Blog

Warrior du mois

21314545 10213515687347311 3267670589156502124 n

Yolande Olivier "Warrior" du mois. Bravo et merci pour ton engagement !!!

21270936 10213515687827323 2285464479296292098 n

L'immortalité ?

Turritopsis Nutricula, le seul être vivant immortel de la planète !


Meduse bio immortelle

La Turritopsis Nutricula est une espèce de méduse capable de transformer ses cellules de l’état ​​de maturité à l’état d’immaturité, en d’autres termes retour à la jeunesse. Cette méduse mène un cycle régulier de la vie, mais après maturation et accouplement, elle revient à son état initial, ce processus appelé « transdifférenciation » lui permet de reconfigurer ces cellules défaillantes en cellules neuves, d’où son immortalité. Peut-être que ces méduses portent la clé de l’élixir de jouvence. En attendant, préparez vous à une éventuelle invasion mondiale de méduses immortelles.

La pensée écologique est-elle un lavage du cerveau idéologique ou une évidence vitale ?


L'humanité se trouve confronté à 4 problèmes majeurs: croissance démographique, épuisement de ressources, émissions de gaz carbonique, extinction massive des espèces.
Face à ces menaces, l’idéologie dominante mobilise des mécanismes de dissimulation et d’aveuglement: ''Parmi les sociétés humaines menacées prévaut un mode général de comportement, une tendance à s’affubler d’œillères au lieu de se concentrer sur la crise.'' Cette attitude est celle qui sépare le savoir et la croyance: nous savons que la catastrophe (écologique) est possible, voire probable, mais nous refusons de croire qu’elle se produira.
Même lorsque nous nous disons prêts à assumer notre responsabilité, on peut y voir un stratagème visant à occulter leur véritable ampleur. Il y a quelque chose de faussement rassurant dans cette promptitude à culpabiliser. Nous culpabilisons en effet bien volontiers car, si nous sommes coupables, c’est que tout dépend de nous, c’est nous qui tirons les ficelles, il suffit que nous modifions notre style de vie pour nous tirer d’affaire. Ce qu’il nous est plus difficile d’accepter, nous Occidentaux, c’est d’être réduits à un rôle purement passif d’observateur impuissant. Nous préférons nous lancer dans une frénésie d’activités, recycler nos papiers usagés, nettoyer la nature en ramassant les déchets abandonnés par les inciviques, manger bio, nous donner l’illusion de faire quelque chose, apporter notre contribution, faire notre part du colibri.
En matière d’écologie, le déni typique consiste à dire: ''Je sais que nous sommes en danger, mais je n’y crois pas vraiment, alors pourquoi changer mes habitudes?''
Mais il existe un déni inverse:''Je sais que nous ne pouvons pas faire grand-chose pour enrayer le processus qui risque de mener à notre perte, mais cette idée m’est tellement insupportable que je vais essayer, même si cela ne servira à rien!''
Tel est le raisonnement qui nous pousse à acheter par exemple des produits bio. Nul n’est assez naïf pour croire que les pommes étiquetées ''bio'', à moitié pourries et hors de prix, sont plus saines. Si nous choisissons de les acheter, ce n’est pas simplement en tant que consommateurs , mais dans l’illusion de faire un geste utile, témoigner de nos convictions, nous donner bonne conscience, participer à un vaste projet collectif des consom-acteurs.
Retour à la Mère Nature ?
Arrêtons de nous leurrer. La lueur d'une croissance indispensable et la fuite en avant permanente montrent clairement les limites de cet environnementalisme prédominant, étrange combinaison de catastrophisme et de routine, de culpabilisation et d’indifférence. L’écologie est aujourd’hui un champ de bataille idéologique majeur où se déploie toute une série de stratégies pour escamoter les véritables implications de la menace écologique:
1° l’ignorance pure et simple: c’est un phénomène marginal, qui ne mérite pas que nous nous en préoccupions, la vie (du capital) suit son cours, la nature se chargera d’elle-même...
2° la science et la technologie peuvent nous sauver...
3° le marché résoudra les problèmes (par la taxation des pollueurs, etc.)...
4° insistance sur la responsabilité individuelle au lieu de vastes mesures systémiques: chacun doit faire ce qu’il peut, recycler, réduire sa consommation, etc...
Le pire est sans doute l’appel hypocrite à un retour à l’équilibre naturel, à un mode de vie plus modeste et plus traditionnel par lequel nous renonçons à la démesure et l'insatiabilité humaine et redevenons des enfants respectueux de notre Mère Nature.
Le discours écologique dominant nous interpelle comme si nous étions a priori coupables, en dette envers notre Mère Nature, sous la pression constante d’un surmoi écologique: ''Qu’as-tu fait aujourd’hui pour dame Nature? As-tu bien jeté tes vieux papiers dans le container de recyclage prévu à cet effet? Et les bouteilles en verre, les canettes? As-tu pris ta voiture alors que tu aurais pu circuler à vélo ou emprunter les transports en commun? As-tu branché la climatisation au lieu d’ouvrir les fenêtres?''
Les enjeux idéologiques d’une telle individualisation sont évidents: tout occupé à faire mon examen de conscience personnel, j’en oublie de me poser des questions bien plus pertinentes sur notre civilisation industrielle dans son ensemble. Cette entreprise de culpabilisation trouve d’ailleurs une échappatoire facile: recycler, manger bio, utiliser des sources d’énergie renouvelables, etc. En toute bonne conscience, nous pouvons continuer notre petit bonhomme de chemin...
Mais alors, que devons-nous faire?
Nous, êtres humains, nous ne pouvons plus minimiser les dommages collatéraux générés par notre productivité. La Terre n’est plus l’arrière-plan ou l’horizon de notre activité productive, mais un objet fini que nous risquons de rendre invivable par inadvertance. Alors même que nous devenons assez puissants pour affecter les conditions élémentaires de notre existence, il nous faut reconnaître que nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres sur une petite planète non extensible. Cette prise de conscience appelle une nouvelle manière de nous inscrire dans notre environnement : non plus comme un travailleur héroïque, révolutionnaire industriel, qui exprime son potentiel créatif en exploitant les ressources inépuisables, mais comme un modeste agent qui collabore avec ce qui l’entoure et négocie en permanence un degré acceptable de sécurité et de stabilité. Le capitalisme ne se définit-il pas justement par le mépris des dommages collatéraux? Dans une logique où seul le profit importe, les dégâts écologiques ne sont pas inclus dans les coûts de production et sont en principe totalement ignorés. Même les tentatives de taxation des pollueurs ou de mise à prix des ressources naturelles (l’air compris) sont vouées à l’échec. Pour établir un nouveau mode d’interaction avec notre environnement, il faudrait un changement politico-économique radical global inscrit dans une pensée universelle.
L'humanité n'en prend pas encore vraiment le chemin !!!
 
L’image contient peut-être : ciel et plein air

Les coraux protégés aux Antilles Françaises.

Une avancée pour la protection des coraux en Caraïbes.

 

Rédigé le Dimanche 6 Août 2017 à 18:05 par Eden Plongée
 

1o Sont interdits en Guadeloupe, en Martinique et à Saint-Martin, et dans les eaux marines sous souveraineté et sous juridiction Française, et en tout temps: La mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel; On entend par mutilation les actions provoquant un colmatage, un étouffement, une abrasion, une fracturation ou une fragmentation, des nécroses, un blanchissement des spécimens.
2o Sont interdits sur tout le territoire national et en tout temps le transport, le colportage, l’utilisation commerciale ou non, la détention, la mise en vente, la vente ou l’achat des spécimens prélevés dans le milieu naturel des territoires mentionnés.

Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
Les coraux abritent une multitude d'espèces animales.
 

POURQUOI LES RÉCIFS CORALLIENS SONT-ILS AUSSI IMPORTANTS ?

Les récifs coralliens tels que nous les connaissons aujourd'hui existent depuis quelques 25 millions d'années. Dans les mers tropicales peu profondes, associés à la dynamique géologique régionale, ils forment petit à petit des récifs frangeants et de véritables barrières absorbant de manière très efficace l’énergie des vagues et concourent à limiter l’érosion côtière. La Guadeloupe, dans le Grand Cul de Sac Marin, possède la barrière de corail la plus longue des Petites Antilles (Approximativement 28 km).
Les coraux représentent le tiers des espèces vivantes des Océans, les scientifiques estiment que plus d’un million d’espèces animales et végétales y sont associés et qu’ils accueillent plus du quart des espèces de toute la vie sous-marine.
 
 
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Une activité touristique, la plongée sous-marine.
Autrement dit, les récifs coralliens sont un élément crucial de notre patrimoine naturel et de la diversité biologique de notre planète.
La protection des récifs coralliens présente un second intérêt d’ordre économique, relatif à l’ensemble des activités touristiques, de loisirs mais également commerciales qui s’y déroulent (plongée sous-marine, sports de glisse, bateaux à fond de verre, pêche professionnelle et plus largement fréquentation touristique des hôtels et restaurants en bord de plage).
 
 
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.
Blanchissement des coraux en Guadeloupe.

Les menaces naturelles, des maladies mystérieuses !

Des phénomènes de blanchissement particulièrement importants ont été constatés ces dernières années.
Des hausses anormales des températures de surface au milieu de l'été constatées par endroits dans toutes les mers et les océans des tropiques ont été suivies de phénomènes de blanchissement à grande échelle et de cas de mortalité massive.
En octobre 2005 un phénomène de blanchissement des coraux d’une ampleur exceptionnelle en Guadeloupe a provoqué une diminution du taux de recouvrement en coraux (43 à 52 %).
 
Mortalité du corail Corne d’Elan (Acropora palmata).
Au début des années 1980, une maladie a décimé une grande partie de cette espèce auparavant florissante en Caraïbes. Aujourd’hui, d’importantes surfaces présentent les squelettes morts recouverts par les algues  (Réserve naturelle de Petite Terre, et zones du Grand Cul de sac marin en Guadeloupe par exemple).
 
 
 
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Reproduction d'Oursin Diadéme (Diadema antillarum) en Guadeloupe.
Aux Antilles, en 1983, une maladie mystérieuse frappa les oursins diadèmes (Diadema antillarum) alors qu’ils peuplaient par milliers les eaux peu profondes. De nos jours, l’espèce s’est raréfiée au point qu’il est parfois difficile d’en trouver.
Comme l’oursin diadème est un herbivore, qui broute les algues, au même titre que certains poissons comme les perroquets ou les chirurgiens, dans certains endroits les algues peuvent se  développer de façon spectaculaire jusqu’à ce que les coraux finissent par être étouffés.
 
 
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Corail Cerveau (Colpophyllia natans) attaqué par une maladie.
Des maladies, virales, bactériennes ou fongicides, s’abattent directement sur les coraux. Ces maladies sont partout présentes : maladie de la ceinture blanche, jaune, rouge, noire. Egalement la maladie des taches foncées, la peste blanche.
Personne n’est capable à ce jour de dire ce qui cause ces maladies. Il est probable que tout un éventail de facteur (stress) rende le corail vulnérable aux maladies.
 
 
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Maladie de la bande jaune sur un corail Etoilé (Montastraea faveolata).
Ces facteurs sont soit d’origine humaine, (surexploitation des ressources récifales, pollution, sédimentation due aux constructions côtières où à la déforestation), soit climatiques (réchauffement, cyclones).
 
 
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
Un exemple de mouillage complétement irresponsable.
 

UN ARRÊTE POUR LES PROTEGER ?

Suite à cet arrêtée, il va falloir mettre en place des mesures concrètes pour éviter la mutilation, la destruction, l’enlèvement de spécimens dans le milieu naturel.
Les travaux de terrassement sur la côte,  qui conduisent à une sur-sédimentation dans le milieu marin, sédiments qui recouvrent les coraux que la plupart des polypes sont incapables d'évacuer. Ils sont visibles il va donc être facile d’effectuer des contrôles pour les interdire.
Mais qu’en est-il de la face cachée de la destruction des coraux, cette destruction qui n’est visible, parfois, que par les plongeurs.
 
 
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
Des dizaines de Mérou de Nassau dans une nasse sans flotteur d'identification.
La plupart des dégâts infligés aux récifs sont involontaires. Une conférence internationale de gestionnaires a conclu que l'ignorance est la première cause de destruction des récifs coralliens.
La première est la pêche incontrôlée, qui conduit à la surexploitation - situation où la quantité de poissons capturés est telle que l'équilibre écologique est rompu – les nasses aux mailles trop petites capturent énormément de poissons herbivores qui ne sont pas encore apte à la reproduction et les méthodes de pêche destructrices, comme l'utilisation de filets et casiers posés à même le récif.
 
 
 
La seconde est une sur fréquentation de certains sites touristiques qui a un impact non négligeable sur la faune et la flore : par mutilation involontaire, érosion …
Mais également volontaire lorsqu’on déboise pour aménager un campement, par des feux qu’on y allume ou plus couramment l’abandon de déchets plastiques et autres … Les conséquences sont indirectes pour le corail, il y a pourtant l’érosion non négligeable des zones déboisées qui conduisent à une sédimentation du milieu marin, sans compter les déchets qui partent à la mer et recouvrent ou même détériorent les coraux (plastiques, filets, bouteilles, etc.).
 
 

Des solutions ?

Les solutions existent, certaines sont déjà en place.
Les plongeurs ont bien compris que si le milieu marin n’était pas protégé, c’est toute leur activité qui va en pâtir.
En accord avec le Parc National de Guadeloupe, ils ont élaboré une charte de bonne conduite qui vient en complément de la Charte du plongeur responsable de Longitude 181.
 
 
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Installation de mouillage pour les clubs de plongée de Port-Louis en Guadeloupe.
Des mouillages ont été installés par certaines communes afin de ne plus dégrader les coraux et les herbiers et parfois par des plongeurs. Un allègement de la pression de plongée sur les îlets (moins 1/3) par le report des activités de formation sur des sites moins fragiles, des pratiques de plongée sans contact avec les fonds et l'utilisation d'autres sites de découvertes aménagés par le Parc.
Dans le Grand Cul de Sac Marin, la plongée bouteille dans le cœur de parc de l’ilet Fajou et purement et simplement interdite. A l'exception du site de « la Pierre aux Anges » en limite du cœur de Parc, dans la passe à Colas, un site fréquenté régulièrement par Eden Plongée.
 
 
 
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Filet accroché à une jeune colonie de Corne d'Elan (Acropora palmata).
Et la pêche en Guadeloupe dans tout ça ?
Là on touche un domaine sensible.
La surexploitation par pêche à vocation alimentaire est généralisée et elle est la moins bien réglementée. L’absence de gestion rationnelle (absence de cantonnement de pêche) est ici endémique par désintérêt de l’état et par ignorance des populations concernées. Le manque de contrôle régulier laisse le champ libre à la pose d’engin non conforme et au non-respect de la pêche d’espèce réglementée.
 
 
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Nasse sans flotteur en surface posée sur le récif.
Et nous plongeurs nous ne pouvons que constater :
Non-respect du temps de calage des engins de pêche (durée de présence en mer), absence de marquage en surface des nasses, pose de filets sur le récif et sur des fonds de moins de 5 mètres, filets et nasses abandonnés, braconnage de lambis, d'oursins blancs (chadrons), de langouste (au fusil et à la lanterne de nuit), maillage des nasses trop petit … Et le manque de moyen des autorités pour faire appliquer la réglementation.
A noter que ces infractions sont le plus souvent le fait de pêcheurs non professionnels.
Sur le site du Comité des pêches de Guadeloupe vous trouvez toutes les informations sur les tailles de capture.
 
Espérons que cet arrêté va conduire à terme à une prise de conscience de la fragilité du récif corallien et à la mise en place de solutions concrètes pour sa protection en particulier dans la zone adjacente de la zone de cœur de Parc Nationale de Fajou qui n’est soumise actuellement à aucune réglementation particulière.
 
 
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora palmata: Corne d’élan.
 

LES ESPECES PROTEGEES.

 Famille des Acroporidés
Colonies d’ensembles de branches en forme de ramure cylindrique pour les Corne de Cerf et aplatie pour les Corne d’Elan. Taille de 30 à 250 cm.
Acropora cervicornis: Corne de cerf.
Acropora palmata: Corne d’élan.
Acropora prolifera: Corne de cerf diffuse.
 
 
 
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
Famille des Merulinidés
Colonies croissant selon plusieurs configurations : en bouquets aux bouts de longues colonnes épaisses, en grands monticules massifs avec feuilles à bordures, en tertre irréguliers incrustés de polype. Diamètre du polype environ 3 mm. Taille de 30 à 300 cm.
Orbicella annularis: Corail étoile massif.
Orbicella faveolata: Corail étoile massif.
Orbicella franksi: Corail étoile en bloc.
 
 
 
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Famille des Agariciidés
Coraux foliacés en forme de soucoupe ou de fine feuille parfois enroulée en spirale. Poussent entre 20 et 50 m. Taille de 30 à 180 cm.
Agaricia grahamae: Agarice de Graham.
Agaricia lamarcki: Agarice de Lamarck.
Agaricia undata. Agarice à Spires.
 
 
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
Famille des Meandrinidés
Colonie formant de nombreuses colonnes cylindriques poussant vers le haut à partir d’une masse de base encroûtante. Taille 1.20 à 3 m.
Dendrogyra cylindrus = Dendrogyra cylindricus: Corail cierge.
 
 
 
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Cladocora arbuscula-Photo Paul Hummann
Famille Incertae cedis
Colonies formant des petits bouquets densément ramifiés. Souvent la plus grande partie de la colonie est morte, les polypes vivants seulement à l’extrémité des branches. Taille 2 à 15 cm. Profondeur 1 à 20 M
Cladocora arbuscula : Corail arbuscule.
 
 
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Famille des Mussidés
Coraux charnus avec des colonies en forme d’assiettes aplaties. Taille de 15 à 60 cm.
Mycetophyllia aliciae: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia danaana: Corail cactus à crêtes basses.
Mycetophyllia ferox: Corail cactus rugueux.
Mycetophyllia lamarckiana: Corail cactus ride.
 
 
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Oculina diffusa- Photo Paul Humann
Famille des Oculinidés
Colonies en bouquet densément ramifiés. Branches courtes et tordues portant de nombreux polypes surélevés. La plus grande partie de la colonie est souvent morte. Taille 2 à 30 cm.
Oculina diffusa = Madrepora virginea : Oculine diffuse.
 
 
 
Pour en savoir plus sur les coraux de Guadeloupe, venez participer avec Eden Plongée à un stage de biologie sous-marine. Ces stages on le label Esprit Parc National Guadeloupe.
Et pour connaitre les dates des prochains stages de biologie, n’hésitez pas à nous contacter.
 

Le plastique c'est fantastique

Pourquoi le plastique n’a pas d’avenir, même avec le recyclage
 

Nous sommes cernés de plastique. Emballages, bâtiments, vêtements, et surtout : déchets. Notre ère, c’est celle du « plastocène ». Une étude récente fait le point de la situation et estime que depuis les années 1950, plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites, dont la moitié après 2004 seulement. Comme le plastique d’origine fossile ne se dégrade pas naturellement, ces déchets s’entassent progressivement dans les océans, dans les villes et accessoirement dans des décharges, causant d’irrémédiables dégâts sur notre environnement. Que compte-t-on faire de ces montagnes d’ordures ? Quel avenir pour cet élément à la fois bien utile, mais tant problématique ?

Le plastique est apparu au début du 20ème siècle, mais il n’a connu son essor planétaire qu’après la seconde guerre mondiale. Véritable « game changer » industriel, cet essor de la production de plastique a été extraordinaire, tout comme la croissance concomitante de la masse de déchets qui en découle. En guise d’exemple, la part de plastiques parmi les déchets municipaux a augmenté de 1% en 1960 à plus de 10% en 2005, dans les pays dits développés. Or, l’écrasante majorité des plastiques utilisés couramment, dérivés des hydrocarbures fossiles, ne sont pas biodégradables. Résultat : ils s’accumulent, au lieu de se décomposer, dans les décharges ou l’environnement naturel. Car il n’existe qu’un seul moyen de se débarrasser définitivement des déchets plastiques : il faut les brûler. Mais ce n’est pas le sort que connaissent la plupart de ces déchets plastiques : bien souvent, ils contaminent — à très long terme — les écosystèmes. Le plastique est aujourd’hui si omniprésent dans notre environnement qu’il a été suggéré comme un indicateur géologique pour l’anthropocène ! Les générations futures retrouveront des traces de notre civilisation à travers le plastique que nous laissons derrière nous. Et quelles traces.

100 000 mammifères marins tués chaque année
 

Une étude récente, publiée chez Science Advances, a synthétisé toutes les données disponibles sur le plastique depuis le début du siècle dernier : combien nous en avons produit, de quel type, et qu’est-ce qui arrive au matériau une fois qu’il a achevé sa courte vie commerciale. Les conclusions sont édifiantes. Des montagnes d’ordures plastiques gisent dans les océans, les décharges, ainsi que dans les réserves d’eau douce (rivières, fleuves) et les écosystèmes terrestres. Le plastique s’est immiscé partout par notre action. D’ici 2050, les auteurs de l’article estiment que l’accumulation va s’accélérer et atteindra les 12 milliards de tonnes. On ne reviendra pas ici sur les dégâts évidents provoqués par l’omniprésence des déchets plastiques. Comme le dit Roland Geyer, l’auteur principal de l’étude publiée dans Science Advances, « je serai très surpris d’apprendre qu’il s’agit d’un problème purement esthétique ». Sans rire ! Tout le monde connait aujourd’hui l’emblématique « grande poubelle du Pacifique », une aire marine où se concentrent les détritus du monde jusqu’à former un septième continent de déchets en surface. Comme en d’autres lieux, le plastique en surface empêche la lumière de pénétrer dans l’eau, et donc le développement des organismes photosynthétiques végétaux nécessaires à l’alimentation des animaux herbivores. Dans les océans, on retrouve ainsi des déchets jusqu’à 4 500 mètres de profondeur, et jusqu’à 20 kilos au fond des estomacs de baleines. Car celui-ci fait aussi son chemin dans les organismes, sous forme de microparticules, parfois même jusqu’au consommateur. Au total, on estime que 100 000 mammifères marins meurent chaque année en ingérant du plastique (à titre de comparaison, la flotte japonaise tue 330 mammifères marins par ans). 1 million d’oiseaux confondent des résidus plastiques flottant avec de la nourriture. Cependant, il n’y a pas que les animaux et les végétaux qui sont directement touchés. Ces amas colossaux de détritus diffusent également des polluants organiques persistants dans l’environnement (dont le DDT, un pesticide, des PCB, des phtalates et des métaux lourds). Pour l’instant, on estime mal les risques pour les organismes humains. Plus l’animal est placé en haut dans la chaine alimentaire, plus il est contaminé par les plastiques. Pour l’Homme, la consommation cumulative de faibles doses de ces contaminants chimiques pourrait s’avérer déterminante dans le développement de certaines maladies. Les chercheurs cherchent.

Comment en est-on arrivé là ?

Les scientifiques estiment qu’entre 5 et 13 millions de tonnes de déchets sont jetés dans l’océan chaque année. La pollution des petites rivières, des cours d’eau, et des terres est de plus en plus courante. Et il ne s’agit pas seulement des bouteilles et des emballages qui font maintenant partie de n’importe quel séjour à la plage. Ce qui pollue notre eau et notre nourriture est en grande partie invisible : il s’agit de morceaux microscopiques de fibre synthétique, provenant notamment des vêtements ! Ce qui explique l’essor fabuleux de la production de plastique sans fibre au 20ème siècle, c’est surtout son utilisation pour les emballage des objets quotidiens, et pour la construction (BTP). Cependant, la grande majorité du plastique produit depuis 1950 n’est plus en usage : sur les 8 milliards de tonnes produites, déjà plus de 6 milliards ont été jetées. Que sont ensuite devenus ces déchets plastiques ? Selon les scientifiques, seulement 12% ont été incinérés pour s’en débarrasser de façon permanente ; 9% ont été recyclés, ce qui ne fait délayer la date de péremption ; et enfin, 79% (!), soit 5 milliards de tonnes, sont actuellement dans les décharges ou éparpillées au petit bonheur la chance dans l’environnement.

Le recyclage est-il une solution ?

En Europe, 30% du plastique sans fibre est recyclé, 40% brûlé. Aux États-Unis, et dans le reste du monde selon les auteurs, environ 9% est recyclé, et 16% brûlé. Si l’on suit Roland Geyer, l’auteur principal de l’étude, le recyclage n’est pas, hélas, le remède tout trouvé à la mondialisation de la pollution plastique. Le seul bénéfice du recyclage, c’est qu’il devrait réduire la quantité de nouveau plastique à produire. Mais pour l’instant, selon lui, « Nous n’évaluons pas très bien dans quelle mesure le recyclage réduit la production primaire »… Quant à l’incinération, en plus de relâcher des gaz toxiques dans l’air, elle n’enraye guère la croissance quasi exponentielle de la masse de déchets plastiques. En quelque sorte, le plastique est victime de son succès dans un contexte de Croissance ininterrompue de la civilisation humaine. Si le plastique tient aujourd’hui une telle place dans la production industrielle, c’est parce qu’il est durable, pas cher et très résistant. Or, ce sont précisément les raisons pour lesquelles il est très difficile de s’en débarrasser, techniquement, et économiquement. Il ne manque pourtant pas d’alternatives aujourd’hui à ce plastique d’origine fossile. Pour pratiquement chaque production, il existe un matériau alternatif et naturel. Nombre de nos emballages pourraient également être évités. Mais ceci nécessite de changer de fond en comble un appareil productif qui s’est implanté durablement dans le paysage industriel mondial. Alors, que faire ?


Plastic pollution threatens water quality in world’s oceans

308864 103976356381014 56280716 n

Capt. Charles Moore

 

In 2003, we declared war on Iraq after accusing Saddam Hussein of harboring “weapons of mass destruction” (WMD). Our government claimed that it had to keep our country safe. We spent thousands of lives, and billions of dollars on this war about WMD, which turned out not to exist.

In the meantime, day by day another insidious WMD has been growing exponentially in our oceans. Disposable plastic debris is now ubiquitous in the world’s oceans, where it is wreaking havoc on marine life and contaminating our seafood supply, a primary source of protein for billions of our global population.

And the world’s governments stand idly by, ignoring this new WMD that is growing in our oceans.

 

Quoting Capt. Charles Moore, the sea captain who first discovered the Great Pacific Garbage Patch in the north Pacific Ocean, “The world is awash in plastic. We wrap it around the food we eat and virtually every other product that we consume or use. Disposable plastic products pose a threat to all marine life.”

Marine scientists estimate that by 2050 there will be more plastic in our oceans than fish.

That prediction is not so surprising since the amounts of disposable plastic products that we use are in fact staggering. Just here in the U.S.:

We use 100 billion plastic bags every year;

We use 50 billion plastic bottles every year;

We use 500 million plastic straws every day;

We use 25 billion styrofoam coffee cups every year (almost 3 million every hour!);

And 800 trillion microbeads disappear down our drains every day (in addition to all the other plastic “stuff”).

That adds up to the production of 300 million tons of plastic every year, a great part of which ends up in our oceans. It is well known that plastic litter in the ocean can entangle and eventually drown millions of sea creatures. But additionally, after the plastic enters the ocean, it slowly photodegrades and eventually breaks down into tiny pieces so small that often they cannot be seen by the naked eye. Hundreds of species from the smallest fish to the largest blue whale mistake these microplastics for natural food which they ingest but cannot digest, causing a slow and painful death of the marine animal.

Gruesome examples abound and have been reported in the media. As far back as 2002 a dead Minke whale washed up on the coast of Normandy, France, with nearly a ton of plastic in its stomach, including bags from British supermarkets. In 2008, two sperm whales stranded on the California coast and were found to have over 400 pounds of plastic bags in their intestines.

More recently an emaciated whale floated into a small cove in Norway. The whale had to be shot to take it out of its misery. During the necropsy, about 30 large plastic bags were removed from the whale’s organs.

 

Albatross chicks, hatched on the remote Midway Island in the Pacific Ocean, die by the thousands with their stomachs full of disposable plastic that has been fed to them by their parents who mistook the bright colored plastic pieces for food. And these are only some of the reported tragedies. We have no idea how many other creatures die and sink to the bottom of the ocean after a grisly death of starvation or torn flesh.

As yet we do not know how much harm is being done to humans. We do know that the lantern fish, plankton and krill eat immeasurable amounts of plastic particulates and their contaminants. These bait fish are then devoured by larger fish, and are quickly passed along the food chain ultimately ending up on our dinner plates.

So how do we confront these plastic weapons of mass destruction? We must reduce the daily outflow of plastic into our oceans. We can dramatically reduce our use of plastic by refusing to use disposable plastic products and we must recycle whatever residual plastic we continue to use. We can help with beach and ocean clean-ups. But at the end of the day these activities are only Band-aids that are insufficient to solve the problem.

As Capt. Moore stated some years ago, “The reality is that only by preventing disposable plastic products from getting into the ocean in the first place will a measurable reduction in the ocean’s plastic load be accomplished. Until we stop the flow of plastic to the sea, the global threat of this plastic age will only get worse.”

So while our government continues to protect the American people from possible overseas threats it ignores the real threats posed by our own domestic industries who are enabling havoc in our oceans, and exposing unknown numbers of our population to the hazards of plastic pollutants.

In 2017, it is way past time for governments to declare war on plastic before it is too late.

[And until the governments awake, the public may help the cause by joining the new global organization at: www.breakfreefromplastic.org.]

Goffinet McLaren is an environmental activist and author who lives at Pawleys Island.

 

Overshoot Day

Minhbao net mat dan oxy

Le 2 août 2017... c’est comme si notre planète disparaissait sous nos pieds. Notre gourmandise de ressources naturelles, notre soif sans fin pour le gaspillage et les déchets nous conduisent, jusqu’à la fin de l’année, à vivre à crédit. Depuis plus de vingt ans, l’over­shoot day symbolise ce moment à partir duquel nous avons collectivement épuisé le potentiel renouvelable de la planète. Cette date fatidique arrive chaque année plus tôt. Au rythme où nous vivons, il faudrait presque une planète de plus pour satisfaire nos besoins.

« Aujourd’hui, l’humanité est collectivement l’auteure de la disparition des espèces »

Au milieu de l’été, la publication de cet indicateur souligne que malgré notre prise de conscience collective de l’érosion de la biodiversité et du changement climatique, malgré une mobilisation sans précédent de la société, nous ne nous éloignons pas encore du pire. Récemment, des études alarmantes sur l’imminence d’une sixième extinction massive ont été publiées. Il y a 65 millions d’années, l’homme n’était pas responsable de la 5e extinction, celle des dinosaures. Aujourd’hui, l’humanité est collectivement l’auteure de la disparition des espèces.

Une sécheresse inédite

C’est une façon de se rappeler combien notre existence sur la planète Terre est fragile. En France, nous faisons face à une sécheresse inédite depuis plus de trente ans. Les feux de forêt se sont multipliés. Un récent rapport indique que sans action pour limiter le réchauffement de la planète, nous pourrions connaître des pics de chaleur à plus de 50 °C d’ici à la fin du siècle en France.

Et pourtant, certains osent encore prétendre que nous n’y pouvons rien, que rien ne sert de mettre en œuvre l’accord de Paris, que nous avons encore le temps pour changer de modèle agricole, pour sortir des énergies fossiles. Et avec la croissance exponnentielle de la démographie, nous avons plutôt l'impression d'entrer de plus en plus chaque jour dans une urgence absolue.

A réfléchir...

Stigmatisants ?

14671320 10208838702982933 535057640167329774 n

 

Depuis quelques temps les polémiques sont lancés par-ci par-là sur les réseaux sociaux et malgré quelques réactions exprimant un tout et son contraire, à Earthforce FS, on adore !!!

Nous avons les yeux avec lesquels on voit et on constate. Nous avons un cerveau avec lequel on essaie de réfléchir et réagir. Nous avons des mains avec lesquelles on fait. Et nous avons une grande gueule qu'on ouvre quand ça ne va pas et on se fout de ce qu'en pensent les yeux bandés, les oreilles bouchés et les tourne-dos !!! Nous ne sommes pas au pays des Bisounours et tout le monde est loin d'être beau, gentil et propre sur lui. Nous privilégions le dialogue, mais quand les mots n'ont plus d'effet, la provocation devient le seul déclencheur sûr d'une réaction qu'elle soit positive ou négative. Nous aimons d'appuyer là où ça fait mal. Tant pis. C'est souvent le seul moyen de réveiller les somnolents, les laisse-faire, les inertes, les bénis Ouioui, les ''outrés'', les scandalisés et les égocentriques auto-satisfaits. Pour déboucher une oreille, rien de mieux que de souffler dedans très fort avec une trompette. On nous agresse, oui. On nous déteste parfois, mais aussi on nous soutient, assurément. On nous traite de ''stigmatisants'', de ''donneurs de leçons'', parfois même ''d'insultants'' et j'en passe, alors que nos actions ''coup de poing'' sont toujours bien réfléchies et respectueuses. Nous en avons une certaine habitude depuis toutes ces années consacrés à la défense de ceux qui ne possèdent pas de voix, à la protection et au respect de la nature et du vivant. Et s'il faut insulter celui qui ne respecte rien, nous n'allons pas nous en priver car il ne mérite pas notre respect. S'il faut en venir ''aux mains,'' pas de soucis, nous savons nous défendre et savons à notre tour employer la manière forte, mais toujours légale et digne. Forts en gueule, certes, mais aussi forts en action. Nous sommes des combattants sans armes, nous sommes les Guerriers Pacifistes, les Pacifist Warriors. Sans aboyeur, la meute demeure endormie et il est temps de se réveiller. C'est l'intérêt de tous car il y a urgence ...

17201382 10210151237995488 4284355734279125830 n

 

18836029 1344037085631859 6140024043214650357 n

Opération Gwadloup Bèl é Pwop

Le bilan humain de l'opération du 21 mai 2017 initiée par Earthforce FS/CWI sur le territoire de la Guadeloupe:
13 lieux ont été nettoyés avec la participation de près de 300 bénévoles de tous âges, des associations de citoyens, clubs de sports et de plongée, des spécialistes de l'environnement et deux Kaz à mégots ont été construites sur place et installées à Petit Havre et à Rivière Sens. Nous remercions tous ces bénévoles impliqués et engagés pour l'effort qu'ils ont fourni dans la joie, la convivialité et la bonne humeur pour donner un tout petit coup de propre à cette belle ile qui en a tant besoin. Merci et un grand BRAVO à tous les Warriors. On remettra ça !!! Un autre constat s'impose cependant: très peu de citoyens "locaux" originaires de l'ile participent à ce genre d'opération. A peine 2% sur l'ensemble de bénévoles surtout "métropolitains". On peut alors se poser une question: Qui doit régler le grave problème de pollution par déchets qui impacte l'archipel dans son ensemble? Est-ce aux bénévoles métropolitains considérés malheureusement encore trop souvent comme "expatriés" descendants d'esclavagistes indésirables et envahisseurs, aux institutions d'état ou aux pouvoirs publics locaux? Nous avons prouvé à maintes reprises, nous, les citoyens "résidents", que nous sommes responsables et impliqués dans la vie locale et sociale, que nous sommes concernés par ce fléau, donnant l'exemple en organisant ces événements régulièrement sur l'ensemble du territoire pour fédérer un élan vers une évolution d'un changement de cette mentalité lié surtout à l'incivisme, le "je m'en foutisme" latent et à la surconsommation qui conduisent notre société à la dérive générale encore plus désastreuse sur un territoire restreint comme celui d'une ile. Comment faire plus pour éveiller les consciences locales? Comment faire comprendre à la population qu'il y va de sa survie? Réfléchissons donc tous ensemble en bonne entente entre citoyens concernés, impliqués et volontaires pour que ce déclic se produise enfin rapidement car le temps presse et l'urgence fait appel à nous tous !!!
En ce qu'il concerne le bilan matériel:
En comptant au minimum 1 sac de 100l par participant cela représente 30000l de déchets et il y eu bien plus de sacs remplis par toute sorte de déchets pouvant être mis dedans:
-Une centaine de bouteilles et plastiques divers ( sacs, barquettes, couverts, godets, cordages, débris plastique, bidons, grillages, polystyrène en décomposition, filets et fils de pêche, briquets, brosses à dents, pailles, briques boissons, emballages, tongues et chaussures, tissus, mégots et capsules, jouets, matelas, palettes, CHIOTS MORTS !!...)
-Bouteilles en verre (bière, rhum, vin, pharmacie...)
-Canettes et débris métalliques, aluminium d'emballage
-Une trentaine de pneus
Des encombrants:
-Tôles diverses, cuvettes de toilette et lavabos, un réservoir d'eau pour habitation en plastique, des tuyaux, deux fonds de coques de bateau et boudins de pneumatiques, des piquets, grilles, grillages et autres métaux, câbles électriques, matelas, télés, écrans et ordinateurs, bouteille de gaz, pièces mécaniques, casiers de pêche détruits...
Nous n'avons pas ramassé des encombrants lourds genre machine à laver, cumulus, frigos et congélateurs...
Estimation des VHU (véhicules hors d'usage) entre 9000 et 12000 qui trainent sur le territoire de la Guadeloupe.
J'en oublie certainement, mais c'est toute la panoplie imaginable de consommation qui devrait obligatoirement finir dans les poubelles et les déchetteries et non dans la nature. Un bien triste bilan et une petite goute dans l'océan de déchets qui envahissent l'archipel .

Photos: https://www.facebook.com/earthforcefightsquadwest/posts/1339562382745996

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout et plein air
L’image contient peut-être : une personne ou plus, arbre, plante, foule, ciel, enfant, plein air et nature
L’image contient peut-être : une personne ou plus, arbre, herbe, plein air et nature
L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes debout, arbre, ciel, plein air et nature

Actions Vertes / La Nature à Vendre

075 kalimantan parc tanjung puting camp pondok tanggy orang outan femelle bebeOrang-outans à Kalimantan

Billet par Danièle Favari (Juriste environnementale, veille juridique des Collectifs nationaux, intervenante auprès du Parlement européen et du Cese, auteure)

ANIMAUX - Monétarisées et financiarisées, d'immenses zones naturelles sont transformées en produits boursiers ou fonds spéculatifs. En investissant dans des actions d'espèces en voie d'extinction, de "mouches des sables amoureuses des fleurs", d'"orangs outans" ou encore des infatigables "saumons", tous "empêcheurs de tourner en rond"; les entreprises polluantes et peu scrupuleuses obtiennent des "certificats de bonne conduite" qui les dispensent de suspendre leurs activités les plus néfastes... ou pire, de les exercer en toute bonne conscience. Ainsi est apparue la notion d' "actions vertes" (marécages, cactus, chiens de prairie ou encore lézards), de "capital naturel" et de financiarisation de la nature, selon le précepte que la nature serait en danger parce qu'elle est gratuite. Le prix des produits de consommation courante ou manufacturés; c'est ce que qu'ils coûtent réellement ou ce qu'on est prêt à payer pour se les procurer. La nature est elle une valeur échangeable et faut-il donc y mettre un prix comme sur toute chose pour ne pas la voir se déprécier?

Gratuite, la nature?

C'est le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles aux Etats-Unis (1) -où les colonies ont totalement disparu dans 27 états pour cause de pesticides systémiques- qui a donné une valeur aux écosystèmes pour la pollinisation des récoltes, processus indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs (graines, fruits, racines ou bulbes, feuillages). Les abeilles y participent à 80%. Sans elles, l'homme devrait donc la faire à la main. Sans ces pollinisateurs, dont la valeur a été estimée par l'Inra à 153 milliards d'euros, notre source d'alimentation se limiterait principalement aux seules céréales.

La biodiversité, une forme de "capital naturel"

Le "capital naturel" fait référence à la terre, à l'air, à l'eau, aux organismes vivants ainsi qu'à toutes les formations présentes sur la Terre qui nous procurent des biens et services environnementaux requis pour notre survie et notre bien-être. "Il est le stock qui produit le flux de ressources naturelles: les poissons dans l'océan qui génèrent le flux de pêche allant sur le marché; la forêt sur pied à l'origine du flux d'arbres coupés; les réserves de pétrole dans le sol dont l'exploitation fournit le flux de pétrole à la pompe" (2). Soigneusement conservées dans des bio-banques, dont le chiffre d'affaires dépasse pour certaines les 30 millions de dollars chaque année (3), des actions « serpents jarretière », « truites arc-en-ciel » « éperlan » « longicorne » ou encore « crevettes » permettent aux « clients » de choisir un produit pour compenser la destruction inévitable des espèces par le projet d'aménagement qu'ils envisagent au sein du territoire concerné, les soulageant ainsi de leur responsabilité et leur permettant de se dédouaner de leur absence de culpabilité par un retour sur investissement prometteur.C'est la loi de l'offre et de la demande, celle du marché appliqué aux espèces en danger. C'est ainsi que certaines espèces -plus « lucratives »- pourront subsister tandis que d'autres disparaitront irrémédiablement. La rareté va engendrer une hausse du prix de telle ou telle espèce, non pas en devenir, mais en voie de disparition. Basé sur un système économique où seules les notions de travail et du capital avaient de la valeur, le "capital naturel" représente donc aujourd'hui une tentative de prise en compte par la science économique des apports et des contraintes du milieu naturel sur les activités économiques humaines. Jusqu'ici négligé, il aurait mené à sa perte les ressources naturelles, la dégradation de l'environnement naturel et la perte de services environnementaux. C'est un nouvel espace économique (4) qui intéresse, désormais, banques et investisseurs et permettrait de prendre en compte certains aspects des interactions entre la sphère économique et la sphère écologique ou de rendre visible la valeur intrinsèque de la nature pour l'adapter au système. C'est le principe de la compensation du dommage et de l'impact écologiques sur les espèces ou leur habitat.

La biodiversité, nouvelle opportunité?                                                                                                                                                                                                                                                 Pas vraiment car les Mitigation Banks qui ciblent un milieu naturel prioritaire: les zones humides, sont apparues dès 1970 aux Etats-Unis et c'est en 1991, que furent créés les 1ères banques de la biodiversité. "Ecosystèmes des services", "banques de la biodiversité", "banques de la conservation", tous ces vocables ont pour unique but de dissimuler l'approche économique sur l'écosystème de la biodiversité et la marchandisation de la nature au nom d'une spéculation financière inavouable. Or, la nature n'a pas été produite pour être vendue, ce n'est pas un bien économique, ni un bien en accès libre, ni une connotation marchande, mais un bien commun dont l'Etat Nation doit être le garant. Et « les biens communs ne peuvent être mis sur le marché » (5) . Sommes-nous propriétaires de la nature, des animaux et, d'ailleurs, déplace t-on des populations entières d'espèces d'un endroit à un autre sans dommage collatéral? Ne risque t-on pas de priver les générations futures de leur droit à l'auto-suffisance alimentaire?

Permis de polluer, de détruire tout en ayant bonne conscience.                                                                                                                                                                                                     Ainsi, la forêt de Bornéo -qui abrite l'un des écosystèmes les plus riches en biodiversité- a été achetée par un fonds d'investissement qui la revend aux producteurs d'huile de palme; c'est ainsi que plus de 2/3 de ses arbres ont disparu (6). Les 80.000 hectares restants de la forêt primaire sont la propriété de Malua Bank dont l'approche commerciale cherche à rentabiliser sa valeur écologique par sa conversion en unité monétaire. C'est pourtant le système économique lui-même qui détruit la nature: consommation d'eau, déforestation, destruction des zones humides, réchauffement climatique, empreinte écologique. Déjà, le « jour du dépassement » (7)arrive de plus en plus tôt dès le mois d'août. En 2050, nous aurons alors besoin de 2 planètes ½ pour assouvir nos besoins. Or, conservés in situ, les écosystèmes fournissent des services pour notre préservation: contrôle de l'érosion, capture du carbone, etc... Le marché du carbone a été créé par le "système européen d'échanges des quotas d'émissions de carbone"; c'était le choix de l'Union européenne après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005. Basé sur le système du « cap and trade/compliance » (8) , ce mécanisme économique comprenait deux volets: un plafond d'émissions fixé par le régulateur du marché (la Commission européenne), et un système échange de quotas d'émission (ETS) entre acteurs publics et privés contraints à réduire leurs émissions de CO2. Ce système concernait quelques 15 000 installations industrielles qui étaient soit bénéficiaires à titre gratuit (à concurrence d'un certain plafond), soit acheteurs sous forme d'enchères (9) d'un droit à émettre des gaz à effet de serre. Pour réduire ses émissions, chaque pays industrialisé signataire recevait, en effet, un quota de carbone, il permettait à une entreprise "polluante" A qui n'utilisait pas ses crédits de les revendre à une entreprise B qui dépassait son quota avec, néanmoins, la possibilité d'investir dans des sources d'énergie propre dans un pays moins industrialisé. C'est ainsi que l'entreprise allemande "Global Woods" a saisi cette opportunité et que l'Ouganda est devenue l'une de ses destinations-carbone où elle investit, espérant contribuer à la protection climatique.

De là est née l'idée -avec pour objectif fallacieux de la sauver- d'appliquer un coût à la nature. Et aux écosystèmes: la loi de l'offre et de la demande. C'est surtout la fin de notre planète, telle qu'elle existe aujourd'hui.

 

(1) (en anglais, « Colony Collapse Disorder »: CCD)

(2) Herman Daly (1994, p 30) (Glossaire du CEECEC)

(3) 2,5 à 4 milliards pour l'ensemble des banques référencées

(4) The MATRIX (Innovative Markets and Market like instrument)

(5) Alberto Lucarelli, Politis « hors série » novembre-décembre 2014

(6) Il reste à peine 45 400 km2 de terrain couverts par la végétation sur 364 000 km2 de terrain.

(7) « Overshoot Day »

(8) marché pour protéger la santé humaine et l'environnement par le contrôle de grandes quantités d'émissions à partir d'un programme de plafonnement et d'échanges

(9) Les transactions peuvent se faire sur un marché organisé (une bourse du carbone), ou de gré à gré (Over The Counter), directement entre un acheteur et un vendeur

Les pompes des océans

Leur cycle de vie a bien des répercussions sur les mers. Les chercheurs sont venus à les surnommer « les pompes de l’océan ». En effet, les baleines remontent en surface de la matière organique nourricière issue des poissons engloutis dans les profondeurs et rendue accessible au microplancton via leur fèces, c’est-à-dire les excréments. Vu que les baleines se nourrissent dans certaines eaux puis migrent ensuite dans d’autres eaux pour se reproduire ou accoucher, la circulation de ces nutriments prennent eux aussi une direction horizontale. Il s’agit du « tapis roulant » baleinier explique Joe Roman. Lorsqu’ils meurent, les cétacés redescendent ensuite une dernière fois dans les fonds marins pour servir de nourriture aux animaux nécrophages, c’est-à-dire qui se nourrissent de cadavres. La boucle de la chaîne alimentaire est ainsi bouclée.

Enfin, les baleines seraient une espèce animale qui pourrait atténuer l’impact du changement climatique sur les océans. Les chercheurs ont constaté que contrairement aux espèces qui ont une courte durée de vie, les baleines présentent davantage de résistance aux événements extérieurs. Joe Roman précise : « Parce que ce sont des espèces qui vivent longtemps et n’ont des petits que peu souvent, les oscillations sont atténuées et le système entier est stable. » Ainsi, le fait de ne plus les chasser permet désormais de maintenir le carbone de leur carcasse dans les océans et non plus dans l’atmosphère.

Cette découverte est réellement fascinante. La nature saura toujours nous impressionner… Nous sommes ravis de constater que les lois internationales pour protéger les baleines ont eu un effet positif sur leur population (et par conséquence pour toute la planète), même si nous savons qu’il y en a encore qui leur font du mal… C’est une excellente surprise de réaliser que ces cétacés ont un rôle dans la régulation du réchauffement climatique.

Restez curieux. Suivez nous !

Pollution plastique des océans

Pollution plastique des océans : la faune souffre en continu

 
En février 2017, une baleine à l’agonie retrouvée près des côtes norvégiennes a dû être euthanasiée. La cause de cette souffrance ? Une trentaine de sacs plastique obstruait son estomac l’empêchant de se nourrir. Cet exemple n’est pas un cas isolé. Actuellement, les océans contiennent plus de 280 millions de tonnes de plastique sans compter les milliards de micro particules de plastique. Ce fléau réel ne peut diminuer sans l’intervention de l’homme.

Avec sa durée de vie de 450 ans, le plastique est devenu le roi des océans. Mauvaise nouvelle, sa présence ne cesse d’augmenter. Selon une étude récente du CNRS, il a désormais atteint la banquise arctique et menace sa faune. Le plastique a 2 effets néfastes pour les mammifères marins. Certains se retrouvent directement pris au piège par le matériau, ils se blessent ou meurent d’épuisement en tentant de s’en défaire. D’autres l’ingèrent, s’étouffent et finissent par en mourir, c’est notamment le cas des tortues, des dauphins, des thons mais aussi des oiseaux, qui les confondent avec des proies (méduses en particulier). Chaque jour, plus de 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans. Un constat lourd dû au comportement humain. 80% des déchets proviennent des terres (contre 20% des bateaux) et les déchets plastiques (bouteilles, sacs à usage unique, emballages, bouchons, cotons tiges) représentent entre 60% et 90% de ces déchets. Si la surconsommation de plastique ne diminue pas, en 2050, sa présence sera plus importante que celle des poissons…

déchets plastique

Une chaine alimentaire faite de plastique

Jeter un déchet en pleine nature n’est jamais anodin. Cette pollution se répercute directement sur les écosystèmes et a effectivement de fortes chances de finir dans les océans, les fonds marins, les plages et les littoraux avec les vents, la pluie et les courants. En dehors du réchauffement climatique, les objets plastiques sont une menace omniprésente pour les écosystèmes marins. La chaine alimentaire se retrouve entièrement contaminée à son contact. Le plancton qui ingère du plastique est mangé à son tour par d’autres poissons ou coquillages, qui, s’ils sont pêchés, se retrouvent dans nos assiettes et nos estomacs. Limiter la consommation de plastique est donc primordiale pour la santé de notre planète et la nôtre.

Le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas

Alors comment diminuer cette pollution croissante ? Changer de comportement. Privilégier le vrac, limiter les produits aux emballages superflus, choisir des produits en matériaux recyclés ou renouvelables, trier ses déchets sont autant de gestes à l’impact positif pour réduire cette propagation dévastatrice. En plus d’agir au quotidien pour réduire ses déchets, il est possible de participer à des actions collectives. Pour nettoyer les cours d’eau et les plages, des associations organisent toute l’année de grandes opérations de ramassages de déchets.                                                 Pas toujours attirantes, ces actions sont essentielles pour préserver notre environnement. Chaque année, de nombreux bénévoles franchissent le cap et ramassent ainsi les déchets des autres. L’élément déclencheur de leur action vient souvent du même constat : une incapacité à supporter la vue d’un paysage détérioré. Ces grandes collectes permettent aussi de sensibiliser les participants aux enjeux environnementaux.

Source FNH http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/pollution-plastique-des-oceans-la-faune-souffre-en-continu?utm_campaign=W2017&utm_medium=FB&utm_source=W2017FB

Why do we need to protect biodiversity?

 

Expo biodiversite web 01

 

We need ants to survive, but they don't need us at all.
       Prof. E. O Wilson, in How Our Health Depends on Biodiversity,
       Chivian, E., Bernstein A., Center for Health and the Global Environment, Harvard Medical School, 2010

Biological diversity, or biodiversity, is the scientific term for the variety of life on Earth. It refers not just to species but also to ecosystems and differences in genes within a single species. Everywhere on the planet, species live together and depend on one another. Every living thing, including man, is involved in these complex networks of interdependent relationships, which are called ecosystems. Healthy ecosystems clean our water, purify our air, maintain our soil, regulate the climate, recycle nutrients and provide us with food. They provide raw materials and resources for medicines and other purposes. They are at the foundation of all civilisation and sustain our economies. It's that simple: we could not live without these “ecosystem services”. They are what we call our natural capital. Biodiversity is the key indicator of the health of an ecosystem. A wide variety of species will cope better with threats than a limited number of them in large populations. Even if certain species are affected by pollution, climate change or human activities, the ecosystem as a whole may adapt and survive. But the extinction of a species may have unforeseen impacts, sometimes snowballing into the destruction of entire ecosystems.

European diversity is unique, but the loss of biodiversity has accelerated to an unprecedented level in Europe and worldwide. It has been estimated that the current global extinction rate is 100 to 1000 times higher than the natural rate. In Europe some 42% of European mammals are endangered, together with 15% of birds and 45% of butterflies and reptiles. To list just a few examples, the Arctic fox, the Iberian lynx and the red squirrel are all under serious threat.

La Polynésie française sera un refuge climatique pour la survie des récifs coralliens dans le futur

http://www.criobe.pf/wp-content/uploads/2017/01/Maynard-release_Jan-2017-655x270.jpg
 

Un nouveau modèle prédit que la Polynésie française sera un refuge climatique pour la survie des récifs coralliens dans le futur.
23 Janvier 2017| Scientific Reports | Contact: Jeffery Maynard

  • Les nouvelles projections climatiques sur les récifs coralliens de notre planète montrent les récifs qui seront affectés par un blanchissement annuel, un stress qui est considéré comme le plus dramatique pour la survie même des récifs.
  • Ces projections hautes-résolutions, basées sur les nouveaux modèles climatiques, prédisent où et quand on peut attendre des blanchissements coralliens. Ces prédictions montrent ainsi que les récifs de Taiwan et ceux autours des archipels de Turks et Cocos seront les premier à sibir des blanchissements annuels récurrents. D’autres récifs, tels que ceux des côtes de Bahrain, du Chili ou de Polynésie, seront affectés par des blanchissements annuels récurrents plusieurs dizaines d’années plus tard si l’on se fie aux travaux publiés récemment dans Nature Scientific Reports.

Les récifs coralliens sont parmi les écosystèmes les plus vulnérables aux changements climatiques est la vulnérabilité des récifs face aux évènements futurs de blanchissement varie dans le monde. Cette vulnérabilité est directement fonction de l'exposition à l'augmentation de la température des océans qui cause le blanchissement et entraîne des mortalités dans les récifs coralliens. Le but de notre étude était d'utiliser des modèles de prédictions du changement climatique afin d'évaluer comment l'exposition future à l'augmentation de la température des océans variera selon les récifs du monde entier et en fonction de la localisation.

Nous avons produit des modèles de projections climatiques à une résolution fine de 4 km qui montrent que tous les récifs coralliens connaîtront des épisodes de blanchissement sévère au cours de ce siècle. La répétition des blanchissements années après années entrainera des mortalités et des récifs coralliens où les coraux deviendront rares et seront dominés par les macro-algues. Il faut alors savoir que les récifs couverts d'algues fournissent moins d’usages et de services aux civilisations - ils abritent moins de biodiversité et représentent un habitat de qualité inférieure pour les récifs et les poissons coralliens. Les modèles climatiques nous ont permis de prédire les évènements de blanchissement annuels jusqu'en 2043. On observe qu’il existe de grandes variations spatiales dans les projections des blanchissements annuels avec les modèles climatiques actuels. Les récifs qui subissent le moins de blanchissement et donc de stress représentent des priorités pour la conservation. Ces «refuges» sont les régions susceptibles de fournir des biens et des services sur plusieurs décennies. La Polynésie française, en particulier les régions méridionales où sont situées les îles de Tahiti et de Moorea, feront partie des «refuges climatiques» et doivent être protégées en priorités.

Nous avons également examiné comment le futur des récifs coralliens pourrait changer en prenant en compte l'Accord de Paris récemment ratifié sur le climat. Dans le cadre de l'Accord de Paris, la plupart des pays du monde entier ont pris des engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Dans le contexte de ces réductions, il n’en demeure pas moins que la plupart des récifs coralliens continueront de devoir faire face à des blanchissements sévères au cours de ce siècle même si les promesses de réduction des émissions deviennent une réalité. Cependant, ces réductions d'émissions prévues offrent un temps de répit supplémentaire avant que les températures des océans ne soient trop importantes pour causer un blanchissement sévère des coraux. La Polynésie française reste l'un des sites, avec les îles du nord-ouest d'Hawaï, qui seront les bénéficiaires des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, de nombreux récifs dans le sud de la Polynésie française, tels que Tahiti et les îles Moorea, ne seraient alors pas impactés par un blanchissement annuel récurrent. Dans ce contexte, la Polynésie française représente un refuge climatique mondial pour les récifs coralliens et pourrait être parmi l'un des rares récifs coralliens qui maintienne sa structure actuelle d’ici à la fin de ce siècle.

« Ces prédictions représentent un élément essentiels pour tous ceux qui se focalisent et se battent pour la protection des récifs coralliens et contre les conséquences dramatiques du changement climatique sur les récifs coralliens, dit ainsi Erik Solheim, directeur de UN Environment. «Ces prédictions permettent à présent aux gouvernements de mettre en place des priorités en termes de protections des récifs coralliens qui donneront un peu plus de temps aux récifs pour s’acclimater au réchauffement des océans. Ces projections nous montrent où nous avons un peu de temps avant qu’il ne soit trop tard.»

Fig 1_SciReports_Dec2016

Figure 1. Les projections mondiales des conditions annuelles de blanchissement de l'année commencent pour tous les emplacements des récifs, dans le scénario des émissions qui suppose que la politique climatique ne sera pas adoptée ou respectée. L'année médiane est 2043. Les emplacements verts représentent des refuges climatiques à l'échelle mondiale.

Fig 2_SciReports_Dec2016

Figure 2. Carte du nombre d'années supplémentaires que les récifs auront avant que les conditions annuelles de blanchissement ne commencent si les promesses de réduction des émissions faites dans le cadre de l'Accord de Paris deviennent réalité. Dans ce cas, la Polynésie française, avec le golfe d'Oman au Moyen-Orient, sont les seules zones récifales qui ne devraient pas voir les conditions de blanchissement annuelles de ce siècle. Cette carte suggère que la Polynésie française est un refuge climatique mondialement significatif pour les récifs coralliens.

Les projections que nous avons élaborées sont disponibles sous forme d'outils cartographiques interactifs sur les sites Web du PNUE et du NOAA Coral Reef Watch. Ce projet a constitué une collaboration entre le PNUE, le WWF, le NOAA-PIFSC, l'USGS-PICSC, l'US-NFWF, l'ERC et l'EPHE-CNRS et CRIOBE.

SOURCE
van Hooidonk, R., Maynard, J., Tamelander, J., Gove, J., Ahmadia, G., Rymundo, L., Williams, G., Heron, S.F. and S. Planes. Local-scale projections of coral reef futures and implications of the Paris Agreement. Sci. Rep. 6, 39666; doi: 10.1038/srep39666 (2016).

plus Les cartes et les images

CONTACT(S)
Jeffery Maynard (États Unis)
Serge Planes (Perpignan, France)

http://www.criobe.pf/wp-content/uploads/2017/01/LOGOS2-e1485177385262-455x85.jpg

Sorties d'Observation des Mammifères Marins

15541983 1232325786833449 1006748532408527383 n

Nos sorties d'observation ( en attendant notre propre bateau) se font en collaboration avec notre partenaire Shelltone Whale Project à partir de Deshaies . Grace à eux, nous pouvons rentrer ces observations dans une banque des données et mettre ainsi à jour un fichier sur la biodiversité de la Guadeloupe et souvent nous avons la chance de rencotrer les "U-boats" et les dauphins qui jouent à cache à l'eau. Les cachalots et quelques espèces de dauphins comme le dauphin tacheté pantropical ainsi que les globicéphales font partie des mammifères marins endémiques en Guadeloupe au contraire des baleines à bosse qui nous rendent visite que pendant une période allant de décembre à mai. Ces sorties d'observation sont faites dans le cadre d'étude comportemale et de récolte de sons captés par un hydrophone et enreristrés dans nos fichiers sonores. C'est un travail parfois assez "sportif" selon les conditions météo, mais toujours très agrèable nous procurant des énormes sensations. Nous entrons dans une autre dimension au contact des ces animaux extraordinnairement magiques. Pour l'année 2017 nous préparons deux projets d'envergure avec notre cétologue et skipper Stéphane Sellem dit Papaours et le catamaran Niominka II. En attendant, un énorme merci à Pierre Lavagne de Castellan et SWP.

Photos: Valérie Gueit, Jerry Pelikan Photos/Vidéo: André Maszewski

Dsc09852

Dsc09862

2016 11 18 16 41 08

15134584 1359924364041330 6840785191159639362 n

15542277 10210078333667727 5374169264498901776 n

15094385 1359753040725129 5592338124773946294 n

15391038 1389526391081127 1599424166065002488 n

15541656 1389527127747720 3712049338166183899 n

15327450 1383262868374146 6307324004548386643 n

15391080 1383257771707989 5052892540211333080 n

15337464 1383259111707855 4874425829735602143 n

15317761 1382303975136702 6899278783559487020 n

15317857 1382304368469996 2696465555325888644 n

15442322 10210059100586912 5361638226032179258 n

https://www.youtube.com/watch?v=see7WXMgq6M&feature=share

Pano cetaces bispano-cetaces-bis.pdf (1.79 Mo)

 

 

 

Global Impact of Sea Plastic

 

Plastic debris crossing the Pacific can transport more species with the help of barnacles

 

photographer: Marina Garland
 

The smooth surfaces of much of the plastic waste rapidly increasing in the ocean appear to provide poor habitat for animals -- that is, until barnacles step in.

University of Florida researchers discovered that diverse communities of rafting animals can inhabit even the smoothest pieces of plastic debris if barnacles step in first to create complex habitat, similar to trees in a rainforest or corals in a reef. That means plastics could better transport foreign species across oceans than previously believed, said Mike Gil, who, as a doctoral candidate at UF, led the study published  in Scientific Reports. Now the bad news: While conservationists generally aim to preserve biological diversity, Gil said, the diversity found on plastic debris could be harmful.

“Plastic waste provides an unprecedented amount of artificial oceanic ‘rafts’, which could allow foreign species to invade and compromise the biological diversity of natural coastlines,” he said.This claim and its broad economic implications are underscored by a piece of plastic debris, which Gil sampled near the coast of California, that was home to both an isopod from the Americas and a crab from Asia.Before plastics, rafting communities in the ocean were limited because of a limited number and lifespan of natural floating rafts, like downed trees, seaweed or pumice. Over the last 40 years, however, the amount of oceanic plastic waste has increased at an alarming rate, and the lifespan of these artificial rafts can vastly exceed that of natural rafts. In fall 2012, Gil and his colleagues sailed from California to Hawaii to survey communities of organisms residing on plastic debris, some of which likely originated from the Japanese tsunami, which took place over 4,000 miles away and a year and a half earlier. Their findings show that stalked barnacles on smooth plastic rafts, ranging in size from 1 inch to several feet in diameter, create a foundation on which other species can attach and thrive.

In addition, Gil says his study points to a bigger, often overlooked issue.

“Even if people are responsible with the disposal of plastic, natural disasters can deposit incredible amounts of plastic waste into natural ecosystems,” Gil said. “Thus, if we truly want to remediate harmful effects of plastics on nature, reductions in plastic dependence and, ultimately, production may be the only answer.”

Photo information: (left to right) Tyson Bottenus, Mike GIl, and Laura Hansen examining species rafting on a piece of plastic debris.

Bruit en mer

LA MER EST UN VERITABLE RESERVOIR SONORE

La célérité du son est 4 fois plus élevée dans l’eau que dans l’air.
Les sons de basse fréquence se propagent beaucoup plus loin que les sons de haute fréquence.
La surface renvoie presque intégralement les sons qu’elle reçoit, c’est un véritable « miroir acoustique »

EN RESUME :

  • bruits environnementaux (bulles, vagues, pluie, tempêtes)
  • bruits biologiques (crissements des mandibules des crustacés, sons des cétacés)
  • bruits d’origine anthropique ( les sonars militaires, la prospection de pétrole et de gaz, la marine marchande et la navigation de plaisance en sont les principales sources)

ÉMISSIONS SONORES DES CETACES

  • Mégaptère(chant)domaine de fréquence 30-8000Hz, niveau de source 145-190dB
  • Rorqual commun (mugissement) : 30-75 Hz, niveau de source 155-165 dB
  • Grand dauphin (sifflement) : 800-24000 Hz, niveau de source 125-173 dB
  • Grand dauphin (clics) : 110-130 Hz, niveau de source 218-228 dB
  • Cachalot (clics) : 0,1-30 KHz, niveau de source 210-230 dB

Il existe une grande variété de cris et d’appels, de nombreuses catégories de sons (sons composés et complexes), beaucoup de variantes dans les sifflements.

Pour comparaison, l’oreille humaine supporte un son de 160 dB maximum et le spectre audible de l’homme est de 20 Hz à 20 KHz.

 

  • De 80 à 90 dB : tondeuse à gazon, klaxon de voiture, tronçonneuse électrique.
  • De 90 à 100 dB : route à circulation dense, atelier de forgeage, TGV à 300 km/h à 25 m
  • De 100 à 110 dB : marteau-piqueur à moins de 5 mètres dans une rue, discothèque, concert amplifié
  • De 110 à 120 dB : tonnerre, atelier de chaudronnerie.
  • De 120 à 130 dB : sirène d’un véhicule de pompier, avion au décollage (à 300 mètres).
  • De 140 à 150 dB : course de Formule 1, avion au décollage.
  • 170 dB : fusil d’assaut.
  • 180 dB : décollage de la fusée Ariane, lancement d’une roquette.

graph

 

DEPUIS 40 ANS, LE VOLUME SONORE SOUS- MARIN DOUBLE TOUS LES DIX ANS

La contribution humaine à la pollution sonore des océans a augmenté au cours des dernières décennies.
Le bruit humain est devenu la principale composante du bruit marin de certaines régions et le bruit est directement lié à l’industrialisation croissante de l’océan.

Les principales sources sonores sous-marines d’origine anthropique :

  • les sonars militaires
  • la prospection de pétrole et de gaz
  • la marine marchande
  • la navigation de plaisance

Plus de deux millions d’espèces peuplent les océans.

Il n’est pas possible de connaître l’impact du bruit sur chacune de ces espèces et la communauté scientifique manque encore de connaissances pour comprendre l’impact précis des nuisances sonores.

Il existe des programmes internationaux dont :

  • L’I.Q.O.E : le Comité Scientifique de Recherche Océanique (S.C.O.R.) et le Partenariat pour l’Observation de l’ Océan Mondial (P.O.G.O.) se sont réunis en août 2011 pour mettre en place l’I.Q.O.E : Expérience Internationale de l’Océan Tranquille conduite jusqu’en 2021.
  • La Directive Européenne (2008/56/CE) du cadre stratégique pour le milieu marin (17 juin 2008) établit un cadre d’action communautaire dans le domaine de la politique pour le milieu marin et l’impact des nuisances sonores figure en bonne place dans les données à recueillir pour établir un état des lieux plus précis.

Nous avons plus d’informations aujourd’hui sur l’impact du bruit d’origine anthropique sur les cétacés. Certaines hypothèses restent encore à valider, notamment sur les causes des échouages des baleines et dauphins.

ÉMISSIONS SONORES DES SONARS

Les sonars servent à détecter les sous-marins ou d’autres objets, et rendent infernale la vie des baleines et d’autres espèces marines.

«Le bruit est si intense que les êtres humains ne le supporteraient pas. C’est comparable à la détonation supersonique d’un avion de combat à proximité immédiate de nos oreilles.»

Dieter Paulmann, spécialiste du bruit chez «Noise Busters», décrit ainsi l’intensité des sonars militaires.

ÉMISSION SONORE DES CANONS A AIR

Parmi les pires sources de bruit pour les espèces marines, on trouve également les canons à air de haute performance utilisés pour la prospection sismique. A quelques secondes d’intervalle, ils projettent des pressions sonores allant jusqu’à 260 décibels dans les eaux et le sous-sol marin, pour y déceler les gisements de pétrole et de gaz.

echou

Echouage d’un dauphin plage de Sérignan en 2011. 10 dauphins se sont échoués cette semaine-là

Organes auditifs détruits, hémorragie interne, embolie, rupture pulmonaire, perte de l’audition, affaiblissement du système immunitaire, procréation insuffisante ou nulle, ne sont que quelques-unes des atteintes à la santé observées chez les baleines. Mais le vacarme sous-marin ne nuit pas seulement aux baleines. On peut partir du principe qu’il menace pratiquement toutes les espèces marines, car la plupart d’entre elles s’orientent à l’aide de l’ouïe.

Effets physiologiques liés au niveaux sonores reçus:

Les ondes sonores de plus de 200dB entraînent la résonance d’organes, mandibules, oreilles moyennes, poumons, sinus et causent des lésions de gravité variable.

Effets physiologiques liés au niveaux sonores perçus:

Surdité temporaire ou définitive qui dépendent des niveaux perçus (seuil d’audition, chaque cétacé ayant sa propre courbe de sensibilité / audiogramme) ainsi que la durée d’exposition.

illu2

Les ondes sonores ont des effets comportementaux (dérangement, interruption d’activité, fuite, panique) qui dépendent des niveaux perçus. Selon le contexte, des niveaux perçus qui n’ont pas une intensité extrêmement forte peuvent avoir des conséquences fatales. Par exemple, on a observé que des groupes de dauphins pouvaient s’éloigner des sonars puissants, mais se retrouver dans une baie refermée, soumis à un risque d’échouage. Ou bien, des dauphins isolés de leur groupe (nourrissons) et incapables de fuir dans une bonne direction peuvent alors être soumis à des niveaux extrêmement forts qui entraînent leur mort.
graph2

ADENA Stenella roquille nov 2011 Copie de P1130227

éMISSION SONORE ISSUE DES NAVIRES MARCHANDS

Carte-sonore-ocean-baleine_Dimitri-PonirakisLe bleu représente le bruit de fond naturel des océans, les points plus clairs représentent le chant des baleines franches près de Boston

 

Carte-sonore-polution-bruit-ocean_Dimitri-PonirakisCette carte visualise le bruit d’un seul navire commercial entrant dans le port de Boston. Les petits points clairs sont étouffés par le bruit de ce navire.

 

L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL DE LA NAVIGATION DE PLAISANCE

Un bateau à moteur de 90 chevaux → entre 94 et 102 décibels :
C’est le seuil de la fatigue auditive pour un homme (équivaut à une usine très bruyante)

EXEMPLE DE RèGLEMENT DANS CERTAINES ZONES COTIèRES (dans le cadre des Rencontres nationales Ports de plaisance et développement durable)

Zone Limite Lden en dB
Zone résidentielle 55
Zone de loisirs 40-60
Parc naturel ou zone protégée 30-40

Whale-Killers, No Mercy For Vaquitas

Since 1970, the population of the Animal Kingdom has plummeted by almost 60 percent. Shocking reports multiply as the human-driven Sixth Great Extinction escalates. Nature is now losing species 1,000 to 10,000 times faster than natural rates. Dozens of species are going extinct each day. This week the world watched in disgust as the whale-killing nation of Japan bullied, bribed and including using prostitutes to control the vote at the International Whaling Commission (IWC) meeting in Portorož, Slovenia.

Japan, Iceland and Norway kill whales despite the implementation in 1986 of a global moratorium on commercial whaling. Japan buys Iceland’s whale meat, turning much of it into dog food. Sadly, the 20th century saw humans relentlessly massacre over 2.9 million whales. Furthermore, each year an estimated 300,000 cetaceans (whales, dolphins, porpoises) are indiscriminately slaughtered as by-catch in global fisheries and then haphazardly discarded. This is shameful ecocide condoned by the world’s leaders. Earlier this week, Japan and its paid allies at the IWC meeting, once again, precluded 51 species of cetaceans from being protected in the proposed South Atlantic Whale Sanctuary. In order for the sanctuary to be approved it required 75 percent of the vote from member countries of the IWC. Adding insult to injury, Japan and its IWC allies disdain for cetaceans stooped to an all-time low, blocking a consensus on a resolution to support conservation measures for the critically endangered vaquita porpoise of Mexico’s Gulf of California – there are less than 60 remaining creatures on planet Earth.

Photo credit: vlogvaquita.com
 
The world’s most critically endangered marine mammal is a small porpoise called the vaquita.

The IWC members did recognize the crucial ecological role that all cetaceans perform in maintaining the health of the oceans. The fossil fuel heat stored in the ocean has disrupted cold currents from rising and carrying iron and nitrogen essential to grow phytoplankton, the basis of the entire marine food web. Phytoplankton, along with blue green bacteria, prochlorococcus, provides 7.4 billion people with almost two out of every three breaths of oxygen. The oceans are missing 40% of the phytoplankton because they have absorbed so much heat from humans burning fossil fuels. The cetaceans fertilize the sea with their flocculent fecal plumes. Their feces is rich in iron and nitrogen, helping to re-grow the missing 40% of oxygen-bearing phytoplankton that fossil fuels robbed. The sentient whales, dolphins and porpoises are helping us breathe and fight the climate in crisis.

Protecting the whales amidst the Sixth Great Extinction is of paramount importance to the survival of the human race. That’s why my friends at Sea Shepherd Australia need your help in Operation Nemesis. Sea Shepherd will protect the whales of the Southern Ocean Whale Sanctuary this December from Japanese whale-killers. Japan refuses to abide by the rulings banning whaling in the Antarctic Ocean by the Australian Federal Court and the International Court of Justice at The Hague.

Once again David is taking on Goliath!

Earth Doctor Reese Halter’s upcoming book is “Save Nature Now.”

Rapport Planète Vivante 2016 : deux tiers des populations de vertébrés pourraient disparaitre d’ici 2020

Scott s warren national geographic creative min
 

Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020. C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2016 du Rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine.
Pour mesurer l’évolution de milliers de populations d’espèces vertébrées partout dans le monde, le WWF s’appuie sur l’Indice Planète Vivante, indice reconnu de l’état écologique de la planète. Cette année, la Société zoologique de Londres qui le calcule a utilisé les données scientifiques collectées sur 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces vertébrées.
S’il était encore nécessaire de démontrer la responsabilité de l’Homme dans ce déclin de la biodiversité, le Rapport Planète Vivante 2016 s’appuie sur un second indicateur, l’Empreinte écologique, qui mesure l’aptitude de plus en plus limitée de la planète à subvenir aux besoins de l’humanité.
Le 8 août 2016, l’humanité avait déjà consommé l’ensemble des ressources que la planète ne peut renouveler en une année. En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre aurait pu produire sur cette même période.
En s’attaquant au capital naturel de la planète, l’humanité se met donc elle-même en danger puisque qu’elle dépend de l’état de santé des écosystèmes pour se développer et plus simplement pour survivre. Le Rapport Planète Vivante 2016 met plus particulièrement l’accent sur l’impact de notre système alimentaire, l’un des premiers facteurs de dégradation des habitats et de surexploitation des espèces (surpêche par exemple), de pollution et d’érosion des sols. A elle-seule, l’agriculture occupe environ un tiers de la surface terrestre totale, est la cause de 80% de la déforestation mondiale et pèse pour près de 70 % de la consommation d’eau.
« Les espèces disparaissent à un rythme sans précédent. Et ce phénomène ne concerne pas seulement les espèces emblématiques que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans. Sans les espèces qu’ils abritent, les écosystèmes vont s’effondrer emportant avec eux les services qu’ils nous rendent qu’il s’agisse d’air pur, d’eau ou de nos moyens de subsistance. Nous disposons des outils qui peuvent permettre de résoudre le problème auquel nous sommes confrontés : il faut maintenant les mettre en action sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité. Plus nous irons loin au-delà des limites de la Terre, plus nous compromettrons notre propre avenir. » - Marco Lambertini, directeur général du WWF International
Pour parvenir à un développement économiquement soutenable, il est donc indispensable de repenser en profondeur notre manière de produire et de consommer et ce, sur les questions alimentaires comme énergétiques.
« L’Homme détruit le capital naturel sur lequel il est assis et sans lequel toute prospérité est tout simplement impossible. Notre Rapport Planète Vivante montre que l’’effectif des populations de mammifères, de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens a chuté de 58% en l’espace de 40 ans. Nous devons au plus vite passer de cette période de grande régression à une réconciliation de l’Homme avec la nature et donc de l’Homme avec lui-même. » - Pascal Canfin, directeur général du WWF France

http://www.wwf.fr/vous_informer/rapport_planete_vivante_2016/

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×