Le désastre coralien

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Une tortue cherchant la nourriture sur un tapis de corail mort à Petite Terre

 

Earthforce FS/CWI et son Ecopatrol s'est intéressé à l'état du corail après le passage des cyclones Irma et Maria en Guadeloupe. Nous avons nous même effectué des observations à divers endroits comme Petite Terre, Ilet Pigeon, Ilet Gosier, Grand Cul de Sac Marin et nous avons aussi demandé à des plongeurs et des clubs amis et partenaires de faire des observations à leur tour. Le constat est assez alarmant et même si les récifs étaient déjà mal en point avant le passage des cyclones, la situation actuelle suite à Irma et surtout Maria est catastrophique, particulièrement dans le lagon de Petite Terre. Les deux cyclones successifs n'ont pas vraiment arrangé les affaires pour le corail en régression depuis 2005 et des gros dégâts sur les fonds marins et les massifs coralliens ont été constatés.

Dans l'ensemble, 30 à 40 % des coraux ont été fortement impactés. Déplacés, brisés, arrachés voir disparus. Nombreux sites ont été envahis par du sable avec l'enfouissement des massifs. 10 % des coraux ont subi un phénomène de blanchissement post-cyclonique. Sur la cote sud la moitié des herbiers ont été fortement endommagés avec des rhizomes arrachés. Certains herbiers ont été décrochés par la houle et d'autres ensablés. La sédimentation post-cyclonique a engendré une forte prolifération d'algues sur des sites. Certaines plages ont perdu de 1m et jusqu'à 15m linéaires de sable alors que d'autres ont reçu un apport. Les plages volcaniques sont couvertes de pierres, le sable a été emporté par la houle. Dans le lagon de Petite Terre par exemple, le corail a subi des nombreux dégâts qui sont venu se rajouter au précédents et est détruit pratiquement à 90 %, les fonds marins sont devenus un cimetière de corail mort. Les phénomènes de hausse de la température de l'eau et son acidification sur une période importante de presque 2 à 3 mois/an réunis ajoutés à la pression touristique et le passage des cyclones avec une houle puissante ont eu raison de ce paradis tropical. Malgré les efforts de conservation et une apparition des petits récifs par-ci, par-là ce lagon corallien est quasiment mort et ne retournera jamais à sont état originel car la croissance du corail est extrêmement lente, de 0,5 à 2 cm par an.

 

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Un petit banc de chirurgiens "broutants" les algues qui envahissent le corail mort à Petite Terre

 

 

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Un requin nourrice ou dormeur (Ginglymostoma cirratum) de belle taille, 2,5 à 3m environ dans sa cachette à Petite Terre

 

 

 

EFS

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