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Le retour de la "Punch Team" des Guerriers Pacifistes

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Suite aux désagrements causés par la démission et l'évinction de Capt.Paul Watson de Sea Shepherd USA et Sea Shepherd Global dont il est le fondateur unique et incontestable, nous cessons notre collaboration internationale avec ces deux entités. Par ce fait, nous allons reprendre nos "actions directes" contre les destructeurs/pilleurs de la mer et des océans, contre les massacreurs de la biodiversité et du vivant.

Déjà dans les années 1970, des penseurs de l’écologie parlaient du sabotage comme d’une forme "d’autodéfense" face au ravage du monde. "La morale l’emporte sur la légalité, écrivait Günther Anders. Il est nécessaire d’intimider ceux qui exercent le pouvoir et nous menacent, de les menacer en retour et de neutraliser ces politiques qui sans conscience morale s’accommodent de la catastrophe quand ils ne la préparent pas directement."

La penseuse écoféministe Françoise d’Eaubonne a même forgé le concept de "contre violence" pour qualifier les sabotages écologiques. "Une action très indiquée dans le retournement de l’arme de l’ennemi contre lui-même", déclarait-elle.

Les militants actuels, les éco-activistes, parlent désormais de "désarmement", une subtilité sémantique qui bouscule les imaginaires politiques. Ce terme permet ainsi de clarifier notre attention et de réanimer le débat de manière fertile vu que des armes de guerre sont actuellement braquées sur le vivant. Il faut les neutraliser et désarmer les saccageurs pour aller vers un monde plus égalitaire, juste et en paix. La dégradation imparable du climat engendrant une urgence écologique évidente justifie notre décision. Une action directe non violente du sabotage écologique est une arme que nous allons désormais employer contre l'ennemi où qu'il se trouve et partout où nous sommes présents.

 

Quelques exemples de sabotage écologique

1- La manif action : le sabotage prend alors une dimension collective. Au cours d’une manifestation, des dizaines voire des milliers de personnes s’attaquent à des infrastructures écocidaires, les mettent hors d’état de nuire et revendiquent publiquement le geste. Dernier exemple en date : les mobilisations autour des mégabassines ou la lutte antinucléaire à Bure. En 2016, des centaines de personnes avaient démoli le mur construit illégalement autour du bois Lejuc.

2- L’action clandestine : pratiqué le plus souvent de nuit et à visage couvert, ce type de sabotage cherche moins à être médiatique qu’efficace, et à provoquer le maximum de dégâts. Ces actions clandestines sont le fruit de groupes affinitaires ou de personnes seules. Les risques juridiques sont importants et les enquêtes policières nombreuses. On les retrouve particulièrement dans les « technoluttes », avec notamment la destruction d’antennes relais 5G.

3- Le microsabotage : forme d’écogeste du sabotage, certains évoquent même un "colibrisme du sabotage". Popularisé fin 2020 par le groupe La Ronce, ce sabotage se pratique souvent de manière individuelle ou par petits groupes. Les risques légaux sont très limités. À l’époque, La Ronce appelait à déboucher des paquets de sucre dans les magasins pour cibler le lobby de la betterave responsable, selon eux, de la réintroduction des néonicotinoïdes. Ils proposaient aussi de neutraliser les terminaux de paiement des stations Total ou de peindre le QR code de trottinettes électriques.

4- Le détournement" ou "le sabotage subtil" : sans casse ni dégradation. Pour reprendre l’expression du chercheur québécois Samuel Lamoureux, ce type d’action consiste à se jouer des dispositifs technologiques, à les détourner voire à se les réapproprier. C’est un art du travestissement et du canular qu’apprécient particulièrement les humoristes ou les hackers.

Dans les années 2000 par exemple, les Yes Men se sont notamment fait connaître pour s’être fait passer à la télé pour le porte-parole de Dow Chemical - l’entreprise responsable de la catastrophe de Bhopal. Ils ont annoncé en direct devant 300 millions de téléspectateurs vouloir vendre l’entreprise pour fournir des soins médicaux aux victimes de la catastrophe. En vingt-trois minutes, la valeur en bourse de Dow a chuté de 2 milliards de dollars. Plus récemment, en novembre 2016, des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes publiaient un faux communiqué de Vinci qui annonçait le licenciement de son directeur financier après avoir découvert d’importantes erreurs comptables. En sept minutes, le cours en bourse de l’entreprise a chuté de 18 %

Si vous avez envie de faire des propositions d'action à mener et rejoindre notre Punch Team d'Action Directe, contactez-nous par e-mail: earthforcefightsquad.sempre@gmail.com

Notes

Selon l’expression de Nelson Mandela. Dans son autobiographie, il déclare : « Nous avions utilisé toutes les armes non violentes de notre arsenal — discours délégations menaces arrêts de travail grèves à domicile, emprisonnement volontaire, tout ça en vain, car quoi que nous fassions une main de fer s’abattait sur nous. Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c’est l’oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l’opprimé d’autres recours que d’utiliser les méthodes qui reflètent celles de l’oppresseur. À un certain moment on ne peur combattre le feu que par le feu. »

Günther Anders, La violence, oui ou non — Une discussion nécessaire, 1986.

Françoise d’Eaubonne, Contre violence ou la résistance à l’État, 1978

 

EFS

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