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Oh le nucléaire, quand tu nous tiens, le Giec sourit. Une question d'atomes crochus et de température ...

Il est aujourd'hui incontestable que l’influence humaine a réchauffé l’atmosphère, les océans et les terres. Des changements rapides et généralisés se sont produits dans la cryosphère et la biosphère. 100% du réchauffement climatique est anthropique, donc dû aux activités humaines. C’est aujourd’hui un fait établi, sans équivoque. L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique et l’état actuel de nombreux de ces aspects sont sans précédent, de plusieurs siècles à plusieurs milliers d’années. Dans tous les scénarios d’émissions, à l’exception du plus bas, nous dépasserons le seuil de réchauffement mondial de +1,5°C dans un avenir proche (entre 2021 et 2040) et resterons au-dessus de +1,5°C jusqu’à la fin du siècle. Le changement climatique d’origine humaine affecte déjà de nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes dans toutes les régions du monde. Les preuves des changements observés tels que les vagues de chaleur, les fortes précipitations, les sécheresses et les cyclones tropicaux, et, en particulier, leur attribution à l’influence humaine, se sont renforcées depuis le cinquième rapport d’évaluation du GIEC.* Il est probable que la proportion mondiale de cyclones tropicaux majeurs (catégorie 3-5) ait augmenté au cours des quatre dernières décennies. Pour la première fois, son dernier rapport décrit une augmentation observée des événements extrêmes pour les ouragans. Auparavant, ces changements étaient trop incertains pour faire l’objet d’un consensus international. Les phénomènes météorologiques extrêmes s’aggravent désormais de manière mesurable sur toutes les parties de tous les continents (à l’exception du sud de l’Amérique du Sud, où les données sont trop rares). La question de savoir à quelle vitesse nous pouvons réduire les émissions de manière réaliste est une question de politique et d’économie, et non de science physique, mais chaque tonne émise participe au réchauffement.

Quelle part revient au capitalisme dans ce processus ?

Un courant marxiste a pu soutenir l’idée que le capitalisme finirait par s’effondrer sous le poids de ses propres contradictions économiques. Certaines critiques écologiques du capitalisme reprennent parfois ce type de discours aux accents téléologiques, affirmant que l’ensemble de la société thermo-industrielle butera sur des limites physiques, naturelles et s’écroulera. Cette idée mécaniste que la dynamique d’accumulation conduirait automatiquement à un écroulement du capitalisme. Ce fut notamment le cas dans l’entre-deux guerres d’un auteur allemand, Henryk Grossman, qui en avait fait un véritable dogme. Il y a effectivement des similitudes fortes entre cette théorie et celle de l’effondrement écologique inévitable de la ''société thermo-industrielle '', qui est défendue aujourd’hui par certains courants verts. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard qu’un petit courant '' marxiste collapsiste '' a fait sa réapparition récemment dans le monde hispanophone, en Amérique latine notamment. Les gouvernements pour leur part refusent ce fatalisme de l’effondrement. Même si la situation est gravissime et que ce soit l’évidence même. Le capitalisme ne s’écroulera pas si facilement de lui-même, ni sous le poids de ses contradictions internes, ni du fait de la crise écologique. Même si une probabilité il y a, il fera tout pour résister. Sa logique pousse au contraire des secteurs des classes dominantes à envisager des moyens néo-malthusiens, barbares, pour se sauver et sauver leurs privilèges. Face à cette menace très concrète, le fatalisme de l’effondrement inévitable sème la résignation. Or, nous avons urgemment besoin de lutte, de solidarité et d’espérance. Il faut impérativement, pour rester dans les clous écologiques, réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre, donc l’extraction, le transport, la transformation de matières et la consommation d’énergie. Par conséquent, la transition socio-économique doit être cadrée par des indicateurs physiques. D’autre part et surtout, ce sont précisément les investissements gigantesques nécessaires à la transformation des systèmes productifs, en particulier du système énergétique, qui rendent indispensable la décroissance en question. La transition en effet ne consiste pas à dire qu’un système B pourrait fonctionner comme alternative au système A, mais à indiquer le chemin menant de A à B. Le système énergétique fossile n’est pas adaptable aux sources renouvelables. Il doit donc être mis à la casse de toute urgence et un nouveau système doit être construit. La tâche est immense et requiert inévitablement de grandes quantités d’énergie. Aujourd’hui, globalement, cette énergie est fossile à 80 %, donc source d’émissions de CO2. Autrement dit: toutes autres choses restant égales, la transition elle-même sera la cause d’un supplément d’émissions. Or celles-ci doivent commencer à diminuer tout de suite et très radicalement. Dans le cadre de la logique capitaliste d’accumulation, le problème est rigoureusement insoluble. Si l’on met de côté le climato-scepticisme ou le déni climatique la seule réponse du système consiste de continuer à développer des technologies insuffisantes, incertaines et dangereuses, comme le nucléaire et la bioénergie avec capture et séquestration du carbone. Plutôt que de tout mettre en œuvre pour ne pas dépasser le seuil de dangerosité de 1,5°C, on choisit de le faire dans l’espoir que ces technologies permettront de '' refroidir '' la planète par la suite. C’est une folie intégrale, un non-sens absolu. Pourtant, c’est vers ces ''solutions '' d’apprenti-sorcier que le ''capitalisme vert'' s’oriente aujourd’hui, parce que la seule manière rationnelle d’équilibrer l’équation climatique est intolérable pour lui. Il faudrait décréter une mobilisation générale, dresser un inventaire de toutes les productions inutiles ou dangereuses, de tous les transports inutiles, et les supprimer purement et simplement, sans indemnités pour les actionnaires, jusqu’à atteindre les réductions d’émissions nécessaires. Il va de soi que cette opération requiert des mesures draconiennes, notamment la socialisation des secteurs de l’énergie et du crédit, la réduction massive du temps de travail sans perte de salaire, la reconversion des personnels dans des activités utiles avec garantie du revenu, et le développement de services publics démocratiques. Mais cet attrait renvoie aussi, chez certain·e·s, à une prise de conscience politique de la nécessité de rompre profondément avec la société actuelle, son productivisme et son fétichisme de la marchandise. Il y a là un paradoxe : alors qu’ils semblent incapables d’expliquer pourquoi le capitalisme est si destructeur, les collapsologues entrent néanmoins en écho avec des couches sociales, jeunes notamment, qui cherchent des réponses anticapitalistes. Vis-à-vis de ces milieux, il est donc important de mener le débat. En particulier important d’expliquer que le scénario d’inspiration anarchiste d’un effondrement du capitalisme ouvrant la voie à la société autogestionnaire basée sur les communautés locales ne permet pas de faire face aux défis globaux de la transition. La complexité de ces défis requiert une action planifiée. J’adhère à 100 % aux idées d’autogestion décentralisée, mais la transition requiert à la fois la centralisation et la décentralisation, la planification et l’auto-activité. L’histoire a montré les risques terribles de dégénérescence propres à cette combinaison des contraires. Mais la bureaucratisation ne saurait être évitée en se projetant, au-delà de la transition, dans un futur autogestionnaire radieux, sans État ni partis… Il faut un programme pour la combattre.

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Il ne sera pas possible de limiter la présence de CO2 dans l’atmosphère sans capture et stockage des émissions de carbone provenant notamment de l’industrie. Le GIEC, y compris dans son dernier rapport publié le 9 août, l’Agence internationale de l’énergie, le World Economic Forum, l’Académie des sciences américaine ou l’Imperial College de Londres prônent le développement et le recours massif à cette technologie. Elle fait pourtant l’objet d’un rejet presque systématique et sans réels fondements autres qu’idéologiques de la plupart des mouvements et des partis écologistes. Du coup, les gouvernements s’en détournent. A tort. En fait, son principal défaut est d'ordre moral. Elle permettrait à l’industrie lourde, aux centrales thermiques et aux pétroliers de poursuivre leurs activités. La définition de la transition énergétique est assez simple. Elle consiste à substituer d’autres sources d’énergies qui émettent moins de gaz à effet de serre aux carburants fossiles. L’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Le reste, c’est de l’idéologie utilisant la transition comme prétexte. Ainsi, la guerre contre l’énergie nucléaire menée par les partis écologistes n’a en fait rien à voir avec la transition et tout avec la raison d’être originelle de ces mêmes partis… Les partis écologistes en Europe sont nés dans les années 1970 pour combattre le nucléaire. Cette source d’énergie étant la moins carbonée de toutes, ce combat originel est devenu contradictoire avec celui contre les émissions de gaz à effet de serre. Mais peu importe. Il est difficile pour un mouvement politique d’admettre que son fondement idéologique est à jeter aux oubliettes. Cela ne signifie pas que l’énergie nucléaire ne présente pas de nombreux inconvénients et problèmes. Mais pas celui d’émettre des gaz à effet de serre. L'énergie nucléaire est une source à faible teneur en carbone qui a permis d'éviter environ 74 gigatonnes d'émissions de CO2 au cours des 50 dernières années, soit près de deux ans d'émissions mondiales totales liées à l'énergie. Seule l'hydroélectricité a joué un rôle plus important dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre au cours de cette période. Comme les centrales nucléaires produisent à la fois de l'électricité et de la chaleur à faible teneur en carbone, elles offrent également des possibilités de décarbonisation des industries à forte intensité énergétique. Par exemple, il est possible de développer la production d'acier, d'hydrogène et de produits chimiques à faible ou à zéro émission de carbone afin de décarboniser les secteurs difficiles à éliminer. L'énergie nucléaire est une option compétitive en termes de coûts pour la production d'électricité dans de nombreuses régions du monde. Des cadres de financement et de marché à faible coût pourraient alléger le poids des investissement initiaux élevés, de l'ordre de 5 à 10 milliards de dollars pour les grandes centrales nucléaires. Les futurs ''microréacteurs'' et SMR** à petite échelle seront probablement plus faciles à financer et permettront une interaction technologique avec les énergies renouvelables variables. L'énergie nucléaire présente des risques spécifiques, tels que les accidents radiologiques et la gestion des déchets radioactifs, qui doivent être correctement anticipés et traités. Certains pays choisissent de ne pas recourir à l'énergie nucléaire parce qu'ils considèrent que les risques d'incidents et d'accidents nucléaires sont inacceptables ou en raison des problèmes liés à l'élimination à long terme des déchets radioactifs. Il en va de même de la confusion entretenue à dessein entre énergies renouvelables et décarbonées. Les sources d’énergies renouvelables émettent aussi des gaz à effet de serre (GES) et parfois dans des quantités non négligeables, à commencer par le solaire. Et elles en émettent aussi indirectement quand elles contraignent à maintenir en permanence des capacités de production électriques fossiles que l’on peut activer quand il n’y a pas de vent ou de soleil. Sinon les réseaux électriques s’effondreraient. Cela ne signifie pas que l’éolien et le solaire ne soient pas utiles à la transition, mais qu’ils présentent de nombreux inconvénients qui font qu’ils sont incapables de répondre à de nombreux besoins des sociétés modernes. Et ils le seront tant qu’il n’existera pas des technologies offrant des capacités de stockage de l’électricité à l’échelle des besoins d’un pays. Pour l'instant, nous en sommes loin.

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Dans les GES on oublie souvent le méthane. Ce puissant gaz à effet de serre, dont la concentration dans l’atmosphère croît plus vite que celle du CO2, est responsable de près de la moitié du réchauffement. Il est utilisé comme carburant ou pour se chauffer (gaz '' naturel''), et d’immenses quantités en sont relâchées par l’élevage, lors de l’extraction gazière ou pétrolière et libérées par la fonte du pergérisol ou permafrost à cause du réchauffement arctique. Alors qu’il produit l’essentiel de ses effets dans les premières années passées dans l’atmosphère, la réduction de ses émissions aurait des effets rapides et majeurs sur le climat. C'est un serpent qui se mord la queue et il nous sera de plus en plus compliqué d'en sortir si rien ne bouge d'une manière radicale. Notre civilisation s'embourbe et s'enfonce dans une crise sans précédent. Les ''collapsologues'' qui prédisent l'effondrement total de la race humaine ne sont finalement pas très loin de la réalité. Les scénarios envisagés sont plus qu'alarmants. Le réchauffement lié à cette accumulation sans précédent de gaz à effet de serre a entraîné une foule de bouleversements déjà largement documentés. Parmi ceux-ci, des événements climatiques extrêmes qui se multiplient et s’intensifient . Des océans qui s’acidifient et sont vidés de leur oxygène , les biosphères qui se déplacent vers les pôles, etc. Parmi les conséquences les plus spectaculaires, l’élévation des températures a entraîné celle du niveau des océans, qui ont grimpé de 20 centimètres depuis 1900. Depuis 1971, cette hausse est due pour moitié (50%) à l’expansion thermique liée au réchauffement de l’eau marine, la fonte des glaciers (22%) et celle des calottes glaciaires (20%). Entre les années 1990 et 2010, le rythme de fonte de ces dernières a été multiplié par quatre. Depuis 2006, la fonte des glaces est devenue le principal facteur d’élévation des océans. Un phénomène qui s’emballe : de +1,3mm par an entre 1901 et 1971, les mers sont montées de 1,9mm entre 1971 et 2006, et enfin de 3,7mm entre 2006 et 2018. Globalement, l'océan de vie se meurt. Le scénario le plus ''idéaliste'' se base sur la soutenabilité et une voie verte vers un développement plus inclusif qui respecte les limites environnementales planétaires et s’articule autour du bien-être des populations et de la réduction des inégalités. La consommation est orientée vers une faible croissance matérielle, une moindre utilisation de ressources et d’énergie, la solidarité et une reconnexion avec la nature. Le scénario d’un développement économique et social élevé basé sur les marchés compétitifs, la compétition entre individus et l’innovation qui nécessite de recourir à d’abondantes ressources en énergies fossiles, correspond au scénario le plus pessimiste. A nous de choisir la voie, nous sommes les maîtres de notre destin. Dans tous les cas, les températures continueront d’augmenter au moins jusqu’aux années 2050. Le scénario le plus optimiste permettrait de contenir le réchauffement à 1,6°C (fourchette de 1,2 à 2°C) d’ici le milieu du siècle, avant d’amorcer, sans certitude, une légère décrue au tournant des années 2100 pour redescendre à 1,4°C (entre 1 et 1,8°C). Le scénario le plus pessimiste prévoit un réchauffement entre 3,3 et 5,7°C, avec une estimation moyenne de +4,4°C. La vie alors disparaîtrait des océans. Le comportement des océans est l’un des sujets cruciaux de ce siècle. Comparé à la période 1995-2014, le niveau des mers pourrait monter de 28 à 55 centimètres dans le scénario le plus optimiste, et attendrait 63 centimètres à 1 mètre dans le scénario à fortes émissions, note le rapport. Pis, en raison de ''profondes incertitudes'' liées au comportement des calottes glaciaires, n’excluons pas un scénario catastrophe, dans lequel l’océan monterait de 2 mètres d’ici 2100 et jusqu’à 5 mètres en 2150. Mettre en œuvre le plus radical des scénarios qui leur sont proposés, ce n’est pas ce que les gouvernements sont en train de faire. Leurs plans climat nous mènent actuellement vers un réchauffement de 3,5°C. Alors choisissons le bon et vite !!!

Jerry J.Pelikan (Captain Blackbone) Blue Ocean Nation / World Citizen Climate Council (WCCC) / Conseil Citoyen Mondial du Climat (CCMC)

*GIEC-Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat est un organisme intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l'Organisation des Nations unies. Il regroupe actuellement 195 États. Wikipédia

**Les petits réacteurs modulaires (en anglais : Small modular reactors, abrégé en SMR) sont une catégorie de réacteurs nucléaires à fission, de taille et puissance plus faibles que celles des réacteurs conventionnels, fabriqués en usine et transportés sur leur site d'implantation pour y être installés. C'est une des solutions nucléaires à petite échelle, servant à produire de l'électricité ou de l'hydrogène pour des sites limités en taille et souvent isolés. On parle alors de petits réacteurs nucléaires modulaires (SMR). Ils représentent une alternative plus économique et écologique aux réacteurs nucléaires conventionnels. Le développement de ces petits réacteurs nucléaires modulaires pourrait par exemple permettre d'offrir de l'électricité décarbonée à des sites géographiquement isolés, tels que certaines îles, des navires ou des bases nautiques, mais aussi d'alimenter en électricité propre des endroits qui, jusqu'alors, profitent d'une énergie produite à base de combustibles fossiles. Ces SMR disposent d'une puissance pouvant varier de 10 à 300 mégawatts.

Tipping Point # 2

Un courant océanique majeur de l'Atlantique se détraque et c'est inquiétant pour le vivant

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Comme je l'ai évoqué récemment dans un billet publié sur ce blog, nous sommes entré dans la limite du supportable en émissions du CO2 et à ne pas dépasser pour rester en vie. Les mesures effectuées au mois d'avril dernier à l'observatoire de Mauna Loi à Hawaii nous alertent sur les dernières évolutions des GES* générant un réchauffement climatique indéniable. Une nouvelle étude parue jeudi 5 août dans la revue Nature Climate Change alerte sur un autre phénomène primordial à notre survie. Il s'agit du courant marin, qui joue un rôle de thermostat au niveau du climat mondial qui est en train de se détraquer. La circulation méridienne de retournement Atlantique dite Amoc, souvent confondue avec le Gulf Stream,  est un ensemble complexe de la circulation de l'eau dans l'océan Atlantique. En fonction de sa salinité, de sa masse, de sa densité ou encore de sa température, l'eau se déplace différemment dans ce vaste système, générant un flux jusqu'alors stable et constant. En transportant d'énormes quantités d'eau de la surface aux profondeurs et inversement, l'Amoc contribue à réguler le climat tel que nous le connaissons.

Mais depuis les années 1960, ce flux s'est considérablement affaibli, atteignant son niveau le plus faible depuis un millénaire et la dégénérescence de sa stabilité est causée par le réchauffement climatique. Cet arrêt progressif aura des conséquences environnementales désastreuses à travers la planète et le point de non-retour risque d'être franchi dans peu d'années à venir. La circulation méridienne de renversement Atlantique est l’un des principaux systèmes de courants océaniques de notre planète. Il transporte les eaux de surface chaudes des Caraïbes vers l’Atlantique nord, et rapatrie l’eau froide dans le sens inverse. Ce tapis roulant géant répartit la chaleur reçue du soleil et influence les climats dans de nombreuses régions du monde. Mais la fonte des glaces au Groenland ou en Arctique brouille ce système de renouvellement au Nord. Les calottes glaciaires apportent de l'eau douce au courant, moins dense que l'eau salée, qui a pour conséquence de ralentir le tapis roulant, sans être la seule raison de ce ralentissement. L'effondrement de l'Amoc constitue ce que les experts du climat appellent un "seuil de rupture" ("tipping point" en anglais), à savoir un moment où le climat basculerait soudainement et de manière irréversible dans un état complètement différent de celui que nous connaissons. Les conséquences de cette bascule seraient en effet immenses. Les températures seraient fortement impactées dans l'hémisphère nord, avec une augmentation du nombre de tempêtes, tandis que le niveau de l'océan Atlantique connaîtrait une forte hausse. Les moussons en Afrique et en Amérique du Sud se déplaceraient, exposant encore davantage de populations à d'importantes sécheresses. Cela provoquerait aussi une perturbation des écosystèmes marins et une baisse de production de tous les produits de la mer ainsi qu'une baisse de l'absorption du CO2, et donc une hausse de la concentration de ce gaz dans l'atmosphère, puis une accélération de la montée de la température sur terre ferme et une hausse de la température des océans. Soit une accélération du changement climatique. Parce qu'il absorbe et stocke la chaleur beaucoup plus efficacement que les terres et l'atmosphère, l'océan s'est considérablement réchauffé au cours des 50 dernières années en raison des émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, relève Météo France. Or, cela a "des conséquences sur les propriétés et la dynamique de l'océan, sur ses échanges avec l'atmosphère et sur les habitats des écosystèmes marins", note l'institut. Outre cette hausse de la température des océans, l'arrivée massive d'eau douce, plus légère que l'eau salée issue de la fonte des glaces, là aussi causée par le changement climatique, perturbe la circulation des flux marins et provoque une hausse du niveau côtier. Ces résultats soutiennent l'évaluation selon laquelle le déclin de l'Amoc n'est pas seulement une fluctuation ou une réponse linéaire à l'augmentation des températures, mais signifie probablement l'approche d'un seuil critique au-delà duquel le système de circulation pourrait s'effondrer. C'est ce que craignent les scientifiques, le ''point de basculement'', celui de non-retour qui apportera donc des conséquences désastreuses irréversibles. Tout le vivant est concerné par le réchauffement terrestre et océanique.

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Nous disposons depuis une trentaine d'années d'indicateurs de suivi extrêmement précis, rigoureux, qui nous permettent d'avoir du recul sur le déclin d'un certain nombre d'espèces, qu'il s'agisse de mammifères, d'oiseaux, d'insectes ou de plantes. Et le constat est sans appel. Sur environ 2 millions d'espèces décrites et 10 millions supposées, entre 500.000 et 1 million sont menacées d'extinction dans les prochaines décennies, y compris en Europe a alerté en 2019 la plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), l'équivalent de ce qu'est le Giec pour le climat. Les populations d'oiseaux des campagnes françaises, comme les alouettes, perdrix ou tourterelles des bois, ont chuté d'un tiers en quinze ans. Depuis l'époque romaine, seuls 5 % environ des espèces ont réellement disparu, comme le dodo ou le loup de Tasmanie. Alors que lors de chacune des cinq grandes crises de la biodiversité du passé géologique, 80 % des espèces avaient disparu. On pourrait donc se dire que nous sommes loin du compte, que nous avons le temps. Hélas, non, nous n'avons pas le temps, car la crise actuelle est cent à mille fois plus rapide que celles du passé, sa vitesse est inédite. Nous ne savons pas exactement quand les écosystèmes vont basculer, ni vers quels nouveaux équilibres ils basculeraient, car le vivant n'est pas une machine, donc il n'est pas prédictible. On sait qu'il y a des effets de seuil, on sait qu'il ne faut pas les dépasser, mais on ne sait pas où ils sont. On sait que si l'on détruit la moitié ou les trois quarts de la forêt amazonienne, cela bouleversera son équilibre au point qu'elle se transformera en savane, voire en un désert comme celui du Sahara, où plus rien ne pousse, sans retour en arrière possible. Mais on ne sait pas si le point de bascule se situe à la moitié ou aux trois quarts de destruction. Nous sommes encore à l'aube d'une crise majeure, mais les heures défilent très vite et nous devons prendre garde à ne pas dépasser certains seuils. Il est temps d'agir, mais sans perdre un instant. Ne serait-ce que pour notre propre survie. En effet, je n'ai aucune inquiétude pour l'avenir de la vie sur Terre, mais pour celui de l'homme, oui. Il faut bien prendre conscience que nous ne sommes rien sans la biodiversité, sans ce tissu vivant de la planète dont nous faisons d'ailleurs partie. Nous sommes dépendants des services écosystémiques qu'elle nous rend : on ne se nourrit que du vivant, on ne peut pas digérer sans les bactéries intestinales, on respire grâce au plancton et aux végétaux. Nous sommes sur une fenêtre physiologique extrêmement étroite, très adaptée aux conditions de la planète d'aujourd'hui, pas forcément à celles de demain. Si le plancton océanique basculait dans un autre équilibre et cessait de nous fabriquer de l'oxygène, nous aurions moitié moins d'oxygène, ce serait dramatique. Lors des crises du passé, il y a toujours eu des gagnants et des perdants. Et nous risquons de figurer parmi les perdants, puisque nous sommes une espèce fragile, car bien plus complexe qu'une bactérie ou qu'un organisme unicellulaire. Les microbes, eux, s'en sortent toujours, ils mutent et s'adaptent très rapidement, on le voit avec le coronavirus. Outre sa vitesse, l'autre originalité de la crise actuelle, c'est que pour la première fois, une espèce en est la cause, la notre, homo sapiens. Cela nous impose une responsabilité, pour faire évoluer nos comportements. La bonne nouvelle, c'est que nous connaissons les facteurs de pression, puisque c'est nous qui les exerçons : émission des GES provoquant le changement climatique, fragmentation et bétonisation des territoires, pollutions diverses, notamment avec les pesticides, surexploitation des ressources, déplacement d'espèces potentiellement invasives… Autant de facteurs qui s'accumulent et interagissent, mais sur lesquels nous pouvons agir. Individuellement, mais surtout collectivement. La nature est très résiliente, sous réserve que l'on n'ait pas dépassé certains seuils. En 1992 par exemple, on a mis un moratoire sur la pêche à la morue au large de Terre-Neuve, les stocks s'étant effondrés. Aujourd'hui, l'espèce n'est pas éteinte, mais les morues ne sont toujours pas revenues à cet endroit. Le moratoire a été pris trop tard, on avait déjà dépassé le seuil critique au-delà duquel l'écosystème avait basculé dans un autre équilibre. Dans le cas du thon rouge de Méditerranée, le moratoire a été pris à temps, on n'avait pas encore atteint le seuil, et le thon rouge revient. La prise de conscience progresse, mais beaucoup trop lentement. Même si les politiques parlent désormais de biodiversité, qu'ils semblent avoir compris les enjeux, tout ce qu'elle nous apporte, y compris économiquement, ils n'agissent pas vraiment. Si nous convertissons la biodiversité en argent, le Fonds monétaire international estime qu'une seule baleine apporte à la planète un bénéfice de 1,8 million d'euros en piégeant du carbone. La contribution des pollinisateurs est évaluée à 500 milliards d'euros par an, dont 2,3 à 5,3 milliards d'euros chaque année rien qu'en France. Au total, la biosphère offrirait à l'humanité l'équivalent de plusieurs milliers de milliards d'euros par an, via les services écosystémiques. La biodiversité, c'est notre patrimoine. Pour le moment, la sixième extinction n'est pas une fatalité, même si la pendule tourne vite, nous avons le temps de réagir. Nous avons encore notre avenir entre nos mains, il n'est pas trop tard, mais il ne faut surtout pas croire que la technologie nous sauvera. Concernant l'Amoc, c'est une autre histoire. Il est urgent que nous revoyions nos modèles à la lumière de ces observations afin d'estimer dans quelle mesure nous sommes sur le point de franchir ces seuils. 

En attendant, les scientifiques préconisent de lutter contre le phénomène à la source, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES). Nous avons notre avenir climatique entre nos mains, il ne tient qu’à nous de réduire drastiquement nos émissions, rapidement et de façon durable. Chaque tonne émise participe au réchauffement.**

Jerry J.Pelikan (Captain Blackbone) Blue Ocean Nation / World Citizen Climate Council (WCCC) / Conseil Citoyen Mondial du Climat (CCMC)

*Gaz à effet de serre

** Rapport IPCC/GIEC du 9 septembre 2021 Re sume rapport groupe 1 v 1 500 pix

#earthforcefightsquad #pacifistwarriors #guerrierspacifistes #blueoceannation #captainblackbone


 

Tipping Point / Le Point de Bascule et de non-retour

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Des dizaines de disparus dans une coulée de boue due à des pluies torrentielles au Japon, un record de chaleur enregistré sur le continent Antarctique, des températures dantesques enregistrées dans l’ouest du Canada avec des centaines de morts prisonniers d’un dôme de chaleur, incendies ravageurs et ouragans destructeurs… Tout indique que le dérèglement climatique s’accélère. Nous sommes déjà sur la voie du suicide de l’humanité, mais pas d’inquiétude, les gouvernements ont d’autres priorités réelles, telle la gestion de la pandémie mondiale, la reprise de la croissance, la géopolitique, le départ d'Angela Merkel ou encore des élections déjà en vue d'un nouveau/ancien manager général dans moins d'un an en France.Pourquoi refusons-nous de voir le problème et encore moins de le régler de façon significative, alors qu’une jeune suédoise le voit si clairement qu’elle puisse mobiliser des millions d’écoliers pour protester contre une réalité que leurs parents et leurs enseignants refusent de reconnaître?

Pour la première fois dans l’histoire, la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique, ou CO2, a été mesurée en avril 2021 à 421,21 PPM (parties par million)* à l’Observatoire Mauna Loa sur la grande île d’Hawaï. Ce nouveau record enregistré est donc un sinistre rappel de la réalité de l’avancée de la crise climatique, malgré une baisse spectaculaire des émissions de CO2 permises par les restrictions sanitaires dues à la pandémie. C’est une étape déconcertante dans le réchauffement de la planète induit par l’homme. En effet, pour limiter l’élévation de la température moyenne à +2°C, nous devons absolument rester sous le seuil de 450 ppm de concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que la concentration de CO2 dépasse 420 ppm, un niveau 50 % plus élevé que celui d’avant la révolution industrielle, donc à mi-chemin vers le doublement des niveaux de CO2 préindustriels. Le rythme du changement climatique évoqué dans le dernier rapport du GIEC montre que l’humanité est sur la voie ''suicidaire'', prévient le dirigeant de l’ONU Antonio Guterres. La station culminant à 4170 mètres d'altitude au sommet d’un volcan surveille continuellement les conditions météorologiques et la chimie de l’atmosphère depuis les années 1950. Son emplacement lui permet de prélever des échantillons de l’air les plus purs disponible, fournissant aux scientifiques une représentation intacte de façon dont les humains influencent irréversiblement le climat. Lorsque cette station a commencé à recueillir des mesures de CO2 à la fin des années 1950, la concentration atmosphérique de CO2 se situait autour de 315 ppm. Récemment donc, cette moyenne quotidienne était mesurée à 421,21 ppm. C'est la première fois dans l’histoire de l’humanité que ce nombre était si élevé. Auparavant, il n’avait jamais dépassé 420 ppm. Les émissions de dioxyde de carbone sont dus en particulier à la production de l'énergie, aux transports et à l’industrie. Cette augmentation des concentrations de CO2 s’explique par des émissions de gaz à effet de serre qui sont restées relativement élevées, mais aussi d’une plus faible dynamique des sols et forêts comme puits de carbone terrestre. Le constat des scientifiques qui ont travaillé sur le sujet est sans appel: le niveau de CO2 atmosphérique, et par conséquent le climat mondial, ne se stabilisera que lorsque les émissions mondiales de CO2 seront proches de zéro. 
 À eux seuls, les États-Unis par exemple, émettent plus de 5 milliards de tonnes de CO2 par année, soit 13,2 millions de Boeings 747 volants à pleine charge. Environ la moitié du CO2 émis reste dans l’atmosphère et provoque ainsi son réchauffement, tandis que plus d'un quart est absorbé dans les océans où il acidifie l’eau et perturbe les écosystèmes marins. Mais ne vous attendez pas à des véritables mesures politiques ou économiques prises par les dirigeants mondiaux qui font face à d’énormes pressions internationales, politiques et économiques qui prendront des années à être surmontées. Aussi à la folie du déni du changement climatique qui continue à couver dans une grande partie de la population mondiale. Il est particulièrement inquiétant d'avoir dépassé ce seuil d'une concentration de 420 ppm. Cela signifie que nous touchons le point de bascule entre les niveaux de CO2 préindustriels, environ 278 ppm, et un doublement de ce chiffre, ou 556 ppm. Le record de 421 ppm atteint n’est qu’un seul point pour l'instant et s’est produit alors que les niveaux de CO2 approchent de leur sommet annuel. Mais les niveaux des derniers mois, soit plus de 417 ppm, indiquent que la concentration moyenne annuelle devrait dépasser 416 ppm. Bien qu’il n’ait aucun impact physique, on peut néanmoins considérer qu’il s’agit d’une étape marquante qui met en évidence à quel point les humains ont déjà modifié la composition de l’atmosphère mondiale et augmenté la quantité d’un gaz qui réchauffe le climat planétaire. Le doublement hypothétique du CO2 atmosphérique, qui est probable d’ici 2060 est lié à un réchauffement prévu de trois degrés ou plus de la planète. Une étude publiée l’année dernière a révélé que le doublement des niveaux de CO2 conduirait probablement à une hausse de température entre 2,3 et 4,5 degrés Celsius, excluant les scénarios de réchauffement plus modestes. Même si les émissions de gaz à effet de serre devaient chuter du jour au lendemain, la planète continuerait de se réchauffer pendant des années. Il va alors falloir être patient avant de sentir l’effet de la réduction des émissions de GES à cause de l’importante force d’inertie du système climatique. Chaque demi-degré compte. Chaque émission de gaz à effet de serre compte. Chaque être vivant compte. C’est ça, l’urgence écologique et climatique. Tant que l’on n'aura pas atteint ce qu'on appelle la neutralité carbone, c'est-à-dire le zéro émission de gaz à effet de serre, on sera dans une situation où les choses iront toujours en empirant !

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Alors quel genre de monde aurons-nous en 2050, un siècle après ma naissance ? Comment sera celui de mes petits enfants ? L’avenir a toujours été incertain, mais pas à ce point. Aucune autre génération n’a jamais eu à affronter le spectre de l’extinction humaine mondiale. L’année de ma naissance, la population de la planète était d’environ 3 milliards d’individus. D’ici 2050, la démographie dépassera largement les 8 milliards et ce dans un monde où les ressources seront largement épuisées et où séviront la sécheresse, les inondations, les tempêtes plus violentes, la famine, les nouveaux virus zoonotiques émergents et les nouveaux agents pathogènes issus de la fonte du permafrost. Il n’y aura plus d’industrie de la pêche parce qu’il n’y aura pas de poisson. Les forêts seront considérablement appauvries et, surtout, le phytoplancton, qui fournit jusqu’à 70% d’oxygène à l’air que nous respirons et qui a déjà diminué de 40 % depuis 1950, continuera à décroitre. Si la masse océaniques mondiale de phytoplancton s’effondre, l’humanité suivra. Avec la mort de l’océan vient la mort de l’humanité. Ce futur dystopique est une vision difficile à comprendre et elle ne sera pas résolue par la technologie ni par la fuite vers Mars ou des planètes artificielles. Nous n'aurons plus de temps. Il y a trente ans déjà, l'impact potentiellement perturbateur des émissions carbone produites par la combustion fossile et la déforestation agressive qui commençait faisait la une des journaux. Plusieurs reportages se sont succédé au fil des années, y compris un article remarquablement clair publié en 1956 par le New York Times qui indiquait comment l'accumulation des émissions de gaz à effet de serre lié à la production d'énergie entraînerait des changements environnementaux durables. Dans sa conclusion, l'article prévoyait ce qui est devenu le principal obstacle à la lutte contre les émissions nocives: l'abondance des combustibles fossiles. ''Le charbon et le pétrole sont encore abondants et bon marché dans de nombreuses parties du monde, et il y a tout lieu de croire que les deux seront consommés par l'industrie aussi longtemps que cela sera rentable.'' Cet avertissement n'est aujourd'hui que trop familier. Les scientifiques, les écologistes et certains politiciens ont fait des déclarations semblables à plein reprises. Leurs mises en garde n'ont pas empêché les émissions d'augmenter. Glen Peters, un scientifique du Centre pour la recherche internationale sur le climat à Oslo, en Norvège, a relevé la hausse du niveau de dioxyde de carbone dans l'atmosphère à partir de 1870 et a constaté que près de la moitié de cette augmentation provenait de l'activité humaine ces 30 dernières années. La recherche menée par un éventail de scientifiques et de chercheurs appuie une conclusion décourageante: le changement climatique ne ressemble à aucun problème environnemental auquel nous ayons déjà été confrontés. Nous ne pouvons pas le ''réparer'' comme nous avons commencé à résoudre le problème du trou dans la couche d'ozone, avec des règlements et des traités circonscrits et des changements technologiques limités. Le changement climatique est trop important dans l'espace et le temps. Les émissions qui en sont la cause sont une conséquence trop centrale de l'effort qui devrait être consenti par plus de 7,5 milliards d'êtres humains, et près de 10 milliards dans quelques décennies, pour prospérer sur Terre. En fait, la solution aux menaces auxquelles nous sommes confrontés actuellement est pratiquement impossible à résoudre. Je crois cependant que la réponse à un problème impossible est de trouver la solution impossible et cela ne peut se faire que par notre amour passionné pour notre planète, pour la vie et la nature, par nos vertus de courage, de l’imagination et de persévérance. Nous ne pouvons pas attendre que nos gouvernements agissent. Les citoyens et la société civile doivent les forcer à agir et nous devons montrer la voie par l’exemple et l’initiative. La crise climatique est un défi immense, au même titre que la lutte contre le cancer ou la pauvreté, auxquelles les gens dédient toute une vie, avec un mélange d'urgence, de persévérance et de patience. Le changement de perspective est troublant, il sera forcément impopulaire mais aussi libérateur: cela signifie que toute personne motivée et persévérante peut et doit faire la différence, que ce soit en tant qu'enseignant ou ingénieur, artiste ou investisseur, ou simplement en tant que citoyen engagé. Il n’y a pas à stresser ou à s’inquiéter de l’avenir. Il est dépendant de nos actions au présent. L’avenir sera ce que nous créons aujourd'hui et ce que nous voulons qu’il soit. Tout dépend de notre capacité à penser et agir de manière responsable pour s'adapter à une nouvelle réalité: la nôtre. Je suis particulièrement encouragé de voir les actions de tant de jeunes à travers le monde qui comprennent que la politique et l’économie ne sont plus leurs priorités, mais plutôt la lutte pour la survie de la diversité et de l’interdépendance qui sont une préoccupation première. Continuons de sensibiliser la jeune génération, qui risque fort de se retrouver confrontée à des situations climatiques encore plus dramatiques que celles que nous avons aujourd'hui. L'éducation est le mot clé de notre survie. L'enseignement et l'infiltration des politiques et des institutions en place. Il ne faut pas tarder car le temps nous presse, une fois dépassé le ''point de bascule'', la situation deviendra irréversible.

Je fais partie d'une génération d'après la grande guerre, celle du baby boom, faite de richesse et de liberté que l’humanité ait jamais connue auparavant. Cette richesse matérielle et cette liberté ne reviendront pas et les jeunes le savent intuitivement. Ils savent que leur avenir est incertain, mais ils savent aussi que ce seront leurs voix et leurs actions qui définiront cet avenir. Lorsque l’ignorance et l’arrogance ne peuvent être surmontées, un choc est nécessaire pour qu'un changement radical puisse nous permettre, ainsi qu'à toute la vie sur cette planète, de s’adapter et de survivre. Les réponses se trouvent dans la connaissance biocentrique indigène et dans nos propres capacités à transformer par l’imagination et l’action le paradigme destructeur actuel en une nouvelle philosophie, comprendre que nous devons vivre en harmonie au sein de nos écosystèmes et nous devons le faire en respectant la diversité et l’interdépendance tout en prenant en compte qu’il y a des limites aux ressources et à la croissance. Je suis convaincu que nous avons la capacité de le faire, mais plus important encore, il n’y a pas d’autre choix si nous voulons prévenir l’écocide et le suicide de l’humanité. Avec tous les bouleversements actuels et programmés je suppose que nous le verrons bientôt !

Jerry J.Pelikan (Captain Blackbone)

World Citizen Climate Council (WCCC) / Conseil Citoyen Mondial du Climat (CCMC) / Blue Ocean Nation

*Ce nom un peu technique désigne le nombre de molécules de dioxyde de carbone considéré par million de molécules d’air, et sa mesure est un élément crucial pour nous donner une idée plus précise des dégâts.

Il faut évaluer le coût carbone des politiques de conservation de la nature

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En ce moment se tient le congrès annuel de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Marseille qui a mis à jour sa liste rouge des espèces menacées. Face à cette sixième extinction de masse, sa stratégie de mise sous cloche de la nature est contestée. Il en va de la biodiversité comme du climat. De congrès en sommets rassemblant des milliers de participants à coups d’allers-retours en avion, les constats se font de plus en plus alarmants, les vœux pieux se multiplient, mais gouvernements et grandes entreprises ne bougent guère le petit doigt. Réunie depuis vendredi 3septembre, l’UICN a mis à jour samedi son baromètre du vivant: près de 30% des espèces étudiées dans sa «liste rouge» sont aujourd’hui menacées d’extinction. Soit 38543 sur 138374 espèces dont l’état des lieux est déjà considéré comme préoccupant. Risquent notamment de disparaître: le dragon de Komodo, plus grand lézard au monde, et une part croissante de la famille des requins et des raies. Pour répondre à cette 6 extinction de masse provoquée par les humains, l’UICN prône depuis longtemps la constitution d’«aires protégées». Mais cette approche a montré ses limites. Elle ne correspond plus aux logiques d’un monde interconnecté. Est-il encore possible d’enrayer la chute abyssale de la biodiversité sur la planète? Quel changement de logiciel cela impliquerait-il ? L’UICN est une ONG qui fédère plus de 1400structures, y compris des États, ce qui la distingue d’autres organisations non gouvernementales. On y trouve des commissions composées de chercheurs et de spécialistes reconnus sur les espèces animales ou végétales, qui définissent notamment la liste rouge des espèces menacées dans le monde qui a été mise à jour samedi. Une autre commission importante de l’UICN est celle sur les «aires protégées». Ces dernières constituent le principal outil des politiques de conservation de la nature depuis plus d’un siècle. L’UICN a eu un poids prépondérant dans cette histoire en proposant notamment des typologies qui standardisent le degré de protection d’une aire à l’autre et permettent de comparer entre elles les différentes appellations légales nationales. C’est ainsi que l’UICN définit aujourd’hui six catégories, qui vont des aires intégralement protégées où les humains ne peuvent pénétrer, à part quelques gestionnaires et scientifiques tel l'Archipel des Sept Îles en Bretagne, à des zones très ouvertes. C’est le cas, en France, des parcs naturels marins ou encore des parcs naturels régionaux, où l’on peut à peu près tout faire, y compris construire une centrale nucléaire. L’agenda de l’UICN repose sur la pérennisation de cet outil. De ce point de vue-là, le congrès de Marseille n’apportera pas de nouveauté. En termes de fonctionnement interne, une motion importante doit être votée pour intégrer les collectivités locales: pour la première fois, elles pourraient devenir membres de droit de l’assemblée générale.

Sur le fond, ce congrès est guidé par le souci de ré-articuler les notions de biodiversité et de pandémie, avec notamment l’approche «One Health» (« une seule santé»), qui aborde dans un même ensemble les notions de santé humaine, de santé animale et de santé des écosystèmes. Avec l’épidémie de Covid-19, on a vu, comme l’a montré le dernier rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), qu’il y avait un lien très clair et dynamique entre l’émergence des pandémies, l’état des écosystèmes et le rôle des infrastructures socio-techniques, comme les élevages industriels.

Une tendance lourde gêne toutefois cette évolution: le monde de la conservation a été particulièrement isolé au XX siècle dans sa gestion des aires protégées. La question environnementale était alors difficilement audible et les professionnels de la conservation, scientifiques et gestionnaires, se sont retranchés dans leurs réserves. En dehors de ces zones, on faisait absolument tout et n’importe quoi, sans considération pour l’environnement. La pensée des conservationnistes s’est ainsi concentrée sur des espaces très spécifiques sur lesquels ils voulaient intervenir pour protéger telle ou telle espèce. Cette approche imprègne encore énormément toute la question de la conservation: est-ce que la conservation doit s’intéresser à des endroits précis et, ce faisant, délaisser les autres espaces? La COP15 sur la biodiversité qui se tiendra l’année prochaine en Chine s’inscrit précisément dans ce cadre : son objectif sera de faire passer les surfaces maritimes et terrestres protégées à 30% des surfaces du globe– on est actuellement à 17% des espaces terrestres et 7% des espaces marins. Depuis des années, l’objectif est d’augmenter ces surfaces protégées. Or cette approche présente de sérieuses limites.

Il faudrait déjà réfléchir aux liens entre la multiplication des aires protégées et les conditions environnementales des espaces non protégés. Avec le changement climatique et les pollutions, nous constatons que la dégradation de l’environnement ne peut être contenue dans des barrières géographiques. Il serait donc censé de mener une réflexion sur la transformation environnementale qui soit plus structurelle que la simple multiplication d’espaces protégés ponctuels et limités dans leur extension spatiale. L’autre objection à cette approche est que les niveaux de protection sont souvent assez faibles. La France, par exemple, affiche un taux élevé d’aires protégées (27% des espaces terrestres pour la France métropolitaine). Mais on y trouve les parcs naturels régionaux, les parcs naturels marins... et les chiffres de la Nouvelle- Calédonie! Le parc naturel de la mer de Corail faisant 1,3million de km, soit plus de 2,5fois la superficie de l’Hexagone. Or, pour l’heure, quasiment aucun moyen humain ni financier n’est alloué à la gestion de ce gigantesque espace. C’est un parc de papier. Au-delà de la question des moyens ou de la réalité du terrain, que fait-on des territoires non protégés? Est-ce que protéger 30% des surfaces de la planète nous permet de bétonner allègrement les 70% restants? C’est une question fondamentale. Et pour y répondre, il faudrait que la conservation de la nature imprègne tous les secteurs d’activité, pas seulement des endroits isolés. Quand on voit que la Chine, en quatre ans, a produit autant de béton que les États-Unis tout au long du XXesiècle, pour reprendre des données de l’historien Jean-Baptiste Fressoz, on ne peut qu’être inquiet. Il y a une tension entre exploitation et protection qu’il faut dépasser. Difficile de croire que le capitalisme, même vert, puisse réussir à résoudre des problèmes que son propre fonctionnement a générés. Penser que par l’incitation économique, on peut transformer l’économie qui, jusqu’à présent, a détruit la nature semble spécieux. Ce biais peut s’expliquer par le fait que les grandes ONG de conservation sont toutes plus ou moins adossées à des financements massifs de grands groupes industriels. Du côté de l’UICN, toutefois, il y a une diversité assez large des positions: depuis une vingtaine d’années, une approche plus sociale et plus intégrée des questions de conservation se fait jour. La question des populations vivant dans ces zones est centrale. Sous prétexte de protéger la nature, les politiques de conservation ont eu des effets sociaux dramatiques, en particulier pour des populations qui étaient déjà marginalisées : paysans, chasseurs ou pêcheurs vivriers, éleveurs... La focalisation sur les aires protégées a fait qu’on a demandé aux populations locales des efforts énormes pour changer leurs modes de vie, alors que les changements demandés aux sociétés dans leur ensemble étaient minimes. Historiquement, les politiques de conservation ont été révolutionnaires au niveau local, mais au mieux réformistes au niveau global. Ce qui manque, en réalité, c’est ce qu’on pourrait appeler le «coût carbone» des politiques de conservation. Intégrer cela permettrait de sortir de la vision localiste de l’aire protégée et de l’articuler avec les consommations carbone des gestionnaires, des touristes, des scientifiques qui travaillent sur ces espaces. Cela permettrait de réévaluer totalement la place et l’impact des «populations locales» à qui l’on demande des restrictions. Par exemple, au parc national du Banc d’Arguin, sur la côte mauritanienne, où les Imraguens, peuple de pêcheurs, sont limités dans l’utilisation de moteurs, tandis que des chalutiers espagnols ou chinois passent au large du parc national. On intervient de l’extérieur sur ces espaces et on demande aux populations qui les habitent de réduire leur train de vie, voire on les exclut des lieux, alors que ce ne sont pas elles qui ont le plus d’impact environnemental...

Ce dénigrement des pratiques locales a été une constante dans l’histoire de la conservation. Il a touché, bien sûr, les pays colonisés, mais également les pays occidentaux. En France, par exemple, la restauration des terrains en altitude dans la seconde moitié du XIX siècle, censée limiter l’érosion provoquée par l’agriculture de montagne, s’est basée sur une gestion étatique, au détriment des savoir-faire locaux. Ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’on se préoccupe à nouveau des savoirs des populations locales dans la gestion des espaces protégés, dans le cadre général d’un intérêt pour le «développement durable». Parmi ces pratiques, il y a les «communs», une notion popularisée par la chercheuse américaine Elinor Ostrom, prix Nobel d’économie en 2009. Les communs définissent une gestion des espaces et des ressources naturelles qui ne repose pas sur la propriété privée mais sur des formes collectives d’accès et d’usage de ces ressources. La prise en compte de ces pratiques, à partir des années 1980, a permis de réintroduire une diversité dans les politiques de conservation, diversité elle-même renforcée par la biodiversité qui émergeait au même moment comme concept biologique. Il serait difficile de revenir vers ces systèmes de manière généralisée, mais ce sont des formes alternatives de conservation qui devraient être revalorisées. Il faudrait sortir de l’enclavement des zones protégées parce que cela correspond à l’idée d’un écosystème isolé. En réalité, les écosystèmes sont dynamiques, ils sont toujours en déséquilibre. La biodiversité est précisément un concept qui remet en cause l’idée d’un système stable.

Dans ce cadre, il y a eu une forte mobilisation en faveur d’une conservation participative au cours des années 1990, s’intéressant aux populations locales. Mais sur la décennie suivante, de grosses ONG ont jugé que cette approche ne fonctionnait pas et ont préféré revenir à des formes de protection strictes et autoritaires. On peut espérer qu’aujourd’hui la tendance change de nouveau, dans le sens où de nombreux acteurs tentent de se saisir de la pandémie pour montrer que les choses sont profondément interconnectées et qu’on ne peut pas limiter la conservation de la nature à la constitution d’aires protégées. Une politique efficace serait de mettre en place des mesures contraignantes dans différents secteurs de l’action publique et d’arrêter avec cette idée qu’on peut limiter notre action à quelques espaces. Un exemple: au Royaume-Uni, le pays de Galles a bloqué en juillet toute construction de nouvelles routes en attendant un audit sur la nécessité d’avoir de nouveaux axes routiers. La politique française, elle, est très timorée. Elle se restreint à des mesures trop souvent ponctuelles. Par exemple, les politiques de compensation de la biodiversité – remplacer un espace détruit par la conservation d’un autre – sont encore balbutiantes. Telle qu’elle se développe aujourd’hui, la compensation est une vision par le petit bout de la lorgnette, sans prise en compte des impacts à l’échelle de la planète. Si, par exemple, on compense cinq hectares concernés par la construction d’un puit de pétrole par la protection de cinq autres hectares, on ne prend pas du tout en compte les dégradations que provoque l’exploitation de ce pétrole à l’échelle mondiale. Autre exemple en France, championne des pesticides: si un jour la Beauce devait compenser toute la biodiversité qu’elle a détruite dans ses champs par des espaces équivalents, il faudrait mettre sous protection des espaces énormes, qui ne sont pas disponibles, ce qui explique peut-être pourquoi la compensation est si peu développée dans le secteur agricole... Le problème, c’est que la biodiversité n’a jamais été en France un objet politique légitime. D'autre part, nous ne pouvons pas dissocier climat et biodiversité. De nombreux chercheurs travaillent depuis longtemps en ce sens, notamment sur la question de la forêt: comment la séquestration du carbone, qui a un impact sur le climat, peut-elle avoir un impact positif sur la protection de la biodiversité? Les deux notions ne se font pas concurrence. Mais leur traitement diverge car, d’un côté, le climat a tout de suite été un objet global, appelant des solutions «clés en main», tandis que la biodiversité, par ses spécificités locales, très contextualisées, est généralement traitée par des exemples. Cela a eu tendance à diminuer son importance. Mais l’enjeu de préserver la biodiversité est tout aussi crucial que celui de limiter le réchauffement climatique. La pandémie que nous traversons va peut-être permettre de les ré-articuler.

Interprété de propos d'Estienne Rodary recueillis par Amélie Poinssot (article publié le 6 septembre 2021 par Médiapart)

Estienne Rodary est géographe, ancien rédacteur en chef de la revue Écologie et Politique, directeur de recherches à l'IRD*. Il a notamment codirigé le Manifeste pour une géographie environnementale (Presses de Sciences Po, 2016).

*Institut de recherche pour le développement est un établissement public à caractère scientifique et technologique français sous la tutelle des ministères chargés de la Recherche et de la Coopération, remplaçant l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer.


 

Romain Pilliard - Ambassadeur d'Earthforce FS

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Le pavillon d'Earthforce FS flottera à nouveau dans le vent lors de la prochaine édition de la Route du Rhum en 2022. C'est le champion de l'économie circulaire, le navigateur Romain Pilliard, classé 4ème en catégorie "Ultime" à la Route du Rhum 2018 qui le hissera sur le mat de son trimaran Remade - Use It Again !

Ce bateau avait été utilisé auparavant pour la Route du Rhum 2010 par Philippe Monnet et par Ellen MacArthur pour le record autour du monde en solitaire en 2005. Romain Pilliard devient ainsi l'Ambassadeur de notre ONG d'action environnementale et sensibilisera le public à la préservation des mers et des océans. Merci à ce "Guerrier Pacifiste" et Bon Vent !

https://www.useitagain.earth/team/le-skipper/

https://www.facebook.com/RomainPilliardUseItAgain

https://www.brut.media/fr/sport/le-trimaran-recycle-du-navigateur-romain-pilliard-3a5829bf-98f2-48b8-a9c4-896f529ac842

#earthforcefightsquad #pacifistwarriors

 

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Nouveau partenariat

Earthforce FS / CWI (antenne caribéenne) vient d'établir un partenariat avec Aventure Cétacés nous permettant de réaliser des sorties d'observation en mer en Côte Sous le Vent. Cette science participative incitera nos bénévoles à s'investir plus ainsi que d'approfondir leurs connaissances sur la vingtaine d'espèces de mammifères marins qui évoluent dans la mer des caraïbes dont les plus connues sont les baleines à bosse, les cachalots, plusieurs espèces de dauphins, les globicéphales et les orques. Merci de nous accueillir à bord de leur embarcation au départ de Malendure face à la Réserve Marine Cousteau.

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Le lien vers leur site => https://aventurecetaces.com

Ocean Decade 4 Sustainable Development

 

Our NGO has applied to participate in the United Nations program "Ocean Decade for Sustainable Development". Our project aims to conserve the ecosystem from "ridge to reef" with support from communities, local institutions and other stakeholders. We also call for the implementation of an ECO-Patrol using community rangers and working with a network of local informants to tackle illegal activities such as pollution, logging and poaching.

=> https://www.oceandecade.org/about

Notre ONG a postulé au programme des Nations Unies "Ocean Decade for Sustainable Development". Notre projet vise à sauvegarder l’écosystème de "cimes au récif" avec le soutien des communautés, des institutions locales et d’autres parties prenantes. Nous préconisons également la mise en œuvre d’une ECO-Patrol utilisant des polices communautaires et collaborons avec un réseau d’informateurs locaux pour lutter contre les activités illégales telles que la pollution, l’exploitation forestière et le braconnage.

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New Year Wishes

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We just kicked out a complicated year. The next that starts will be synonymous with even more fierce battles in perspective whether personals or collective. Let's remain united in the fight for our ideas and our philosophy for the preservation of nature and life. Happy New Year to all pirates of heart, to all Pacifists Warriors

On vient de sortir d’une année compliquée. Celle qui démarre sera synonyme de batailles encore plus décisives en perspective, qu’elles soient personnelles ou collectives. Alors restons unis dans la lutte pour nos idées et notre philosophie pour la préservation de la nature et de la vie. Bonne année à tous les pirates de cœur, à tous les Guerriers Pacifistes.

Your Captain

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#earthforcefigtsquad #pacifistwarriors #stopeatsharkmeat

Le coût des catastrophes naturelles en 2020

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Les dix catastrophes météo les plus coûteuses de 2020 ont presque atteint les 150 milliards de dollars de dommages assurés, un chiffre plus important qu'en 2019 qui reflète l'impact grandissant du réchauffement climatique, selon une ONG britannique.

Ces dix catastrophes ont fait également 3.500 morts et ont déplacé plus de 13,5 millions de personnes, selon le rapport annuel de Christian Aid. Des méga-feux qui ont ravagé l'Australie aux ouragans en série dans les Caraïbes, le véritable coût des événements climatiques extrêmes de 2020, renforcés par le réchauffement, est en réalité bien plus élevé, la plupart des dommages n'étant pas assurés, insiste l'ONG.Et sans surprise, les pays pauvres ont payé le prix le plus lourd, avec seulement 4% des pertes économiques causées par les événements météo extrêmes assurées, contre 60% dans les pays riches, selon le rapport qui cite une récente étude publiée dans The Lancet.

Les catastrophes météo ravageaient bien sûr la planète avant l'entrée en scène des dérèglements climatiques provoqués par l'Homme, mais la hausse de la température d'au moins 1,1°C depuis le début de l'ère industrielle augmente leur fréquence et leurs impacts. "Que ce soit les inondations en Asie, les sauterelles en Afrique ou les tempêtes en Europe et en Amérique, le changement climatique a continué à faire rage en 2020", a commenté Kat Kramer, responsable climat de Christian Aid. Cinq des plus coûteuses catastrophes de 2020 étaient liées à une mousson particulièrement importante en Asie. "Les inondations de 2020 ont été parmi les pires de l'Histoire au Bangladesh, avec plus d'un quart du pays sous l'eau", a commenté Shahjahan Mondal, climatologue à l'université d'ingénierie et de technologie du Bangladesh. D'autre part, un grand nombre de ces catastrophes ont causé des dégâts d'au moins 5 milliards de dollars, comme le cyclone Amphan dans le golfe du Bengale en mai, les incendies de l'ouest des Etats-Unis pendant l'été et l'automne, ou ceux qui ont ravagé l'Australie en janvier. La saison record pour les ouragans de l'Atlantique, avec une série sans précédent de 30 tempêtes suffisamment puissantes pour être nommées, a elle provoqué au moins 400 morts et 41 milliards de dollars de dégâts aux Etats-Unis, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, selon Christian Aid. Parmi les dommages les plus importants de cette année 2020, l'ONG note aussi deux tempêtes qui ont balayé l'Europe causant un total de 5,9 milliards de dollars de dommages: Ciara au Royaume-Uni et en Irlande en février, et Alex en France et en Italie en octobre. L'augmentation des catastrophes climatiques correspond aux prévisions des scientifiques. Et les progrès ces dernières années de la science dite "d'attribution" permet désormais d'évaluer combien de fois est plus probable un événement particulier en raison du réchauffement.

L'accord de Paris sur le climat prévoyait de limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C, si possible 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, mais les engagements de réduction de gaz à effet de serre des Etats sont toujours insuffisants pour atteindre ces objectifs. Nous y sommes déjà...

Sources: AFP / Christian Aid => https://www.christianaid.org.uk/resources/our-work/counting-cost-2020-year-climate-breakdown

Aux bahamas l ile abaco

 

Un océan vivant

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Ce genre de bateau usine tel ici le Scombrus (photo) baptisé en grande pompe le 25 septembre dernier à Concarneau en présence des autorités dont la ministre de la mer, sont ravageurs pour les écosystèmes océaniques et la pêche artisanale. Il y a quatre millions de bateaux de pêche dans les océans dont 40 % d’entre eux ont une pratique illégale. La surpêche en nombre détruit les populations de poissons, rejette à l'eau toute espèce qui n'est pas rentable et fait des victimes collatérales prises accidentellement dans les filets, requins et dauphins. Il faudrait mettre en place d'urgence une réglementation européenne et mondiale pour limiter les dégâts avant que les mers et les océans ne soient entièrement vidés de leurs ressources et les fonds marins détruits. Une gestion halieutique intelligente s'impose si nous voulons garder un milieu marin abondant de vie et en bonne santé pour le bien de l'humanité !

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Le "Scombrus" est un chalutier pélagique de 81 mètres appartenant à la compagnie France Pélagique qui est une filiale française du géant néerlandais Cornelis Vrolijk, dont l’empire tentaculaire étend son emprise bien au-delà de l’Europe, de la France au Nigéria, en passant par le Royaume-Uni. Outre son amour inconsidéré pour les chalutiers géants de plus de 80m - et jusqu’à près de 130m de long - Cornelis Vrolijk est également l’un des puissants promoteurs de la pêche électrique.

New Decade Wishes

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I would like to personally thank our supporters, our sponsors and especially our volunteers who have been involved, given their free and valuable time by taking part in actions throughout 2019. They carried with pride and humility the emblem of our environmental action NGO around the world. They organized, participated and made known to the world our fight for the protection of life, species and biodiversity, whether marine or terrestrial. We are proud of each and every volunteer who has helped us in our overall effort to protect, defend and preserve life wherever it may be. I wish you, for this year 2020, all the joys, an iron health and happiness so precious that you deserve and I hope to be able to count on you again throughout the future years of the new decade. Count on your valuable involvement and the will to convince, spread and carry our message, make our “tribe” grow wherever possible.

Happy New Year 2020 !

 

Jerry J. Pelikan/ President - Captain Blackbone

 

Je voudrais personnellement remercier nos sympathisants, nos supporteurs et surtout nos bénévoles qui se sont impliqué, donné de leur temps libre et précieux en participant aux actions tout au long de l'année 2019. Ils ont porté avec fierté et l'humilité l'emblème de notre ONG d'action environnementale à travers le globe, aux quatre coins de la planète. Ils ont organisé, participé et ont fait connaître au monde notre combat pour la sauvegarde du vivant, des espèces et de la biodiversité qu'elle soit marine ou terrestre. Nous sommes fiers de chaque bénévole nous ayant aidé dans notre effort global de protéger, défendre et conserver la vie  quelle qu'elle soit et où qu'elle soit. Je vous souhaite, pour cette année 2020 toutes les joies, une santé de fer et le bonheur si précieux que vous méritez et j'espère pouvoir encore compter sur vous tout au long des futures années de la nouvelle décennie. Compter sur votre implication précieuse et la volonté de convaincre, de diffuser et porter notre message, faire grossir notre « tribu » partout où cela vous est possible.

Bonne, Joyeuse et Heureuse année 2020 !

 

Jerry J. Pelikan / Président - Capitaine Blackbone

 

First Shot of Jerry Lane/Freeport/Bahamas

Jerry Lane Freeport Grand Bahama. Here comes the first video of our street recorded by a neighbor. The few houses, including the offices of Earthforce FS Global, remained standing. Others were not so lucky. Anyway, a lot of things are destroyed in Freeport, the airport, communications, part of the port, roads, buildings, stores. It will take a long time to rebuild. In the meantime, it is the Caribbean office in Guadeloupe that will manage our NGO in this sector.

Jerry Lane Freeport Grand Bahama. Voici la première vidéo de notre rue enregistrée par un voisin. Les quelques maisons, y compris les bureaux de Earthforce FS Global, sont restées debout. D ' autres n'ont pas eu autant de chance. Quoi qu'il en soit, beaucoup de choses sont détruites à Freeport, l'aéroport, les communications, une partie du port, les routes, les bâtiments, les magasins. Il faudra beaucoup de temps pour reconstruire. En attendant, c'est le bureau des Caraïbes en Guadeloupe qui va gérer notre ONG dans ce secteur.

https://www.youtube.com/watch?v=BhmW6uk2ijo

Collapso et Solasto

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Vous êtes un fervent adepte de la théorie de l'effondrement imminent de notre civilisation capitalo-industrielle, de cette pseudo-science de l'inévitable nommée la «collapsologie» remise au goût du jour par Pablo Servigne, ou alors un survivaliste, un libertarien, un éco-anarchiste, un éco-terroriste ou simplement un éco-inquiet  atteint du syndrome de «solastalgie». Nous sommes passé d'une culture de l'euphorie d'après-guerre et du progrès à celle du regret.

En effet, un malaise nouveau s'est emparé d'une partie de notre civilisation. C'est le mal des jeunes générations menées par leur égérie, l'adolescente suédoise Greta Thunberg. Nombreux sont nos concitoyens à éprouver un sentiment d'impuissance, de perte de sens, voire d'angoisse face aux conséquences alarmantes des activités humaines sur la planète, de l'anthropocène. C'est ce dont témoigne en partie le succès de la pétition en ligne «L'Affaire du siècle», sur la justice climatique. Initiée par des scientifiques, YouTubeurs et personnalités du spectacle, cette pétition la plus suivie de l'histoire a regroupé 2 millions de signataires en moins d'un mois. Ainsi, s'il vous est déjà arrivé de vous sentir angoissé(e) à cause du réchauffement climatique, d'avoir du mal à vous endormir en pensant qu'il y aura en 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans, si vous avez déjà ressenti de la tristesse en pensant aux animaux marins qui meurent étouffés par les déchets plastiques, si vous vous sentez inquiets face à des étés de plus en plus caniculaires, ou si vous hésitez à faire des enfants à cause de la destruction de la planète, c'est que vous souffrez peut-être de l'éco-anxiété, de solastalgie. La solastalgie est un néologisme venant du terme anglais «solace», qui signifie «réconfort» et d'«algie» qui signifie «douleur». Inventé en 2003 par le philosophe australien Glenn Albrecht, avec un premier article publié sur ce sujet en 2005. Il décrit une forme de détresse psychique ou existentielle causée par les changements environnementaux, comme par exemple le changement climatique, la pollution et autres tensions émotionnelles dont la réalité de l'époque contemporaine nous submerge. La détresse solastalgique est parfaitement normale : elle indique que vous avez un lien puissant avec votre environnement et que vous souhaitez le conserver.

Ce concept d'origine sociologique ne désigne pas un trouble de nature médicale, mais la solastalgie est polymorphe et peut prendre de nombreuses formes cliniques (de l'insomnie à l'angoisse, voire à la dépression) et avoir des origines variées selon les sujets qui touchent les individus. L'éventail des symptômes est au moins aussi large que celui des causes. La solastalgie affecte les individus conscients qu' il n'y a pas de planète B, pour reprendre un slogan popularisé lors des marches pour le climat. Cette absence d'alternative peut se traduire par une souffrance morale, qui ressemble à s'y méprendre à la nostalgie ou à la mélancolie qu'un individu ressent en quittant le foyer aimé. La solastalgie traduit la perte de l'espoir d'un monde meilleur. Pour autant, la solastalgie n'est pas qu'une nostalgie du passé. C'est également une angoisse existentielle face à la détérioration et à la destruction irréversible de notre environnement immédiat et des êtres vivants qui l'habitent. La solastalgie est également l'expression d'un double décalage, qui met en souffrance les individus concernés. D'abord, le décalage de l'individu par rapport à « l'ordre du monde », à la société de consommation et à la majorité de ses concitoyens, qui continuent d'agir, de polluer et de consommer comme si de rien n'était. Cette prise de conscience engendre souvent un sentiment de solitude, d'incompréhension, voire de colère chez les personnes concernées. Le second décalage implique les individus pris dans un quotidien urbain, un environnement pollué, avec potentiellement un emploi dépourvu de sens. Ils ont conscience que ce mode de vie n'est plus soutenable, or ils continuent à vivre à l'opposé de leur aspiration à une vie plus simple et plus résiliente. Pour de nombreuses raisons, il leur est difficile de franchir le pas et de rompre avec leur environnement familier. Ils continuent, un peu malgré eux, à vivre comme si de rien n'était, avec, peut-être au fond, l'espoir que les choses resteront telles qu'elles sont. Mais ce déchirement qui s'opère entre leur conscience et leur quotidien les met en souffrance. La solastalgie parle à tout le monde car on pressent qu'on y sera bientôt confrontés. On sait depuis longtemps que le climat évolue, entraînant partout autour de nous des conséquences catastrophiques. Notre environnement change de plus en plus brutalement. Les canicules sont plus fréquentes, des plages disparaissent, l'air est de plus en plus pollué, les océans de plus en plus acides, les glaciers fondent, les typhons s’intensifient…Il devient impossible de rester dans le déni, d'autant que l'on sait qu'il n'y a pas d'échappatoire. Il ne s'agit plus d'abandonner un habitat détruit pour un autre, une région polluée pour une autre. On ne peut plus fermer les yeux et regarder ailleurs puisque partout, les changements sont visibles. Le sentiment de solastagie va donc se généraliser et pour faire face à cette angoisse, on ne pourra même plus s'en remettre à la sagesse rassurante des anciens, celle vers qui on se tourne depuis toujours pour savoir quoi faire en cas de situations désespérées, car ce qui nous attend n'a jamais été expérimenté auparavant et les civilisations effondrées ont emporté leur témoignages. Il va pourtant falloir apprivoiser ce nouveau sentiment pour ne pas le laisser nous submerger. Pour cela, on peut bien sûr espérer que les causes mêmes de la solastalgie disparaissent, que le sursaut tant attendu ait lieu et que ceux prêts à tout pour toujours plus de croissance et de profit changent soudain de priorité, mais il est peu probable que cela arrive à temps. De plus, les changements en cours ne peuvent pas être endigués, l'inertie est telle que des modifications radicales de notre environnement sont de toute façon inéluctables. Ce qui ne veut pas dire que tout est perdu, qu'il faut baisser les bras car il ne nous reste plus qu'à attendre la fin. Non. Il faudra simplement faire face à cela nous-mêmes, sans rien attendre des gouvernements ou des instances internationales qui prouvent chaque jour leur incompétence, accentuant par la même le sentiment de détresse et d'abandon des populations. ''On ne peut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre'', disait Einstein. En d'autres termes, la solastalgie peut nous pousser à agir pour rétablir notre environnement, le réparer pour le rendre à nouveau accueillant. Ce faisant, on répare également notre âme, on la guérit et on fait disparaître notre angoisse.

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Le meilleur moyen pour prévenir la solastalgie est d'occuper son esprit, notamment en passant à l'action. Au quotidien, nous pouvons essayer de consommer différemment : réduire notre quantité de déchets, manger moins de produits d'origine animale (viande, poissons, oeufs, produits laitiers) et privilégier les végétaux, idéalement locaux et bio afin de limiter l'usage des pesticides et des OGM. Réduire nos déplacements, surtout en avion, est aussi une pierre apportée à l'édifice. Aller marcher pour le climat ou s'engager dans une association à vocation écologique permet de rencontrer des personnes partageant les mêmes préoccupations et peut ainsi contribuer à apaiser son esprit. L'activisme écologique peut aider à combattre la dépression. Et si les initiatives collectives vous tentent, passez du statut de nostalgique inquiet à celui d’écocitoyen combattant et responsable. «Be a Warrior, not a Worrier*» tel est le slogan des Guerriers Pacifistes d'Earthforce Fight Squad. En somme, nous devons continuer à lutter, réparer ce qui a été abîmé, le reconstruire sur la base des nouvelles règles imposées par ces bouleversements. Le simple fait de s'engager, de devenir acteur de son environnement et de ne plus simplement subir les changements peut aider à surmonter la solastalgie. C'est un difficile numéro d'équilibriste qui s'impose ainsi, entre la recherche de plaisirs individuels du quotidien pour continuer à vivre, la volonté de préserver autrui et celle de persévérer, malgré tout, dans les luttes. Nous reste la possibilité de nous saisir des marges de manœuvre qui subsistent, d'aller chercher ces petites brèches de liberté. Nous pouvons refuser le toujours plus, ne pas céder face à la compétitivité, tenter de résister face aux promesses de l'ascension sociale. Nous pouvons encore nous émerveiller devant la nature qui, bien que meurtrie, ne peut que forcer notre admiration. Mais il ne faut pas se mentir quant à la portée et l'efficacité de ces gestes. A l'avenir, nous aurons donc le choix entre affronter une épidémie de solastalgie ou utiliser notre intelligence collective et notre créativité pour nous adapter et modifier positivement notre environnement. Alors que les grandes lignes de notre futur semblent déjà écrites, réinscrire notre action dans le présent, sous l'impulsion d'une nouvelle éthique dont l'impératif de conduite serait le respect de soi et celui des autres, devient alors une voie pour s'affranchir. C'est là, dans cette « marge humaine », que la dignité trouve son sens politique. En effet, l'honnêteté, celle qui enjoint de ne pas répéter les erreurs passées, est de reconnaître «qu’il est vain de prétendre changer le monde» comme nous le connaissons. Celui-ci va inévitablement changer. Il change en ce moment même. Tenter d’en préserver la beauté, en gage de notre humanité avant d’avoir tout saccagé , est peut-être en revanche encore à portée de main !

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*Sois un Guerrier, pas un Inquiet

 


 

 

Polémique autour de la tournée européenne du groupe TYR

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Depuis l'annonce de la tournée européenne d'un groupe viking de ''hardmetal'' au nom de TYR venant des iles Féroé, c'est la ruée dans les brancards et la guerre déclarée entre deux camps qui s'affrontent via facebook.

La raison ? Les féringiens, au nom d'une tradition ancestrale nommée le grindadrap*, massacrent en nombre des dauphins et des baleines pilotes noires (globicéphales) et le leader du groupe a officiellement déclaré sa participation à ces massacres d'un autre temps et qui n'ont plus aucune raison valable de se perpétrer de nos jours. Son esprit étroit du ''hardrocker métalleux'' provocateur, prônant le sang, le feu, l'enfer, le satanisme et des lourdes épées à la Conan le Barbare, évoque le tout à la fois en lettres gothiques par sa plume trompée dans du sang frais dans les paroles de ses chansons. Toute l'imagerie gothico-débile véhiculée par des groupes de ce style musical depuis toujours en somme. Le leader du groupe TYR est con et fier de l'être tout en l'affichant publiquement.

Dans l'autre camp, celui des protecteurs d'animaux et autres végans, on s'insurge contre cette pratique et contre un groupe de musiciens aux cerveaux mous qui la glorifient. Des organisations comme Sea Shepherd ou notre ONG luttent depuis toujours contre ces pratiques pour les faire cesser et respecter la convention de Berne** signée par le Denmark et dont les îles Féroé dépendent. Ce pays fait partie de l'Union Européenne, mais les autorités danoises réfusent de l'admettre et protègent même le ''grind'' par leur marine nationale pour des raisons commerciales évidentes.

Notre ONG organise quasi au quotidien des sorties d'observation en mer où nous rencontrons régulièrement les cétacés que nous protégeons partout contre toute barbarie et pratiques commerciales comme la chasse et la captivité. Il est de notre bonheur de côtoyer, observer et étudier ces animaux dont l'intelligence dépasse de loin les capacités d'un cerveau humain. D'évoluer avec eux en toute liberté dans l'immensité de l'océan, étudier leur langage et tenter d'entrer en communication. Cette polémique, que nous trouvons stérile, nous dépasse alors. En effet, quand un organisateur, déclaré végan de surcroit se justifie sur sa page facebook sous prétextes fallacieux du maintien d'un concert et quand les deux camps opposés s'affrontent par écrit en évoquant chacun ses raisons, cela ne peut être que stérile dans la démarche qui ne fera, au final, nullement bouger aucun des deux. Les joutes verbales ne changent que rarement les convictions qu'elles soient intellectuelles ou commerciales. C'est pour cette raison que nous avons refusé de participer au débat tout en mettant en place, dès l'annonce, une page d'appel au boycott de cette tournée qui nous désole. Il y a déjà des concerts qui ont été annulés et chacun fera selon son âme et conscience personnelle, son opinion et selon son implication dans une cause qui devrait nous concerner tous, qu'on soit végan déclaré pur et dur, un fervent activiste défendant ou les deux à la fois: le bien-être animal et la vie tout court. Nous ne tentons pas à imposer, mais appelons à une profonde réflexion sur notre rapport à la nature ...

Jerry J. Pelikan  Founder/CEO & Captain of Interceptor "Earthforce One''

 

Appel au Boycott:https://www.facebook.com/events/348314982437275/

 

*Le grindadráp, aussi nommé plus simplement le grind, est le nom donné à la tradition culturelle de chasse aux cétacés, ciblant principalement les globicéphales noirs, en vigueur dans les îles Féroé. La traduction littérale du mot féroïen Grindadráp est ''mise à mort des baleines''. Historiquement, le Grindadráp se pratiquait aussi à Terre-Neuve, au Groenland et dans d'autres archipels de l'atlantique nord comme les Orcades ou les Shetland mais, de nos jours, seules les îles Féroé continuent à pratiquer cette chasse massacreuse.

Chaque année, certains habitants tuent par centaines des globicéphales noirs, aussi appelés baleines pilotes, principale cible de la chasse, mais également des dauphins à flancs blanc et des grands dauphins qui s'aventurent dans les fjords de l'archipel. Cette chasse est controversée en Europe, principalement quant à son éthique, mais aussi quant à la toxicité de la viande de globicéphale contenant les métaux lourds et déclarée impropre à la consommation par les autorités féringiennes mêmes.

**Convention de Berne : https://www.coe.int/fr/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/104

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Le Droit d'Exister

Roundup monsanto condamne a payer 289 millions de dollars a un jardinier californien

Il est le visage du combat judiciaire contre Monsanto. A 46 ans, cet ex-jardinier atteint d’un cancer en phase terminale, qu’il attribue à l’utilisation du désherbant Roundup, est le premier citoyen à avoir affronté en justice le géant des pesticides. Condamné à lui verser 289 millions de dollars, une première historique, l'empoisonneur a, bien sûr, fait appel. Cette affaire judiciaire est toujours en cours. Monsanto a affirmé pendant des années que son désherbant n’était pas dangereux. Les avocats de Dewayne Johnson ont prouvé hors de tout doute possible que la société était parfaitement au courant des conséquences mortelles du glyphosate et n’avait rien fait pour en alerter le public. La nouvelle société mère de Monsanto, Bayer, est mauvaise perdante. Elle ne versera pas à Johnson l’indemnité qu’elle lui doit, même après qu’un juge ait réduit la somme de plus des deux tiers. Au lieu de cela, Bayer oblige ce père de trois enfants en bas âge à passer le reste de sa vie devant un tribunal, se disputant appel après appel. Même si la volonté de l'État était engagée, dans ce genre d'affaire les États ne parviennent jamais à atteindre leurs objectifs. D’abord parce que la plupart ne font rien pour, mais aussi et surtout parce qu’ils ne le peuvent pas. Croire que l’État pourrait mettre un terme au réchauffement climatique, à la destruction des écosystèmes et au massacre des autres espèces par un productivisme capitaliste, c’est croire à un combat du pot de terre contre le pot de fer ! Cela ne fonctionne pas, peu importe à quel point on le souhaite, ce n’est tout simplement pas sa fonction ni la fonction de sa justice. L’État moderne organise le système capitaliste mondialisé, fondé sur l’exploitation de l'homme par la soumission à l'argent, l'addiction au consumérisme ainsi que l'exploitation des ressources, la destruction perpétuelle de la nature, du vivant et de son cadre de vie. Les États ne disposent plus que d’une latitude très limitée en ce qui concerne la création et l’édiction des lois qui gouvernent nos sociétés. Le transfert de souveraineté des États vers des entités supra-étatiques, plus importantes commercialement parlant est un secret de polichinelle : il a récemment été débattu publiquement, dans les médias, discuté à l’Assemblée… Le TAFTA (pour ne citer qu’un exemple). Une multinationale est de nos jours tout à fait en mesure d’attaquer un État ''souverain''. Que faudra-t-il faire, alors, pour interdire le dernier produit phare de Bayer lorsque la France aura émis une loi l’interdisant mais que la multinationale aura eu gain de cause et aura contraint le pays à revenir sur sa décision ? Qui attaquera-t-on en justice, à ce moment-là ? Le recours juridique, s’il peut parfois servir localement dans la lutte contre le fléau socioécologique qu’est la civilisation industrielle, ne sera jamais suffisant car impuissant face a des multinationales d'envergure planétaire. L'actuelle campagne médiatique de ''l'affaire du siècle'', fait promouvoir l’idée qu’il est possible d’obtenir un changement significatif au travers du système juridique d’État tout en le contraignant. La réponse de François de Rugy :''Ce n'est pas dans un tribunal qu'on va faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Ce n'est pas à des juges de forcer le gouvernement à prendre une loi, ce n'est pas le sens de nos institutions.'' Mais un tribunal international peut agir contre un état refractaire. Ce n'est donc que dans un cadre international déterminant (et déterminé) et ayant à sa disposition une base solide d'un texte signé par la majorité des 193 pays membres d'un organisme global, tel que l'Organisation des Nations Unies, que ce pourrait être envisageable. Un État seul ni son système judiciaire ne le permettront ni ne l'encourageront jamais !

Voilà une des raisons pour laquelle l'inscription du ''Droit de l'Homme à un Environnement Sain'' dans l'Article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme est d'une importance CAPITALE. Nous avons besoin d'un soutien sans limites au niveau national et international ainsi qu'un nombre de signatures impressionnant pour pouvoir porter notre proposition devant l'Assemblée Générale des Nations Unies et à sa présidente Madame María Fernanda Espinosa, son secrétaire général Monsieur António Guterres et, demander de procéder au vote pour pouvoir y ajouter cette clause primordiale. Il serait temps que cet accord ''historique'' datant d'il y a 70 ans tient compte des bouleversements planétaire et soit enfin mis à jour. Pour cela, il nous faudra mettre une énorme pression sur l'assemblée et sa présidente, il va falloir se battre et sans votre soutien à tous, cela ne sera, tout simplement, qu'une mission impossible !!!

Signez ici SVP. Merci https://www.change.org/p/united-nations-the-human-right-to-a-healthy-environment

Le Droit de l'Homme à l'Environnement Sain

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Le prochain grand combat que Earthforce Fight Squad va entreprendre dès le début de l'année 2019 sera l'inscription du ''Droit de l'Homme à l'Environnement Sain'' à l'article 3 (Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne) de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. La planète ayant considérablement évolué depuis décembre 1948 et vu que son évolution depuis 70 ans va en s'accélérant et menace l'existence même de l'homme et du vivant, il est urgent de modifiet l'article 3 de la déclaration ! 

 

Qu'est-ce que le ''Droit de l'Homme à l'Environnement Sain''

 

Tout le monde a le droit à un environnement sain.  Un environnement sain est considéré comme une condition préalable à la réalisation d'autres droits humains, dont le droit à la vie, à l'alimentation, à la santé et à un niveau de vie suffisant.  Cet aspect est mentionné en partie dans l'énoncé relatif au droit à la santé apparaissant dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC https://www.wipo.int/edocs/trtdocs/fr/un-icesc/trt_un_icesc.pdf), qui signale que tous les États doivent assurer la réalisation du droit à la santé en assurant, entre autres, l’amélioration de tous les aspects de l’hygiène du milieu.  Il a également été reconnu dans divers instruments relatifs aux droits humains, tels que:

le Protocole de San Salvador, ainsi que par l'instauration en 2012 du mandat des Procédures spéciales des Nations Unies concernant les droits humains et l'environnement,

la déclaration de Stockholm de juin 1972 ( durable/files/1/Declaration_finale_conference_stockholm_1972.pdf )

la Convention (n° 169) relative aux peuples indigènes et tribaux de 1989 ( https://www.ilo.org/dyn/normlex/fr/f?p=NORMLEXPUB:12100:0::NO::P12100_INSTRUMENT_ID:312314 )

et plus récemment en France la ''Loi Biodiversité''

( https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033016237&categorieLien=id ).

Chacun et chacune devrait pouvoir vivre dans un environnement favorable à sa santé et à son bien-être. Les États devraient prendre des mesures concrètes et progressives, individuellement et en coopération les uns avec les autres, pour élaborer, mettre en œuvre et maintenir des cadres appropriés pour réunir tous les éléments nécessaires à un environnement sain et durable, qui englobe l'ensemble du monde naturel.  Ils devraient, notamment, assurer le contrôle des entreprises et autres acteurs privés dans leurs activités dans le pays et à l'extérieur.

Selon les principes établis du droit international, dont les dispositions du PIDESC, la coopération internationale pour le développement et la réalisation des droits humains est une obligation qui incombe à tous les États. Une telle collaboration et un tel soutien, surtout de la part des États qui sont en mesure d'aider les autres, sont particulièrement importants pour faire face aux impacts transnationaux sur les conditions environnementales, comme les changements climatiques.

Pourquoi la clause est indispensable et indissociable de la Charte des droits élémentaires de l'Homme

1-Considérant que "L'homme a un droit fondamental à la liberté, à l'égalité et à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être. Il a le devoir solennel de protéger et d'améliorer l'environnement pour les générations présentes et futures."  il est absolument indispensable d'ajouter cette clause à l'article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme...

2- Considérant que cette clause devait y figurer depuis que l'environnement planétaire se dégrade exponentiellement et qu'il est urgent d'impliquer les états d'un façon législative et juridique non-discutable et non-négociable à la préservation de la planète...

3- Considérant que la justice internationale à un besoin extrêmement urgent d'un "outil" et d'un cadre juridique mis à sa disposition pour pouvoir agir en cas de non-respect de ce droit fondamental...

En tenant compte de ces 3 points élémentaires et du fait que la planète subit des bouleversement considérables depuis 1949* nous, Earthforce Fight Squad, une ONG citoyenne de Protection de l'Environnement et du Vivant, exigeons que:

''Le Droit de l'Homme à l'Environnement Sain'' soit ajouté à l'article 3 de la ''Déclaration Universelle des Droits de l'Homme'' d'un façon urgente et définitive !

*L'année de la création de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

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SIGNEZ LA PETITION: https://www.change.org/p/mar%C3%ADa-fernanda-espinosa-garc%C3%A9s-droit-de-l-homme-%C3%A0-l-environnement-sain

GES / G-20 / COP 24

 

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En fin de 2015 nous en étions à 2mille milliards de tonnes de CO2 émis ces derniers 100 ans, ce qui nous a conduit à un réchauffement de 1,5°C, la base minimale à maintenir actée par l'accord de Paris signé par 195 pays et dont les USA de Trump se sont retirés. A ce jour, 147 pays sont allés au bout de leur processus de ratification. Parmi les grandes économies, la Russie et la Turquie manquent à l'appel. L'objectif central de l'accord consiste à contenir l'augmentation de la température moyenne en deçà de 2 degrés, tout en s'efforçant de limiter cette augmentation à 1,5°C degré d'ici la fin du siècle. C'est déjà atteint et donc derrière nous. Regardons devant: si nous ne voulons pas dépasser 2°C dont il est aujourd'hui question, ce que physiquement est encore possible, il faut se limiter à 3mille milliards de CO2 émis (dont 2mille milliards ont déjà été dépensés), ce qui nous laisse le droit à mille milliards de tonnes jusqu'en 2100. Le crédit carbone de la génération actuelle des 30 ans est donc aujourd'hui de 1/6 ème de ce que leurs parents et les grands parents ont eu en prenant en compte l'augmentation de la démographie qui en 3 générations s'est multiplié par 3. C'est ça les 2°C !!! Il faudra alors rendre les émissions de CO2 nulles dans toute la deuxième moitié du 21ème siècle et il faudra les avoir divisé par 3 d'ici 2050 si nous voulons y parvenir ! Actuellement en comptant l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) produits lâchés dans l'atmosphère par notre civilisation: 21,7% viennent du fossile énergétique (charbon+pétrole), 16,8% de l'industrie, 14% du transport, 12,5% de l'agriculture, 11,3% de l'extraction et distribution d'énergies fossiles, 10,3% du bâtiment (chauffage+clim), 10% de la biomasse et déforestation et 3,4% du traitement des déchets. En production d'énergie : 78,4% fossile, 19,3% renouvelable et 2,3% nucléaire. Le fossile représente donc 2000 gigawatts d'énergie à mettre aux oubliettes dans les 35 ans à venir et les remplacer par les sources non-carbonées si nous voulons garder cette limite des 2°C. Autant de vous dire que nous sommes déjà, à l'ouverture de la COP24, très loin de cet objectif. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) du G20 (80% des émissions de gaz à effet de serre de la planète) ont augmenté de 2% en 2017 après avoir stagné pendant trois ans. Dans le détail, la Russie (+ 4,8%) et l'Inde (+ 3,9%) font partie des mauvais élèves. De son côté, l'Europe a vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de plus de 2% en 2017. Parmi les gros émetteurs que sont l’Europe, la Chine et les Etats-Unis, les meilleurs élèves sont encore les Américains parce qu’ils effectuent ces dernières années une transition du charbon vers le gaz, ce qui pèse moins sur leurs émissions. Du côté de la France, selon Eurostat, les émissions de CO2 ont augmenté de 3,2% en 2017 par rapport à l'année précédente. La moyenne de l'ensemble des pays de l'Union Européenne s'établit à + 1,8%. Les populations vont continuer à croitre et avoir recours à des énergies fossiles car les moins chères à produire avec une technologie déjà en place, même si non durables et responsables des changements climatiques d'envergure, surtout le charbon. Et quand on sait que le prochain sommet sur le climat COP24 qui s'ouvre ce dimanche à Katowice en Pologne est parrainé par le groupe polonais JSW, le premier producteur de charbon à coke dans l'Union européenne, on a le droit de se poser quelques questions. Pour résumer la situation : pour le 1,5°C c'est déjà foutu, pour le 2°C c'est pratiquement loupé et il devient extrêmement improbable de maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des 4°C, d'ici 2100.

Seule une insurrection des sociétés civiles peut nous permettre d’éviter le pire

Nous tous, en tant que citoyens, sommes donc sous la menace d'un effondrement probable. Des bouleversements sociaux, économiques et géopolitiques majeurs seront enclenchés et ne vont faire que s’accélérer. Comment peser sur la nature de ces changements  tels que migrations de masse, émergence d’un ''capitalisme écofasciste'', la famine, l'effondrement de la biodiversité, risque de conflits pour les ressources, des guerres civiles attisées par les fanatismes xénophobes ou religieux, des guerres de clans dans un monde dévasté? Ce qui nous menace est une crise climatique à gérer avec des ''solutions'' à trouver rapidement. Comment alors réguler la mondialisation économique dans la perspective d’un effondrement du monde dans lequel nous vivons, celui de la civilisation industrielle mondialisée issue de cinq siècles de capitalisme ? Les ''collapsologues'' préfèrent définir l’effondrement comme l’extinction de l’espèce humaine. Même avec le pire scénario climatique et écologique, cette perspective reste une hypothèse relativement improbable. Étant donné l’interconnexion de l’économie mondiale, on peut étendre l’hypothèse à celle de l’effondrement d’un système : la civilisation du capitalisme industriel et sa culture consumériste, civilisation aujourd’hui globalisée même si les disparités sociales et territoriales restent majeures. Quels moyens avons nous donc pour contrecarrer une telle perspective ? Une mobilisation massive des sociétés civiles et des victimes du changement climatique face aux dégâts de l’actuelle ''mondialisation'', une insurrection éthique et politique contre toutes les attaques faites contre le vivant et la dignité humaine, la désobéissance civile et citoyenne ou bien un basculements révolutionnaire vers des sociétés du bien-vivre et de l’autonomie peuvent contrer ce scénario d’un capitalisme écofasciste. Seul le volontarisme politique, pressé par une insurrection des sociétés civiles, peut permettre d’éviter le pire.

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Actions en justice

Un autre moyen pour parvenir à limiter les dégâts sont les actions en justice. Emissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, déforestation, pollution de l’eau, de l’air ou des sols, ou encore utilisation massive des ressources… les activités provoquées par les entreprises peuvent porter atteinte au droit des populations à disposer d’un environnement sain. Ce droit commence à être reconnu en tant qu'un droit en devenir.

Les entreprises qui contribuent au réchauffement climatique, à la pollution de l’air, de l’eau et des sols et à la raréfaction des ressources peuvent ainsi violer ce droit reconnu progressivement comme un droit fondamental. Ce droit, dans lequel on peut inclure le droit à l'eau, à l'air pur, à la jouissance de paysages, aux bénéfices de la biodiversité – en somme à la vie dans des conditions environnementales saines – commence à être reconnu en tant que droit fondamental de la personne humaine. Une reconnaissance qui trouve son origine dans la Déclaration de Stockholm sur l'environnement humain, adoptée en juin 1972 : "L'homme a un droit fondamental à la liberté, à l'égalité et à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être. Il a le devoir solennel de protéger et d'améliorer l'environnement pour les générations présentes et futures." 

Ce principe a notamment été repris dans la convention 169 de l'Organisation internationale du travail, relative aux peuples indigènes dans les pays indépendants. Celle-ci invite les États à prendre des mesures spéciales pour sauvegarder l'environnement de ces peuples. En France, la Charte de l’environnement, adoptée le 28 février 2005 par le Parlement à plus de 95% des suffrages, reconnait pour la première fois en droit français un droit à chacun de pouvoir bénéficier d’un environnement sain et respectueux de la santé. Plus récemment, ''La loi biodiversité'' adoptée en juillet, a inscrit le préjudice écologique dans le code civil. En vertu de la règle du pollueur-payeur, il oblige le responsable d’un dommage à l’environnement, quel qu’il soit, à le réparer "par priorité en nature" ou, à défaut, à acquitter des dommages et intérêts.  "Il s’agirait là d’une démarche juridique complètement inédite qui s’inscrit dans un mouvement citoyen visant à demander des comptes à la justice pour les dégradations environnementales qui constituent des violations des droits fondamentaux, comme celui de vivre dans un environnement sain ou encore le droit à la santé."  Au niveau international, si aucun traité contraignant de l'ONU en matière de droits de l'Homme ne prévoit à ce jour un droit spécifique à un environnement sain, on observe, dans l’interprétation des droits humains existants, des éléments de protection pouvant contenir certaines exigences en matière de conditions environnementales. Reste toutefois le problème de la réparation et de la remise en état de l’environnement affecté, qui représente encore souvent une bataille à mener pour les communautés locales, mais les résultats commencent à venir.


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En janvier 2015, au terme d'une bataille juridique de trois ans, Shell a accepté de verser 70 millions d'euros à la communauté Bodo du Niger, touchée par deux importantes fuites de pétrole en 2008. En mai 2016, une vaste campagne de sensibilisation a permis de faire adopter une mesure interdisant les grandes opérations d’embouteillage d’eau à la multinationale Nestlé à Cascade Locs dans l'Orégon. La même chose à Warm Springs où la prise de position du Gouverneur de Californie est le résultat d’années de contre-pouvoir et de militantisme local. Particulièrement touchées par les conséquences du réchauffement climatique, les Philippines, en tant qu'Etat, viennent de marquer un premier pas dans la reconnaissance des populations à disposer d’un environnement sain. Le 27 juillet dernier, la Commission des droits de l’Homme locale a porté plainte contre 47 entreprises pour leur contribution au dérèglement climatique. Parmi elles, les Français Total et Lafarge, mais aussi d’autres grandes multinationales comme Chevron, ExxonMobil, BP, Royal Dutch Shell ou encore Glencore. La dernière victoire date d'août 2018 lorsque le géant de l'agrochimie Monsanto a été condamnée aux États-Unis à verser 290 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier atteint par un lymphome non hodgkinien incurable et qui pourrait créer un précédent : l'individu contre le pollueur.

La prochaine grande et urgente bataille citoyenne à délivrer sera l'inscription du ''Droit à l'environnement sain'' dans l'article 3 de ''La Déclaration universelle des droits de l'homme''.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enquête chez les thoniers à Sète

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Après la reprise des campagnes de pêche au thon rouge en méditerannée impliquant la révision des quotas permettant le rénouvellement de la population de ces poissons en déclin car très prisés par les japonnais, Earthforce FS Occitanie a mené depuis 2014 des enquêtes et investigations dicrètes concernant le respect des lois et des pratiques au port de Sète. Nous avions, en effet, des marins infiltrés sur les thoniers senneurs qui ont participé à ces campagnes de pêche de plus en plus courtes. La population de thons rouges c'est rapidement reconstitué (en deux ans), ce qui permet aujourd'hui aux thoniers de diviser la durée de leurs campagnes de pêche de moitié et rentrer au port avec les cales remplies de thons parfois en moins de deux semaines. Ces campagnes ''éclair'' sont en principe encadrés par des observateurs et par des controles du respect de quotas imposés (2 000 tonnes pour les bateaux de l’organisation de producteurs sétois Sathoan*), mais hèlas, il y a toujours quelques ''disfonctionnements'' dans le système et les pratiques constatés par nos témoins. Nous avons allerté Elise Lucet et lui avons suggéré de se pencher sur la filière de pêche au thon en général et aller faire un tour à Sète à la rencontre des représentants de la profession. C'est désormais chose faite et l'équipe de Cash Investigations nous prépare une émission qui va être diffusée courant octobre 2018. S'il n'y a plus de fraude officiellement constaté qu'allons-nous apprendre ?

Pour mémoire, en janvier 2017 la justice a refermé son filet sur 5 patrons pêcheurs sétois et agathois. Le tribunal correctionnel de Montpellier les a condamnés pour fraude aux quotas de pêche au thon rouge.

Le plus lourdement sanctionné a été Gérald Lubrano.

  • Pour "déclaration mensongère à une administration publique en vue d'obtenir un avantage indus", il a écopé de 24 mois de prison avec sursis, 50000 € d'amende et 100000 € de confiscation de valeurs.

  • Raphaël Scannapieco et Généreux Avallone ont été respectivement condamnés à 15 et 12 mois de prison avec sursis, 20000 € d'amende et 50000 € de confiscation de valeurs.

  • Roger Del Ponte a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, 15000 € d'amende et 50000 € de confiscation de valeurs.

  • Quant à André Fortassier, il s'est vu infliger 8 mois de prison avec sursis, 15000 € d'amende et 20000 € de confiscation de valeurs.

La confiscation de valeurs, non récupérable, est une mesure qui permet d'éviter la saisie des bateaux par la justice.
En revanche, les faits reprochés à Serge Di Rocco ont été requalifiés en "contravention" et tombent par là sous le coup de la prescription. Il a donc été relaxé.
Des déclarations de pêche minorées
Ces faits remontent à 2007, et 2008 pour Généreux Avallone. La justice a estimé que les patrons thoniers avaient volontairement sous estimé les volumes de pêche au thon rouge afin de ne pas dépasser les quotas imposés par la Commission Internationale pour Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT en Anglais). Certains auraient vendus leurs droits à des armements étrangers, tout en déclarant des pêches fictives...

  • Cette année, l'ICCAT a attribué 4392 tonnes aux pêcheurs de Méditerranée, dont 2000 pour la SATHOAN (la société coopérative maritime de Sète, qui regroupe près de 50 producteurs, chalutiers et thoniers). Les quotas de pêche au thon rouge sont en hausse, de plus de 20 % par an depuis 2015. En 2018, ils augmentent encore de 18%, et continueront à croître de 17% pendant les 3 années suivantes. Les thoniers sétois ont mis le Cap sur Malte et les îles Baléares, avec à bord de chaque bateau, un observateur de l’ICCAT, chargé comme chaque année de veiller au respect de ces quotas. Dans la région, on recense aussi 2 thoniers au départ de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) et 2 autres thoniers senneurs d'Agde (Hérault), leur port d'attache. Ils devront faire face à la concurrence féroce des bateaux tunisiens et turcs. Quant aux prix, ils devraient rester stables.

Arrêté du 24 avril 2018 définissant les mesures de contrôle de la pêcherie de thon rouge (Thunnus thynnus) dans le cadre du plan pluriannuel de reconstitution des stocks de thon rouge dans l'Atlantique Est et la Méditerranée :

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/4/24/AGRM1811581A/jo/texte

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Article: Midi Libre du 03.07.2018 Crédit Photos: France 3 Montpellier / Midi Libre

 

Sempre Project rejoint la Société Française de Zoosémiotique

Notre ONG Earthforce Fight Squad / Guerriers Pacifistes vient d'être admise grace à son programme SEMPRE (Sound Environment & Marine Preservation) dans le comité scientifique de la Société Française de Zoosémiotique sise à l'Université Sorbonne de Paris. Nous allons ainsi pouvoir continuer à travailler sur le son et la communication musicale interspécifique avec les mammifères marins, notamment les baleines à bosse sous le couvert scientifique, élargir notre rayon d'action et le faire valider par des publications dans les revues correspondantes traitant de sujets concernant la zoosémiotique. Ces nouvelles sciences faisant partie de la Zoosémiotique se nomment la Zoomusicologie et Zooacoustique.

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Voici un exemple de notre travail en zoomusicologie. Le chant d'un mâle megaptera est d'abord enregistré, ensuite rentré dans un logiciel musical (ici garage band). Cela nous permet de l'étudier séquence par séquence, analyser les fréquences et les mettre en rapport avec un instrument (ici la guitare) qui sera accordée à la fréquence de l'animal. Ensuite nous allons reproduire ces phrases et ces séquences musicales, les mettre en harmonie, les mélanger et composer une partition  commune chant/guitare en y ajoutant éventuellement d'autres instruments et une section rythmique. Nous allons ainsi petit à petit construire une composition musicale qui peut être diffusée en milieu naturel ce qui nous permet d'observer les réactions de l'animal, établir une interaction, entrer événtuellement en communication avec lui et observer s'il est capable de reproduire la composition.
http://www.zoomusicology.com/ewExternalFiles/introduction%20a%CC%80%20la%20zoo%CC%88musicologie.pdf

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Prise de son d'une baleine à bosse (megaptera) dans les Caraïbes en mars 2018: https://soundcloud.com/jeepthefox/male-chanteur-mars-2018

https://www.facebook.com/SfZoosemiotique/

http://societefrancaisedezoosemiotique.fr/la-sfz/organisation/

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