probables se trouvant dans une bouteille d'eau en plastique ( https://www.breizh-info.com/2018/03/19/92302/sante-eau-bouteille-plastique )

*gires océaniques, fragmentation, transport et déplacement d'organismes et de bactéries …

Article complet expliquant les POP ici : http://cervenad.blogspot.com/2016/09/polluants-organiques-persistants-pop.html

 

Turn down the volume in the ocean

Whales and dolphins use sounds to communicate and navigate in the ocean.
Whales and dolphins use sounds to communicate and navigate in the ocean.
For many millions of years, the oceans have been filled with the sounds of a geologically and biologically active planet: waves, rain, earthquakes and the songs of life from snapping shrimp to great whales. Before the age of engine-driven ships, the resounding voices of the great whales could be heard across an ocean.
Today, in much of the Northern Hemisphere, commercial shipping clouds the marine acoustic environment with fog banks of noise, and the near continuous pounding of seismic airguns in search of fossil fuels beneath the seafloor thunder throughout the waters. In the ocean's very quietest moments, blue whales singing off the Grand Banks of Canada can sometimes be heard more than 1,500 miles away off the coast of Puerto Rico. But on most days, that distance is a mere 50 to 100 miles.
So why should we care?
Over the past decade, scientists who study noise in the ocean have tried to understand how loud, man-made sounds disturb or injure whales and other marine mammals, even driving some to strand on beaches and die.
Christopher W. ClarkChristopher W. Clark
 
 
Brandon SouthallBrandon Southall
 
It is time for us to focus on the more pernicious influence of chronic, large-scale noise on marine life.
Whales, dolphins and seals use sounds to communicate, navigate, find food and detect predators. The rising level of cumulative noise from energy exploration, offshore development and commercial shipping is a constant disruption on their social networks. For life in today's ocean, the basic activities that we depend on for our lives on land are being eroded by the increasing amount of human noise beneath the waves.
These stark realities are worrying. But emerging technologies for quantifying and visualizing the effects of noise pollution can help drive a paradigm shift in how we perceive, monitor, manage and mitigate human sounds in the ocean. Ocean noise is a global problem, but the U.S. should step up and lead the way.
First, we must extend fledgling efforts to fully comprehend the acoustic footprint of our offshore and coastal activities. As a nation, we are failing the oceans by lacking a sufficiently effective program for listening to them.
The U.S. should develop and maintain dedicated undersea acoustic monitoring networks as integral parts of ocean observing systems. This would be lead by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and enabled through private and academic partnerships. Such a plan has been developed; now it should be implemented.
Second, we should encourage and accelerate the development of noise-reduction technologies. Thanks to proactive collaborations among industries, scientists, environmentalists and government officials, efforts are underway within the U.N.'s International Maritime Organization to develop quieting technologies for the most pervasive global noise source: large commercial ships. These and related technologies for reducing noise in oil exploration and marine construction should be standardized.
Finally, federal regulation on ocean noise must be changed. For decades, regulators have focused entirely on the short-term effects of one action at a time. A more holistic and biologically relevant risk assessment system, centered on the concepts of ocean acoustic habitats and ecosystems, is sorely needed. Emerging trends in marine spatial planning are encouraging signs, as is NOAA's support of two groups that are developing geospatial tools for mapping underwater noise and marine mammal distributions in U.S. waters.
The loss of acoustic habitats for marine species that rely on sound to live and prosper is increasing. Solutions are available. The question is whether we humans value and will invest in a healthy ocean ecosystem that supports life, and in doing so, sustain our own health and future.
 

Ces pneus dont on parle si peu

Ah...le pneu. Le "péneou" comme on dit en Provence. Cet accessoire indispensable à tout ce qui roule ou vole. La pollution engendré par les centaines de milliards de pneus, on évite d'en parler car cela pourrait faire peur et ce n'est pas la peine d'en rajouter vu que nous tous, nous avons au moins deux pneus à la maison. Et pourtant. Un pneu s'use par l'abrasion et en ce faisant, les 6 millions de tonnes annuelles de pneus équipant les véhicules mondiaux se transforment en poussière au fil des coups de freins, et cette poussière finit en bonne partie par être lessivée et gagner l'océan. Au total, toutes ces pollutions reviennent à jeter, par un terrien, un sac plastique dans l'océan chaque semaine (212 g par an). Toute cette poussière composée de micro et nano particules de caoutchouc et des adjuvants qu'il contient ainsi que des particules de goudron est aussi dispersée dans l'atmosphère par le vent et se dépose sur les sols où elle est mélangée à la terre par le travail des lombrics et d'autres petites bêtes, qui l'ingèrent au passage de même que les plantes et tout ce gentil mélange entre ainsi dans la chaine alimentaire. L'autre partie, charrié par la pluie, finit dans les cours d'eau et les océans où elle entre dans la chaine alimentaire à son tour, ingéré par les organismes marins. Entre 15 et 31% de tous les plastiques que l'on trouve dans les océans seraient de la matière première qui ont servi à fabriquer des produits de consommation courante. Avec tout cela, il y a des grandes chances que toute cette chimie finit dans nos assiettes. Comme s'il y en avait déjà pas assez.

L usure des pneus et des vetements synthetiques pollue les oceans width1024

On accuse les produits cosmétiques d'être les grands pourvoyeurs de microplastiques retrouvés dans les océans. Si ça n'est pas faux, le rapport publié par l'UICN (Union internationale de conservation de la nature ) montre qu'ils sont loin d'être les plus importants. Bien loin devant eux se trouvent les vêtements synthétiques et, de façon encore plus contre intuitive, les pneus. Pour aboutir à cette conclusion, l'organisation internationale a laissé de côté les microplastiques fruit de la dégradation des gros déchets qui arrivent en mer. Ils ne se sont penchés que sur ces ''poussières'' de plastiques fabriquées à dessein pour entrer dans la composition de toutes sortes d'objets de la vie courante: produits de beauté, peintures, revêtements, etc... ''Les travaux que nous avons menés nous permettent de conclure qu'entre 15 et 31% de tous les plastiques que l'on trouve dans les océans seraient de la matière première'', précise ainsi le rapport.

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L'importance des déchets plastiques que nous rejetons dans les océans est un problème écologique majeur, dont l'ampleur approcherait 15 millions de tonnes par an selon les estimations hautes. Mais ''le public croit encore trop souvent que ce problème se ramène à une mauvaise collecte des déchets plastiques'', indique le suisse Julien Boucher, premier auteur d'une récente étude de l'UICN consacrée aux microplastiques (fragments de moins de 5 mm) océaniques. Dans les pays développés, cette source de plastique océanique est même plus importante que celle due aux déchets, car ces derniers sont en effet assez bien collectés. ''Pour résoudre ce problème, il va falloir repenser la conception de nos objets'' analyse Julien Boucher, qui souligne l'importance de réfléchir à réduire l'usure et trouver des substituts moins polluants. D'autant que la croissance mondiale fait mécaniquement augmenter cette pollution diffuse, même si la collecte des déchets s'améliore.


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A chaque nettoyage organisé par Earthforce FS ou les asso amies, les pneus sont présents.   

Que ce soit dans les fonds marins, sur le littoral ou lors des randonnés dans la nature...

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La pensée écologique est-elle un lavage du cerveau idéologique ou une évidence vitale ?


L'humanité se trouve confronté à 4 problèmes majeurs: croissance démographique, épuisement de ressources, émissions de gaz carbonique, extinction massive des espèces.
Face à ces menaces, l’idéologie dominante mobilise des mécanismes de dissimulation et d’aveuglement: ''Parmi les sociétés humaines menacées prévaut un mode général de comportement, une tendance à s’affubler d’œillères au lieu de se concentrer sur la crise.'' Cette attitude est celle qui sépare le savoir et la croyance: nous savons que la catastrophe (écologique) est possible, voire probable, mais nous refusons de croire qu’elle se produira.
Même lorsque nous nous disons prêts à assumer notre responsabilité, on peut y voir un stratagème visant à occulter leur véritable ampleur. Il y a quelque chose de faussement rassurant dans cette promptitude à culpabiliser. Nous culpabilisons en effet bien volontiers car, si nous sommes coupables, c’est que tout dépend de nous, c’est nous qui tirons les ficelles, il suffit que nous modifions notre style de vie pour nous tirer d’affaire. Ce qu’il nous est plus difficile d’accepter, nous Occidentaux, c’est d’être réduits à un rôle purement passif d’observateur impuissant. Nous préférons nous lancer dans une frénésie d’activités, recycler nos papiers usagés, nettoyer la nature en ramassant les déchets abandonnés par les inciviques, manger bio, nous donner l’illusion de faire quelque chose, apporter notre contribution, faire notre part du colibri.
En matière d’écologie, le déni typique consiste à dire: ''Je sais que nous sommes en danger, mais je n’y crois pas vraiment, alors pourquoi changer mes habitudes?''
Mais il existe un déni inverse:''Je sais que nous ne pouvons pas faire grand-chose pour enrayer le processus qui risque de mener à notre perte, mais cette idée m’est tellement insupportable que je vais essayer, même si cela ne servira à rien!''
Tel est le raisonnement qui nous pousse à acheter par exemple des produits bio. Nul n’est assez naïf pour croire que les pommes étiquetées ''bio'', à moitié pourries et hors de prix, sont plus saines. Si nous choisissons de les acheter, ce n’est pas simplement en tant que consommateurs , mais dans l’illusion de faire un geste utile, témoigner de nos convictions, nous donner bonne conscience, participer à un vaste projet collectif des consom-acteurs.
Retour à la Mère Nature ?
Arrêtons de nous leurrer. La lueur d'une croissance indispensable et la fuite en avant permanente montrent clairement les limites de cet environnementalisme prédominant, étrange combinaison de catastrophisme et de routine, de culpabilisation et d’indifférence. L’écologie est aujourd’hui un champ de bataille idéologique majeur où se déploie toute une série de stratégies pour escamoter les véritables implications de la menace écologique:
1° l’ignorance pure et simple: c’est un phénomène marginal, qui ne mérite pas que nous nous en préoccupions, la vie (du capital) suit son cours, la nature se chargera d’elle-même...
2° la science et la technologie peuvent nous sauver...
3° le marché résoudra les problèmes (par la taxation des pollueurs, etc.)...
4° insistance sur la responsabilité individuelle au lieu de vastes mesures systémiques: chacun doit faire ce qu’il peut, recycler, réduire sa consommation, etc...
Le pire est sans doute l’appel hypocrite à un retour à l’équilibre naturel, à un mode de vie plus modeste et plus traditionnel par lequel nous renonçons à la démesure et l'insatiabilité humaine et redevenons des enfants respectueux de notre Mère Nature.
Le discours écologique dominant nous interpelle comme si nous étions a priori coupables, en dette envers notre Mère Nature, sous la pression constante d’un surmoi écologique: ''Qu’as-tu fait aujourd’hui pour dame Nature? As-tu bien jeté tes vieux papiers dans le container de recyclage prévu à cet effet? Et les bouteilles en verre, les canettes? As-tu pris ta voiture alors que tu aurais pu circuler à vélo ou emprunter les transports en commun? As-tu branché la climatisation au lieu d’ouvrir les fenêtres?''
Les enjeux idéologiques d’une telle individualisation sont évidents: tout occupé à faire mon examen de conscience personnel, j’en oublie de me poser des questions bien plus pertinentes sur notre civilisation industrielle dans son ensemble. Cette entreprise de culpabilisation trouve d’ailleurs une échappatoire facile: recycler, manger bio, utiliser des sources d’énergie renouvelables, etc. En toute bonne conscience, nous pouvons continuer notre petit bonhomme de chemin...
Mais alors, que devons-nous faire?
Nous, êtres humains, nous ne pouvons plus minimiser les dommages collatéraux générés par notre productivité. La Terre n’est plus l’arrière-plan ou l’horizon de notre activité productive, mais un objet fini que nous risquons de rendre invivable par inadvertance. Alors même que nous devenons assez puissants pour affecter les conditions élémentaires de notre existence, il nous faut reconnaître que nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres sur une petite planète non extensible. Cette prise de conscience appelle une nouvelle manière de nous inscrire dans notre environnement : non plus comme un travailleur héroïque, révolutionnaire industriel, qui exprime son potentiel créatif en exploitant les ressources inépuisables, mais comme un modeste agent qui collabore avec ce qui l’entoure et négocie en permanence un degré acceptable de sécurité et de stabilité. Le capitalisme ne se définit-il pas justement par le mépris des dommages collatéraux? Dans une logique où seul le profit importe, les dégâts écologiques ne sont pas inclus dans les coûts de production et sont en principe totalement ignorés. Même les tentatives de taxation des pollueurs ou de mise à prix des ressources naturelles (l’air compris) sont vouées à l’échec. Pour établir un nouveau mode d’interaction avec notre environnement, il faudrait un changement politico-économique radical global inscrit dans une pensée universelle.
L'humanité n'en prend pas encore vraiment le chemin !!!
 
L’image contient peut-être : ciel et plein air

Les coraux protégés aux Antilles Françaises.

Une avancée pour la protection des coraux en Caraïbes.

 

Rédigé le Dimanche 6 Août 2017 à 18:05 par Eden Plongée
 

1o Sont interdits en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin, et dans les eaux marines sous souveraineté et sous juridiction Française, et en tout temps: La mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel; On entend par mutilation les actions provoquant un colmatage, un étouffement, une abrasion, une fracturation ou une fragmentation, des nécroses, un blanchissement des spécimens.
2o Sont interdits sur tout le territoire national et en tout temps le transport, le colportage, l’utilisation commerciale ou non, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat des spécimens prélevés dans le milieu naturel des territoires mentionnés.

Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
 

POURQUOI LES RÉCIFS CORALLIENS SONT-ILS AUSSI IMPORTANTS ?

Les récifs coralliens tels que nous les connaissons aujourd'hui existent depuis quelques 25 millions d'années. Dans les mers tropicales peu profondes, associés à la dynamique géologique régionale, ils forment petit à petit des récifs frangeants et de véritables barrières absorbant de manière très efficace l’énergie des vagues et concourent à limiter l’érosion côtière. La Guadeloupe, dans le Grand Cul de Sac Marin, possède la barrière de corail la plus longue des Petites Antilles (Approximativement 28 km).
Les coraux représentent le tiers des espèces vivantes des Océans, les scientifiques estiment que plus d’un million d’espèces animales et végétales y sont associés et qu’ils accueillent plus du quart des espèces de toute la vie sous-marine.
 
 
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Autrement dit, les récifs coralliens sont un élément crucial de notre patrimoine naturel et de la diversité biologique de notre planète.
La protection des récifs coralliens présente un second intérêt d’ordre économique, relatif à l’ensemble des activités touristiques, de loisirs mais également commerciales qui s’y déroulent (plongée sous-marine, sports de glisse, bateaux à fond de verre, pêche professionnelle et plus largement fréquentation touristique des hôtels et restaurants en bord de plage).
 
 
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.

Les menaces naturelles, des maladies mystérieuses !

Des phénomènes de blanchissement particulièrement importants ont été constatés ces dernières années.
Des hausses anormales des températures de surface au milieu de l'été constatées par endroits dans toutes les mers et les océans des tropiques ont été suivies de phénomènes de blanchissement à grande échelle et de cas de mortalité massive.
En octobre 2005 un phénomène de blanchissement des coraux d’une ampleur exceptionnelle en Guadeloupe a provoqué une diminution du taux de recouvrement en coraux (43 à 52 %).
 
Mortalité du corail Corne d’Elan (Acropora palmata).
Au début des années 1980, une maladie a décimé une grande partie de cette espèce auparavant florissante en Caraïbes. Aujourd’hui, d’importantes surfaces présentent les squelettes morts recouverts par les algues  (Réserve naturelle de Petite Terre, et zones du Grand Cul de sac marin en Guadeloupe par exemple).
 
 
 
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Aux Antilles, en 1983, une maladie mystérieuse frappa les oursins diadèmes (Diadema antillarum) alors qu’ils peuplaient par milliers les eaux peu profondes. De nos jours, l’espèce s’est raréfiée au point qu’il est parfois difficile d’en trouver.
Comme l’oursin diadème est un herbivore, qui broute les algues, au même titre que certains poissons comme les perroquets ou les chirurgiens, dans certains endroits les algues peuvent se  développer de façon spectaculaire jusqu’à ce que les coraux finissent par être étouffés.
 
 
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Des maladies, virales, bactériennes ou fongicides, s’abattent directement sur les coraux. Ces maladies sont partout présentes : maladie de la ceinture blanche, jaune, rouge, noire. Egalement la maladie des taches foncées, la peste blanche.
Personne n’est capable à ce jour de dire ce qui cause ces maladies. Il est probable que tout un éventail de facteur (stress) rende le corail vulnérable aux maladies.
 
 
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Ces facteurs sont soit d’origine humaine, (surexploitation des ressources récifales, pollution, sédimentation due aux constructions côtières où à la déforestation), soit climatiques (réchauffement, cyclones).
 
 
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
 

UN ARRÊTE POUR LES PROTEGER ?

Suite à cet arrêtée, il va falloir mettre en place des mesures concrètes pour éviter la mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel.
Les travaux de terrassement sur la côte,  qui conduisent à une sur-sédimentation dans le milieu marin, sédiments qui recouvrent les coraux que la plupart des polypes sont incapables d'évacuer. Ils sont visibles il va donc être facile d’effectuer des contrôles pour les interdire.
Mais qu’en est-il de la face cachée de la destruction des coraux, cette destruction qui n’est visible, parfois, que par les plongeurs.
 
 
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
La plupart des dégâts infligés aux récifs sont involontaires. Une conférence internationale de gestionnaires a conclu que l'ignorance est la première cause de destruction des récifs coralliens.
La première est la pêche incontrôlée, qui conduit à la surexploitation - situation où la quantité de poissons capturés est telle que l'équilibre écologique est rompu – les nasses aux mailles trop petites capturent énormément de poissons herbivores qui ne sont pas encore apte à la reproduction et les méthodes de pêche destructrices, comme l'utilisation de filets et casiers posés à même le récif.
 
 
 
La seconde est une sur fréquentation de certains sites touristiques qui a un impact non négligeable sur la faune et la flore : par mutilation involontaire, érosion …
Mais également volontaire lorsqu’on déboise pour aménager un campement, par des feux qu’on y allume ou plus couramment l’abandon de déchets plastiques et autres … Les conséquences sont indirectes pour le corail, il y a pourtant l’érosion non négligeable des zones déboisées qui conduisent à une sédimentation du milieu marin, sans compter les déchets qui partent à la mer et recouvrent ou même détériorent les coraux (plastiques, filets, bouteilles, etc.).
 
 

Des solutions ?

Les solutions existent, certaines sont déjà en place.
Les plongeurs ont bien compris que si le milieu marin n’était pas protégé, c’est toute leur activité qui va en pâtir.
En accord avec le Parc National de Guadeloupe, ils ont élaboré une charte de bonne conduite qui vient en complément de la Charte du plongeur responsable de Longitude 181.
 
 
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Des mouillages ont été installés par certaines communes afin de ne plus dégrader les coraux et les herbiers et parfois par des plongeurs. Un allègement de la pression de plongée sur les îlets (moins 1/3) par le report des activités de formation sur des sites moins fragiles, des pratiques de plongée sans contact avec les fonds et l'utilisation d'autres sites de découvertes aménagés par le Parc.
Dans le Grand Cul de Sac Marin, la plongée bouteille dans le cœur de parc de l’ilet Fajou et purement et simplement interdite. A l'exception du site de « la Pierre aux Anges » en limite du cœur de Parc, dans la passe à Colas, un site fréquenté régulièrement par Eden Plongée.
 
 
 
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Et la pêche en Guadeloupe dans tout ça ?
Là on touche un domaine sensible.
La surexploitation par pêche à vocation alimentaire est généralisée et elle est la moins bien réglementée. L’absence de gestion rationnelle (absence de cantonnement de pêche) est ici endémique par désintérêt de l’état et par ignorance des populations concernées. Le manque de contrôle régulier laisse le champ libre à la pose d’engin non conforme et au non-respect de la pêche d’espèce réglementée.
 
 
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Et nous plongeurs nous ne pouvons que constater :
Non-respect du temps de calage des engins de pêche (durée de présence en mer), absence de marquage en surface des nasses, pose de filets sur le récif et sur des fonds de moins de 5 mètres, filets et nasses abandonnés, braconnage de lambis, d'oursins blancs (chadrons), de langouste (au fusil et à la lanterne de nuit), maillage des nasses trop petit … Et le manque de moyen des autorités pour faire appliquer la réglementation.
A noter que ces infractions sont le plus souvent le fait de pêcheurs non professionnels.
Sur le site du Comité des pêches de Guadeloupe vous trouvez toutes les informations sur les tailles de capture.
 
Espérons que cet arrêté va conduire à terme à une prise de conscience de la fragilité du récif corallien et à la mise en place de solutions concrètes pour sa protection en particulier dans la zone adjacente de la zone de cœur de Parc Nationale de Fajou qui n’est soumise actuellement à aucune réglementation particulière.
 
 
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora palmata: Corne d’élan.
 

LES ESPECES PROTEGEES.

 Famille des Acroporidés
Colonies d’ensembles de branches en forme de ramure cylindrique pour les Corne de Cerf et aplatie pour les Corne d’Elan. Taille de 30 à 250 cm.
Acropora cervicornis: Corne de cerf.
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora prolifera: Corne de cerf diffuse.
 
 
 
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Famille des Merulinidés
Colonies croissant selon plusieurs configurations : en bouquets aux bouts de longues colonnes épaisses, en grands monticules massifs avec feuilles à bordures, en tertre irréguliers incrustés de polype. Diamètre du polype environ 3 mm. Taille de 30 à 300 cm.
Orbicella annularis: Corail étoile massif.
Orbicella faveolata: Corail étoile massif.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
 
 
 
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Famille des Agariciidés
Coraux foliacés en forme de soucoupe ou de fine feuille parfois enroulée en spirale. Poussent entre 20 et 50 m. Taille de 30 à 180 cm.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia lamarcki: Agarice de Lamarck.
Agaricia undata. Agarice à Spires.
 
 
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Famille des Meandrinidés
Colonie formant de nombreuses colonnes cylindriques poussant vers le haut à partir d’une masse de base encroûtante. Taille 1.20 à 3 m.
Dendrogyra cylindrus = Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
 
 
 
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Famille Incertae cedis
Colonies formant des petits bouquets densément ramifiés. Souvent la plus grande partie de la colonie est morte, les polypes vivants seulement à l’extrémité des branches. Taille 2 à 15 cm. Profondeur 1 à 20 M
Cladocora arbuscula : Corail arbuscule.
 
 
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Famille des Mussidés
Coraux charnus avec des colonies en forme d’assiettes aplaties. Taille de 15 à 60 cm.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia danaana: Corail cactus à crêtes basses.
Mycetophyllia ferox: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia lamarckiana: Corail cactus ride.
 
 
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Famille des Oculinidés
Colonies en bouquet densément ramifiés. Branches courtes et tordues portant de nombreux polypes surélevés. La plus grande partie de la colonie est souvent morte. Taille 2 à 30 cm.
Oculina diffusa = Madrepora virginea : Oculine diffuse.
 
 
 
Pour en savoir plus sur les coraux de Guadeloupe, venez participer avec Eden Plongée à un stage de biologie sous-marine. Ces stages on le label Esprit Parc National Guadeloupe.
Et pour connaitre les dates des prochains stages de biologie, n’hésitez pas à nous contacter.
 

Le plastique c'est fantastique

Pourquoi le plastique n’a pas d’avenir, même avec le recyclage
 

Nous sommes cernés de plastique. Emballages, bâtiments, vêtements, et surtout : déchets. Notre ère, c’est celle du « plastocène ». Une étude récente fait le point de la situation et estime que depuis les années 1950, plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites, dont la moitié après 2004 seulement. Comme le plastique d’origine fossile ne se dégrade pas naturellement, ces déchets s’entassent progressivement dans les océans, dans les villes et accessoirement dans des décharges, causant d’irrémédiables dégâts sur notre environnement. Que compte-t-on faire de ces montagnes d’ordures ? Quel avenir pour cet élément à la fois bien utile, mais tant problématique ?

Le plastique est apparu au début du 20ème siècle, mais il n’a connu son essor planétaire qu’après la seconde guerre mondiale. Véritable « game changer » industriel, cet essor de la production de plastique a été extraordinaire, tout comme la croissance concomitante de la masse de déchets qui en découle. En guise d’exemple, la part de plastiques parmi les déchets municipaux a augmenté de 1% en 1960 à plus de 10% en 2005, dans les pays dits développés. Or, l’écrasante majorité des plastiques utilisés couramment, dérivés des hydrocarbures fossiles, ne sont pas biodégradables. Résultat : ils s’accumulent, au lieu de se décomposer, dans les décharges ou l’environnement naturel. Car il n’existe qu’un seul moyen de se débarrasser définitivement des déchets plastiques : il faut les brûler. Mais ce n’est pas le sort que connaissent la plupart de ces déchets plastiques : bien souvent, ils contaminent — à très long terme — les écosystèmes. Le plastique est aujourd’hui si omniprésent dans notre environnement qu’il a été suggéré comme un indicateur géologique pour l’anthropocène ! Les générations futures retrouveront des traces de notre civilisation à travers le plastique que nous laissons derrière nous. Et quelles traces.

100 000 mammifères marins tués chaque année
 

Une étude récente, publiée chez Science Advances, a synthétisé toutes les données disponibles sur le plastique depuis le début du siècle dernier : combien nous en avons produit, de quel type, et qu’est-ce qui arrive au matériau une fois qu’il a achevé sa courte vie commerciale. Les conclusions sont édifiantes. Des montagnes d’ordures plastiques gisent dans les océans, les décharges, ainsi que dans les réserves d’eau douce (rivières, fleuves) et les écosystèmes terrestres. Le plastique s’est immiscé partout par notre action. D’ici 2050, les auteurs de l’article estiment que l’accumulation va s’accélérer et atteindra les 12 milliards de tonnes. On ne reviendra pas ici sur les dégâts évidents provoqués par l’omniprésence des déchets plastiques. Comme le dit Roland Geyer, l’auteur principal de l’étude publiée dans Science Advances, « je serai très surpris d’apprendre qu’il s’agit d’un problème purement esthétique ». Sans rire ! Tout le monde connait aujourd’hui l’emblématique « grande poubelle du Pacifique », une aire marine où se concentrent les détritus du monde jusqu’à former un septième continent de déchets en surface. Comme en d’autres lieux, le plastique en surface empêche la lumière de pénétrer dans l’eau, et donc le développement des organismes photosynthétiques végétaux nécessaires à l’alimentation des animaux herbivores. Dans les océans, on retrouve ainsi des déchets jusqu’à 4 500 mètres de profondeur, et jusqu’à 20 kilos au fond des estomacs de baleines. Car celui-ci fait aussi son chemin dans les organismes, sous forme de microparticules, parfois même jusqu’au consommateur. Au total, on estime que 100 000 mammifères marins meurent chaque année en ingérant du plastique (à titre de comparaison, la flotte japonaise tue 330 mammifères marins par ans). 1 million d’oiseaux confondent des résidus plastiques flottant avec de la nourriture. Cependant, il n’y a pas que les animaux et les végétaux qui sont directement touchés. Ces amas colossaux de détritus diffusent également des polluants organiques persistants dans l’environnement (dont le DDT, un pesticide, des PCB, des phtalates et des métaux lourds). Pour l’instant, on estime mal les risques pour les organismes humains. Plus l’animal est placé en haut dans la chaine alimentaire, plus il est contaminé par les plastiques. Pour l’Homme, la consommation cumulative de faibles doses de ces contaminants chimiques pourrait s’avérer déterminante dans le développement de certaines maladies. Les chercheurs cherchent.

Comment en est-on arrivé là ?

Les scientifiques estiment qu’entre 5 et 13 millions de tonnes de déchets sont jetés dans l’océan chaque année. La pollution des petites rivières, des cours d’eau, et des terres est de plus en plus courante. Et il ne s’agit pas seulement des bouteilles et des emballages qui font maintenant partie de n’importe quel séjour à la plage. Ce qui pollue notre eau et notre nourriture est en grande partie invisible : il s’agit de morceaux microscopiques de fibre synthétique, provenant notamment des vêtements ! Ce qui explique l’essor fabuleux de la production de plastique sans fibre au 20ème siècle, c’est surtout son utilisation pour les emballage des objets quotidiens, et pour la construction (BTP). Cependant, la grande majorité du plastique produit depuis 1950 n’est plus en usage : sur les 8 milliards de tonnes produites, déjà plus de 6 milliards ont été jetées. Que sont ensuite devenus ces déchets plastiques ? Selon les scientifiques, seulement 12% ont été incinérés pour s’en débarrasser de façon permanente ; 9% ont été recyclés, ce qui ne fait délayer la date de péremption ; et enfin, 79% (!), soit 5 milliards de tonnes, sont actuellement dans les décharges ou éparpillées au petit bonheur la chance dans l’environnement.

Le recyclage est-il une solution ?

En Europe, 30% du plastique sans fibre est recyclé, 40% brûlé. Aux États-Unis, et dans le reste du monde selon les auteurs, environ 9% est recyclé, et 16% brûlé. Si l’on suit Roland Geyer, l’auteur principal de l’étude, le recyclage n’est pas, hélas, le remède tout trouvé à la mondialisation de la pollution plastique. Le seul bénéfice du recyclage, c’est qu’il devrait réduire la quantité de nouveau plastique à produire. Mais pour l’instant, selon lui, « Nous n’évaluons pas très bien dans quelle mesure le recyclage réduit la production primaire »… Quant à l’incinération, en plus de relâcher des gaz toxiques dans l’air, elle n’enraye guère la croissance quasi exponentielle de la masse de déchets plastiques. En quelque sorte, le plastique est victime de son succès dans un contexte de Croissance ininterrompue de la civilisation humaine. Si le plastique tient aujourd’hui une telle place dans la production industrielle, c’est parce qu’il est durable, pas cher et très résistant. Or, ce sont précisément les raisons pour lesquelles il est très difficile de s’en débarrasser, techniquement, et économiquement. Il ne manque pourtant pas d’alternatives aujourd’hui à ce plastique d’origine fossile. Pour pratiquement chaque production, il existe un matériau alternatif et naturel. Nombre de nos emballages pourraient également être évités. Mais ceci nécessite de changer de fond en comble un appareil productif qui s’est implanté durablement dans le paysage industriel mondial. Alors, que faire ?


Aboriginal Subsistence Whaling (WDC Source)

 

 

WDCS

The international community recognises the rights of certain aboriginal peoples to hunt a limited number of whales to meet nutritional and cultural needs. Over the last few years                      certain aboriginal subsistence whaling communities have abused the definition by allowing whale meat to enter the commercial exchange chain, with whale meat being sold to tourists.               This has allowed for a blurring of the definition which has simply assisted commercial whaling interests to advance their arguments to be allowed to resume commercial whaling.

Talking points

  • Greenland, the USA, the Russian Federation, St Vincent and the Grenadines, Canada all have aboriginal subsistence hunters

  • ASW communities hunt both whales and dolphins

  • WDC has exposed abuses of ASW hunts in Greenland with meat being sold to tourists

  • ASW allows for the hunting of endangered species

  • The IWC needs to change its classification of ASW if it is to remain credible

The International Whaling Commission implemented a moratorium on commercial whaling in 1986. However, the international community has a longstanding policy of allowing                           certain indigenous peoples to hunt otherwise protected whales to satisfy aboriginal subsistence needs. As the IWC itself declares on its website in discussing Aboriginal Subsistence            Whaling.

In several parts of the world native peoples are dependent on whale products for survival.Despite this, the International Convention for the Regulation of Whaling, which established                       the IWC, contains no definition of the key terms, including “aboriginal”, “aboriginal subsistence whaling (ASW)” or “needs”. Consequently, and also as a result of the IWC not                 implementing a management regime for these hunts, the establishment of Aboriginal Subsistence Whaling quotas and the operation of these hunts remain controversial issues for the IWC.

Current situation

The ICRW does not allow for the allocation of ASW quotas to specific aboriginal people; it sets quotas on relevant stocks from which indigenous groups whose needs have been recognized by the IWC can take whales. A government seeking an ASW quota must submit a “needs statement” (no specification or terms of reference for this document is provided by the IWC and, in fact, St Vincent has never provided such a statement in support of its aboriginal quota). The Scientific Committee assesses the status of the stocks and, based on a mathematical calculation specific to that population or species, advises if the catch limit is safe. The Commission must then decide by three-quarter majority whether to set the catch limit requested. Notably, several of the whale populations currently subject to Aboriginal Whaling would probably not be considered suitable candidates for a commercial hunt and the IWC uses a less precautionary catch calculation method to set ASW quotas than it would for commercial quotas. Essentially, when weighing human need against the survival of the stock, the IWC gives a greater emphasis to human need in ASW than commercial hunts. It is therefore vital for the whales that aboriginal whaling is well managed by the IWC to avoid abuse of this category.

The Commission has begun developing an Aboriginal Whaling Management Scheme (AWMS). Like the better known Revised Management Scheme (RMS) for commercial whaling that has long been under consideration by the IWC, the AWMS has two components: the quota setting mechanism which has now been developed for almost all the stocks concerned and a supervision and control scheme to establish how ASW will be managed in the future. Unsatisfactorily, the IWC has made, in the last decade, no progress on the latter, including how to document and evaluate needs and ensure compliance with catch limits and reporting requirements.

Recent Quotas and kills

The IWC has historically set ASW quotas in five year blocks, but since the IWC now meets every two years, has moved to six year blocks. The previous quotas set in 2008 expired in 2012 and were up for renewal in July 2012 at the IWC annual meeting in Panama. Canada sets its own quotas and the federal government raised the number of bowhead whales that can be hunted each year in Nunavut to three in May 2012.

In July 2012, the IWC issued new quotas for the Russian Federation, the USA and Bequians of St Vincent and the Grenadines. The IWC rejected a proposal from Denmark on behalf of the hunters of Greenland, after Denmark refused to accept an amendment to their quota request, and in pushing their inflated proposal to a vote, lost the whole quota from the end of 2012.

The IWC Quotas for 2013-2018

Bering-Chukchi-Beaufort Seas stock of bowhead whales (taken by native people of Alaska and Chukotka) -A total of up to 336 bowhead whales can be landed in the period 2013 - 2018, with no more than 67 whales struck in any year (and up to 15 unused strikes may be carried over each year).

Eastern North Pacific gray whales (taken by native people of Chukotka) - A total catch of 744 whales is allowed for the years 2013 - 2018 with a maximum of 140 in any one year.

Humpback whales taken by St Vincent and The Grenadines - For the seasons 2013-2018 the number of humpback whales to be taken shall not exceed 24.

The IWC Quotas for 2014-2018 (agreed at IWC65 in Slovenia)

The number of fin whales struck from the West Greenland stock in accordance with this sub-paragraph shall not exceed 19 in each of the years 2015, 2016, 2017 and 2018

The number of minke whales from the Central stock shall not exceed 12 in each of the years 2015, 2016, 2017 and 2018.

The number of minke whales struck from the West Greenland stock shall not exceed 164 in each of the years 2015, 2016, 2017 and 2018.

The number of bowhead whales struck from the West Greenland shall not exceed in each of the years 2015, 2016, 2017 and 2018.

The number of Humpback whales struck off West Greenland shall not exceed 10 in each of the years 2015, 2016, 2017 and 2018.

Recent ASW Whaling

 

 

WDC has a series of general concerns about the IWC’s management of ASW whaling, as well as specific concerns about individual hunts.

Failure to provide vital scientific data

The Scientific Committee is reliant upon whaling nations to conduct surveys of the whales they hunt and collect data such as DNA samples to help elucidate stock structure and to provide the information needed to set quotas. Failure to provide this data has serious implications. For example, without new survey and genetic data the Scientific Committee could only base its evaluation of the sustainability of Greenland’s fin and minke whale hunts on outdated assessments (from 1987 for fin whale and 1993 for minkes). For years, and with increasing urgency, the Scientific Committee warned the IWC that, without specific information from Greenland, it could not guarantee the sustainability of the hunt, and advised of “potentially serious consequences for the status of the stocks involved”. Greenland repeatedly failed to provide the data until, in 2005, faced with the IWC cancelling its fin whale quota, it volunteered to reduce its hunt to 10 whales (from 19) in the last two years of the block quota. Finally in 2006, it provided enough data for the Scientific Committee to resolve new population estimates for both species.

Strike and landing limits

ASW quotas are expressed inconsistently. After many years of campaigning by WDC, other NGOs and some conservation led countries, a strike limit is now set, meaning that once that number of whales have been hit with a harpoon (or rifle in the case of Greenland), hunting must stop, regardless of how many were landed. For other hunts, a landing limit is set. WDC is concerned that landing (or ‘take’) limits do not provide strong incentives for hunters to land all the whales that they strike. This has serious conservation implications (for example, during the 2001 Alaskan bowhead hunt, 26 whales were struck and lost). It also raises significant welfare concerns. A wide range of wounds can be inflicted by harpoons and rifles - from lacerations to soft tissue, organ or bone damage, and loss of flippers and flukes. Injured whales that do not die within hours or days may still be prevented by their wounds from functioning normally, including communicating, migrating, feeding and reproducing, and may die a premature death as a result of infection, starvation, or predation. The Bequian quota is set at number of whales ‘taken’ and this should be changed to struck to be consistent with best practice.

Who qualifies?

The IWC provides no complete definition of the word ‘aborigines’ although it is assumed through practice to refer to native or indigenous people. The IWC permits contracting governments to nominate those whom they consider applicable. Even though the IWC has been clear on what they regard as those who should benefit from aboriginal subsistence hunts there is no formal requirement that they meet any definition agreed in wider international law based on cultural or anthropological parameters.

Paragraph 13a of the Schedule to the Convention describes the aim of Aboriginal Subsistence Whaling (ASW) as “catch limits for aboriginal whaling to satisfy aboriginal subsistence need”.  In 1982 the IWC Working Group noted that,

'Aboriginal/subsistence whaling means whaling, for purposes of local aboriginal consumption, carried out by or on behalf of aboriginals, indigenous or native peoples who share strong community, social and cultural ties related to a continuing traditional dependence on whaling and on the use of whales.

Local aboriginal consumption means the traditional uses of whale products by local aboriginal, indigenous or native communities in meeting their nutritional, subsistence and cultural requirements. The term includes trade in items which are by-products of subsistence catches’ [Emphasis added].

Also, at the 36th Annual meeting in 1984, the ASW Sub-committee provided guidelines on the format and content of needs documentation. These guidelines, which the Commission agreed provided “a useful checklist of information to be provided in considering aboriginal/subsistence whaling”, sought details such as “role of whale products as food in the community/importance of whale products in the traditional diet” and “number in each whaling community”. This emphasis arguably reflects the IWC’s intent that the human population whose needs are being considered is the whaling community, not the population at large

Both Norway and Japan have taken advantage of the lack of a formal definition to try to blur the distinction between subsistence and commercial whaling by making applications on behalf of those engaged in ‘small type whaling’. St Vincent and the Grenadines, whose whaling operation is the remnant of a post-colonial commercial ‘Yankee’ whaling operation from the late 1800s, has secured a quota for the inhabitants of one of its islands (Bequia) although they are not pre-colonial firstpeople.

Of course any definition is now openly abused as we see in Greenland but, increasingly also in other countries if this 2012 comment on the Alasakan Dispatch Website can be taken as true.

Statement by non-native Alaskan about eating Bowhead whale

What is “need”?

Traditionally, the IWC has taken a twin approach in considering ASW applications; requiring to be satisfied that applicants have demonstrated both a nutritional/subsistence need for whale meat, and a cultural (i.e. traditional) reliance upon it. Historically, the Schedule specified that whales can only be taken by those “whose traditional aboriginal subsistence and cultural needs have been recognised” (our emphasis). Unfortunately, this language was not carried forward when quotas were amended in 2002. WDC believes that the previous twin approach, that highlighted the importance of nutritional need, should be re-examined.

Subsistence

In the majority of ASW cases, biological or nutritional need (i.e. the need for physical sustenance) is met or supplemented by other locally-sourced foods (including small cetaceans and other marine mammals) or increasing ‘imports’ of non-local, sometimes ‘western’ food. Thus, to justify a continued claim for an ASW quota, WDC believes that claimants should have to show something more – that their continued nutritional reliance on whales over alternatives is part of their traditional culture. WDC believes that when assessing subsistence need, the IWC should have all the relevant facts before it, including, at least, what takes of small cetaceans are being consumed by these communities in addition to the big cetacean takes proposed. Before making a judgment to allow a hunt on a potentially endangered species the Commission must be able to make an assessment of the relative impact of not granting a quota verses the risk of hunting on such endangered populations

Non-commercial

It would seem self-evident that a so-called subsistence quota should not countenance any commercial elements. However, in Greenland, once the hunting crew and boat owner have taken their share of the whale, the rest is sold to a state-owned company that processes (packages and freezes) it for distribution all over the territory, including through supermarkets. Increased evidence appears to be coming to light of narwhal that have been killed solely for their tusks, the fabled ‘unicorn horn’. The mixing of commercial and nutritional needs clouds the ability to make an appropriate assessment of the real nutritional needs of these communities.

Local consumption

All the ASW allocations require “the meat and products of such whales …to be used exclusively for local consumption”, although the Greenland and St Vincent quota do not require the consumption to be by the “aborigines”. As a result, the widely distributed whale meat distributed in Greenland can be consumed by all residents, not necessarily just the Inuit population. WDC has exposed the fact that whale meat is also available to tourists. Whale meat has It is also exported to Denmark for the non-commercial use of Greenlanders living there. The IWC does not formally define “local”, but an IWC panel suggested in 1980 that it be defined as “the barter, trade, or sharing of whale products in their harvested form with relatives of the participants in the harvest, with others in the local community or with persons in locations other than the local community [with] whom local residents share familial, social, cultural, or economic ties…”. However, this definition was never formally adopted by the IWC.

Culture

WDC believes that the IWC should apply two criteria in respect of culture to its assessments of ASW claims: Whaling must be central to the culture of the claimants and they must have a long and uninterrupted history of whaling. This was a point of controversy in repeated applications by the US in the 1990s for the Makah tribe of Washington State to hunt gray whales. Although the Makah tribe had a US treaty right to whale, at that time they had not done so for over 70 years and many IWC member states argued that a continuing tradition could not be claimed. Many IWC members still do not believe that the claim of the Makah has been recognised by the IWC and is therefore, not endorsed by the international community.

Welfare Issues

The IWC recognises that killing methods used in ASW hunts are typically less efficient than those used in commercial whaling operations, often leading to higher struck and lost rates and longer times to death. The IWC has passed several resolutions seeking improvements in the humaneness of aboriginal subsistence whaling operations.

There are serious concerns about the efficiency of some methods used in aboriginal subsistence hunts, particularly the use of underpowered rifles in Greenland as a primary killing method for some minke whales and as a back-up (secondary) killing method for the much larger fin whales. However, the IWC leaves the decision about which equipment to use to the discretion of the hunters.

Hunting data are shared at annual working groups and advice about techniques and equipment is provided by experts during regular technical Workshops. However, in many cases, the information provided by Aboriginal Subsistence Whaling nations is incomplete or not based on consistently applied criteria. For example, Greenland’s hunters use the same harpoon on the same species (minke whale) as Norway, but apply different criteria for judging the onset of death or insensibility - making it difficult to draw useful conclusions from a comparison of their techniques. Furthermore, Greenland does not collect welfare data for each whale landed, making a full comparative analysis of its different killing methods for the same species impossible. For example, in 2006, Greenland reported the time to death data for only 13% of minkes it killed with rifles (the less effective killing method), while it reported data for 94% of minkes killed with the more efficient harpoons.

Blurring the lines

It has long been a strategy of the proponents of commercial whaling that they wish to blur the lines in the minds of the public between what is Aboriginal Subsistence Whaling and commercial whaling. The recent attempts at secure a ‘compromise’ deal on Japanese whaling are one case in point. WDC believes that this technique to try to circumvent the IWC is highly inappropriate and unethical.

ASW claims should be judged on their merits wherefore the IWC determines such claims have a legitimate basis in fact. However, where aboriginal peoples seek to ally themselves with commercial interests they should be prepared for the IWC to not look so favourably on their requests.

The failure of Greenland to obtain a quota in 2012

Following revelations by the Whale and Dolphin Conservation (WDC) and the Animal Welfare Institute (AWI) of the wide-spread commercial sale of whale meat in Greenland to tourists, increasingly concerned IWC Member States reacted by refusing to grant Greenland any increase in its hunt of large whales for so-called aboriginal subsistence needs. Indeed, in a procedural failure, Denmark failed to get any quota approved at all.
Greenland was seeking to increase the number of endangered fin and humpback whales it kills for the subsistence needs of its native people for the next six years, but the undercover operation conducted by WDC and AWI exposed how Greenland has been actively undermining the IWC’s ban on commercial whaling by openly selling whale meat in the vast majority of its restaurants and also in supermarkets.

The EU offered to amend Denmark’s proposal, but Denmark refused, demanding that its original proposal was voted on immediately. The final IWC vote was 25 in favour, and 34 against, 3 abstained. Failure to obtain the 3/4 majority meant that the proposal was rejected.
 
Criticism of Greenland was led by the Latin block of countries who pointed out there was little difference between what Greenland was doing in feeding whales to tourists and that practiced by commercial whaling operations.
 
Claims by Denmark on behalf of Greenland that they would not stop selling whale meat to tourists and that Greenland’s whalers could use baseball bats to kill whales if they wanted to, did little to endear Greenland to the rest of the IWC.
 
The European Union originally struggled to come to a position due to ongoing confusion over its internal decision making processes. WDC worked extensively with the EU Commission to give guidance to the EU Member States and eventually, EU Members who shared WDC’s concern that Greenland’s whaling was not in fact properly regulated aboriginal subsistence whaling, forced an internal vote on the Danish proposal. This resulted in the EU voting in a block in an attempt to amend the Danish proposal.

Denmark was fully aware of the EU position as well as the strong opposition amongst other members of the IWC, so in pushing their original proposal, they knew it was bound to fail and so rob the actual aboriginal subsistence hunters of Greenland's remote communities of an IWC quota.

In 2014, further to threats from Denmark that it would leave the IWC if the EU Commission did not support its proposals, Greenland secured a new quota for the period 2014-2018.

 

Plastic pollution threatens water quality in world’s oceans

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Capt. Charles Moore

 

In 2003, we declared war on Iraq after accusing Saddam Hussein of harboring “weapons of mass destruction” (WMD). Our government claimed that it had to keep our country safe. We spent thousands of lives, and billions of dollars on this war about WMD, which turned out not to exist.

In the meantime, day by day another insidious WMD has been growing exponentially in our oceans. Disposable plastic debris is now ubiquitous in the world’s oceans, where it is wreaking havoc on marine life and contaminating our seafood supply, a primary source of protein for billions of our global population.

And the world’s governments stand idly by, ignoring this new WMD that is growing in our oceans.

 

Quoting Capt. Charles Moore, the sea captain who first discovered the Great Pacific Garbage Patch in the north Pacific Ocean, “The world is awash in plastic. We wrap it around the food we eat and virtually every other product that we consume or use. Disposable plastic products pose a threat to all marine life.”

Marine scientists estimate that by 2050 there will be more plastic in our oceans than fish.

That prediction is not so surprising since the amounts of disposable plastic products that we use are in fact staggering. Just here in the U.S.:

We use 100 billion plastic bags every year;

We use 50 billion plastic bottles every year;

We use 500 million plastic straws every day;

We use 25 billion styrofoam coffee cups every year (almost 3 million every hour!);

And 800 trillion microbeads disappear down our drains every day (in addition to all the other plastic “stuff”).

That adds up to the production of 300 million tons of plastic every year, a great part of which ends up in our oceans. It is well known that plastic litter in the ocean can entangle and eventually drown millions of sea creatures. But additionally, after the plastic enters the ocean, it slowly photodegrades and eventually breaks down into tiny pieces so small that often they cannot be seen by the naked eye. Hundreds of species from the smallest fish to the largest blue whale mistake these microplastics for natural food which they ingest but cannot digest, causing a slow and painful death of the marine animal.

Gruesome examples abound and have been reported in the media. As far back as 2002 a dead Minke whale washed up on the coast of Normandy, France, with nearly a ton of plastic in its stomach, including bags from British supermarkets. In 2008, two sperm whales stranded on the California coast and were found to have over 400 pounds of plastic bags in their intestines.

More recently an emaciated whale floated into a small cove in Norway. The whale had to be shot to take it out of its misery. During the necropsy, about 30 large plastic bags were removed from the whale’s organs.

 

Albatross chicks, hatched on the remote Midway Island in the Pacific Ocean, die by the thousands with their stomachs full of disposable plastic that has been fed to them by their parents who mistook the bright colored plastic pieces for food. And these are only some of the reported tragedies. We have no idea how many other creatures die and sink to the bottom of the ocean after a grisly death of starvation or torn flesh.

As yet we do not know how much harm is being done to humans. We do know that the lantern fish, plankton and krill eat immeasurable amounts of plastic particulates and their contaminants. These bait fish are then devoured by larger fish, and are quickly passed along the food chain ultimately ending up on our dinner plates.

So how do we confront these plastic weapons of mass destruction? We must reduce the daily outflow of plastic into our oceans. We can dramatically reduce our use of plastic by refusing to use disposable plastic products and we must recycle whatever residual plastic we continue to use. We can help with beach and ocean clean-ups. But at the end of the day these activities are only Band-aids that are insufficient to solve the problem.

As Capt. Moore stated some years ago, “The reality is that only by preventing disposable plastic products from getting into the ocean in the first place will a measurable reduction in the ocean’s plastic load be accomplished. Until we stop the flow of plastic to the sea, the global threat of this plastic age will only get worse.”

So while our government continues to protect the American people from possible overseas threats it ignores the real threats posed by our own domestic industries who are enabling havoc in our oceans, and exposing unknown numbers of our population to the hazards of plastic pollutants.

In 2017, it is way past time for governments to declare war on plastic before it is too late.

[And until the governments awake, the public may help the cause by joining the new global organization at: www.breakfreefromplastic.org.]

Goffinet McLaren is an environmental activist and author who lives at Pawleys Island.

 

Overshoot Day

Minhbao net mat dan oxy

Le 2 août 2017... c’est comme si notre planète disparaissait sous nos pieds. Notre gourmandise de ressources naturelles, notre soif sans fin pour le gaspillage et les déchets nous conduisent, jusqu’à la fin de l’année, à vivre à crédit. Depuis plus de vingt ans, l’over­shoot day symbolise ce moment à partir duquel nous avons collectivement épuisé le potentiel renouvelable de la planète. Cette date fatidique arrive chaque année plus tôt. Au rythme où nous vivons, il faudrait presque une planète de plus pour satisfaire nos besoins.

« Aujourd’hui, l’humanité est collectivement l’auteure de la disparition des espèces »

Au milieu de l’été, la publication de cet indicateur souligne que malgré notre prise de conscience collective de l’érosion de la biodiversité et du changement climatique, malgré une mobilisation sans précédent de la société, nous ne nous éloignons pas encore du pire. Récemment, des études alarmantes sur l’imminence d’une sixième extinction massive ont été publiées. Il y a 65 millions d’années, l’homme n’était pas responsable de la 5e extinction, celle des dinosaures. Aujourd’hui, l’humanité est collectivement l’auteure de la disparition des espèces.

Une sécheresse inédite

C’est une façon de se rappeler combien notre existence sur la planète Terre est fragile. En France, nous faisons face à une sécheresse inédite depuis plus de trente ans. Les feux de forêt se sont multipliés. Un récent rapport indique que sans action pour limiter le réchauffement de la planète, nous pourrions connaître des pics de chaleur à plus de 50 °C d’ici à la fin du siècle en France.

Et pourtant, certains osent encore prétendre que nous n’y pouvons rien, que rien ne sert de mettre en œuvre l’accord de Paris, que nous avons encore le temps pour changer de modèle agricole, pour sortir des énergies fossiles. Et avec la croissance exponnentielle de la démographie, nous avons plutôt l'impression d'entrer de plus en plus chaque jour dans une urgence absolue.

A réfléchir...

Actions Vertes / La Nature à Vendre

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Billet par Danièle Favari (Juriste environnementale, veille juridique des Collectifs nationaux, intervenante auprès du Parlement européen et du Cese, auteure)

ANIMAUX - Monétarisées et financiarisées, d'immenses zones naturelles sont transformées en produits boursiers ou fonds spéculatifs. En investissant dans des actions d'espèces en voie d'extinction, de "mouches des sables amoureuses des fleurs", d'"orangs outans" ou encore des infatigables "saumons", tous "empêcheurs de tourner en rond"; les entreprises polluantes et peu scrupuleuses obtiennent des "certificats de bonne conduite" qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes... ou pire, de les exercer en toute bonne conscience. Ainsi est apparue la notion d' "actions vertes" (marécages, cactus, chiens de prairie ou encore lézards), de "capital naturel" et de financiarisation de la nature, selon le précepte que la nature serait en danger parce qu'elle est gratuite. Le prix des produits de consommation courante ou manufacturés; c'est ce que qu'ils coûtent réellement ou ce qu'on est prêt à payer pour se les procurer. La nature est elle une valeur échangeable et faut-il donc y mettre un prix comme sur toute chose pour ne pas la voir se déprécier?

Gratuite, la nature?

C'est le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles aux Etats-Unis (1) -où les colonies ont totalement disparu dans 27 états pour cause de pesticides systémiques- qui a donné une valeur aux écosystèmes pour la pollinisation des récoltes, processus indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs (graines, fruits, racines ou bulbes, feuillages). Les abeilles y participent à 80%. Sans elles, l'homme devrait donc la faire à la main. Sans ces pollinisateurs, dont la valeur a été estimée par l'Inra à 153 milliards d'euros, notre source d'alimentation se limiterait principalement aux seules céréales.

La biodiversité, une forme de "capital naturel"

Le "capital naturel" fait référence à la terre, à l'air, à l'eau, aux organismes vivants ainsi qu'à toutes les formations présentes sur la Terre qui nous procurent des biens et services environnementaux requis pour notre survie et notre bien-être. "Il est le stock qui produit le flux de ressources naturelles: les poissons dans l'océan qui génèrent le flux de pêche allant sur le marché; la forêt sur pied à l'origine du flux d'arbres coupés; les réserves de pétrole dans le sol dont l'exploitation fournit le flux de pétrole à la pompe" (2). Soigneusement conservées dans des bio-banques, dont le chiffre d'affaires dépasse pour certaines les 30 millions de dollars chaque année (3), des actions « serpents jarretière », « truites arc-en-ciel » « éperlan » « longicorne » ou encore « crevettes » permettent aux « clients » de choisir un produit pour compenser la destruction inévitable des espèces par le projet d'aménagement qu'ils envisagent au sein du territoire concerné, les soulageant ainsi de leur responsabilité et leur permettant de se dédouaner de leur absence de culpabilité par un retour sur investissement prometteur.C'est la loi de l'offre et de la demande, celle du marché appliqué aux espèces en danger. C'est ainsi que certaines espèces -plus « lucratives »- pourront subsister tandis que d'autres disparaitront irrémédiablement. La rareté va engendrer une hausse du prix de telle ou telle espèce, non pas en devenir, mais en voie de disparition. Basé sur un système économique où seules les notions de travail et du capital avaient de la valeur, le "capital naturel" représente donc aujourd'hui une tentative de prise en compte par la science économique des apports et des contraintes du milieu naturel sur les activités économiques humaines. Jusqu'ici négligé, il aurait mené à sa perte les ressources naturelles, la dégradation de l'environnement naturel et la perte de services environnementaux. C'est un nouvel espace économique (4) qui intéresse, désormais, banques et investisseurs et permettrait de prendre en compte certains aspects des interactions entre la sphère économique et la sphère écologique ou de rendre visible la valeur intrinsèque de la nature pour l'adapter au système. C'est le principe de la compensation du dommage et de l'impact écologiques sur les espèces ou leur habitat.

La biodiversité, nouvelle opportunité?                                                                                                                                                                                                                                                 Pas vraiment car les Mitigation Banks qui ciblent un milieu naturel prioritaire: les zones humides, sont apparues dès 1970 aux Etats-Unis et c'est en 1991, que furent créés les 1ères banques de la biodiversité. "Ecosystèmes des services", "banques de la biodiversité", "banques de la conservation", tous ces vocables ont pour unique but de dissimuler l'approche économique sur l'écosystème de la biodiversité et la marchandisation de la nature au nom d'une spéculation financière inavouable. Or, la nature n'a pas été produite pour être vendue, ce n'est pas un bien économique, ni un bien en accès libre, ni une connotation marchande, mais un bien commun dont l'Etat Nation doit être le garant. Et « les biens communs ne peuvent être mis sur le marché » (5) . Sommes-nous propriétaires de la nature, des animaux et, d'ailleurs, déplace t-on des populations entières d'espèces d'un endroit à un autre sans dommage collatéral? Ne risque t-on pas de priver les générations futures de leur droit à l'auto-suffisance alimentaire?

Permis de polluer, de détruire tout en ayant bonne conscience.                                                                                                                                                                                                     Ainsi, la forêt de Bornéo -qui abrite l'un des écosystèmes les plus riches en biodiversité- a été achetée par un fonds d'investissement qui la revend aux producteurs d'huile de palme; c'est ainsi que plus de 2/3 de ses arbres ont disparu (6). Les 80.000 hectares restants de la forêt primaire sont la propriété de Malua Bank dont l'approche commerciale cherche à rentabiliser sa valeur écologique par sa conversion en unité monétaire. C'est pourtant le système économique lui-même qui détruit la nature: consommation d'eau, déforestation, destruction des zones humides, réchauffement climatique, empreinte écologique. Déjà, le « jour du dépassement » (7)arrive de plus en plus tôt dès le mois d'août. En 2050, nous aurons alors besoin de 2 planètes ½ pour assouvir nos besoins. Or, conservés in situ, les écosystèmes fournissent des services pour notre préservation: contrôle de l'érosion, capture du carbone, etc... Le marché du carbone a été créé par le "système européen d'échanges des quotas d'émissions de carbone"; c'était le choix de l'Union européenne après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005. Basé sur le système du « cap and trade/compliance » (8) , ce mécanisme économique comprenait deux volets: un plafond d'émissions fixé par le régulateur du marché (la Commission européenne), et un système échange de quotas d'émission (ETS) entre acteurs publics et privés contraints à réduire leurs émissions de CO2. Ce système concernait quelques 15 000 installations industrielles qui étaient soit bénéficiaires à titre gratuit (à concurrence d'un certain plafond), soit acheteurs sous forme d'enchères (9) d'un droit à émettre des gaz à effet de serre. Pour réduire ses émissions, chaque pays industrialisé signataire recevait, en effet, un quota de carbone, il permettait à une entreprise "polluante" A qui n'utilisait pas ses crédits de les revendre à une entreprise B qui dépassait son quota avec, néanmoins, la possibilité d'investir dans des sources d'énergie propre dans un pays moins industrialisé. C'est ainsi que l'entreprise allemande "Global Woods" a saisi cette opportunité et que l'Ouganda est devenue l'une de ses destinations-carbone où elle investit, espérant contribuer à la protection climatique.

De là est née l'idée -avec pour objectif fallacieux de la sauver- d'appliquer un coût à la nature. Et aux écosystèmes: la loi de l'offre et de la demande. C'est surtout la fin de notre planète, telle qu'elle existe aujourd'hui.

 

(1) (en anglais, « Colony Collapse Disorder »: CCD)

(2) Herman Daly (1994, p 30) (Glossaire du CEECEC)

(3) 2,5 à 4 milliards pour l'ensemble des banques référencées

(4) The MATRIX (Innovative Markets and Market like instrument)

(5) Alberto Lucarelli, Politis « hors série » novembre-décembre 2014

(6) Il reste à peine 45 400 km2 de terrain couverts par la végétation sur 364 000 km2 de terrain.

(7) « Overshoot Day »

(8) marché pour protéger la santé humaine et l'environnement par le contrôle de grandes quantités d'émissions à partir d'un programme de plafonnement et d'échanges

(9) Les transactions peuvent se faire sur un marché organisé (une bourse du carbone), ou de gré à gré (Over The Counter), directement entre un acheteur et un vendeur

Les pompes des océans

Leur cycle de vie a bien des répercussions sur les mers. Les chercheurs sont venus à les surnommer « les pompes de l’océan ». En effet, les baleines remontent en surface de la matière organique nourricière issue des poissons engloutis dans les profondeurs et rendue accessible au microplancton via leur fèces, c’est-à-dire les excréments. Vu que les baleines se nourrissent dans certaines eaux puis migrent ensuite dans d’autres eaux pour se reproduire ou accoucher, la circulation de ces nutriments prennent eux aussi une direction horizontale. Il s’agit du « tapis roulant » baleinier explique Joe Roman. Lorsqu’ils meurent, les cétacés redescendent ensuite une dernière fois dans les fonds marins pour servir de nourriture aux animaux nécrophages, c’est-à-dire qui se nourrissent de cadavres. La boucle de la chaîne alimentaire est ainsi bouclée.

Enfin, les baleines seraient une espèce animale qui pourrait atténuer l’impact du changement climatique sur les océans. Les chercheurs ont constaté que contrairement aux espèces qui ont une courte durée de vie, les baleines présentent davantage de résistance aux événements extérieurs. Joe Roman précise : « Parce que ce sont des espèces qui vivent longtemps et n’ont des petits que peu souvent, les oscillations sont atténuées et le système entier est stable. » Ainsi, le fait de ne plus les chasser permet désormais de maintenir le carbone de leur carcasse dans les océans et non plus dans l’atmosphère.

Cette découverte est réellement fascinante. La nature saura toujours nous impressionner… Nous sommes ravis de constater que les lois internationales pour protéger les baleines ont eu un effet positif sur leur population (et par conséquence pour toute la planète), même si nous savons qu’il y en a encore qui leur font du mal… C’est une excellente surprise de réaliser que ces cétacés ont un rôle dans la régulation du réchauffement climatique.

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Pollution plastique des océans

Pollution plastique des océans : la faune souffre en continu

 
En février 2017, une baleine à l’agonie retrouvée près des côtes norvégiennes a dû être euthanasiée. La cause de cette souffrance ? Une trentaine de sacs plastique obstruait son estomac l’empêchant de se nourrir. Cet exemple n’est pas un cas isolé. Actuellement, les océans contiennent plus de 280 millions de tonnes de plastique sans compter les milliards de micro particules de plastique. Ce fléau réel ne peut diminuer sans l’intervention de l’homme.

Avec sa durée de vie de 450 ans, le plastique est devenu le roi des océans. Mauvaise nouvelle, sa présence ne cesse d’augmenter. Selon une étude récente du CNRS, il a désormais atteint la banquise arctique et menace sa faune. Le plastique a 2 effets néfastes pour les mammifères marins. Certains se retrouvent directement pris au piège par le matériau, ils se blessent ou meurent d’épuisement en tentant de s’en défaire. D’autres l’ingèrent, s’étouffent et finissent par en mourir, c’est notamment le cas des tortues, des dauphins, des thons mais aussi des oiseaux, qui les confondent avec des proies (méduses en particulier). Chaque jour, plus de 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans. Un constat lourd dû au comportement humain. 80% des déchets proviennent des terres (contre 20% des bateaux) et les déchets plastiques (bouteilles, sacs à usage unique, emballages, bouchons, cotons tiges) représentent entre 60% et 90% de ces déchets. Si la surconsommation de plastique ne diminue pas, en 2050, sa présence sera plus importante que celle des poissons…

déchets plastique

Une chaine alimentaire faite de plastique

Jeter un déchet en pleine nature n’est jamais anodin. Cette pollution se répercute directement sur les écosystèmes et a effectivement de fortes chances de finir dans les océans, les fonds marins, les plages et les littoraux avec les vents, la pluie et les courants. En dehors du réchauffement climatique, les objets plastiques sont une menace omniprésente pour les écosystèmes marins. La chaine alimentaire se retrouve entièrement contaminée à son contact. Le plancton qui ingère du plastique est mangé à son tour par d’autres poissons ou coquillages, qui, s’ils sont pêchés, se retrouvent dans nos assiettes et nos estomacs. Limiter la consommation de plastique est donc primordiale pour la santé de notre planète et la nôtre.

Le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas

Alors comment diminuer cette pollution croissante ? Changer de comportement. Privilégier le vrac, limiter les produits aux emballages superflus, choisir des produits en matériaux recyclés ou renouvelables, trier ses déchets sont autant de gestes à l’impact positif pour réduire cette propagation dévastatrice. En plus d’agir au quotidien pour réduire ses déchets, il est possible de participer à des actions collectives. Pour nettoyer les cours d’eau et les plages, des associations organisent toute l’année de grandes opérations de ramassages de déchets.                                                 Pas toujours attirantes, ces actions sont essentielles pour préserver notre environnement. Chaque année, de nombreux bénévoles franchissent le cap et ramassent ainsi les déchets des autres. L’élément déclencheur de leur action vient souvent du même constat : une incapacité à supporter la vue d’un paysage détérioré. Ces grandes collectes permettent aussi de sensibiliser les participants aux enjeux environnementaux.

Source FNH http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/pollution-plastique-des-oceans-la-faune-souffre-en-continu?utm_campaign=W2017&utm_medium=FB&utm_source=W2017FB

Why do we need to protect biodiversity?

 

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We need ants to survive, but they don't need us at all.
       Prof. E. O Wilson, in How Our Health Depends on Biodiversity,
       Chivian, E., Bernstein A., Center for Health and the Global Environment, Harvard Medical School, 2010

Biological diversity, or biodiversity, is the scientific term for the variety of life on Earth. It refers not just to species but also to ecosystems and differences in genes within a single species. Everywhere on the planet, species live together and depend on one another. Every living thing, including man, is involved in these complex networks of interdependent relationships, which are called ecosystems. Healthy ecosystems clean our water, purify our air, maintain our soil, regulate the climate, recycle nutrients and provide us with food. They provide raw materials and resources for medicines and other purposes. They are at the foundation of all civilisation and sustain our economies. It's that simple: we could not live without these “ecosystem services”. They are what we call our natural capital. Biodiversity is the key indicator of the health of an ecosystem. A wide variety of species will cope better with threats than a limited number of them in large populations. Even if certain species are affected by pollution, climate change or human activities, the ecosystem as a whole may adapt and survive. But the extinction of a species may have unforeseen impacts, sometimes snowballing into the destruction of entire ecosystems.

European diversity is unique, but the loss of biodiversity has accelerated to an unprecedented level in Europe and worldwide. It has been estimated that the current global extinction rate is 100 to 1000 times higher than the natural rate. In Europe some 42% of European mammals are endangered, together with 15% of birds and 45% of butterflies and reptiles. To list just a few examples, the Arctic fox, the Iberian lynx and the red squirrel are all under serious threat.

La Polynésie française sera un refuge climatique pour la survie des récifs coralliens dans le futur

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Un nouveau modèle prédit que la Polynésie française sera un refuge climatique pour la survie des récifs coralliens dans le futur.
23 Janvier 2017| Scientific Reports | Contact: Jeffery Maynard

  • Les nouvelles projections climatiques sur les récifs coralliens de notre planète montrent les récifs qui seront affectés par un blanchissement annuel, un stress qui est considéré comme le plus dramatique pour la survie même des récifs.
  • Ces projections hautes-résolutions, basées sur les nouveaux modèles climatiques, prédisent où et quand on peut attendre des blanchissements coralliens. Ces prédictions montrent ainsi que les récifs de Taiwan et ceux autours des archipels de Turks et Cocos seront les premier à sibir des blanchissements annuels récurrents. D’autres récifs, tels que ceux des côtes de Bahrain, du Chili ou de Polynésie, seront affectés par des blanchissements annuels récurrents plusieurs dizaines d’années plus tard si l’on se fie aux travaux publiés récemment dans Nature Scientific Reports.

Les récifs coralliens sont parmi les écosystèmes les plus vulnérables aux changements climatiques est la vulnérabilité des récifs face aux évènements futurs de blanchissement varie dans le monde. Cette vulnérabilité est directement fonction de l'exposition à l'augmentation de la température des océans qui cause le blanchissement et entraîne des mortalités dans les récifs coralliens. Le but de notre étude était d'utiliser des modèles de prédictions du changement climatique afin d'évaluer comment l'exposition future à l'augmentation de la température des océans variera selon les récifs du monde entier et en fonction de la localisation.

Nous avons produit des modèles de projections climatiques à une résolution fine de 4 km qui montrent que tous les récifs coralliens connaîtront des épisodes de blanchissement sévère au cours de ce siècle. La répétition des blanchissements années après années entrainera des mortalités et des récifs coralliens où les coraux deviendront rares et seront dominés par les macro-algues. Il faut alors savoir que les récifs couverts d'algues fournissent moins d’usages et de services aux civilisations - ils abritent moins de biodiversité et représentent un habitat de qualité inférieure pour les récifs et les poissons coralliens. Les modèles climatiques nous ont permis de prédire les évènements de blanchissement annuels jusqu'en 2043. On observe qu’il existe de grandes variations spatiales dans les projections des blanchissements annuels avec les modèles climatiques actuels. Les récifs qui subissent le moins de blanchissement et donc de stress représentent des priorités pour la conservation. Ces «refuges» sont les régions susceptibles de fournir des biens et des services sur plusieurs décennies. La Polynésie française, en particulier les régions méridionales où sont situées les îles de Tahiti et de Moorea, feront partie des «refuges climatiques» et doivent être protégées en priorités.

Nous avons également examiné comment le futur des récifs coralliens pourrait changer en prenant en compte l'Accord de Paris récemment ratifié sur le climat. Dans le cadre de l'Accord de Paris, la plupart des pays du monde entier ont pris des engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le contexte de ces réductions, il n’en demeure pas moins que la plupart des récifs coralliens continueront de devoir faire face à des blanchissements sévères au cours de ce siècle même si les promesses de réduction des émissions deviennent une réalité. Cependant, ces réductions d'émissions prévues offrent un temps de répit supplémentaire avant que les températures des océans ne soient trop importantes pour causer un blanchissement sévère des coraux. La Polynésie française reste l'un des sites, avec les îles du nord-ouest d'Hawaï, qui seront les bénéficiaires des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, de nombreux récifs dans le sud de la Polynésie française, tels que Tahiti et les îles Moorea, ne seraient alors pas impactés par un blanchissement annuel récurrent. Dans ce contexte, la Polynésie française représente un refuge climatique mondial pour les récifs coralliens et pourrait être parmi l'un des rares récifs coralliens qui maintienne sa structure actuelle d’ici à la fin de ce siècle.

« Ces prédictions représentent un élément essentiels pour tous ceux qui se focalisent et se battent pour la protection des récifs coralliens et contre les conséquences dramatiques du changement climatique sur les récifs coralliens, dit ainsi Erik Solheim, directeur de UN Environment. «Ces prédictions permettent à présent aux gouvernements de mettre en place des priorités en termes de protections des récifs coralliens qui donneront un peu plus de temps aux récifs pour s’acclimater au réchauffement des océans. Ces projections nous montrent où nous avons un peu de temps avant qu’il ne soit trop tard.»

Fig 1_SciReports_Dec2016

Figure 1. Les projections mondiales des conditions annuelles de blanchissement de l'année commencent pour tous les emplacements des récifs, dans le scénario des émissions qui suppose que la politique climatique ne sera pas adoptée ou respectée. L'année médiane est 2043. Les emplacements verts représentent des refuges climatiques à l'échelle mondiale.

Fig 2_SciReports_Dec2016

Figure 2. Carte du nombre d'années supplémentaires que les récifs auront avant que les conditions annuelles de blanchissement ne commencent si les promesses de réduction des émissions faites dans le cadre de l'Accord de Paris deviennent réalité. Dans ce cas, la Polynésie française, avec le golfe d'Oman au Moyen-Orient, sont les seules zones récifales qui ne devraient pas voir les conditions de blanchissement annuelles de ce siècle. Cette carte suggère que la Polynésie française est un refuge climatique mondialement significatif pour les récifs coralliens.

Les projections que nous avons élaborées sont disponibles sous forme d'outils cartographiques interactifs sur les sites Web du PNUE et du NOAA Coral Reef Watch. Ce projet a constitué une collaboration entre le PNUE, le WWF, le NOAA-PIFSC, l'USGS-PICSC, l'US-NFWF, l'ERC et l'EPHE-CNRS et CRIOBE.

SOURCE
van Hooidonk, R., Maynard, J., Tamelander, J., Gove, J., Ahmadia, G., Rymundo, L., Williams, G., Heron, S.F. and S. Planes. Local-scale projections of coral reef futures and implications of the Paris Agreement. Sci. Rep. 6, 39666; doi: 10.1038/srep39666 (2016).

plus Les cartes et les images

CONTACT(S)
Jeffery Maynard (États Unis)
Serge Planes (Perpignan, France)

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Global Impact of Sea Plastic

 

Plastic debris crossing the Pacific can transport more species with the help of barnacles

 

photographer: Marina Garland
 

The smooth surfaces of much of the plastic waste rapidly increasing in the ocean appear to provide poor habitat for animals -- that is, until barnacles step in.

University of Florida researchers discovered that diverse communities of rafting animals can inhabit even the smoothest pieces of plastic debris if barnacles step in first to create complex habitat, similar to trees in a rainforest or corals in a reef. That means plastics could better transport foreign species across oceans than previously believed, said Mike Gil, who, as a doctoral candidate at UF, led the study published  in Scientific Reports. Now the bad news: While conservationists generally aim to preserve biological diversity, Gil said, the diversity found on plastic debris could be harmful.

“Plastic waste provides an unprecedented amount of artificial oceanic ‘rafts’, which could allow foreign species to invade and compromise the biological diversity of natural coastlines,” he said.This claim and its broad economic implications are underscored by a piece of plastic debris, which Gil sampled near the coast of California, that was home to both an isopod from the Americas and a crab from Asia.Before plastics, rafting communities in the ocean were limited because of a limited number and lifespan of natural floating rafts, like downed trees, seaweed or pumice. Over the last 40 years, however, the amount of oceanic plastic waste has increased at an alarming rate, and the lifespan of these artificial rafts can vastly exceed that of natural rafts. In fall 2012, Gil and his colleagues sailed from California to Hawaii to survey communities of organisms residing on plastic debris, some of which likely originated from the Japanese tsunami, which took place over 4,000 miles away and a year and a half earlier. Their findings show that stalked barnacles on smooth plastic rafts, ranging in size from 1 inch to several feet in diameter, create a foundation on which other species can attach and thrive.

In addition, Gil says his study points to a bigger, often overlooked issue.

“Even if people are responsible with the disposal of plastic, natural disasters can deposit incredible amounts of plastic waste into natural ecosystems,” Gil said. “Thus, if we truly want to remediate harmful effects of plastics on nature, reductions in plastic dependence and, ultimately, production may be the only answer.”

Photo information: (left to right) Tyson Bottenus, Mike GIl, and Laura Hansen examining species rafting on a piece of plastic debris.

Bruit en mer

LA MER EST UN VERITABLE RESERVOIR SONORE

La célérité du son est 4 fois plus élevée dans l’eau que dans l’air.
Les sons de basse fréquence se propagent beaucoup plus loin que les sons de haute fréquence.
La surface renvoie presque intégralement les sons qu’elle reçoit, c’est un véritable « miroir acoustique »

EN RESUME :

  • bruits environnementaux (bulles, vagues, pluie, tempêtes)
  • bruits biologiques (crissements des mandibules des crustacés, sons des cétacés)
  • bruits d’origine anthropique ( les sonars militaires, la prospection de pétrole et de gaz, la marine marchande et la navigation de plaisance en sont les principales sources)

ÉMISSIONS SONORES DES CETACES

  • Mégaptère(chant)domaine de fréquence 30-8000Hz, niveau de source 145-190dB
  • Rorqual commun (mugissement) : 30-75 Hz, niveau de source 155-165 dB
  • Grand dauphin (sifflement) : 800-24000 Hz, niveau de source 125-173 dB
  • Grand dauphin (clics) : 110-130 Hz, niveau de source 218-228 dB
  • Cachalot (clics) : 0,1-30 KHz, niveau de source 210-230 dB

Il existe une grande variété de cris et d’appels, de nombreuses catégories de sons (sons composés et complexes), beaucoup de variantes dans les sifflements.

Pour comparaison, l’oreille humaine supporte un son de 160 dB maximum et le spectre audible de l’homme est de 20 Hz à 20 KHz.

 

  • De 80 à 90 dB : tondeuse à gazon, klaxon de voiture, tronçonneuse électrique.
  • De 90 à 100 dB : route à circulation dense, atelier de forgeage, TGV à 300 km/h à 25 m
  • De 100 à 110 dB : marteau-piqueur à moins de 5 mètres dans une rue, discothèque, concert amplifié
  • De 110 à 120 dB : tonnerre, atelier de chaudronnerie.
  • De 120 à 130 dB : sirène d’un véhicule de pompier, avion au décollage (à 300 mètres).
  • De 140 à 150 dB : course de Formule 1, avion au décollage.
  • 170 dB : fusil d’assaut.
  • 180 dB : décollage de la fusée Ariane, lancement d’une roquette.

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DEPUIS 40 ANS, LE VOLUME SONORE SOUS- MARIN DOUBLE TOUS LES DIX ANS

La contribution humaine à la pollution sonore des océans a augmenté au cours des dernières décennies.
Le bruit humain est devenu la principale composante du bruit marin de certaines régions et le bruit est directement lié à l’industrialisation croissante de l’océan.

Les principales sources sonores sous-marines d’origine anthropique :

  • les sonars militaires
  • la prospection de pétrole et de gaz
  • la marine marchande
  • la navigation de plaisance

Plus de deux millions d’espèces peuplent les océans.

Il n’est pas possible de connaître l’impact du bruit sur chacune de ces espèces et la communauté scientifique manque encore de connaissances pour comprendre l’impact précis des nuisances sonores.

Il existe des programmes internationaux dont :

  • L’I.Q.O.E : le Comité Scientifique de Recherche Océanique (S.C.O.R.) et le Partenariat pour l’Observation de l’ Océan Mondial (P.O.G.O.) se sont réunis en août 2011 pour mettre en place l’I.Q.O.E : Expérience Internationale de l’Océan Tranquille conduite jusqu’en 2021.
  • La Directive Européenne (2008/56/CE) du cadre stratégique pour le milieu marin (17 juin 2008) établit un cadre d’action communautaire dans le domaine de la politique pour le milieu marin et l’impact des nuisances sonores figure en bonne place dans les données à recueillir pour établir un état des lieux plus précis.

Nous avons plus d’informations aujourd’hui sur l’impact du bruit d’origine anthropique sur les cétacés. Certaines hypothèses restent encore à valider, notamment sur les causes des échouages des baleines et dauphins.

ÉMISSIONS SONORES DES SONARS

Les sonars servent à détecter les sous-marins ou d’autres objets, et rendent infernale la vie des baleines et d’autres espèces marines.

«Le bruit est si intense que les êtres humains ne le supporteraient pas. C’est comparable à la détonation supersonique d’un avion de combat à proximité immédiate de nos oreilles.»

Dieter Paulmann, spécialiste du bruit chez «Noise Busters», décrit ainsi l’intensité des sonars militaires.

ÉMISSION SONORE DES CANONS A AIR

Parmi les pires sources de bruit pour les espèces marines, on trouve également les canons à air de haute performance utilisés pour la prospection sismique. A quelques secondes d’intervalle, ils projettent des pressions sonores allant jusqu’à 260 décibels dans les eaux et le sous-sol marin, pour y déceler les gisements de pétrole et de gaz.

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Echouage d’un dauphin plage de Sérignan en 2011. 10 dauphins se sont échoués cette semaine-là

Organes auditifs détruits, hémorragie interne, embolie, rupture pulmonaire, perte de l’audition, affaiblissement du système immunitaire, procréation insuffisante ou nulle, ne sont que quelques-unes des atteintes à la santé observées chez les baleines. Mais le vacarme sous-marin ne nuit pas seulement aux baleines. On peut partir du principe qu’il menace pratiquement toutes les espèces marines, car la plupart d’entre elles s’orientent à l’aide de l’ouïe.

Effets physiologiques liés au niveaux sonores reçus:

Les ondes sonores de plus de 200dB entraînent la résonance d’organes, mandibules, oreilles moyennes, poumons, sinus et causent des lésions de gravité variable.

Effets physiologiques liés au niveaux sonores perçus:

Surdité temporaire ou définitive qui dépendent des niveaux perçus (seuil d’audition, chaque cétacé ayant sa propre courbe de sensibilité / audiogramme) ainsi que la durée d’exposition.

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Les ondes sonores ont des effets comportementaux (dérangement, interruption d’activité, fuite, panique) qui dépendent des niveaux perçus. Selon le contexte, des niveaux perçus qui n’ont pas une intensité extrêmement forte peuvent avoir des conséquences fatales. Par exemple, on a observé que des groupes de dauphins pouvaient s’éloigner des sonars puissants, mais se retrouver dans une baie refermée, soumis à un risque d’échouage. Ou bien, des dauphins isolés de leur groupe (nourrissons) et incapables de fuir dans une bonne direction peuvent alors être soumis à des niveaux extrêmement forts qui entraînent leur mort.
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ADENA Stenella roquille nov 2011 Copie de P1130227

éMISSION SONORE ISSUE DES NAVIRES MARCHANDS

Carte-sonore-ocean-baleine_Dimitri-PonirakisLe bleu représente le bruit de fond naturel des océans, les points plus clairs représentent le chant des baleines franches près de Boston

 

Carte-sonore-polution-bruit-ocean_Dimitri-PonirakisCette carte visualise le bruit d’un seul navire commercial entrant dans le port de Boston. Les petits points clairs sont étouffés par le bruit de ce navire.

 

L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE LA NAVIGATION DE PLAISANCE

Un bateau à moteur de 90 chevaux → entre 94 et 102 décibels :
C’est le seuil de la fatigue auditive pour un homme (équivaut à une usine très bruyante)

EXEMPLE DE RèGLEMENT DANS CERTAINES ZONES COTIèRES (dans le cadre des Rencontres nationales Ports de plaisance et développement durable)

Zone Limite Lden en dB
Zone résidentielle 55
Zone de loisirs 40-60
Parc naturel ou zone protégée 30-40

Rapport Planète Vivante 2016 : deux tiers des populations de vertébrés pourraient disparaitre d’ici 2020

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Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020. C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine.
Pour mesurer l’évolution de milliers de populations d’espèces vertébrées partout dans le monde, le WWF s’appuie sur l’Indice Planète Vivante, indice reconnu de l’état écologique de la planète. Cette année, la Société zoologique de Londres qui le calcule a utilisé les données scientifiques collectées sur 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.
S’il était encore nécessaire de démontrer la responsabilité de l’Homme dans ce déclin de la biodiversité, le Rapport Planète Vivante 2016 s’appuie sur un second indicateur, l’Empreinte écologique, qui mesure l’aptitude de plus en plus limitée de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité.
Le 8 août 2016, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période.
En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met donc elle-même en danger puisque qu’elle dépend de l’état de santé des écosystèmes pour se développer et plus simplement pour survivre. Le Rapport Planète Vivante 2016 met plus particulièrement l’accent sur l’impact de notre système alimentaire, l’un des premiers facteurs de dégradation des habitats et de surexploitation des espèces (surpêche par exemple), de pollution et d’érosion des sols. A elle-seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.
« Les espèces disparaissent à un rythme sans précédent. Et ce phénomène ne concerne pas seulement les espèces emblématiques que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans. Sans les espèces qu’ils abritent, les écosystèmes vont s’effondrer emportant avec eux les services qu’ils nous rendent qu’il s’agisse d’air pur, d’eau ou de nos moyens de subsistance. Nous disposons des outils qui peuvent permettre de résoudre le problème auquel nous sommes confrontés : il faut maintenant les mettre en action sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité. Plus nous irons loin au-delà des limites de la Terre, plus nous compromettrons notre propre avenir. » - Marco Lambertini, directeur général du WWF International
Pour parvenir à un développement économiquement soutenable, il est donc indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer et ce, sur les questions alimentaires comme énergétiques.
« L’Homme détruit le capital naturel sur lequel il est assis et sans lequel toute prospérité est tout simplement impossible. Notre Rapport Planète Vivante montre que l’’effectif des populations de mammifères, de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens a chuté de 58% en l’espace de 40 ans. Nous devons au plus vite passer de cette période de grande régression à une réconciliation de l’Homme avec la nature et donc de l’Homme avec lui-même. » - Pascal Canfin, directeur général du WWF France

http://www.wwf.fr/vous_informer/rapport_planete_vivante_2016/

 

 

New Study Found that the Ocean is on its Way to Suffocating by 2030

 
 
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Imagine if we were running out of oxygen on land. According to a study, that’s happening in the ocean. Image: Shutterstock.



It seems that every week, a new study comes out showing just how much damage we’re doing to our planet. This last one’s a doozy, though: according to Matthew Long, an oceanographer at the National Center for Atmospheric Research, if we continue along the road we’re on, the ocean could begin to suffocate in about 15 years. Actually.

The study was published a few days ago in Global Biogeochemical Cycles, which is not The National Enquirer and is a publication entirely based on science. Long’s not some quack, either. He’s a dyed-in-the-wool scientist with a Ph.D. in Oceanography from Stanford University, an M.S. in Environmental Engineering (Hydrology) from Tufts University, and a B.S in Environmental Engineering. That is a man who likes facts. According to Ocean Scientists for Informed Policy, “ocean deoxygenation refers to the loss of oxygen from the oceans due to climate change.”  It’s not up for debate, either: it is a cold and hard fact that both climate change and ocean deoxygenation are happening, and no amount of climate change deniers stamping their feet will change it.

“Long-term ocean monitoring shows that oxygen concentrations in the ocean have declined during the 20th century, and the new IPCC 5th Assessment Report (AR5 WG1) predicts that they will decrease by 3-6% during the 21st century in response to surface warming,” the website explains. “While 3-6% doesn’t seem like much, this decrease will be felt acutely in hypoxic and suboxic areas, where oxygen is already limiting. […] To put this in context, a highly optimistic emissions scenario of atmospheric CO2 levels of 550 ppm by 2100 would lead to a 1.2°C warming of the upper ocean. Therefore, these declines in oxygen are changes we should be prepared to see While it seems obvious that an ocean deprived of oxygen is a bad thing, let’s break it down real quick: Almost everything in the ocean depends on the oxygen in the water to survive. Of course, there are a few things that don’t–whales, dolphins, turtles, and other creatures that surface to breathe–but for the most part, everything takes oxygen from the water. If those things die, that’s a pretty massive big ball rolling towards everything else being dead.

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Deoxgenation due to climate change is already detectable in some parts of the ocean. New research from NCAR finds that it will likely become widespread between 2030 and 2040. Other parts of the ocean, shown in gray, will not have detectable loss of oxygen due to climate change even by 2100. (Image courtesy Matthew Long, NCAR.)

So how does climate change affect the ocean? Well, the ocean is warming up, and a warm ocean doesn’t take in as much oxygen from the atmosphere, for starters. There’s the whole sea level rising issue, which is just way too big to go into here. But possibly the most concerning part of the whole thing has to do with phytoplankton, which are one of the smallest, most prolific, and really fucking important creatures on earth. If you believe National Geographic, “fish, whales, dolphins, crabs, seabirds, and just about everything else that makes a living in or off of the oceans owe their existence to phytoplankton, one-celled plants that live at the ocean surface. Phytoplankton are at the base of what scientists refer to as oceanic biological productivity, the ability of a water body to support life such as plants, fish, and wildlife.” Warmer water doesn’t mix well with colder water. As the surface warms, the phytoplankton that float around up there most of the time don’t get down deep as often, and those little guys are responsible for about half of the oxygen in the ocean. Until the recent study, blaming climate change on the dropping levels of oxygen in the ocean was a tough sell, even to those who aren’t turning a blind eye to one of the hugest problems humans have ever faced. It was a tough sell because it was almost impossible to prove in nature. When it’s windy, for example, it churns everything up, making it nearly impossible to get an accurate measurement over a long period time. Long’s study cut out the variables of Mother Nature and all her vagaries. “This new study tells us when we can expect the impact from climate change to overwhelm the natural variability,” he said.

Using simulations, he predicted and calculated ocean deoxygenation until the next century. And holy Christ, was it ever bad news. According to the predictive study, vast portions of the Pacific–Hawaii and the western edge of the Americas included–will be seriously deprived of oxygen somewhere between 2030 and 2040, which would most likely mean massive die-offs of very important creatures. Although Long’s study is far more telling than any other before it, it’s not really anything all that new. Back in 2010, Scripps Institution of Oceanography warned about the dangers of something called “oxygen minimum zones”, which are exactly what they sound like: large portions of the ocean, usually very deep, that don’t have enough oxygen to really sustain much life. “A major concern is that these so-called oxygen minimum zones (OMZs) will expand in the future as the upper ocean warms and becomes more stratified,” wrote Scripps scientist Ralph Keeling. What does it all come down to? Well, more and more, it seems we’re already too far gone. Every day, we’re passing tipping points. Long, who seems a little frustrated that no one in charge is listening to him or anyone else that has been screaming about a host of environmental issues, made his point very clear. “This inexorable force of human-induced warming will clearly result in widespread ocean deoxygenation in the future,” he said. And like it or not, our lust for carbon is causing it. “This latest study adds one more item to the list of insults we are inflicting on the oceans through our continued burning of fossil fuels,” said Michael Mann, a climate scientist at Penn State University. “Ocean life and marine ecosystems must now simultaneously contend with the triple threat of warming waters, increased acidity, and now, we’re learning, lower oxygen levels. Any one of these challenges alone would be daunting. “We have yet another reason to be gravely concerned about the health of our oceans, and yet another reason to prioritize the rapid decarbonization of our economy.”

An Antidote to high-tech fishing

Whale shark

Words by Daniel Pauly
 

 

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