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GES / G-20 / COP 24

 

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En fin de 2015 nous en étions à 2mille milliards de tonnes de CO2 émis ces derniers 100 ans, ce qui nous a conduit à un réchauffement de 1,5°C, la base minimale à maintenir actée par l'accord de Paris signé par 195 pays et dont les USA de Trump se sont retirés. A ce jour, 147 pays sont allés au bout de leur processus de ratification. Parmi les grandes économies, la Russie et la Turquie manquent à l'appel. L'objectif central de l'accord consiste à contenir l'augmentation de la température moyenne en deçà de 2 degrés, tout en s'efforçant de limiter cette augmentation à 1,5°C degré d'ici la fin du siècle. C'est déjà atteint et donc derrière nous. Regardons devant: si nous ne voulons pas dépasser 2°C dont il est aujourd'hui question, ce que physiquement est encore possible, il faut se limiter à 3mille milliards de CO2 émis (dont 2mille milliards ont déjà été dépensés), ce qui nous laisse le droit à mille milliards de tonnes jusqu'en 2100. Le crédit carbone de la génération actuelle des 30 ans est donc aujourd'hui de 1/6 ème de ce que leurs parents et les grands parents ont eu en prenant en compte l'augmentation de la démographie qui en 3 générations s'est multiplié par 3. C'est ça les 2°C !!! Il faudra alors rendre les émissions de CO2 nulles dans toute la deuxième moitié du 21ème siècle et il faudra les avoir divisé par 3 d'ici 2050 si nous voulons y parvenir ! Actuellement en comptant l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) produits lâchés dans l'atmosphère par notre civilisation: 21,7% viennent du fossile énergétique (charbon+pétrole), 16,8% de l'industrie, 14% du transport, 12,5% de l'agriculture, 11,3% de l'extraction et distribution d'énergies fossiles, 10,3% du bâtiment (chauffage+clim), 10% de la biomasse et déforestation et 3,4% du traitement des déchets. En production d'énergie : 78,4% fossile, 19,3% renouvelable et 2,3% nucléaire. Le fossile représente donc 2000 gigawatts d'énergie à mettre aux oubliettes dans les 35 ans à venir et les remplacer par les sources non-carbonées si nous voulons garder cette limite des 2°C. Autant de vous dire que nous sommes déjà, à l'ouverture de la COP24, très loin de cet objectif. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) du G20 (80% des émissions de gaz à effet de serre de la planète) ont augmenté de 2% en 2017 après avoir stagné pendant trois ans. Dans le détail, la Russie (+ 4,8%) et l'Inde (+ 3,9%) font partie des mauvais élèves. De son côté, l'Europe a vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de plus de 2% en 2017. Parmi les gros émetteurs que sont l’Europe, la Chine et les Etats-Unis, les meilleurs élèves sont encore les Américains parce qu’ils effectuent ces dernières années une transition du charbon vers le gaz, ce qui pèse moins sur leurs émissions. Du côté de la France, selon Eurostat, les émissions de CO2 ont augmenté de 3,2% en 2017 par rapport à l'année précédente. La moyenne de l'ensemble des pays de l'Union Européenne s'établit à + 1,8%. Les populations vont continuer à croitre et avoir recours à des énergies fossiles car les moins chères à produire avec une technologie déjà en place, même si non durables et responsables des changements climatiques d'envergure, surtout le charbon. Et quand on sait que le prochain sommet sur le climat COP24 qui s'ouvre ce dimanche à Katowice en Pologne est parrainé par le groupe polonais JSW, le premier producteur de charbon à coke dans l'Union européenne, on a le droit de se poser quelques questions. Pour résumer la situation : pour le 1,5°C c'est déjà foutu, pour le 2°C c'est pratiquement loupé et il devient extrêmement improbable de maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des 4°C, d'ici 2100.

Seule une insurrection des sociétés civiles peut nous permettre d’éviter le pire

Nous tous, en tant que citoyens, sommes donc sous la menace d'un effondrement probable. Des bouleversements sociaux, économiques et géopolitiques majeurs seront enclenchés et ne vont faire que s’accélérer. Comment peser sur la nature de ces changements  tels que migrations de masse, émergence d’un ''capitalisme écofasciste'', la famine, l'effondrement de la biodiversité, risque de conflits pour les ressources, des guerres civiles attisées par les fanatismes xénophobes ou religieux, des guerres de clans dans un monde dévasté? Ce qui nous menace est une crise climatique à gérer avec des ''solutions'' à trouver rapidement. Comment alors réguler la mondialisation économique dans la perspective d’un effondrement du monde dans lequel nous vivons, celui de la civilisation industrielle mondialisée issue de cinq siècles de capitalisme ? Les ''collapsologues'' préfèrent définir l’effondrement comme l’extinction de l’espèce humaine. Même avec le pire scénario climatique et écologique, cette perspective reste une hypothèse relativement improbable. Étant donné l’interconnexion de l’économie mondiale, on peut étendre l’hypothèse à celle de l’effondrement d’un système : la civilisation du capitalisme industriel et sa culture consumériste, civilisation aujourd’hui globalisée même si les disparités sociales et territoriales restent majeures. Quels moyens avons nous donc pour contrecarrer une telle perspective ? Une mobilisation massive des sociétés civiles et des victimes du changement climatique face aux dégâts de l’actuelle ''mondialisation'', une insurrection éthique et politique contre toutes les attaques faites contre le vivant et la dignité humaine, la désobéissance civile et citoyenne ou bien un basculements révolutionnaire vers des sociétés du bien-vivre et de l’autonomie peuvent contrer ce scénario d’un capitalisme écofasciste. Seul le volontarisme politique, pressé par une insurrection des sociétés civiles, peut permettre d’éviter le pire.

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Actions en justice

Un autre moyen pour parvenir à limiter les dégâts sont les actions en justice. Emissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique, déforestation, pollution de l’eau, de l’air ou des sols, ou encore utilisation massive des ressources… les activités provoquées par les entreprises peuvent porter atteinte au droit des populations à disposer d’un environnement sain. Ce droit commence à être reconnu en tant qu'un droit en devenir.

Les entreprises qui contribuent au réchauffement climatique, à la pollution de l’air, de l’eau et des sols et à la raréfaction des ressources peuvent ainsi violer ce droit reconnu progressivement comme un droit fondamental. Ce droit, dans lequel on peut inclure le droit à l'eau, à l'air pur, à la jouissance de paysages, aux bénéfices de la biodiversité – en somme à la vie dans des conditions environnementales saines – commence à être reconnu en tant que droit fondamental de la personne humaine. Une reconnaissance qui trouve son origine dans la Déclaration de Stockholm sur l'environnement humain, adoptée en juin 1972 : "L'homme a un droit fondamental à la liberté, à l'égalité et à des conditions de vie satisfaisantes, dans un environnement dont la qualité lui permette de vivre dans la dignité et le bien-être. Il a le devoir solennel de protéger et d'améliorer l'environnement pour les générations présentes et futures." 

Ce principe a notamment été repris dans la convention 169 de l'Organisation internationale du travail, relative aux peuples indigènes dans les pays indépendants. Celle-ci invite les États à prendre des mesures spéciales pour sauvegarder l'environnement de ces peuples. En France, la Charte de l’environnement, adoptée le 28 février 2005 par le Parlement à plus de 95% des suffrages, reconnait pour la première fois en droit français un droit à chacun de pouvoir bénéficier d’un environnement sain et respectueux de la santé. Plus récemment, ''La loi biodiversité'' adoptée en juillet, a inscrit le préjudice écologique dans le code civil. En vertu de la règle du pollueur-payeur, il oblige le responsable d’un dommage à l’environnement, quel qu’il soit, à le réparer "par priorité en nature" ou, à défaut, à acquitter des dommages et intérêts.  "Il s’agirait là d’une démarche juridique complètement inédite qui s’inscrit dans un mouvement citoyen visant à demander des comptes à la justice pour les dégradations environnementales qui constituent des violations des droits fondamentaux, comme celui de vivre dans un environnement sain ou encore le droit à la santé."  Au niveau international, si aucun traité contraignant de l'ONU en matière de droits de l'Homme ne prévoit à ce jour un droit spécifique à un environnement sain, on observe, dans l’interprétation des droits humains existants, des éléments de protection pouvant contenir certaines exigences en matière de conditions environnementales. Reste toutefois le problème de la réparation et de la remise en état de l’environnement affecté, qui représente encore souvent une bataille à mener pour les communautés locales, mais les résultats commencent à venir.


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En janvier 2015, au terme d'une bataille juridique de trois ans, Shell a accepté de verser 70 millions d'euros à la communauté Bodo du Niger, touchée par deux importantes fuites de pétrole en 2008. En mai 2016, une vaste campagne de sensibilisation a permis de faire adopter une mesure interdisant les grandes opérations d’embouteillage d’eau à la multinationale Nestlé à Cascade Locs dans l'Orégon. La même chose à Warm Springs où la prise de position du Gouverneur de Californie est le résultat d’années de contre-pouvoir et de militantisme local. Particulièrement touchées par les conséquences du réchauffement climatique, les Philippines, en tant qu'Etat, viennent de marquer un premier pas dans la reconnaissance des populations à disposer d’un environnement sain. Le 27 juillet dernier, la Commission des droits de l’Homme locale a porté plainte contre 47 entreprises pour leur contribution au dérèglement climatique. Parmi elles, les Français Total et Lafarge, mais aussi d’autres grandes multinationales comme Chevron, ExxonMobil, BP, Royal Dutch Shell ou encore Glencore. La dernière victoire date d'août 2018 lorsque le géant de l'agrochimie Monsanto a été condamnée aux États-Unis à verser 290 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier atteint par un lymphome non hodgkinien incurable et qui pourrait créer un précédent : l'individu contre le pollueur.

La prochaine grande et urgente bataille citoyenne à délivrer sera l'inscription du ''Droit à l'environnement sain'' dans l'article 3 de ''La Déclaration universelle des droits de l'homme''.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecologie libérale ou libérée ?

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En finir avec l'écologie libérale sans remettre en cause l’hégémonie du modèle capitaliste, la lutte contre le réchauffement climatique n’est rien d’autre qu’une diversion !

À moins de n’avoir consciemment décidé d’ignorer toute l’actualité environnementale de ces dernières semaines, vous avez probablement entendu parler du dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), paru le 7 octobre et relayé par l’ensemble de la presse française et internationale. Nouvelle mise à jour de l’horloge de l’apocalypse climatique : quand bien même les Accords de Paris (COP21) sont respectés et que la hausse globale de la température d’ici 2100 se limite à 1,5-2°C, nous ferions quand-même mieux de nous préparer a des sacrés catastrophes climatiques avant 2030 à 2050, si nous sommes encore en vie d'ici là. Problème : à peine rendu public, cet n-ième rapport du GIEC est déjà à peu près obsolète puisque le consensus scientifique, au vu des efforts fournis par les États, serait une température minimale de 2°C voire 3°C pour la fin du siècle. Et une fois cette limite franchie, le réchauffement climatique entrerait dans une sorte de pilotage automatique qui rendrait futile toute tentative de régulation par l’homme. En d’autres termes, nous avons déjà franchi le seuil de la catastrophe et à cette vitesse, elle sera bientôt tranquillement dans notre salon.

Alors, puisque le grand public est légitimement en droit de paniquer, la presse internationale et une partie des influenceurs de ce monde ont sorti à peu près simultanément, chacun à sa sauce, leur joker. Des appels à l’action citoyenne, d’abord, dans tous les sens : 700 scientifiques réunis sur la une de Libération début septembre pour exhorter, alerter, supplier ceux qui décident pour nous de faire enfin quelque chose de concret : 200 "personnalités" médiatiques ménées par Aurelien Barrau dans les pages du Monde, la semaine précédente, pour froncer les sourcils et nous expliquer : ''qu'il est temps d’être sérieux" comme si le paternalisme d’Alain Delon et consorts avait le pouvoir de réveiller l’Humanité de cinquante ans de somnambulisme.

Autre option, plus proactive celle-ci : ressortir les petits manuels du bon citoyen écolo, la conscience chauffée à blanc par les appels des célébrités. Celui qui, en faisant pipi dans la douche le matin, en mangeant exclusivement des plantes et en lisant attentivement l’étiquette au supermarché tout en boycottant une telle ou telle marque, se coucherait satisfait, se sachant à son échelle contributeur actif d’un monde meilleur. Et puis, pendant qu’on en était à s’étriper sur Facebook, grâce à l’AFP, pour savoir ce qui polluait le plus entre 7 vols transatlantiques en charter et la naissance d’un enfant, l’oligarchie blanche du YouTube francophone a décidé de s’y mettre aussi. Bingo : sur Facebook, la vidéo "Il est encore temps" chiffre plus de 10 millions de vues, le site lancé conjointement cartonne et le 13 octobre, près de 80 cortèges défilaient en Europe pour sauver la planète, un peu amputés en France ces derniers jours par le mouvement des gilets jaunes, alors que la COP 24 à Katowice en Pologne arrive à grands pas.

Il faut voir, sincèrement, cet aréopage de youtubeurs nous expliquer, tout sourires, que le monde n’est pas (encore) perdu et qu’en s’y mettant, à nous tous, on pourra inverser le cours de la catastrophe. Il faut les écouter nous dire que des pétitions en ligne, le boycott, des marches citoyennes et un bon coup de pression sur la classe politique suffiront, à condition de s’y atteler sérieusement. Il faut se frotter les yeux pour y croire. Et se demander quel degré d’inconscience ou quelle quantité de psychotropes il faut posséder pour y croire réellement, après quarante ans d’action citoyenne aux résultats (quasi) nuls et d’accord internationaux piétinés les uns après les autres. Il suffit d’entendre le collapsologue Pablo Servigne, seul au milieu des youtubeurs, avouer que "c’est déjà catastrophique, mais il n’est pas trop tard pour éviter que ce soit encore pire", pour être envahi d’un sentiment de vide profond. Que diront ces mêmes influenceurs dans cinq, dix, quinze ans, quand rien n’aura bougé d’un iota ? Les rapports du GIEC ne servent plus à rien. Les appels sont muets. On continue, pourtant, à appeler. À quoi, au fait ? Au calme, surtout. À la "prise de conscience", d’accord. À l’action, certes, mais pas n’importe laquelle. Démocratique, hein. Non-violente, toujours. Diligente. Bien élevée. Individuelle. Atomisée, puisqu’il ne reste plus rien de l’esprit des luttes collectives du siècle dernier.

Toute la fable du changement individuel se déroule là, sous nos yeux. Le mythe fondateur de l’écologie libérale, qui voudrait résoudre l’équation de la survie de l’espèce en la réduisant à des habitudes de consommation personnelle. Complet hold-up sémantique, qui nous raconte ad nauseam que "l’homme" est à l’origine du réchauffement climatique, ce qui est en partie vrai concernant la destruction de son environnement – il y a même un mot pour ça, "l’anthropocène" – et que la "bonne volonté" suffira à en sortir. En consommant autrement, mais en continuant à consommer tout de même. Une performance de contorsion sémantique à faire pâlir un champion régional de Limbo. Car ce n’est pas "l’homme" en tant que tel – ou son synonyme, "l'activité humaine" – qui bouffe la planète, c’est le capitalisme qu'il a inventé dans un élan de perversion de son cerveau ultime. Le consommateur, lui, n’y est pour rien. Ce sont un demi-siècle d’empilement agressif des richesses, d’exploitation dérégulée des ressources naturelles, de croissance économique à tout prix et de déréglementation des flux de capitaux et de marchandises qui nous ont menés à cette situation désespérée. Notre consommation est la conséquence de ce modèle, en aucun cas sa cause. Sans remise en cause du capitalisme, aucune amélioration climatique n’est envisageable. Mais on a beau chercher chez les youtubeurs, dans les appels des grands quotidiens ou dans les discours des pasionarias de la science dépolitisée comme l’astrophysicien viral Aurélien Barrau, une critique systémique : pas un mot, pas une réprimande, pas même une tape sur les doigts ! Surtout, évitons le sujet du modèle politique et économique. Dans les conversations autour du climat, le capitalisme, c’est le Lord Voldemort – on ne le nomme pas, par crainte de représailles. Pile au moment où les forces en présence devraient être identifiées avec une résolution parfaite, on préfère nous cajoler avec des histoires de conscience individuelle et de bonnes volontés juxtaposées. Quand il s’agit d’esquiver la remise en cause du capitalisme, les efforts de diversion opérés depuis le début du XXIe siècle sont remarquables. Outre les appels à répétition dans la société civile, qui refilent incessamment le fardeau aux consommateurs, le monde entrepreneurial parle désormais très sérieusement, avec des étoiles dans les yeux, de "consomm’action", ''d'économie verte", de ''consomm'acteurs'', ''d'économie circulaire" et d’autres Subutex du profit. Mieux : à Bruxelles, la capitale de la mondialisation néolibérale, on tient des conférences sur la décroissance – attendez, pardon, on dit "post-croissance", maintenant. Comme si la Commission européenne, frappée d’une épiphanie, allait soudainement renoncer à sa raison d’être économique et œuvrer à faire de l’Union une ZAD géante où régneraient le troc et les pailles en carton recyclé. Comme si les lobbies de l’automobile et des énergies fossiles allaient finalement rattraper leurs décennies de dissimulation et de duperie, au nom de la bonne volonté environnementale. Comme si les intérêts économiques immédiats allaient un jour s’effacer devant l’impératif de survie de l’espèce. Comme si les politiques européennes allaient un jour s’attaquer réellement aux industries polluantes et risquer de perdre quelques points de croissance.

Appelez ça comme vous voulez, la "consommation éthique" reste un oxymore. Votre guacamole, votre quinoa ou votre soja sont des désastres environnementaux. La voiture électrique ? On ne vous propose pas d’arrêter de polluer, mais de polluer différemment. Consciencieusement. Mais n’en déplaise aux penseurs de l’économie verte, l’accroissement des richesses et la sauvegarde des écosystèmes, de l’environnement et de la biodiversité sont mutuellement exclusifs. Le problème ne vient pas du mode de consommation, il vient de la nature de la production illimitée et de la distribution des ressources dans un monde limité. Il suffit, pour s’en convaincre, de relire Naomi Klein qui disait déjà tout cela en 2016. Ou un récent rapport, commandité par les Nations Unies et paru le 31 août, qui conclut à la nécessité de mettre fin au capitalisme pour survivre aux conséquences du désastre environnemental. Nous vivons dans un monde où huit personnes possèdent autant que 50 % de la population mondiale82 % des profits générés en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, selon Oxfam.100 entreprises totalisent 71 % de la pollution planétaire annuelle. Où un tiers de la nourriture créée chaque année – soit 1,3 milliard de tonnes – termine à la poubelle. Un monde dans lequel la majorité des habitants vit avec 2 à 10 dollars par jour, mais parvient quand même à épuiser les ressources planétaires annuelles en huit mois. Le modèle que l’on nous offre, sans alternative possible, est le plus toxique qui soit. En Occident, lutter efficacement contre le réchauffement climatique suppose de renoncer volontairement à des siècles de domination économique et diplomatique sur le reste du monde pour une meilleure gestion des ressources. En attendant, le capitalisme menace l’espèce humaine d’extinction. Voilà ce que ces multiples appels devraient marteler, inexorablement, dans la presse internationale. Voilà le propos que nos youtubeurs nationaux devraient porter, avec le même optimisme viral. Pas sûr, cependant, que tout le monde soit prêt à l’entendre. Pour la première fois, la critique du capitalisme dépasse le simple cadre d’une lutte de classe pour devenir une lutte d’espèce. On ne devrait entendre que ça. Mais non. On marche dans les rues le dimanche après-midi, à l’initiative d’un réseau social, avec de jolies pancartes "make the planet great again". On rentre chez soi, en vélo, manger un bon repas vegan. On signe une pétition Change.org contre le glyphosate. On poste sur Facebook son "geste pour la planète", drapé dans sa vertu, avant de s’endormir satisfait. Satisfait d’avoir protesté, calmement, contre la fin du monde. Satisfait d’avoir fait sa part de colibri, jusqu’au prochain appel.

Théoriquement, en restant positif, les objectifs fixés lors de la COP21 pourraient encore être atteints. D'un point de vue du fonctionnement du climat, il n'est pas totalement impossible de contenir le réchauffement de la planète, même à 2°C, mais ce sera très difficile. Cela demande des transitions sans précédent historique. Cela demanderait d'agir extrêmement vite. Il faudrait que les émissions mondiales de dioxyde de carbone baissent de moitié d'ici 2030. Le rapport montre que les solutions technologiques existent. Il y a des leviers d'action à tous les niveaux de la société, que ce soit du côté des Etats, des collectivités, des entreprises ou des citoyens. Mais on montre également qu'il y a des barrières et la plus énorme de toutes s'appelle le CAPITALISME, sans le nommer. Déjà les deux barbus ZZ TOP , Marx et son pote Engels l'ont bien compris il y a un bail. C'est donc un enjeu de gouvernance, de sorte à permettre que ces solutions soient déployées le plus rapidement possible...aie aie aie pas simple, vous avez bien compris, puisque c'est l’affaire de tous...C'est aujourd'hui une question de volonté de toute l'humanité, pas seulement des états les plus riches ou les plus industrialisés faisant partie des plus gros pollueurs et émetteurs de CO2. Ce qui va mettre notre civilisation d'accord, ce sera son déclin, voire sa disparition en majeure partie, son effondrement. Pour l'instant les effets indicateurs ne sont pas encore assez visibles et perceptibles partout et par tous, quand ce sera le cas, il sera déjà trop tard. Nous nous sommes habitué aux annonces catastrophistes sur la biodiversité mais, en un sens, pour nous, tout va encore bien. La destruction continue des écosystèmes n'a que peu d'impact sur notre quotidien. Près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe en moins de 30 ans ; les campagnes françaises ont perdu un tiers de leurs oiseaux en 15 ans; 60 % des animaux sauvages ont disparu dans le monde depuis 1970; 50 000 km2 de forêts sont rasés chaque année (deux fois la superficie de la Bretagne); 7 % des espèces auraient déjà été éradiquées, nous faisant entrer à une vitesse record dans la 6e extinction de masse de l'histoire de la Terre. Une fois qu'un écosystème s'effondre, on ne peut plus revenir en arrière !!! On peut imaginer que l’humanité s’en sortirait en partie malgré tout en tant qu’espèce, mais les conditions dans lesquelles elle vivrait relèverait juste de la survie. La biodiversité est aujourd’hui notre meilleure assurance vie! Il y a un trop gros décalage entre l’homme et la nature. Le seul contact qu’ont beaucoup de gens avec elle, c’est au mieux un parc municipal, au pire un arbre sur un trottoir. Plus on lui tourne le dos, moins on sera enclin à la protéger, et les messages culpabilisateurs sur la crise de la biodiversité et du climat ne serviront à rien. Si on montre à quel point la machine-écosystème est belle, à quel point nous en sommes dépendants, et surtout à quel point les systèmes écologiques sont inter-connectés, tout le monde aura peut-être envie de les protéger ! On ne pisse pas dans l’eau qu’on va boire! Un autre problème, la croissance de la population humaine, qui ne va pas soudainement s’arrêter à 8 milliards d'individus. Il faut donc imaginer les politiques de conservation à l’échelle des écosystèmes entiers et non plus seulement à celle des espèces et des humains. Tout cela risque d'engendrer des profondes mutations à l'échelle planétaire, des luttes pour les territoires des migrations climatiques de masse et des guerres pour la survie. Car nous entrons déjà en guerre puisque nous avons dix ans à peine et il faudra peut-être prendre des décisions bien plus radicales pour assurer la survie de notre espèce et celle du vivant. Si la culture dominante, notre civilisation post-industrielle, se dirige tranquillement vers son effondrement, si elle détruit les écosystèmes du monde entier, c’est entre autres parce qu’elle ne considère pas le monde naturel et ses équilibres et ses dynamiques comme primordial. Au contraire, ce qu’elle considère comme primordial, c’est elle-même, son propre fonctionnement, sa croissance, son développement, ses industries, etc. C’est précisément parce que la civilisation industrielle est profondément et fondamentalement narcissique, qu’elle ne se soucie que d’elle-même, qu’elle est amenée à détruire tous les autres (les autres espèces et les autres cultures), tout ce qui n’est pas ELLE. Faisons très attention, car considérer l’effondrement de la civilisation industrielle comme la catastrophe, c’est perpétuer le paradigme destructeur qui le précipite, c’est perpétuer le narcissisme qui est au cœur de ses pulsions destructrices. L’effondrement de la civilisation industrielle est peut-être une solution, pas un problème. La santé de la biosphère est ce qu’il y a de plus important. Au-delà de l’aspect empathique élémentaire qui devrait nous pousser à nous soucier des autres, il s’agit également d’une réalité écologique élémentaire. Nous ne pouvons pas vivre sans un écosystème sain. Au fond, la vraie question que pose l’effondrement de la civilisation industrielle, au-delà de sa datation précise, de sa durée ou de sa vitesse, c’est surtout de savoir si nous, en tant qu’individus, allons souffrir ou mourir de manière anticipée. Projetée à l’échelle des sociétés, c’est la question de la pérennité de notre descendance, et même de notre ''culture''. Notre empathie devrait aussi nous soucier d'autres cultures et d'animaux...du vivant dans son ensemble. Si notre monde et mode de vie occidental s'effondre, ce ne sera pas forcément celui des autres peuples, notamment des peuples premiers qui ont su garder un contact étroit avec la nature et qui, bien au contraire, peuvent en tirer un profit conséquent en se débarrassant de ceux qui les soumettent et les exploitent depuis toujours. Les quelques objets que monsieur tout le monde utilise au quotidien le lient à l’exploitation d’une multitude d’individus et d’endroits du monde (endroits constitués d’autres individus non-humains, végétaux, animaux, etc.), dont il ignore à peu près tout, et que de cette ignorance des conséquences réelles de son mode de vie découlent les horreurs les plus diverses et les plus insoupçonnées. Il nous suffirait d’examiner la fabrication d’un téléphone portable, d’une télévision, d’un t-shirt Nike, d’une simple brosse à dent ou encore d’un ballon de foot, d’une voiture ou de n’importe quel objet produit en masse, de n’importe quelle infrastructure industrielle, pour trouver d’innombrables destructions environnementales et asservissements sociaux. Actuellement et dans les années à venir, le développement ''salutaire'' des technologies dites ''renouvelables '' (solaire, éolien, barrages, biomasse, etc.) et des hautes-technologies en général engendre déjà et continuera à engendrer une intensification, un accroissement, des pratiques extractivistes et de l’exploitation des ''ressources naturelles'' en général. Au nom donc, de la ''croissance verte '' et/ou du ''développement durable'', qui correspondent à une aggravation significative de l’impact environnemental de la civilisation industrielle. Entre autres, parce que le solaire et l’éolien industriels requièrent des métaux et minerais rares que l’on trouve en quantité limitée et en certains endroits du globe uniquement. L’extraction, le traitement et l’exploitation de ces matières premières génèrent d’ores et déjà une catastrophe écologique. Les États du monde et leurs dirigeants à la botte des lobbys capitalistes (PDG et politiciens) connaissent ces problèmes écologiques et s’en moquent éperdument – c’était attendu. Les dirigeants étatiques savent que cela risque de créer de nouveaux conflits internationaux. Ils se disent prêts à affronter cette éventualité, ainsi qu’on peut le voir dans un rapport d’office parlementaire publié sur le site du sénat et intitulé '' Les enjeux stratégiques des terres rares et des matières premières stratégiques et critiques ''.

De manière globale, la militarisation du monde va croissante, également à cause des prévisions concernant les migrations humaines massives que les changements climatiques vont engendrer, et des pénuries ou épuisements à venir ou de différentes ressources stratégiques (dont la terre elle-même, dont l’eau, etc.). Les injustices massives vont perdurer et s’accentuer. Plus que jamais, si nous voulons défendre le monde naturel contre les assauts qu’il subit et qu’il subira au cours des décennies à venir, nous avons besoin d’une résistance organisée, qui assume une conflictualité délibérée vis-à-vis de l’État, même si résister, c'est déjà trop tard. Il faudrait commencer par les en empêcher par tous les moyens avant d'entrer en résistance. Les initiatives d’individus du monde riche cherchant à augmenter la résilience de leurs communautés (façon villes en transition) à l’aide de panneaux solaires et d’éoliennes industriels ne feront qu’appuyer l’extractivisme des États et des corporations et l’exploitation d’esclaves modernes à travers le globe et surtout dans les pays pauvres ou émergents. Nous ne savons pas quand un effondrement se produira. Mais nous savons qu’actuellement les choses vont déjà très mal et qu’elles vont empirer, pendant un certain temps. Pour celui qui se bat contre l’agrégat d’exploitations et d’injustices qui compose la civilisation industrielle capitaliste, la perspective de son effondrement n’est qu’un espoir distant. De même que pour celui qui se bat contre l’accumulation des destructions écologiques qui la compose. Pour eux, l’effondrement constitue un évènement attendu avec impatience. Ce qui nous amène là, c’est un consumérisme stupide qui ne rend même pas les gens heureux. À l’origine, les fruits de la croissance étaient l’augmentation du bien-être, la réduction des inégalités, le plein-emploi, la société des loisirs. Aujourd’hui, la croissance est complètement disjointe de ces fins. La croissance nous amène à la ruine, sans plus nous livrer ses fruits. Nous aurons une planète plus difficilement habitable, et tout cela pour, finalement, un leurre ou en tout cas une machine qui désormais s’emballe et n’accroît que les intérêts financiers du capital d’une petite minorité mondiale. La difficulté qu’on a à agir tient à deux raisons. La première raison, c’est que tout notre système capitaliste de production poussant à la consommation crée la catastrophe. C’est systémique. Notre système politico-économique est un système dopé à la croissance et à l'emballement. C’est la totalité du système qui déraille. La deuxième difficulté, c’est que nous sommes vraiment coincés par le temps. Si nous voulions, par exemple, avoir une chance de rester sous les 2°C d’augmentation à la fin du siècle, il faudrait dès maintenant réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 4% par an, alors qu’elles augmentent de 2% environ. C’est énorme. Et ce, tous les ans ! Dans un premier temps, c’est peut-être plus facile, mais ensuite nous commencerons à entrer dans le dur et les changements auront des conséquences plus importantes. C’est le défi et c’est normal que cela soit difficile, puisque le temps nous presse. Donc essayer d'avancer par les petits pas comme le font les décideurs, c’est absurde. Il faudrait considérer que nous sommes dans une économie de guerre. On l’aura quand les manifestations deviendront très sensibles et nous entrerons dans un radicalisme politico-écologique car il n'y aura aucune autre issue. La civilisation dans laquelle nous sommes est déjà extrémiste. Elle nie le vivant et le détruit en masse. Ce n’est pas fantasque de l’affirmer: toute la littérature scientifique démontre que nous détruisons les conditions de vie sur Terre aujourd’hui. Donc cette civilisation est extrémiste. C’est le cœur du système même qui est extrémiste et délirant. Ce système qui, s'il veut se préserver, doit inévitablement changer des règles et quand le politique change les règles, les effets sont massifs. Et seul le politique peut avoir des effets massifs, sauf l'effondrement lui-même, bien sûr. Mais il ne le veut, évidemment, absolument pas ! Les gens sont, la plupart du temps, biberonnés à l’économie néoclassique et à l'addiction qui est le cœur de ce système. Les personnes engagées dans une démarche de résilience et de décroissance n’ont pas le même genre de frustration. Notre modernité a toujours considéré que la Nature n’était rien. C’est un capital naturel que l’on peut détruire indéfiniment et que l’on remplace par du capital technique et de la technologie. Nos dirigeants sont imprégnés de cela, donc nous avons déjà un problème culturel. A cela s’ajoute un problème d’intérêts économiques et privés contre l’intérêt écologique général. Une petite minorité d’entreprises ou de citoyens, environ 10% des gens, émet 50% des gaz à effet de serre, tandis que 50% de la population mondiale n’en émet que 10%, selon encore un rapport d’Oxfam de 2015: cela montre la situation dans laquelle nous sommes. Je pense que nous allons vivre quelque chose de si terrible que cela va franchement guérir l’humanité d’un certain nombre de tendances fâcheuses. En tout cas c’est une des possibilités et peut-être plutôt un espoir. Le même que les peuples premiers, ceux qui souffrent depuis des siècles et sont essorés par le capital. Nous pouvons être très inquiets pour les décennies à venir car nous voyons bien que ça grippe depuis longtemps. Il faudra être très vigilants et surtout intransigeants pour que l’on puisse changer vraiment les choses; si on commence à les changer substantiellement, ce sera plutôt dans la décennie suivante. Or, si tel est le cas, le risque de dérive vers une planète chaude est probable. Et une planète chaude, ce n’est plus qu’un milliard d’humains dessus vers la fin du siècle. Toute la difficulté, c’est qu’il y a une incertitude énorme sur nos marges d’action, sur ce que l’on va réussir à faire dans les dix années à vennir. Et ces dix ans seront totalement décisifs. En écoutant les discours des uns et des autres, des climato-sceptiques comme des climato-convaincus, le constat est alarmant à plus d'un titre et l’impression qui s'en dégage est que l’on ne fera rien ou pas grand chose, en tout cas. Mais nous devons garder la possibilité de faire un maximum pendant ces dix ans et à une échelle globale !!! Appelez cela de l'espoir ou de l’optimisme si vous voulez.

Là où le pessimisme s’impose, c’est que même avec cet espoir, ce sera très difficile. On n’échappera pas à une phase très sombre. Même pour cette partie de l’humanité qui a vécu de façon très simple, mais cependant facile pendant quelques générations et qui ne jure aujourd'hui que par le pouvoir d'achat confondant les fins avec les moyens, la surprise va être assez rude. Les seules pistes qui nous semblent réalistes à exploiter à ce jour pour parvenir à une hypothétique stabilité climatique et une écologie libérée indispensable sont: la décroissance rapide, soutenue et globale et les mouvements citoyens radicaux à l'instar de celui des XR (Extinction Rebellion) ou celui des peuples premiers. Le salut de notre civilisation s'y trouve peut-être...


 


 


 


 

 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Cette chimie qui tue à petit feu

Les chimistes, ces apprentis sorciers qui manipulent et dominent le monde du vivant tout en générant des profits astronomiques et ayant un pouvoir absolu, sont le fléau de notre civilisation !!!

Tout le monde (ou presque) connait la POP (musique). Mais savez-vous ce que les POP (Polluants Organiques Persistants) ? On en trouve absolument partout et même si certains sont interdits aujourd'hui par diverses conventions internationales, d'autres "persistent" à nous empoisonner. Ces armes chimiques de destruction massive se trouvent dans tout ce que nous utilisons, ce dont nous nous servons, ce que nous mangeons, dans l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons (pollution chimique, poussières domestiques, poussière d'usure de pneus...). Ils sont pratiquement "indestructibles".

Pcb

Un exemple simple: par la phobie du feux et la crainte de l'incendie, l'homme et son cerveau de génie a inventé le RFB (Retardateur de Flamme Bromé = http://www.cancer-environnement.fr/499-Retardateurs-de-flamme.ce.aspx), qui se trouve dans tout ce qui présente un danger de feu. (plastiques, peintures, bois, textiles, etc...). Et dans le RFB, il y a le "B"= Brome (Br)...une substance chimique extrêmement nocive et un poison pour tout le vivant (https://fr.wikipedia.org/wiki/Brome) ! Impossible de s'en débarrasser même en incinérant, car ses particules se répandent dans l'air, détruisent la couche d'ozone et nous les respirons. Presque tous les plastiques en contiennent et les procédés de recyclage, même les plus performants ne garantissent pas son élimination, sauf peut-être la pyrolyse (https://www.letemps.ch/sciences/dechets-plastiques-se-subliment-gaz-oceans-respirent). Alors recycler le plastique, qui nous envahit, envahit les océans* et entre dans la chaine alimentaire (donc dans notre assiette=poissons, lait, viande...), pour en refaire encore du plastique (l'économie circulaire) est-ce vraiment une solution? Le détruire définitivement pour produire de l'énergie ( gaz, carburant, chaleur, vapeur...) tout en utilisant des filtres performants et en générant un minimum de résidus réutilisables, peut-être...si on élimine le Brrrrrr ...

Substances dangereuses la chaine alimentaire

Revenir à la bouteille d'eau en verre consignée (matière stérile réutilisable 50 à 100x) et produite localement (réduction du CO2) éliminerait 60% des plastiques dans les océans et 80% de contaminants chimiques probables se trouvant dans une bouteille d'eau en plastique ( https://www.breizh-info.com/2018/03/19/92302/sante-eau-bouteille-plastique )

*gires océaniques, fragmentation, transport et déplacement d'organismes et de bactéries …

Article complet expliquant les POP ici : http://cervenad.blogspot.com/2016/09/polluants-organiques-persistants-pop.html

 

Are we racing towards Earth’s ‘Hothouse’ tipping point?

Recently, myself and academic colleagues published an analysis exploring the risk of biophysical systems that regulate the state of the planet, crossing critical tipping points. This is important because it could push the planet away from the stable state it has been in since the last Ice Age some 12,000 years ago. 

This research effort was a daunting and complex task. Since the advent of the Anthropocene and the great acceleration of human environmental pressures on Earth, the scientific community is now forced, for the first time, to seek answers to the following existential question - are we as humanity now in a position to destabilize the entire Earth system? The research we just published is an attempt to address this question, by summarizing our current knowledge, setting the stage for further science, and presenting additional scientific support for urgent climate action. 

And, despite complexity and uncertainty, we already know quite a lot. We know that Earth, for the last 1.2 million years, has naturally fluctuated 6-8 times, between Ice Ages lasting 100,000 years and warmer inter-glacial periods, similar to the one we have today. These are the only two natural stable states of our planet in this time.

We also know that we humans have increased the temperature on Earth by a global average of 1 degree Celsius (1.8°F), due to burning of fossil fuels, polluting air, and degrading forests and ecosystems. This is the warmest period on Earth since the last Ice Age, and we are reaching the edge of the warmest temperatures on Earth during inter-glacials. We thus have increasingly strong scientific evidence that we are hitting the ceiling of the warmest conditions on Earth over the past 1 million years. 

Furthermore, we also know the Holocene state we have been in since the last ice age is stable – it has lasted 11,000 years and could have lasted another 50,000. We also have overwhelming evidence that the Holocene is the only state of Earth we know for certain can support our modern world - thanks to its extraordinary stability relative previous states.  

And we also know that before Earth entered the limit cycle between inter-glacial and glacial state during the last 1 million years, Earth has at times been much warmer than now – at least 4-5°C warmer – and that this state lasted millions of years. We call it “Hothouse Earth”. 

Finally, and most importantly, what we also know, is that the only reason global temperatures have not risen even higher than 1°C already, with the increasingly unsustainable exploitation of the biosphere, is Earth’s natural resilience. What explains Earth's trajectory between Ice Age and inter-glacial is not only the physics related to Earth's distance and angle to the sun. It is also biosphere carbon feedbacks, i.e., the capacity and dynamics of the biosphere on Earth to maintain so-called feedback mechanisms.

Negative feedbacks dampen and thereby cool Earth, while positive feedbacks self-reinforce and thereby warm Earth. It is when large systems that regulate the state of the Earth cross tipping points that feedbacks shift -- from self-cooling to self-warming. We know, as a fact, that during the last 200 years, since we embarked on the fossil-fuel driven Industrial revolution, Earth has applied its biophysical processes to buffer and reduce the warming (climate forcing) caused by us humans. Just over the past 50 years, the Earth system has doubled its carbon sinks in oceans and on land, and has sucked up 95 % of heat caused by us in the oceans. A remarkable proof of Earth resilience, and the recognition that Earth's biophysical processes are operating to maintain the Earth system in its Holocene equilibrium state. 

Now, we start seeing signs of cracks in this stable fabric. We are starting to see the first signs of weakening carbon sinks in terrestrial ecosystems, albedo shifts in ice sheets as they darken when melting, worrying trends of methane release from thawing permafrost, forest dieback, and weaker soil carbon sinks. 

We thus have increasingly strong scientific evidence that we can no longer rely on a stable and resilient Earth system dominated by cooling feedbacks. 

It is only in the last 1 million years that Earth has started to oscillate in its natural limit cycle between glacial and inter-glacial states. Among the warm inter-glacials, the Holocene is the most stable with benign conditions for human life. The great acceleration of the human entreprise in the 1950s, with rapid rise of human pressures on Earth, has placed the Earth system in a new geological Epoch, the Anthropocene. Today, we have pushed the planet close to the edge of inter-glacial states on Earth. Rising evidence indicates the risk of crossing a planetary threshold where biosphere feedbacks on Earth shift from dampening and cooling Earth to self-reinforcing and warming Earth, which would put the planet irreversibly on a Hothouse Earth trajectory. There is evidence suggesting that the planetary threshold may be reached already at 2 degrees C global warming caused by human forcing. 

Is Earth at risk of flipping over from being our best friend -- a cooling agent, to becoming a foe -- a self-reinforcing warming agent? And, if this is a true fear, the grand question, of course, is whether there is a third state of the planet we should be concerned about, i.e., that we push Earth across a planetary tipping point taking us irreversibly towards a Hothouse Earth, which will be catastrophic for humanity, and if this is a true risk, where is the tipping point? 

And of course, for our future on Earth. Is there an intermediate stable state of Earth between the mild warmth today, and Hothouse Earth? if there is a planetary tipping point, and if we are approaching it fast, what will be required from us to successfully navigate our world development within a reasonably stable Earth?

The media response to our paper was overwhelming with about 500 articles published. The interest surprised us – several of the authors were on vacation when it was published disrupting their holidays. Perhaps it should not have: by coincidence the paper came out as the northern hemisphere baked in an extraordinary heatwave. Is this a sign of things to come? Yes. 

While there remains much uncertainty, we concluded that we cannot exclude that a hard-wired biophysical tipping point may be crossed as early as at 2°C global warming, caused by us humans. This means that even if the world makes grand efforts to rein in greenhouse gas emissions, compared to the current depressing trajectory of emissions taking us to 3 degrees and beyond just through human action, we cannot rule out the risk of pushing the planet into an irreversible Hothouse Earth pathway. 

This would not mean that the planet would abruptly collapse. What it means is that we have increasing scientific support that at 2°C global warming, we face the risk of pushing the "on-button" kick-starting irreversible tipping points and domino effects that would take us towards a Hothouse Earth. 

We do not know for certain that a planetary threshold resides at 2°C. The rising scientific suspicion that it may be there or in the vicinity is, in itself a warming of the urgent need for planetary precaution. Alarmingly, not only do we not have better precision of where the planetary threshold is, we are not at this point able to quantify the risk of crossing it. But we do know the following…

Under current trajectory, we will reach 2°C global warming within 30-50 years with a high probability of hitting 2°C within two generations. That is very soon. This is the key new insight. This paper provides strong scientific support to the goal of the Paris Climate Agreement -- of holding global warming well below 2°C and aiming for 1.5°C. But it does so from a new scientific standpoint -- that staying well away from 2°C is supported as a way for us to be reasonably sure that Earth remains in its current inter-glacial regime, capable of providing manageable conditions for world development. 

If we cross a planetary tipping point, this would be a point of no return. Yet, the full impact of such a trajectory may not be felt for hundreds, if not thousands, of years.

We identify ten key biophysical systems that contribute in regulating the state of the planet:

1. Thawing permafrost in tundra and seabed methane release
2. Weakening of land and ocean carbon sinks
3. Rainforest dieback (Amazon in focus)
4. Temperate and boreal forest dieback
5. Increased bacterial respiration in oceans
6. Reduced snow- and ice coverage in the Arctic and Antarctica
7. Shifts in the thermohaline circulation in oceans
8. Shifts in the jetstream, high in the atmosphere over the northern hemisphere
9. Shifts in the El Nino Southern Oscillation
10. Shifts in the monsoon systems

We estimate, based on published scientific literature, that the first 5 of these, would, from the knowledge we have today, probably bump up global mean temperature with an additional 0,4-0,5°C, if we humans cause temperature rise to 2°C through burning of fossil-fuels. This biosphere temperature bump, though seemingly small, may be enough to trigger a knock-on effect on other more temperature resistant shifts.  

Hothouse Earth would of course be catastrophic for humanity. We are in an emergency situation. So, what do we need to do? 

1) Our latest analysis provides further support for the Paris Agreement and even more rapid action. Greenhouse gases should peak no later than 2020 and be cut in half or more every decade out to 2050 and beyond – a trajectory we call the Global Carbon Law. The world should wake up to the fact that 2°C may not be only a challenging state in terms of adaptation, but also a threshold triggering an irreversible journey towards a Hothouse Earth.

2) There is a high degree of uncertainty, so we need more research. We cannot give precision on if it is exactly at 2°C and we cannot say the probability of crossing a planetary threshold. Therefore, as researchers we advise precaution.

3) And finally, enhancing Earth resilience is a real priority for humanity and will require integration of ecosystem and climate research and political agendas.

While renewable energy solutions are scaling rapidly, elsewhere progress is nowhere near the scale we require. That is why in September, myself and Christiana Figueres, the former head of the UN’s climate body, will join some of the world’s climate leaders from business, investment and cities in San Francisco for the Global Climate Action Summit. With colleagues we will publish a Global Climate Action Roadmap in advance of the summit to shift gear and move from incremental to exponential action. 

Despite the findings of our research, I remain confident the world can make the just and equitable transition to a sustainable future and that this coming decade will be decisive for our future. 

Last updated August 17, 2018

Un mot du président

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Nous croyons profondément que nous faisons tous partie d'un mouvement bien plus important, plus profond et plus vaste que ce que chacun parmi nous peut percevoir. Il est non violent, vient du terrain, ne possède pas d'armée ni de forces spéciales. Il n'a pas d'idéologie centrale et un homme n'est pas à sa tête. Ce mouvement anonyme est le plus divers et le plus vaste que le monde ait jamais connu. Le mot même de ''mouvement '' est trop étriqué pour le définir. Personne ne l'a vraiment initié et personne ne le dirige. C'est le mouvement pour la terre, le pouvoir de la terre, Earthforce Fight Squad/Guerriers Pacifistes. Nous sommes des combattants, mais ne sommes pas des éco-terroristes ni des pessimistes ou catastrophistes démobilisés et encore moins des optimistes déconnectés de la réalité. Nous essayons de porter haut une idée juste et réaliste et alerter partout où c'est nécessaire. Ce mouvement concerne un ensemble de plusieurs centaines de mille d'organisations à travers le monde qui sont, comme nous, engagées dans les luttes pour une justice sociale et environnementale. Il rassemble tous les citoyens de la planète qui se sentent concernés. Ce mouvement est partout, il n'a pas de centre, pas de porte-parole, il est dans chaque pays, chaque tribu, chaque culture, chaque ethnie, chacun(e) de nous. C'est la première fois dans l'histoire qu'une tentative de faire émerger une idée d'un mouvement global et non idéologique se présente. Tout au long des siècles, les idéologies telles que les religions, le communisme, le socialisme et le capitalisme ont cherché à prendre le contrôle de nos esprits nous promettant que le salut ne viendrait que de la domination d'un seul système et de sa croissance à l'infini. C'est une utopie, alors que c'est d'un mouvement que le salut pourrait bien venir. Nous les savons en tant qu'activistes, militants, écologistes, biologistes, scientifiques, artistes, intellectuels ou simples citoyens...Notre salut se tient dans la diversité. Ce mouvement est la réponse immunitaire pour résister aux maladies écologiques, à la corruption politique, aux doctrines. C'est désormais à nous de décider qui nous sommes et ce que nous voulons devenir. Il s'agit d'ouvrir des possibilités, de proposer des solutions, l'humanité saura quoi en faire ensuite et les mettre en application...Nous sommes encore aujourd'hui une communauté en plein apprentissage car nous avons oublié, volontairement ou non, tirer des leçons fournies par l'histoire des civilisations, de notre civilisation. Notre rôle est de recueillir les informations, de les organiser d'une manière qui soit utile, de les diffuser à tout un chacun et d'offrir à tous la possibilité de compléter, d'amender, de corriger et d'approfondir les données que vous trouverez sur nos pages. Pour se projeter dans l'avenir, on ne peut que se fonder sur les hypothèses, mais nous estimons que beaucoup d'expériences sont positives, que les solutions existent et nous sommes ouverts à vos commentaires et contributions en la matière. Nous sommes la cause et aussi le remède. Ensemble tout est possible, c'est ensemble que nous sommes plus forts !!!

Jerry J. Pelikan  Président/Fondateur d'Earthforce Fight Squad                                                                                                                                                                                                                                        

 

Enquête chez les thoniers à Sète

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Après la reprise des campagnes de pêche au thon rouge en méditerannée impliquant la révision des quotas permettant le rénouvellement de la population de ces poissons en déclin car très prisés par les japonnais, Earthforce FS Occitanie a mené depuis 2014 des enquêtes et investigations dicrètes concernant le respect des lois et des pratiques au port de Sète. Nous avions, en effet, des marins infiltrés sur les thoniers senneurs qui ont participé à ces campagnes de pêche de plus en plus courtes. La population de thons rouges c'est rapidement reconstitué (en deux ans), ce qui permet aujourd'hui aux thoniers de diviser la durée de leurs campagnes de pêche de moitié et rentrer au port avec les cales remplies de thons parfois en moins de deux semaines. Ces campagnes ''éclair'' sont en principe encadrés par des observateurs et par des controles du respect de quotas imposés (2 000 tonnes pour les bateaux de l’organisation de producteurs sétois Sathoan*), mais hèlas, il y a toujours quelques ''disfonctionnements'' dans le système et les pratiques constatés par nos témoins. Nous avons allerté Elise Lucet et lui avons suggéré de se pencher sur la filière de pêche au thon en général et aller faire un tour à Sète à la rencontre des représentants de la profession. C'est désormais chose faite et l'équipe de Cash Investigations nous prépare une émission qui va être diffusée courant octobre 2018. S'il n'y a plus de fraude officiellement constaté qu'allons-nous apprendre ?

Pour mémoire, en janvier 2017 la justice a refermé son filet sur 5 patrons pêcheurs sétois et agathois. Le tribunal correctionnel de Montpellier les a condamnés pour fraude aux quotas de pêche au thon rouge.

Le plus lourdement sanctionné a été Gérald Lubrano.

  • Pour "déclaration mensongère à une administration publique en vue d'obtenir un avantage indus", il a écopé de 24 mois de prison avec sursis, 50000 € d'amende et 100000 € de confiscation de valeurs.

  • Raphaël Scannapieco et Généreux Avallone ont été respectivement condamnés à 15 et 12 mois de prison avec sursis, 20000 € d'amende et 50000 € de confiscation de valeurs.

  • Roger Del Ponte a été condamné à 12 mois de prison avec sursis, 15000 € d'amende et 50000 € de confiscation de valeurs.

  • Quant à André Fortassier, il s'est vu infliger 8 mois de prison avec sursis, 15000 € d'amende et 20000 € de confiscation de valeurs.

La confiscation de valeurs, non récupérable, est une mesure qui permet d'éviter la saisie des bateaux par la justice.
En revanche, les faits reprochés à Serge Di Rocco ont été requalifiés en "contravention" et tombent par là sous le coup de la prescription. Il a donc été relaxé.
Des déclarations de pêche minorées
Ces faits remontent à 2007, et 2008 pour Généreux Avallone. La justice a estimé que les patrons thoniers avaient volontairement sous estimé les volumes de pêche au thon rouge afin de ne pas dépasser les quotas imposés par la Commission Internationale pour Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT en Anglais). Certains auraient vendus leurs droits à des armements étrangers, tout en déclarant des pêches fictives...

  • Cette année, l'ICCAT a attribué 4392 tonnes aux pêcheurs de Méditerranée, dont 2000 pour la SATHOAN (la société coopérative maritime de Sète, qui regroupe près de 50 producteurs, chalutiers et thoniers). Les quotas de pêche au thon rouge sont en hausse, de plus de 20 % par an depuis 2015. En 2018, ils augmentent encore de 18%, et continueront à croître de 17% pendant les 3 années suivantes. Les thoniers sétois ont mis le Cap sur Malte et les îles Baléares, avec à bord de chaque bateau, un observateur de l’ICCAT, chargé comme chaque année de veiller au respect de ces quotas. Dans la région, on recense aussi 2 thoniers au départ de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) et 2 autres thoniers senneurs d'Agde (Hérault), leur port d'attache. Ils devront faire face à la concurrence féroce des bateaux tunisiens et turcs. Quant aux prix, ils devraient rester stables.

Arrêté du 24 avril 2018 définissant les mesures de contrôle de la pêcherie de thon rouge (Thunnus thynnus) dans le cadre du plan pluriannuel de reconstitution des stocks de thon rouge dans l'Atlantique Est et la Méditerranée :

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/4/24/AGRM1811581A/jo/texte

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Article: Midi Libre du 03.07.2018 Crédit Photos: France 3 Montpellier / Midi Libre

 

Sempre Project rejoint la Société Française de Zoosémiotique

Notre ONG Earthforce Fight Squad / Guerriers Pacifistes vient d'être admise grace à son programme SEMPRE (Sound Environment & Marine Preservation) dans le comité scientifique de la Société Française de Zoosémiotique sise à l'Université Sorbonne de Paris. Nous allons ainsi pouvoir continuer à travailler sur le son et la communication musicale interspécifique avec les mammifères marins, notamment les baleines à bosse sous le couvert scientifique, élargir notre rayon d'action et le faire valider par des publications dans les revues correspondantes traitant de sujets concernant la zoosémiotique. Ces nouvelles sciences faisant partie de la Zoosémiotique se nomment la Zoomusicologie et Zooacoustique.

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Voici un exemple de notre travail en zoomusicologie. Le chant d'un mâle megaptera est d'abord enregistré, ensuite rentré dans un logiciel musical (ici garage band). Cela nous permet de l'étudier séquence par séquence, analyser les fréquences et les mettre en rapport avec un instrument (ici la guitare) qui sera accordée à la fréquence de l'animal. Ensuite nous allons reproduire ces phrases et ces séquences musicales, les mettre en harmonie, les mélanger et composer une partition  commune chant/guitare en y ajoutant éventuellement d'autres instruments et une section rythmique. Nous allons ainsi petit à petit construire une composition musicale qui peut être diffusée en milieu naturel ce qui nous permet d'observer les réactions de l'animal, établir une interaction, entrer événtuellement en communication avec lui et observer s'il est capable de reproduire la composition.
http://www.zoomusicology.com/ewExternalFiles/introduction%20a%CC%80%20la%20zoo%CC%88musicologie.pdf

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Prise de son d'une baleine à bosse (megaptera) dans les Caraïbes en mars 2018: https://soundcloud.com/jeepthefox/male-chanteur-mars-2018

https://www.facebook.com/SfZoosemiotique/

http://societefrancaisedezoosemiotique.fr/la-sfz/organisation/

Happy Holidays / Joyeuses Fêtes

The Good Pirates of the Caribbean wish You the "Happy Holidays"
Les gentils Pirates des Caraïbes d'Earthforce FS vous souhaitent des Joyeuses Fêtes de Fin d'Année

#Earthforcefightsquad

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Le Défi "ZERO" Waste / Challenge for Christmas "Do It For The Planet" !

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EARTHFORCE Fight Squad lance une opération Gobale pour les Fêtes de fin d'Année durant la semaine                         du 23 décembre 2017 au 2 janvier 2017 et du dernier week-end de décembre pour l'Asie.

EARTHFORCE Fight Squad launched the Gobal Operation: "Zero Waste Challenge for Christmas". Participate is very easy. Just do it for the Planet ! Like, share and invite your friends.

Un petit défi bien sympa, accessible à toutes et tous pour la période des résolutions pour soulager notre planète.

Liens pour s'inscrire / Links to participate:

ASIA:                   https://www.facebook.com/events/305039599995901/ 

Global english:  https://www.facebook.com/events/1162104230589377/

Global french:    https://www.facebook.com/events/452294068500369/

Caraïbes:            https://www.facebook.com/events/1735125099871842/

Le désastre coralien

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Une tortue cherchant la nourriture sur un tapis de corail mort à Petite Terre

 

Earthforce FS/CWI et son Ecopatrol s'est intéressé à l'état du corail après le passage des cyclones Irma et Maria en Guadeloupe. Nous avons nous même effectué des observations à divers endroits comme Petite Terre, Ilet Pigeon, Ilet Gosier, Grand Cul de Sac Marin et nous avons aussi demandé à des plongeurs et des clubs amis et partenaires de faire des observations à leur tour. Le constat est assez alarmant et même si les récifs étaient déjà mal en point avant le passage des cyclones, la situation actuelle suite à Irma et surtout Maria est catastrophique, particulièrement dans le lagon de Petite Terre. Les deux cyclones successifs n'ont pas vraiment arrangé les affaires pour le corail en régression depuis 2005 et des gros dégâts sur les fonds marins et les massifs coralliens ont été constatés.

Dans l'ensemble, 30 à 40 % des coraux ont été fortement impactés. Déplacés, brisés, arrachés voir disparus. Nombreux sites ont été envahis par du sable avec l'enfouissement des massifs. 10 % des coraux ont subi un phénomène de blanchissement post-cyclonique. Sur la cote sud la moitié des herbiers ont été fortement endommagés avec des rhizomes arrachés. Certains herbiers ont été décrochés par la houle et d'autres ensablés. La sédimentation post-cyclonique a engendré une forte prolifération d'algues sur des sites. Certaines plages ont perdu de 1m et jusqu'à 15m linéaires de sable alors que d'autres ont reçu un apport. Les plages volcaniques sont couvertes de pierres, le sable a été emporté par la houle. Dans le lagon de Petite Terre par exemple, le corail a subi des nombreux dégâts qui sont venu se rajouter au précédents et est détruit pratiquement à 90 %, les fonds marins sont devenus un cimetière de corail mort. Les phénomènes de hausse de la température de l'eau et son acidification sur une période importante de presque 2 à 3 mois/an réunis ajoutés à la pression touristique et le passage des cyclones avec une houle puissante ont eu raison de ce paradis tropical. Malgré les efforts de conservation et une apparition des petits récifs par-ci, par-là ce lagon corallien est quasiment mort et ne retournera jamais à sont état originel car la croissance du corail est extrêmement lente, de 0,5 à 2 cm par an.

 

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Un petit banc de chirurgiens "broutants" les algues qui envahissent le corail mort à Petite Terre

 

 

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Un requin nourrice ou dormeur (Ginglymostoma cirratum) de belle taille, 2,5 à 3m environ dans sa cachette à Petite Terre

 

 

Turn down the volume in the ocean

Whales and dolphins use sounds to communicate and navigate in the ocean.
Whales and dolphins use sounds to communicate and navigate in the ocean.
For many millions of years, the oceans have been filled with the sounds of a geologically and biologically active planet: waves, rain, earthquakes and the songs of life from snapping shrimp to great whales. Before the age of engine-driven ships, the resounding voices of the great whales could be heard across an ocean.
Today, in much of the Northern Hemisphere, commercial shipping clouds the marine acoustic environment with fog banks of noise, and the near continuous pounding of seismic airguns in search of fossil fuels beneath the seafloor thunder throughout the waters. In the ocean's very quietest moments, blue whales singing off the Grand Banks of Canada can sometimes be heard more than 1,500 miles away off the coast of Puerto Rico. But on most days, that distance is a mere 50 to 100 miles.
So why should we care?
Over the past decade, scientists who study noise in the ocean have tried to understand how loud, man-made sounds disturb or injure whales and other marine mammals, even driving some to strand on beaches and die.
Christopher W. ClarkChristopher W. Clark
 
 
Brandon SouthallBrandon Southall
 
It is time for us to focus on the more pernicious influence of chronic, large-scale noise on marine life.
Whales, dolphins and seals use sounds to communicate, navigate, find food and detect predators. The rising level of cumulative noise from energy exploration, offshore development and commercial shipping is a constant disruption on their social networks. For life in today's ocean, the basic activities that we depend on for our lives on land are being eroded by the increasing amount of human noise beneath the waves.
These stark realities are worrying. But emerging technologies for quantifying and visualizing the effects of noise pollution can help drive a paradigm shift in how we perceive, monitor, manage and mitigate human sounds in the ocean. Ocean noise is a global problem, but the U.S. should step up and lead the way.
First, we must extend fledgling efforts to fully comprehend the acoustic footprint of our offshore and coastal activities. As a nation, we are failing the oceans by lacking a sufficiently effective program for listening to them.
The U.S. should develop and maintain dedicated undersea acoustic monitoring networks as integral parts of ocean observing systems. This would be lead by the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and enabled through private and academic partnerships. Such a plan has been developed; now it should be implemented.
Second, we should encourage and accelerate the development of noise-reduction technologies. Thanks to proactive collaborations among industries, scientists, environmentalists and government officials, efforts are underway within the U.N.'s International Maritime Organization to develop quieting technologies for the most pervasive global noise source: large commercial ships. These and related technologies for reducing noise in oil exploration and marine construction should be standardized.
Finally, federal regulation on ocean noise must be changed. For decades, regulators have focused entirely on the short-term effects of one action at a time. A more holistic and biologically relevant risk assessment system, centered on the concepts of ocean acoustic habitats and ecosystems, is sorely needed. Emerging trends in marine spatial planning are encouraging signs, as is NOAA's support of two groups that are developing geospatial tools for mapping underwater noise and marine mammal distributions in U.S. waters.
The loss of acoustic habitats for marine species that rely on sound to live and prosper is increasing. Solutions are available. The question is whether we humans value and will invest in a healthy ocean ecosystem that supports life, and in doing so, sustain our own health and future.
 

Warrior du mois (novembre)

"Warrior" du mois de novembre est sans contestation possible Julia Dagniaux de Saint Barth pour son action d'aide aux dominiquais sinistrés par le cyclone Maria. Une Warrior comme on les aime chez Earthforce Fight Squad. Bravo Julia pour ton engagement !!!

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Ces pneus dont on parle si peu

Ah...le pneu. Le "péneou" comme on dit en Provence. Cet accessoire indispensable à tout ce qui roule ou vole. La pollution engendré par les centaines de milliards de pneus, on évite d'en parler car cela pourrait faire peur et ce n'est pas la peine d'en rajouter vu que nous tous, nous avons au moins deux pneus à la maison. Et pourtant. Un pneu s'use par l'abrasion et en ce faisant, les 6 millions de tonnes annuelles de pneus équipant les véhicules mondiaux se transforment en poussière au fil des coups de freins, et cette poussière finit en bonne partie par être lessivée et gagner l'océan. Au total, toutes ces pollutions reviennent à jeter, par un terrien, un sac plastique dans l'océan chaque semaine (212 g par an). Toute cette poussière composée de micro et nano particules de caoutchouc et des adjuvants qu'il contient ainsi que des particules de goudron est aussi dispersée dans l'atmosphère par le vent et se dépose sur les sols où elle est mélangée à la terre par le travail des lombrics et d'autres petites bêtes, qui l'ingèrent au passage de même que les plantes et tout ce gentil mélange entre ainsi dans la chaine alimentaire. L'autre partie, charrié par la pluie, finit dans les cours d'eau et les océans où elle entre dans la chaine alimentaire à son tour, ingéré par les organismes marins. Entre 15 et 31% de tous les plastiques que l'on trouve dans les océans seraient de la matière première qui ont servi à fabriquer des produits de consommation courante. Avec tout cela, il y a des grandes chances que toute cette chimie finit dans nos assiettes. Comme s'il y en avait déjà pas assez.

L usure des pneus et des vetements synthetiques pollue les oceans width1024

On accuse les produits cosmétiques d'être les grands pourvoyeurs de microplastiques retrouvés dans les océans. Si ça n'est pas faux, le rapport publié par l'UICN (Union internationale de conservation de la nature ) montre qu'ils sont loin d'être les plus importants. Bien loin devant eux se trouvent les vêtements synthétiques et, de façon encore plus contre intuitive, les pneus. Pour aboutir à cette conclusion, l'organisation internationale a laissé de côté les microplastiques fruit de la dégradation des gros déchets qui arrivent en mer. Ils ne se sont penchés que sur ces ''poussières'' de plastiques fabriquées à dessein pour entrer dans la composition de toutes sortes d'objets de la vie courante: produits de beauté, peintures, revêtements, etc... ''Les travaux que nous avons menés nous permettent de conclure qu'entre 15 et 31% de tous les plastiques que l'on trouve dans les océans seraient de la matière première'', précise ainsi le rapport.

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L'importance des déchets plastiques que nous rejetons dans les océans est un problème écologique majeur, dont l'ampleur approcherait 15 millions de tonnes par an selon les estimations hautes. Mais ''le public croit encore trop souvent que ce problème se ramène à une mauvaise collecte des déchets plastiques'', indique le suisse Julien Boucher, premier auteur d'une récente étude de l'UICN consacrée aux microplastiques (fragments de moins de 5 mm) océaniques. Dans les pays développés, cette source de plastique océanique est même plus importante que celle due aux déchets, car ces derniers sont en effet assez bien collectés. ''Pour résoudre ce problème, il va falloir repenser la conception de nos objets'' analyse Julien Boucher, qui souligne l'importance de réfléchir à réduire l'usure et trouver des substituts moins polluants. D'autant que la croissance mondiale fait mécaniquement augmenter cette pollution diffuse, même si la collecte des déchets s'améliore.


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A chaque nettoyage organisé par Earthforce FS ou les asso amies, les pneus sont présents.   

Que ce soit dans les fonds marins, sur le littoral ou lors des randonnés dans la nature...

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Proud of our Pacifist Warriors/Earthforce FS est fier des ses Guerriers Pacifistes

 

 

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Depuis le début de septembre 2017 la Caraïbe a été impacté par deux cyclones extrêmement dévastateurs classé en ouragans catégorie 5 espacés de 10 jours : Irma et Maria. L'oeil de l'Irma est passé à 120km au nord de la Guadeloupe et a sévèrement impacté les iles du nord et celui de Maria à 50km au sud ayant rasé la Dominique quelques heures auparavant et poursuivant ensuite sa route vers l'Amérique du nord, détruisant tout sur son passage jusqu'à Puerto Rico.

L'ONG Earthforce FS/CWI et ses Guerriers Pacifistes ont réagi immédiatement en se portant volontaires dans l'aide aux victimes de l'Irma et en rejoignant d'autres associations dès l'ouverture de la cellule de crise à l'aéroport Pôle Caraïbes de PTP et l'autorisation de la préfecture. Nos Warriors ont été présents tous les jours jusqu'à la fermeture du centre d'Accueil et de la cellule d'hébergement pour cause de Maria et un groupe est parti en coordination à Grand Case à St.Martin. Après le passage de Maria sur la Guadeloupe, les dons ont été récupérés et stockés dans un local de Gwada Partage à la Marina du Bas du Fort pour être ensuite envoyés à St.Martin ou en Dominique par voie maritime. Earthforce FS/CWI a déclenché alors l'opération ''Caribbean Strong/Sos Dominica''. Nous avons rejoint Sea Shepherd Conservation Society qui a dérouté son navire John Paul Dejoria, lui même déjà engagé dans l'aide à St.Maarten dans son opération ''Good Pirates Of The Caribbean''. Nous avons été chargé de lui trouver un emplacement central accessible et de la gestion à quai du navire ainsi que des réparations nécessaires et de l'assistance au bon fonctionnement de son escale en Guadeloupe. Les Warriors ont participé à la collecte, le transport, le stockage et le chargement des denrées alimentaires (adultes/BB), sanitaires, médicaux, eau, nourriture pour animaux, du matériel et de l'outillage, près de 6 tonnes de charge destinée à l'aide aux dominiquais. La campagne de dons a été lancée et géré par Sarah Gysler (aujourd'hui membre de Sea Shepherd), d'autres dons ont été récupéré par la Gratiféria ou amenés au local directement par les guadeloupéens très solidaires. Earthforce FS/CWI a expédié 4 bateaux et a participé à la dernière ''livraison'' des colis (action commando ''One Love'') le vendredi 13 septembre après le départ du navire de Sea Shepherd pour aller livrer directement les villages qui ne l'ont pas été et se trouvaient dans le besoin d'une urgence absolue. Plus d'une dizaine de Warriors ont activement participé sur place dans toutes ces opérations après Irma et Maria avec des associations partenaires telles que Gwada Partage, Gwada Conexion ou Rassemblement Eco Citoyen ainsi que Citron Bleu et Caraïbe Evasion. Earthforce FS/CWI va continuer quelques actions ponctuelles sur la Dominique, mais après un mois et demi d'aide humanitaire qui n'est pas notre vocation première, nous retournons à nos activités habituelles de protection de l'écosystème littoral et de l'éducation. Par notre présence sur le terrain, nous avons assumé notre position en tant que la seule ONG d'Action Directe sur l'ile. Merci a tous ces Warriors au grand cœur, les bénévoles et les associés qui se sont impliqué sans compter dans toutes ces opérations humanitaires.


P.S. Il n'y a pas de "Warrior du Mois" en octobre, car tous ceux qu'ont participé aux opérations le sont !!!

Cellule de crise St.Martin/St.Barth à l'aéroport Pôle Caraïbes de Pointe-à-Pitre

21430413 10214214848025534 8922038617576106810 nSaint Martin détruit par l'Irma    Img 6045 La Jeep d'EFS à l'accueil des rescapés à PTP

21740528 10212547432353126 8230256243743688534 n L'Accueil à l'arrivée Pôle Caraïbes   Img 6081Les prises en charge

Img 6082 La cellule hébergement   Img 6083Distribution de repas

Img 6080 Les dons par Gwada Partage   Img 6071Le sous-préfet Jean-Michel Jumez en pleine action

Img 6070 Les filles au travail  Img 6100Coraline Marin et Etienne Coquinot, deux Warriors infatigables

Le groupe de coordinnateurs part pour l'aéroport de Grand Case pour une meilleure gestion départs/arrivées

21752485 10212580926510459 8176457842651230430 nLe départ des coordinateurs pour SXM    21765226 10212635178986737 6967276021341887890 nLes coordianteurs:Katia,Laetitia,Marie,Valérie et Sébastien

22089894 669572589904100 9175042077690657507 n Le départ à Grand Case   Img 6051 L'arrivée à PTP

Le navire de Sea Shepherd John Paul Dejoria est amarré à la Marina de Gosier, les collectes s'organisent pour la Dominique

Img 6177 Le navire est placée à quai à la Marina de PTP par EFS avec une aide précieuse d'Ariane de la Capitainerie

 

Img 6128 On déménage les cartons de dons de l'aéroport à la Marina  

21730857 1943886352547457 1682683889267020624 n Le REC organise une collecte de dons    21742909 1943881409214618 3903285379179490146 n La collecte

pour SXM avec l'équipe du REC

22154160 2068300180068264 8585357515800398153 n La collecte des Guadeloupéens pour la Dominique organisée par Sarah

 

Dsc00493 EFS gère l'assistance du JPD de Sea Shepherd à quai  

 

Img 6159 Le chargement

Img 6162 Le don d'un gros groupe éléctrogène

Dsc00506 La réparation du câble de grue

Dsc00532 Chargement du groupe   Img 6168 L'arrière du navire est à bloc

22228330 1526286640743183 12344013249282487 n L'avant idem   Img 6165 Au total 6 tonnes de charge

22279882 1563608580329010 4189219869981232568 n L'équipe au complet   Dsc00522 Avant le départ

Dsc00538  Le JPD s'en va pour la Dominique

Opération commando EFS/CWI-Citron Bleu-Caraïbes Evasion: "OneLove/SOS Dominica"

22471543 136943510279774 2125294023 n JJP d'EFS et Nico de Caraïbes Evasion   22448501 10214390250129532 5483504134339610348 n Jean-Mi et Gérard de Citron Bleu

22500911 136943520279773 79295494 n C'est parti   22471481 136802753627183 9945799 n A fond les chevaux

Dsc00556 On nous attend sur le ponton détruit  Dsc00560 On décharge comme on peut

Dsc00559 Jean-Mi en porteur étanche    Dsc00579 Les pick-ups sont là

Dsc00575  Le dominiquais érent   Dsc00574

22472628 1493153767404376 148111225 nLa confection des rations    Dsc00557Tout est chargé

 

Dsc00581 Les cartons   22406051 10214390253609619 4336948880363452547 n Et les rations à distribuer à la population

22497713 136943513613107 1438445448 n Le retour en Guadeloupe   22310327 10214396323041351 6730593335844805944 n "One Love", une action rapide et efficace

MERCI A TOUS LES WARRIORS BENEVOLES...ON CONTINUE !!!

https://www.facebook.com/fabien.delporte/videos/10154650646321735/?hc_ref=ARSs3BfozejvxB8qBw26GGgE0nzQWPbVNke7CGL80u5E1K7EUTlxxKFjDtI703ilVAo

 

 

 

Warrior du mois (septembre)

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Yolande Olivier "Warrior" du mois. Bravo et merci pour ton engagement !!!

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L'immortalité ?

Turritopsis Nutricula, le seul être vivant immortel de la planète !


Meduse bio immortelle

La Turritopsis Nutricula est une espèce de méduse capable de transformer ses cellules de l’état ​​de maturité à l’état d’immaturité, en d’autres termes retour à la jeunesse. Cette méduse mène un cycle régulier de la vie, mais après maturation et accouplement, elle revient à son état initial, ce processus appelé « transdifférenciation » lui permet de reconfigurer ces cellules défaillantes en cellules neuves, d’où son immortalité. Peut-être que ces méduses portent la clé de l’élixir de jouvence. En attendant, préparez vous à une éventuelle invasion mondiale de méduses immortelles.

La pensée écologique est-elle un lavage du cerveau idéologique ou une évidence vitale ?


L'humanité se trouve confronté à 4 problèmes majeurs: croissance démographique, épuisement de ressources, émissions de gaz carbonique, extinction massive des espèces.
Face à ces menaces, l’idéologie dominante mobilise des mécanismes de dissimulation et d’aveuglement: ''Parmi les sociétés humaines menacées prévaut un mode général de comportement, une tendance à s’affubler d’œillères au lieu de se concentrer sur la crise.'' Cette attitude est celle qui sépare le savoir et la croyance: nous savons que la catastrophe (écologique) est possible, voire probable, mais nous refusons de croire qu’elle se produira.
Même lorsque nous nous disons prêts à assumer notre responsabilité, on peut y voir un stratagème visant à occulter leur véritable ampleur. Il y a quelque chose de faussement rassurant dans cette promptitude à culpabiliser. Nous culpabilisons en effet bien volontiers car, si nous sommes coupables, c’est que tout dépend de nous, c’est nous qui tirons les ficelles, il suffit que nous modifions notre style de vie pour nous tirer d’affaire. Ce qu’il nous est plus difficile d’accepter, nous Occidentaux, c’est d’être réduits à un rôle purement passif d’observateur impuissant. Nous préférons nous lancer dans une frénésie d’activités, recycler nos papiers usagés, nettoyer la nature en ramassant les déchets abandonnés par les inciviques, manger bio, nous donner l’illusion de faire quelque chose, apporter notre contribution, faire notre part du colibri.
En matière d’écologie, le déni typique consiste à dire: ''Je sais que nous sommes en danger, mais je n’y crois pas vraiment, alors pourquoi changer mes habitudes?''
Mais il existe un déni inverse:''Je sais que nous ne pouvons pas faire grand-chose pour enrayer le processus qui risque de mener à notre perte, mais cette idée m’est tellement insupportable que je vais essayer, même si cela ne servira à rien!''
Tel est le raisonnement qui nous pousse à acheter par exemple des produits bio. Nul n’est assez naïf pour croire que les pommes étiquetées ''bio'', à moitié pourries et hors de prix, sont plus saines. Si nous choisissons de les acheter, ce n’est pas simplement en tant que consommateurs , mais dans l’illusion de faire un geste utile, témoigner de nos convictions, nous donner bonne conscience, participer à un vaste projet collectif des consom-acteurs.
Retour à la Mère Nature ?
Arrêtons de nous leurrer. La lueur d'une croissance indispensable et la fuite en avant permanente montrent clairement les limites de cet environnementalisme prédominant, étrange combinaison de catastrophisme et de routine, de culpabilisation et d’indifférence. L’écologie est aujourd’hui un champ de bataille idéologique majeur où se déploie toute une série de stratégies pour escamoter les véritables implications de la menace écologique:
1° l’ignorance pure et simple: c’est un phénomène marginal, qui ne mérite pas que nous nous en préoccupions, la vie (du capital) suit son cours, la nature se chargera d’elle-même...
2° la science et la technologie peuvent nous sauver...
3° le marché résoudra les problèmes (par la taxation des pollueurs, etc.)...
4° insistance sur la responsabilité individuelle au lieu de vastes mesures systémiques: chacun doit faire ce qu’il peut, recycler, réduire sa consommation, etc...
Le pire est sans doute l’appel hypocrite à un retour à l’équilibre naturel, à un mode de vie plus modeste et plus traditionnel par lequel nous renonçons à la démesure et l'insatiabilité humaine et redevenons des enfants respectueux de notre Mère Nature.
Le discours écologique dominant nous interpelle comme si nous étions a priori coupables, en dette envers notre Mère Nature, sous la pression constante d’un surmoi écologique: ''Qu’as-tu fait aujourd’hui pour dame Nature? As-tu bien jeté tes vieux papiers dans le container de recyclage prévu à cet effet? Et les bouteilles en verre, les canettes? As-tu pris ta voiture alors que tu aurais pu circuler à vélo ou emprunter les transports en commun? As-tu branché la climatisation au lieu d’ouvrir les fenêtres?''
Les enjeux idéologiques d’une telle individualisation sont évidents: tout occupé à faire mon examen de conscience personnel, j’en oublie de me poser des questions bien plus pertinentes sur notre civilisation industrielle dans son ensemble. Cette entreprise de culpabilisation trouve d’ailleurs une échappatoire facile: recycler, manger bio, utiliser des sources d’énergie renouvelables, etc. En toute bonne conscience, nous pouvons continuer notre petit bonhomme de chemin...
Mais alors, que devons-nous faire?
Nous, êtres humains, nous ne pouvons plus minimiser les dommages collatéraux générés par notre productivité. La Terre n’est plus l’arrière-plan ou l’horizon de notre activité productive, mais un objet fini que nous risquons de rendre invivable par inadvertance. Alors même que nous devenons assez puissants pour affecter les conditions élémentaires de notre existence, il nous faut reconnaître que nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres sur une petite planète non extensible. Cette prise de conscience appelle une nouvelle manière de nous inscrire dans notre environnement : non plus comme un travailleur héroïque, révolutionnaire industriel, qui exprime son potentiel créatif en exploitant les ressources inépuisables, mais comme un modeste agent qui collabore avec ce qui l’entoure et négocie en permanence un degré acceptable de sécurité et de stabilité. Le capitalisme ne se définit-il pas justement par le mépris des dommages collatéraux? Dans une logique où seul le profit importe, les dégâts écologiques ne sont pas inclus dans les coûts de production et sont en principe totalement ignorés. Même les tentatives de taxation des pollueurs ou de mise à prix des ressources naturelles (l’air compris) sont vouées à l’échec. Pour établir un nouveau mode d’interaction avec notre environnement, il faudrait un changement politico-économique radical global inscrit dans une pensée universelle.
L'humanité n'en prend pas encore vraiment le chemin !!!
 
L’image contient peut-être : ciel et plein air

Les coraux protégés aux Antilles Françaises.

Une avancée pour la protection des coraux en Caraïbes.

 

Rédigé le Dimanche 6 Août 2017 à 18:05 par Eden Plongée
 

1o Sont interdits en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin, et dans les eaux marines sous souveraineté et sous juridiction Française, et en tout temps: La mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel; On entend par mutilation les actions provoquant un colmatage, un étouffement, une abrasion, une fracturation ou une fragmentation, des nécroses, un blanchissement des spécimens.
2o Sont interdits sur tout le territoire national et en tout temps le transport, le colportage, l’utilisation commerciale ou non, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat des spécimens prélevés dans le milieu naturel des territoires mentionnés.

Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
 

POURQUOI LES RÉCIFS CORALLIENS SONT-ILS AUSSI IMPORTANTS ?

Les récifs coralliens tels que nous les connaissons aujourd'hui existent depuis quelques 25 millions d'années. Dans les mers tropicales peu profondes, associés à la dynamique géologique régionale, ils forment petit à petit des récifs frangeants et de véritables barrières absorbant de manière très efficace l’énergie des vagues et concourent à limiter l’érosion côtière. La Guadeloupe, dans le Grand Cul de Sac Marin, possède la barrière de corail la plus longue des Petites Antilles (Approximativement 28 km).
Les coraux représentent le tiers des espèces vivantes des Océans, les scientifiques estiment que plus d’un million d’espèces animales et végétales y sont associés et qu’ils accueillent plus du quart des espèces de toute la vie sous-marine.
 
 
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Autrement dit, les récifs coralliens sont un élément crucial de notre patrimoine naturel et de la diversité biologique de notre planète.
La protection des récifs coralliens présente un second intérêt d’ordre économique, relatif à l’ensemble des activités touristiques, de loisirs mais également commerciales qui s’y déroulent (plongée sous-marine, sports de glisse, bateaux à fond de verre, pêche professionnelle et plus largement fréquentation touristique des hôtels et restaurants en bord de plage).
 
 
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.

Les menaces naturelles, des maladies mystérieuses !

Des phénomènes de blanchissement particulièrement importants ont été constatés ces dernières années.
Des hausses anormales des températures de surface au milieu de l'été constatées par endroits dans toutes les mers et les océans des tropiques ont été suivies de phénomènes de blanchissement à grande échelle et de cas de mortalité massive.
En octobre 2005 un phénomène de blanchissement des coraux d’une ampleur exceptionnelle en Guadeloupe a provoqué une diminution du taux de recouvrement en coraux (43 à 52 %).
 
Mortalité du corail Corne d’Elan (Acropora palmata).
Au début des années 1980, une maladie a décimé une grande partie de cette espèce auparavant florissante en Caraïbes. Aujourd’hui, d’importantes surfaces présentent les squelettes morts recouverts par les algues  (Réserve naturelle de Petite Terre, et zones du Grand Cul de sac marin en Guadeloupe par exemple).
 
 
 
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Aux Antilles, en 1983, une maladie mystérieuse frappa les oursins diadèmes (Diadema antillarum) alors qu’ils peuplaient par milliers les eaux peu profondes. De nos jours, l’espèce s’est raréfiée au point qu’il est parfois difficile d’en trouver.
Comme l’oursin diadème est un herbivore, qui broute les algues, au même titre que certains poissons comme les perroquets ou les chirurgiens, dans certains endroits les algues peuvent se  développer de façon spectaculaire jusqu’à ce que les coraux finissent par être étouffés.
 
 
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Des maladies, virales, bactériennes ou fongicides, s’abattent directement sur les coraux. Ces maladies sont partout présentes : maladie de la ceinture blanche, jaune, rouge, noire. Egalement la maladie des taches foncées, la peste blanche.
Personne n’est capable à ce jour de dire ce qui cause ces maladies. Il est probable que tout un éventail de facteur (stress) rende le corail vulnérable aux maladies.
 
 
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Ces facteurs sont soit d’origine humaine, (surexploitation des ressources récifales, pollution, sédimentation due aux constructions côtières où à la déforestation), soit climatiques (réchauffement, cyclones).
 
 
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
 

UN ARRÊTE POUR LES PROTEGER ?

Suite à cet arrêtée, il va falloir mettre en place des mesures concrètes pour éviter la mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel.
Les travaux de terrassement sur la côte,  qui conduisent à une sur-sédimentation dans le milieu marin, sédiments qui recouvrent les coraux que la plupart des polypes sont incapables d'évacuer. Ils sont visibles il va donc être facile d’effectuer des contrôles pour les interdire.
Mais qu’en est-il de la face cachée de la destruction des coraux, cette destruction qui n’est visible, parfois, que par les plongeurs.
 
 
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
La plupart des dégâts infligés aux récifs sont involontaires. Une conférence internationale de gestionnaires a conclu que l'ignorance est la première cause de destruction des récifs coralliens.
La première est la pêche incontrôlée, qui conduit à la surexploitation - situation où la quantité de poissons capturés est telle que l'équilibre écologique est rompu – les nasses aux mailles trop petites capturent énormément de poissons herbivores qui ne sont pas encore apte à la reproduction et les méthodes de pêche destructrices, comme l'utilisation de filets et casiers posés à même le récif.
 
 
 
La seconde est une sur fréquentation de certains sites touristiques qui a un impact non négligeable sur la faune et la flore : par mutilation involontaire, érosion …
Mais également volontaire lorsqu’on déboise pour aménager un campement, par des feux qu’on y allume ou plus couramment l’abandon de déchets plastiques et autres … Les conséquences sont indirectes pour le corail, il y a pourtant l’érosion non négligeable des zones déboisées qui conduisent à une sédimentation du milieu marin, sans compter les déchets qui partent à la mer et recouvrent ou même détériorent les coraux (plastiques, filets, bouteilles, etc.).
 
 

Des solutions ?

Les solutions existent, certaines sont déjà en place.
Les plongeurs ont bien compris que si le milieu marin n’était pas protégé, c’est toute leur activité qui va en pâtir.
En accord avec le Parc National de Guadeloupe, ils ont élaboré une charte de bonne conduite qui vient en complément de la Charte du plongeur responsable de Longitude 181.
 
 
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Des mouillages ont été installés par certaines communes afin de ne plus dégrader les coraux et les herbiers et parfois par des plongeurs. Un allègement de la pression de plongée sur les îlets (moins 1/3) par le report des activités de formation sur des sites moins fragiles, des pratiques de plongée sans contact avec les fonds et l'utilisation d'autres sites de découvertes aménagés par le Parc.
Dans le Grand Cul de Sac Marin, la plongée bouteille dans le cœur de parc de l’ilet Fajou et purement et simplement interdite. A l'exception du site de « la Pierre aux Anges » en limite du cœur de Parc, dans la passe à Colas, un site fréquenté régulièrement par Eden Plongée.
 
 
 
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Et la pêche en Guadeloupe dans tout ça ?
Là on touche un domaine sensible.
La surexploitation par pêche à vocation alimentaire est généralisée et elle est la moins bien réglementée. L’absence de gestion rationnelle (absence de cantonnement de pêche) est ici endémique par désintérêt de l’état et par ignorance des populations concernées. Le manque de contrôle régulier laisse le champ libre à la pose d’engin non conforme et au non-respect de la pêche d’espèce réglementée.
 
 
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Et nous plongeurs nous ne pouvons que constater :
Non-respect du temps de calage des engins de pêche (durée de présence en mer), absence de marquage en surface des nasses, pose de filets sur le récif et sur des fonds de moins de 5 mètres, filets et nasses abandonnés, braconnage de lambis, d'oursins blancs (chadrons), de langouste (au fusil et à la lanterne de nuit), maillage des nasses trop petit … Et le manque de moyen des autorités pour faire appliquer la réglementation.
A noter que ces infractions sont le plus souvent le fait de pêcheurs non professionnels.
Sur le site du Comité des pêches de Guadeloupe vous trouvez toutes les informations sur les tailles de capture.
 
Espérons que cet arrêté va conduire à terme à une prise de conscience de la fragilité du récif corallien et à la mise en place de solutions concrètes pour sa protection en particulier dans la zone adjacente de la zone de cœur de Parc Nationale de Fajou qui n’est soumise actuellement à aucune réglementation particulière.
 
 
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora palmata: Corne d’élan.
 

LES ESPECES PROTEGEES.

 Famille des Acroporidés
Colonies d’ensembles de branches en forme de ramure cylindrique pour les Corne de Cerf et aplatie pour les Corne d’Elan. Taille de 30 à 250 cm.
Acropora cervicornis: Corne de cerf.
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora prolifera: Corne de cerf diffuse.
 
 
 
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Famille des Merulinidés
Colonies croissant selon plusieurs configurations : en bouquets aux bouts de longues colonnes épaisses, en grands monticules massifs avec feuilles à bordures, en tertre irréguliers incrustés de polype. Diamètre du polype environ 3 mm. Taille de 30 à 300 cm.
Orbicella annularis: Corail étoile massif.
Orbicella faveolata: Corail étoile massif.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
 
 
 
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Famille des Agariciidés
Coraux foliacés en forme de soucoupe ou de fine feuille parfois enroulée en spirale. Poussent entre 20 et 50 m. Taille de 30 à 180 cm.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia lamarcki: Agarice de Lamarck.
Agaricia undata. Agarice à Spires.
 
 
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Famille des Meandrinidés
Colonie formant de nombreuses colonnes cylindriques poussant vers le haut à partir d’une masse de base encroûtante. Taille 1.20 à 3 m.
Dendrogyra cylindrus = Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
 
 
 
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Famille Incertae cedis
Colonies formant des petits bouquets densément ramifiés. Souvent la plus grande partie de la colonie est morte, les polypes vivants seulement à l’extrémité des branches. Taille 2 à 15 cm. Profondeur 1 à 20 M
Cladocora arbuscula : Corail arbuscule.
 
 
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Famille des Mussidés
Coraux charnus avec des colonies en forme d’assiettes aplaties. Taille de 15 à 60 cm.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia danaana: Corail cactus à crêtes basses.
Mycetophyllia ferox: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia lamarckiana: Corail cactus ride.
 
 
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Famille des Oculinidés
Colonies en bouquet densément ramifiés. Branches courtes et tordues portant de nombreux polypes surélevés. La plus grande partie de la colonie est souvent morte. Taille 2 à 30 cm.
Oculina diffusa = Madrepora virginea : Oculine diffuse.
 
 
 
Pour en savoir plus sur les coraux de Guadeloupe, venez participer avec Eden Plongée à un stage de biologie sous-marine. Ces stages on le label Esprit Parc National Guadeloupe.
Et pour connaitre les dates des prochains stages de biologie, n’hésitez pas à nous contacter.
 

Le plastique c'est fantastique

Pourquoi le plastique n’a pas d’avenir, même avec le recyclage
 

Nous sommes cernés de plastique. Emballages, bâtiments, vêtements, et surtout : déchets. Notre ère, c’est celle du « plastocène ». Une étude récente fait le point de la situation et estime que depuis les années 1950, plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites, dont la moitié après 2004 seulement. Comme le plastique d’origine fossile ne se dégrade pas naturellement, ces déchets s’entassent progressivement dans les océans, dans les villes et accessoirement dans des décharges, causant d’irrémédiables dégâts sur notre environnement. Que compte-t-on faire de ces montagnes d’ordures ? Quel avenir pour cet élément à la fois bien utile, mais tant problématique ?

Le plastique est apparu au début du 20ème siècle, mais il n’a connu son essor planétaire qu’après la seconde guerre mondiale. Véritable « game changer » industriel, cet essor de la production de plastique a été extraordinaire, tout comme la croissance concomitante de la masse de déchets qui en découle. En guise d’exemple, la part de plastiques parmi les déchets municipaux a augmenté de 1% en 1960 à plus de 10% en 2005, dans les pays dits développés. Or, l’écrasante majorité des plastiques utilisés couramment, dérivés des hydrocarbures fossiles, ne sont pas biodégradables. Résultat : ils s’accumulent, au lieu de se décomposer, dans les décharges ou l’environnement naturel. Car il n’existe qu’un seul moyen de se débarrasser définitivement des déchets plastiques : il faut les brûler. Mais ce n’est pas le sort que connaissent la plupart de ces déchets plastiques : bien souvent, ils contaminent — à très long terme — les écosystèmes. Le plastique est aujourd’hui si omniprésent dans notre environnement qu’il a été suggéré comme un indicateur géologique pour l’anthropocène ! Les générations futures retrouveront des traces de notre civilisation à travers le plastique que nous laissons derrière nous. Et quelles traces.

100 000 mammifères marins tués chaque année
 

Une étude récente, publiée chez Science Advances, a synthétisé toutes les données disponibles sur le plastique depuis le début du siècle dernier : combien nous en avons produit, de quel type, et qu’est-ce qui arrive au matériau une fois qu’il a achevé sa courte vie commerciale. Les conclusions sont édifiantes. Des montagnes d’ordures plastiques gisent dans les océans, les décharges, ainsi que dans les réserves d’eau douce (rivières, fleuves) et les écosystèmes terrestres. Le plastique s’est immiscé partout par notre action. D’ici 2050, les auteurs de l’article estiment que l’accumulation va s’accélérer et atteindra les 12 milliards de tonnes. On ne reviendra pas ici sur les dégâts évidents provoqués par l’omniprésence des déchets plastiques. Comme le dit Roland Geyer, l’auteur principal de l’étude publiée dans Science Advances, « je serai très surpris d’apprendre qu’il s’agit d’un problème purement esthétique ». Sans rire ! Tout le monde connait aujourd’hui l’emblématique « grande poubelle du Pacifique », une aire marine où se concentrent les détritus du monde jusqu’à former un septième continent de déchets en surface. Comme en d’autres lieux, le plastique en surface empêche la lumière de pénétrer dans l’eau, et donc le développement des organismes photosynthétiques végétaux nécessaires à l’alimentation des animaux herbivores. Dans les océans, on retrouve ainsi des déchets jusqu’à 4 500 mètres de profondeur, et jusqu’à 20 kilos au fond des estomacs de baleines. Car celui-ci fait aussi son chemin dans les organismes, sous forme de microparticules, parfois même jusqu’au consommateur. Au total, on estime que 100 000 mammifères marins meurent chaque année en ingérant du plastique (à titre de comparaison, la flotte japonaise tue 330 mammifères marins par ans). 1 million d’oiseaux confondent des résidus plastiques flottant avec de la nourriture. Cependant, il n’y a pas que les animaux et les végétaux qui sont directement touchés. Ces amas colossaux de détritus diffusent également des polluants organiques persistants dans l’environnement (dont le DDT, un pesticide, des PCB, des phtalates et des métaux lourds). Pour l’instant, on estime mal les risques pour les organismes humains. Plus l’animal est placé en haut dans la chaine alimentaire, plus il est contaminé par les plastiques. Pour l’Homme, la consommation cumulative de faibles doses de ces contaminants chimiques pourrait s’avérer déterminante dans le développement de certaines maladies. Les chercheurs cherchent.

Comment en est-on arrivé là ?

Les scientifiques estiment qu’entre 5 et 13 millions de tonnes de déchets sont jetés dans l’océan chaque année. La pollution des petites rivières, des cours d’eau, et des terres est de plus en plus courante. Et il ne s’agit pas seulement des bouteilles et des emballages qui font maintenant partie de n’importe quel séjour à la plage. Ce qui pollue notre eau et notre nourriture est en grande partie invisible : il s’agit de morceaux microscopiques de fibre synthétique, provenant notamment des vêtements ! Ce qui explique l’essor fabuleux de la production de plastique sans fibre au 20ème siècle, c’est surtout son utilisation pour les emballage des objets quotidiens, et pour la construction (BTP). Cependant, la grande majorité du plastique produit depuis 1950 n’est plus en usage : sur les 8 milliards de tonnes produites, déjà plus de 6 milliards ont été jetées. Que sont ensuite devenus ces déchets plastiques ? Selon les scientifiques, seulement 12% ont été incinérés pour s’en débarrasser de façon permanente ; 9% ont été recyclés, ce qui ne fait délayer la date de péremption ; et enfin, 79% (!), soit 5 milliards de tonnes, sont actuellement dans les décharges ou éparpillées au petit bonheur la chance dans l’environnement.

Le recyclage est-il une solution ?

En Europe, 30% du plastique sans fibre est recyclé, 40% brûlé. Aux États-Unis, et dans le reste du monde selon les auteurs, environ 9% est recyclé, et 16% brûlé. Si l’on suit Roland Geyer, l’auteur principal de l’étude, le recyclage n’est pas, hélas, le remède tout trouvé à la mondialisation de la pollution plastique. Le seul bénéfice du recyclage, c’est qu’il devrait réduire la quantité de nouveau plastique à produire. Mais pour l’instant, selon lui, « Nous n’évaluons pas très bien dans quelle mesure le recyclage réduit la production primaire »… Quant à l’incinération, en plus de relâcher des gaz toxiques dans l’air, elle n’enraye guère la croissance quasi exponentielle de la masse de déchets plastiques. En quelque sorte, le plastique est victime de son succès dans un contexte de Croissance ininterrompue de la civilisation humaine. Si le plastique tient aujourd’hui une telle place dans la production industrielle, c’est parce qu’il est durable, pas cher et très résistant. Or, ce sont précisément les raisons pour lesquelles il est très difficile de s’en débarrasser, techniquement, et économiquement. Il ne manque pourtant pas d’alternatives aujourd’hui à ce plastique d’origine fossile. Pour pratiquement chaque production, il existe un matériau alternatif et naturel. Nombre de nos emballages pourraient également être évités. Mais ceci nécessite de changer de fond en comble un appareil productif qui s’est implanté durablement dans le paysage industriel mondial. Alors, que faire ?


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